Promise à un autre que toi
Chapitre 5
« Vite, vite, dépêchez vous ! » cria Blaise derrière son épaule alors qu'il venait de monter les marches pour entrer dans le Poudlard Express. Il observa Drago et Hermione courirent jusqu'à la porte du train en riant. Les cheveux dans le vent, leurs robes de sorciers virevoltaient derrière eux, il manquait plus que le « action » pour se croire dans un film moldu. L'épaisse fumée grisâtre des vapeurs du train cachaient leurs pieds, ils semblaient presque flotter. Ils se regardèrent en souriant, insouciants comme avant. Blaise roula les yeux et suivit Jenny dans l'étroit couloir des compartiments.
« Allez grimpe, Granger » fit Drago alors qu'il posait sa main dans le dos d'Hermione pour l'aider à monter dans le train. La chaleur de la jeune fille à travers le tissu lui brûla presque la main. Il ferma les yeux quelques instants, se remémorant les longs moments passés où il caressait son dos alors qu'elle dormait encore, ces moments lui manquaient terriblement. Cela faisait deux ans et demi que tout avait cessé entre eux, contre leur gré mais ça paraissait une éternité pour Drago.
« Dis Malefoy, je me souviens plus du numéro de notre compartiment, c'est le combien déjà ? Malefoy ? Tu m'écoutes ? Malefoy ?! Drago ! » finit-elle en criant presque alors qu'elle avait arrêté son chemin pour se retourner vers lui. Elle le regarda incrédule alors qu'il revenait sur Terre, tout doucement. Il cligna des yeux et l'observa à son tour.
« Tu disais ? » demanda-t-il alors qu'il la dépassait pour ne pas qu'elle voit la faible rougeur qui avait envahi ses joues si pâles à l'habitude. Elle fronça les sourcils et eut un léger rire alors qu'elle trottinait pour rester bien derrière lui.
« Non rien, je te demandais... » commença-t-elle mais elle fut stoppée par le dos de Drago, celui-ci s'était arrêté brutalement et Hermione lui fonça dedans, le nez dans son pull en cashmeere (Te mouche pas hein :P). Elle pencha sa tête sur le côté pour voir la source de cet arrêt brusque. C'est quand elle vit Harry Potter les doigts enlaçés à ceux de la petite Ginny Weasley accompagnés de Ron Weasley, qu'elle comprit. La petite brune soupira et vint se placer à côté de Drago.
« Tiens tiens, on vous retrouve encore à deux ? Je ne savais pas que les Mangemorts pratiquaient l'échangisme... » dit d'un ton faussement sérieux le rouquin, faisant rire ses amis. Hermione soupira mais à l'intérieur d'elle-même, l'idée qu'ils les croivent ensemble pour la seconde fois la secoua quelque peu. Elle croisa les bras sur sa poitrine et observa la scène en silence.
« Je te jure Weasmoche, j'ai failli rire de ce que tu as dit, continue, tu es sur la bonne voie ! Même si rien que te voir porter les déchets que tu considères comme des vêtements et voir se secouer les poils de carotte que tu as sur la tête quand tu marches, me font bien rire. » répliqua nonchalement Malefoy junior en dévisageant de la tête aux pieds les trois personnes qui lui bloquaient le passage. Il vit les joues de Ronald s'enflammer et les sourcils de sa soeur se fronçer tellement fort qu'ils ne formaient plus qu'un V. Harry passa devant ses amis et vint se poster à quelques centimètres du visage de Drago, le défiant du regard.
« Malefoy qui rit (ça fait comme la Vache qui rit :P), je demande à voir. Je pensais que cela était en option chez vous les pierres dénués d'humanité. Au fait Malefoy, quand j'y pense, comment va ton papa, toujours en vie ? Fais quand même attention, Voldemort peut se montrer très capricieux parfois...Oh et maman toujours aussi proche de ton « maitre suprême » ? » fit le jeune homme à la cicatrice, un sourire moqueur aux lèvres. Hermione put sentir la tension et la colère monter vertigineusement en Drago. Elle glissa doucement sa main dans celle du blond pour tenter de le calmer, celui-ci la regarda d'un air si furieux, qu'effrayée elle lui lâcha la main et détourna les yeux. Ce geste n'échappa pas au garçon cadet des Weasley qui ricana provocateur. Hermione lui décocha un regard si noir et si assassin que son rire s'en étrangla dans sa gorge.
« En parlant de parents, comment vont les tiens ? Oh excuse-moi, c'est vrai tu es orphelin, vraiment navré. Tes parents étaient aussi incapables que toi, voilà pourquoi ils sont morts tout les deux comme ton parrain assassin et Dumbledore, quand j'y pense. Alors Potty L'Orphelin Elu Incapble chéri, tu comptes éliminer mon « maitre suprême » quand ? J'espère que tout les imbéciles de sorciers qui croient en toi ne te donnent pas ce stupide surnom pour rien, le Seigneur des Ténèbres serait déçu à mon avis. La famille Potter s'éteindrait pour toujours, que c'est triste... » fit Drago avec une moue hypocrite. Il ricana devant la tête de son ennemi mais son regard fut attiré par Ginny Weasley qui porta brusquement sa main sur son ventre. Une lueur sembla éclairer la nuit pour Drago. Potter avait mis la Weasley en clock.
« Oh mais peut-être qu'elle ne va pas s'éteindre hein Potter ? » dit Drago, ne quittant pas le ventre de Ginny des yeux. Ron fronça les sourcils, incrédule et ignorant tout à première vue.
« C'est bon, passe ton chemin Malefoy. » interrompit soudainement Harry en se décalant, lui ouvrant le passage. Drago eut un sourire en coin et fit un pas vers l'avant, il se pencha à l'oreille du Survivant pour que lui seul entende le « Touché Potter » qu'il avait murmuré avec un mauvais sourire. Il continua sa route, suivi de Hermione qui lui en voulait toujours un peu pour le regard méchant qu'il lui avait lançé, elle décida donc de ne rien prononçer. Ils allaient arriver à leur compartiement réservé quand Drago stoppa une fois encore brutalement sa route et fit volte face. Hermione allait à nouveau lui rentrer dedans mais elle s'immobilisa à quelques centimètres de lui, son visage ne traduisant rien de ce qu'elle ressentait. Elle allait croiser les bras, attendant une explication quand une secousse du train les lui fit écarter afin de se retenir contre les parois. Elle eut un déhanché involontaire, en voulant retrouver son équilibre qui fit dilater de désir les pupilles du blond en face d'elle. Il fit un pas vers elle, presque inconscient de ses gestes. La chaleur qui régnait dans le couloir, la dispute récente, les souvenirs remontant à la surface, son fantasme dans une position plus que sexy, le décolleté attirant et les cheveux défaits, il ne se contrôlait plus. Hermione le regardait avançer vers elle, celle-ci sentit à son tour une chaleur se répandre en elle comme le jour ou plutôt la nuit où elle se donna pour la première fois corps et âme à celui qu'elle aimait. Elle déglutit et se mordit la lèvre alors que sa respiration se saccadait. Drago s'approcha encore, ses mains s'élevèrent vers ses hanches, il était à deux doigts d'effleurer sa peau quand le bruit de la porte coulissante retentit derrière eux, Drago revint à la réalité et laissa tomber lourdement ses bras contre son corps. La température sembla se refroidir si rapidement que l'on aurait dit que les Détraqueurs avaient de nouveau pénétrer dans le Poudlard Express.
« Ah vous êtes enfin là ! Vous en avez mis du temps, qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Blaise, sa tête dépassant juste de la porte, il sourit à Hermione qui se dirigeait vers lui. Elle effleura involontairement Drago qui à son passage huma son parfum et lui souffla dans le cou. Il savait qu'il ne pouvait plus l'approcher, tout du moins pour ce genre de relation. Il ne regarda même pas Hermione et Blaise s'embrasser, il subissait ce bruit insupportable car jamais plus lui ne pourrait l'embrasser, la toucher. Pourtant elle était à lui pour l'éternité, elle lui avait dit...
Quelques années auparavant...
Les épais rideaux du lit à baldaquin de Drago étaient tirés. Le soleil se couchait lentement à travers les grandes fenêtres. La pièce était tamisée par quelques bougies, allumées comme par magie. L'ambiance était tellement chaude qu'elle en était étouffante malgré les murs vert bouteille de la chambre. Une pellicule de buée s'était installée sur les vitres et des gouttes coulaient lentement le long des parois froides telles celles qui perlaient sur les corps entrelaçés de Drago et Hermione. Leurs peaux humides s'entrechoquaient dans un son érotique au rythme des hanches du mâle dominant. Des soupirs s'échappaient des lèvres entrouvertes d'Hermione alors que Drago l'embrassait dans le cou. Peau contre peau, yeux dans les yeux et bouche contre bouche, ils ne formaient plus qu'un.
« Ca va ? » murmura le blond au creux de l'oreille de sa bien-aimée. Il continua ses va-et-vient alors qu'elle hochait la tête doucement. Il passa ses mains dans ses cheveux et la regardait comme si elle était la plus belle chose qu'il ait jamais vu.
« Drago... » soupira Hermione entre deux gémissements. Il l'embrassa tendrement et fébrilement l'intimant de continuer.
« Tu as été le... le premier, tu es le seul et... tu se.. seras le dernier... Je t'aime et je t'appartiens... »finit-elle en plongant son regard dans le sien. Drago atteignit le paradis rien qu'avec ses petits mots qui signifiaient tellement de choses. Il l'embrassa longuement, voulant tout lui dire rien qu'avec un baiser et il voulut lui faire atteindre le nirvana pour sceller ces paroles. Il finit donc par l'emmener au 7e voir au 8e ciel deux coups de reins plus tard. Drago s'écroula sur Hermione qui poussa un long gémissement dans le silence de la nuit. Ils reprirent leur souffle tout doucement et restèrent dans cette position jusqu'au bout de la nuit et dans un murmure, Drago lui dit qu'il l'aimerait jusqu'au bout de la vie...
« Drago, tu viens ? » dit une voix fluette qui venait juste de s'échapper des lèvres de Jenny, petite voix qui fit sursauter Drago. Elle s'approcha de lui et posa sa main droite sur son coeur. Elle le sentait palpiter, mais il ne s'emballait pas pour elle. Elle le savait, elle n'était pas naïve. Il ne l'aimait pas. Elle laissa échapper un soupir et retourna dans le compartiment. Drago resta encore quelques instants dans le couloir, laissant la « tension » redescendre tout doucement puis il pénétra en un soupir dans le compartiment.
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« Bien, bien. Maintenant que le dîner est fini et vos ventres bien remplis, je vous invite à rejoindre vos dortoirs. Les préfets vont indiquer le chemin aux premières années et je demande aux Préfets en Chef de venir me trouver pour que je vous montre vos appartements privés. Oh et je vous souhaite bon courage et une bonne chance pour cette nouvelle année à Poudlard. Je sais que pour certains parents, la peur est présente car ce n'est plus notre cher et regretté Dumbledore qui dirige cette école et Voldemort (il y eut des crissements de dents à l'entente de ce nom) est toujours en cavale et fait ravage dans tout le pays mais je ferais de mon mieux pour assurer votre sécurité durant les années à venir. Je vous demande une fois de plus d'être prudent lorsque vous sortez à Pré au Lard et l'accés à la Foret Interdite est toujours interdit. Je ne vous retiens pas plus longtemps, bonne nuit à tous et à demain pour le petit-déjeuner. Bonsoir. » déclara le professeur maintenant directrice McGonagall, elle parcourut la Grande salle d'un regard bienveillant alors que les élèves sortirent des bancs pour se diriger vers les grandes portes de bois. Les huit préfets-en-chef se retrouvèrent devant la grande table de chêne des professeurs. Drago et Hermione virent les Gryffondors Seamus Finnigan et Parvati Patil s'approcher. Drago songea à Weasley qui avait du être estimé trop stupide pour être préfet et Potter trop occupé par d'autres problèmes plus internationaux pour occuper cette fonction. Il eut un rictus méprisant et observa les autres préfets en chef dont il ne connaissait même pas ne serait-ce que le nom de famille ou la maison, il les examina tous et finit par reporter son regard sur la vielle chouette comme il aimait appeler le professeur McGonagall. Celle-ci, après les avoir tous salués, les pria de la suivre et de ne pas s'égarer en chemin. Ils parcoururent de nombreux couloirs, grimpèrent de nombreux escaliers pour se retrouver au 5e étage du château. Ils firent face à quatre immenses tableaux, semblant être cadrés dans de l'or massif. Hermione repéra immédiatement celui des Serpentard, le plus à droite. Le fond était noir nacré et une femme habillée d'une longue robe en soie verte, les cheveux bruns tirés en un chignon élégant, les yeux d'un bleu profond. Elle était assise sur un fauteuil en cuir noir et un serpent se trouvait sur ses épaules. La directrice se placa devant eux, mettant fin à l'inspection d'Hermione, afin de leur expliquer le règlement plus en détail.
« Alors quatre tableaux pour les quatre maisons, vous l'auriez deviné. Le tableau le plus à gauche est celui de Serdaigle. Puis Pouffsouffle, Gryffondor et enfin Serpentard. Vous vous arrangerez à deux pour trouver un mot de passe qui restera pour toute l'année. Vous effectuerez une ronde le mardi et le vendredi soir, une aile pour chaque couple. Vous vous assurerez toujours d'avoir un oeil sur les élèves. Vous pouvez enlever des points aux autres maisons mais pour des raisons valabes et gare à l'abus Mr Malefoy... Vous rendrez un rapport tout les mois à votre directeur de maison et vous organiserez chaque bal, une maison par bal, celui d'Halloween pour PoufSouffle, celui d'Hiver pour Serdaigle, de la St-Valentin pour Gryffondor (on entendit des ricanements) et le bal de fin d'année pour les Serpentard (autres ricanements). Bien, si d'autres choses importantes à vous dire me reviennent je vous convoquerai dans mon bureau, mais sachez que je reste à votre disposition pour toute question. Je vous souhaite une bonne nuit. » finit-elle enfin, elle hocha la tête et s'éloigna dans l'obscurité du couloir. Les élèves s'approchèrent de leur tableau et pénétrèrent rapidement dans leur appartement. Mais un couple de Préfets en chef n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur le mot de passe. On vous le donne en mille...
« Moi je vote pour « Drago est le plus beau », ça sonne bien, tu ne trouves pas ? » fit le Drago en question, un air très sérieux sur le visage. Hermione roula des yeux et observa le tableau de plus près pendant que Drago citait une série de mots passes contenant tous « Drago ».
« ... Drago est le plus intelligent, Drago est le plus drôle, Drago est le plus fort... j'ai fait le tour je crois... » réfléchit-il, un sourcil haussé.
« Tu as oublié « Drago est le plus narcissique » ou encore « Drago est le plus débile » ou « Drago est inférieur à Hermione »... » ria la jeune fille alors que son homologue levait les yeux au ciel.
« Ma petite chérie, il faut que tu saches que jamais une femme sera supérieure à un homme, ce serait comme contre-nature, tu comprends ? » fit Drago ce qui lui valut un coup dans l'épaule, qui les firent rire.
« Bon c'est pour aujourd'hui ou pour demain vous deux ? » les interrompit une voix qui venait du tableau. Ils sursautèrent et se tournèrent vers la voix. Drago reluqua, séducteur, la lady assise mais elle ne lui accorda pas même un regard. Il parut vexé et Hermione pouffa. Un dernier regard en coin et...
« Drago est le plus beau » fit Hermione.
« Hermione est la plus belle » prononca Drago en même temps. Ils se retournèrent vivement l'un vers l'autre et éclatèrent d'un rire nerveux alors qu'ils rougissaient un peu.
« Nous sommes les plus beaux ? » demanda Hermione. Drago hocha la tête et ensemble ils prononcèrent le mot de passe. La femme hocha la tête et le tableau pivota sur lui même, laissant apparaître une pièce circulaire. Ils entrèrent l'un après l'autre et découvrirent l'espace qui leur appartenait. Yeux grands ouverts et sourires béats, ils adhérèrent immédiatement. Drago se jetta sur le grand divan en velours vert pomme. La pièce était fort chaleureuse malgré les couleurs froides dominantes. Ils restèrent une demi-heure, faisant le tour du logis, explorant et admirant le moindre objet puis décidèrent de se poser pour parler un peu.
« Granger, tu t'endors. » souria Drago, allongé sur le divan, ses bras derrière la tête. Il ne portait qu'une chemise un peu déboutonnée et un pantalon noir chic. Etendu sur le dos, dans une posture nonchalante de la sorte, on aurait dit qu'il posait pour un magasine.
« Hum... je vais me coucher. Bonne nuit Malefoy. » fit-elle en baillant. Quand il vit qu'elle se levait de son fauteuil monoplace à moitié endormie, jamais il aurait cru qu'elle lui ferait un bisou. Pourtant, elle s'était penchée, ses doux cheveux avaient effleuré le torse pale du jeune homme et elle avait déposé un baiser sur sa pomette. Il eut un léger sourire en la regardant s'éloigner vers les chambres.
Hermione était en face de deux portes, elle ouvrit celle de gauche et la referma après y être entrée. Quand elle vit que les affaires installées étaient masculines, elle rebroussa chemin et sortit de la pièce pour entrer dans celle d'a côté en claquant la porte derrière elle. Elle entendit Drago rire de l'autre côté de la porte. Elle soupira et se jetta sur son lit toute habillée. Elle avait besoin de sommeil. Beaucoup de sommeil...
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Lorsque le lendemain, le réveil d'Hermione hurla dans la chambre, les oiseaux perchés près de la fenêtre s'envolèrent soudainement vers le soleil qui se levait au loin derrière les collines, cessant le chant mélodieux qu'ils prodiguaient depuis une demi-heure, gentiment à travers la fenêtre. Un gémissement s'échappa des lourds et épais rideaux rouge Gryffondor et une main se faufila pour éteindre le réveil qui continuait de chanter. Hermione ouvrit un oeil puis le deuxième tout doucement, afin de s'habituer progressivement à la clarté de la pièce. Elle passa en position verticale et marcha lentement jusqu'à la porte de la salle de bains, qui était à première vue, commune aux deux préfets-en-chef.
En effet, lorsqu'Hermione poussa la porte de bois, elle découvrit non seulement l'immense salle de bains de marbre mais aussi un jeune homme torse nu de dos, qui venait de se pencher légérement vers l'avant, faisant jouer ses omoplates lorsqu'il tendit les bras vers son entrejambe (mon dieu, qu'est-ce qu'il fait :P). Et quel dos... Hermione se mordit inconsciamment les lèvres à la vue de cette peau si parfaite, si douce, ses muscles si durs qui la serraient autrefois dans ses bras, tout ça qu'elle chérissait tant mais qui pourtant ne lui appartenaient désormais plus. Remarquant qu'il n'avait apparement pas soupçonné sa présence, elle s'avança silencieusement dans la pièce, jurant mentalement contre la ftroideur du carrelage. Elle l'observa se redresser et comprit enfin qu'il fermait les boutons de son pantalon, elle eut un sourire, repensant à toutes les fois où elle les avait à son tour ouverts. Elle leva les mains froides vers son dos pour les y poser afin de l'effrayer dès le réveil mais au moment où elle allait toucher sa peau, il fit volte face et elle se fit prendre à son propre piège. Elle poussa un cri de stupeur et eut un mouvement de recul quand il lui fit face brusquement. Drago se contenta de l'observer, un sourire en coin.
« Bouh Granger. » fit-il finalement en croisant ses bras sur son torse pâle, musclé et surtout dénudé. Elle l'assassinat du regard et le contourna pour aller attrapper sa brosse à dents sur le coin du lavabo. Elle commença sa toilette, tout du moins ce qu'elle pouvait faire devant lui, sous son regard déshabillant.
« J'aime beaucoup ta tenue, Granger, c'est très varié, j'aime. » ricana-t-il alors qu'elle levait les yeux au ciel. Oui, elle n'avait pas pris le temps de se changer hier et alors. Il n'est jamais fatigué lui, peut-être, pensa Hermione en recrachant dans le lavabo. Elle reposa sa brosse dans son gobelet et se tourna vers lui, l'oeil provocateur.
« Bon Malefoy, t'enfiles ta chemise et tu déguerpis, compris ? J'aimerais me laver et profiter pleinement de cette magnifique salle de bain... SEULE. » finit-elle en accentuant le mot « seule ». Il lui tira la langue et avança vers l'un des meubles pour y prendre sa chemise blanche et fraîche pour l'enfiler. Il refit face à Hermione, et boutonna celle-ci (la chemise hein :P) lentement, très lentement, laissant Hermione observer son si beau torse. Hermione avait horreur de ça, non seulement il était frichtrement sexy et beau mais en plus il le savait !
« Allez ma chérie, je te laisse, à plus tard Granger » lui susurra-t-il à l'oreille quand il l'effleura à son passage pour rejoindre sa chambre. Elle huma son parfum chic combiné à son odeur naturel très apétissante et faillait se jetter sur lui. Elle inspira et expira longuement après qu'elle eut entendu sa porte se refermer.
« Il va me rendre folle... » fit-elle en un murmure qui résonna dans toute la pièce.
« Hum j'adore ça, Granger ! » entendit-elle derrière elle. Elle écarquilla les yeux et lui fit face en un millième de seconde. Ses joues s'empourprèrent non seulement de gêne mais aussi de colère.
« MALEFOY ! TU VAS DEGAGER OUI OU JE TE JURE SUR MA PROPRE TETE QUE TU REGRETTERAS AMEREMENT D'ETRE VENU AU MONDE ! »hurla-t-elle en lui balançant une serviette toute chaude dessus. Il éclata de rire et sortit de la salle de bains si rapidement que la serviette-missile entra en collision avec la porte fermée et glissa le long de celle-ci, accompagnée d'un grognement furieux d'Hermione. Elle prit une douche, s'habilla, se brossa les cheveux et se mit une petite touche de maquillage très naturelle pas comme l'autre cruche de Jenny, pensa Hermione en riant seule devant le miroir. Elle prit ses affaires et sortit de la salle commune, ne recroisant plus Malefoy, en direction de la Grande Salle. En chemin, elle rencontra son petit-ami, qui était accompagné de justement, Jenny. Elle lui fit un sourire hyporcrite mais Hermione n'en tint pas compte. Elle embrassa Blaise et lui souhaita le bon matin puis à trois, ils continuèrent leur route pour le petit-déjeuner. Lorsqu'Hermione poussa les lourdes portes de bois, elle crut pénétrer dans une foire. Les tables étaient toutes presque pleines, tout le monde riait, souriait et papotait avec le voisin ou la voisine de choses futiles ou de conversations plus sérieuses. Le soleil transperçait les fenêtres donnant une ambiance chaleureuse à l'immense pièce. Hermione adorait cette ambiance, elle se sentait sereine. Elle avança parmi les tables et quand elle voulut s'asseoir auprès d'une des ses camarades, McGonagall lui fit signe à elle ainsi qu'à Drago, situé en face d'Hermione, de la rejoindre. Ils se levèrent et s'approchèrent de la directrice. Elle leur confia, ainsi qu'aux autres préfets en chef, les emplois du temps des élèves, à distribuer à leur maison. Hermione et Drago firent chacun un côté de leur table puis revinrent s'asseoir pour enfin manger. Ces deux derniers étaient face à face, Blaise face à Jenny et Blaise aux côtés d'Hermione et ainsi Jenny aux côtés de Drago (oui je mets des détails si je veux ok :P). Hermione allait enfourner un morceau de toast dans sa bouche quand elle sentit un pied venir caresser sensuellement le sien. Elle stoppa net son mouvement et observa les personnes qui l'entourait. Elle tomba sur sa voisine de droite qui était en grande discussion avec son copain et qui était tournée vers celui-ci. Puis elle tomba sur le copain de la fille, elle passa aussi. Puis vint Drago qui tartinait calmement son toast. Il ne laissait rien paraître d'anormal, il ne la regardait même pas, tout du moins pour l'instant. Il ne lui faisait aucun signe, ni aucun clin d'oeil, chose qu'il faisait toujours lorsqu'avant, il lui faisait du pied sous la table. Et ce pied continuait, remontant de plus en plus. Elle abandonna Drago et feint de faire tomber sa serviette pour éclaircir une fois pour toute le mystère. Elle se baissa largement, et la tête à l'envers, observa les nombreuses jambes et apperçut celle qui lui touchait la sienne. Et cette jambe était celle d'une fille ! Plus précisément celle qui se trouvait à sa diagonale. Elle remonta parmi les serpentards et observa discrétement Jenny. Elle retint un cri quand elle vit que cette cruche de Jenny lançait des oeillades enflammées à Blaise son petit ami, qui à ce moment précis la regardait aussi, mais avec incompréhension. Un lien sembla se faire dans le cerveau d'Hermione : Jenny voulait faire du pied à Blaise sous la table mais là elle la pelotait elle accidentellement. Ils étaient tellement proches elle et Blaise que leurs jambes pouvaient être confondues sous la table. Blaise s'interrogea silencieusement sur les regards séducteurs de Jenny, en face d'elle. Ces regards étaient réservés à leur séances de pelotage discret sous la table et là il ne sentait rien. Il fronça les sourcils, ne se doutant toujours pas qu'Hermione les observait ahurie. Elle se leva subitement de la table, attrapa son sac et partit en courant de la Grande Salle, sous les regards étonnés et surpris de toute la table des Serpentards mais aussi plus particulièrement de Drago, Jenny et Blaise.
Hermione courut dans le château, parcourant de nombreux couloirs des larmes coulant silencieusement sur ses joues au rythme de sa course folle. Elle s'arrêta enfin au détour d'un couloir et se plaqua contre le mur de pierre, essouflée et desespérée. Elle avait dû se tromper, elle a halluciné, ce n'était pas possible. Cette cruche se permettait de draguer SON copain à ELLE alors qu'elle reprochait à Hermione qu'elle tournait trop autour de Drago. Non vraiment, Hermione n'y croyait pas. Les larmes de rage continuaient de couler le long de ses joues. Elle glissa le long du mur et se trouva à terre à maudire cette foutue Jenny Watson. Elle avait senti un lien entre eux deux, quelque chose qui les réunissait, ils étaient complices et semblaient habitués à cette situation car Hermione ne l'aurait jamais remarqué si elle ne se fit pas peloter par l'autre pimbêche. Non, Blaise ne pouvait pas lui faire ça. Il n'est pas comme ça. Il ne la trahi...
« Humhum. » entendit-elle soudain du monde des vivants, elle quitta ses pensées et releva les yeux. Devant elle, se trouvait nulle autre que Ginny Weasley, seule. Hermione essuya ses larmes, pour paraître plus digne des Serpentards et elle haussa un sourcil pour intimer Ginny de s'exprimer si elle avait quelque chose à dire.
« Je peux faire quelque chose pour toi, Weasley ? » demanda Hermione, un peu sur la réticence même si elle n'avait absolument rien contre cette fille étant donné que les confrontations ne se passaient qu'entre Harry, Ron et Drago et Blaise, entre hommes quoi. Ginny ne répondit rien mais s'assit en face d'Hermione à la plus grande surprise de celle-ci. Si quelqu'un débarquait dans le couloir, il se serait surement poser des questions. Deux filles, sensées être ennemies, assises sur le carrelage froid, au beau milieu du couloir passant pour des membres du secte pratiquant un rite. Mais heureusement pour les deux filles, ce couloir était souvent bien désert. Elles se défièrent du regard un long moment dans un silence des plus complets. Jusqu'à ce que...
« Je ne te déteste pas, tu sais » prononça finalement la rouquine en face d'Hermione. Cette dernière eut un sursaut à l'entente de ces paroles. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait soudainement ? S'adresser à une Serpentarde. Mais elle n'avait pas l'air de se sentir mal, tout du moins vis à vis d'Hermione.
« D'accord. Si tu veux tout savoir, je ne te déteste pas non plus » lui répondit Hermione sur le même ton. C'est vrai qu'elle n'avait rien contre elle.
« Pourquoi est-ce que tu pleures ? » lui demanda Ginny, sans aucune mauvaise pensée ni aucune moquerie.
« Une cruche drague mon copain devant moi et en plus elle me fait du pied accidentellement sous la table alors qu'elle croit faire du pied à MON copain. T'y crois toi ? » demanda Hermione, la rage lui remontant dans la gorge, à l'entente de son ton un peu agressif.
« Jenny Watson ? » demanda Ginny, presque certaine d'elle. Hermione écarquilla les yeux.
« Comment tu sais ça ? » fit-elle, la bouche entrouverte et les sourcils fronçés.
« Je me dis quand tu n'es pas avec Zabini et que tu es avec Malefoy, ils sont ensemble. » proposa la gryffondor tout simplement. Hermione ouvrit encore plus grand les yeux qu'il ne lui était possible physiquement. C'est que sa thèse tenait. Comment n'avait-elle jamais pu penser à cette solution ? Elle ne s'était jamais posée de questions de ce qu'ils faisaient lorsqu'ils étaient seuls à deux. Elle poussa un soupir desespéré et se claqua la tête contre le mur de pierres.
« Tu les as déjà vus faire quelque chose de suspect ? » demanda Hermione, plus inquiète que jamais. Si cela tombe, tout le monde était au courant de cette relation sauf Hermione et Drago. Si cela tombe, ils étaient tout les deux trompés. Non, ça ne pouvait pas être po...
« Non, pas en public non. Mais bon, on voit qu'il se passe quelque chose entre eux. » lui répliqua la rousse toujours aussi simplement comme si elles s'étaient toujours parler, qu'elles s'étaient toujours tout confier. Hermione se prit la tête dans les mains et des larmes recommençèrent à couler. Elle n'y croyait pas.
« Mais de toute façon, tu aimes Malefoy toi et lui aussi t'aime. » continua-t-elle, faisant brusquement relever les yeux d'Hermione vers elle. « C'est vrai, vous avez un appartement à vous tout seuls maintenant, il se passe quelque chose entre vous aussi ? » lui demanda la petite Weasley. Hermione ne soupçonnait pas un tel culot chez cette fille. Elle faillit se braquer contre elle mais se retint à la dernière seconde, elle ne lui avait rien fait et au fond elle avait raison sauf pour la relation secrète.
« Bien sur que non, nous sommes fidèles et loyaux. Notre relation s'est arrêtée, il y a bien longtemps... » finit en un murmure Hermione, nostalgique. Elle ne savait pas pourquoi elle lui confiait tout ça mais ça lui faisait du bien.
« Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? » demanda Ginny après quelques minutes de silence entre les deux nouvelles confidentes. Là, elle lui posait une colle, elle mit quelques minutes à réfléchir puis...
« Je n'en sais rien, je suis avide de savoir si cela est vrai mais en même temps j'ai peur de voir la vérité en face. Ca crérait tellement d'ennuis dans nos familles. Je suis promise à Blaise. Dès que le mariage a été prévu, j'ai dû me séparer de Drago avec qui j'étais depuis très longtemps. C'était la veille de mes 15 ans. Beau cadeau n'est-ce pas ? Nous nous sommes fixés des règles à ne pas franchir car nous ne pouvions plus nous voir, par respect vers nos parents, nous devions les honorer. C'est ainsi qu'une des règles était de ne montrer absolument aucun signe affectif suspect en public qui pourrait traduire notre ancienne relation car au fond de moi, je suis encore terriblement amoureuse de lui. Mais c'était un choix à faire. Soit Blaise, soit le bannissement, le déshonneur, la honte de la famille Granger. Tout ce poids, ce fardeau sur mes épaules. Je ne le supporte pas. Et donc ce matin, au petit-déjeuner, j'ai senti que quelqu'un me faisait du pied, j'ai cru que c'était Drago, mais comment pouvait-il enfreindre nos pseudo-règles soudainement et comme ça directement devant tout le monde. Puis j'ai vu que c'était en effet Jenny qui me faisait du pied, croyant que c'était la jambe de Blaise qu'elle caressait. J'ai surpris leurs regards et j'ai compris. Et me voilà maintenant à te raconter ma vie en plein milieu d'un couloir, assise par terre, alors que je ne t'avais jamais adressé la parole à cause de ces stupides préjugés de malheur. Je déteste ces préjugés, je déteste les Serpentard, je déteste Rogue, je déteste Voldemort, je déteste les Mangemorts, je déteste Jenny, je déteste Blaise, je déteste cette vie de malheur... » déclara Hermione, semblant au bout du rouleau. Ginny compatit en lui prenant la main doucement. Elle la pressa pour l'encourager. Hermione la regarda dans les yeux et vit la sincérité même comme celle dans les yeux d'Eli, sa meilleure amie moldue. Elle lui manquait déjà, elle saurait comment lui remonter le moral.
« Ecoute Granger... Hermione. Suis juste ton coeur. Lui seul peut dicter ce qui est bien pour toi même si cela sera contre tes parents. La vie n'est pas une prison. Ne te laisse pas faire, bon sang ! Toi qui est si intelligente, si diplômate, comment peux-tu te la fermer sur un sujet pareil ? C'est de ta vie que l'on parle, ton avenir ! Fais éclater le conflit, montre la relation de Zabini et Watson à vos parents, que cette injustice soit rétablie. Souviens-toi juste que l'amour est plus fort que tout. Sache que même si tu es loin du luxe, de ces réunions mondaines de Sang-Purs, loin du confort que tu as ici, l'amour te sauvera toujours de la mort, y'a quand même des limites hein (Hermione eut un sourire)... Je ne sais pas moi, fuis. Pars avec Drago, fuyez ce monde. Tant que vous serez ensemble, vous serez bien, je le sais. » la rassura Ginny. A l'étonnement d'Hermione, cela lui remonta le moral et la motiva au plus haut point.
« Tu es une chic fille, Ginny Weasley. Tu seras une parfaite maman si tu donnes des conseils pareils au petit bout de chou qui grandit en toi. » sourit Hermione. Ginny fut touchée en plein coeur et elle lacha la main d'Hermione pour venir la glisser sur son ventre. Elle sourit tendrement, remerciant silencieusement Hermione du bien qu'elle venait de lui procurer. Une larme coula le long de sa joue. Elles échangèrent un sourire profond, sincère, complice.
« Allez, cours Granger, t'as ta vie à sauver. » fit Ginny en lui faisant signe de s'en aller. La jeune fille de Serpentard se releva, essuya ses dernières larmes et se sentit plus légère qu'elle ne l'avait jamais été. Elle tendit une main à Ginny qui après une seconde d'hésitation l'attrapa. Hermione la releva et elles se regardèrent à nouveau. Elles comprirent rien qu'avec un regard que toutes les deux devaient passer cette conversation sous silence et n'en parler à personne. Elles se quittèrent finalement, sereines.
Hermione, d'un pas plus décidé que jamais à savoir la vérité, parcourait les couloirs pour se rendre en cours, espérant que cette journée allait passer vite car un plan germait dans son esprit. Ce soir, un secret sera dévoilé... Elle arriva à temps avant la fermeture de la porte de la salle de Potions.
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« Pourquoi tu n'as pas bougé lorsque je t'ai caressé sous la table tout à l'heure ? » demanda Jenny dans les bras de Blaise, dans une classe vide à l'abri des regards.
« Tu m'as carressé sous la table ? » demanda-t-il incrédule, alors qu'il se séparait un peu d'elle pour pouvoir la regarder dans les yeux.
« Oui. Blaise chéri, réfléchis, au petit-déjeuner, y'a un quart d'heure, peu avant que « ta copine » se tape sa crise et ne parte. » commenta-t-elle en jouant avec les boutons de sa chemise. Blaise fronçait de plus en plus les sourcils quand un éclair passa dans ses yeux.
« Jenny, je me suis retiré de tes jambes peu avant qu'Hermione ne parte ? » lui demanda-t-il, très inquiet soudainement.
« Oui ! Ah tu t'en souviens ! » fit-elle, enthousiaste, elle l'embrassa sur la bouche et descendit dans son cou appétissant.
« Oh putain ! Imbécile ! Tu as fait du pied à Hermione ! » lui cria-t-il, l'écartant brutalement de lui. Elle écarquilla les yeux.
« Mais non, je... attends. Drago, je n'aurais pas pu atteindre, tu n'as rien senti, elle s'est barrée mystérieusement... Oh oh. Oh non. Non, elle n'a pas compris. Non non, ne t'inquiète pas, elle n'a pas deviné. » fit-elle avec un sourire hyporcirte, essayant de se convaincre elle-même de ce qu'elle disait.
« C'est vrai qu'Hermione est dans le genre imbécile, comme toi hein Jenny. Non mais j'en reviens pas ! Si seulement elle le sait, nous sommes morts, Jenny ! Tu comprends ça ? MORTS ! Je t'avais déjà dit que c'était risqué à Poudlard surtout qu'elle est toujours à côté de moi. Oh bon sang, par Merlin ! On est foutus... » finit-il, desespéré.
« Mais non, ne t'inquiète pas, elle... » commença Jenny, très vite coupée par la sonnerie qui hurlait dans les couloirs de Poudlard pour indiquer l'heure du premier cours. Ils s'embrassèrent une dernière fois, chacun dans ses pensées, puis rejoignirent la classe de Potions.
« Alors, Hermy, pourquoi tu es partie si subitement tout à l'heure ? » demanda Blaise en s'installant à ses côtés. Elle releva les yeux vers lui, ne laissant rien paraître de ce qu'elle pouvait penser ou ressortir.
« Oh, j'avais oublié mes affaires de potions dans ma chambre. J'étais déjà un peu en retard ce matin quand j'ai quitté mes appartements donc j'ai profité du fait que j'avais fini de déjeuner pour aller les chercher, excuse moi d'être partie comme ça. » lui sourit-elle, paraissant plus sincère que jamais.
« Ah d'accord, tu ne m'en veux pas alors ? » demanda-t-il à nouveau, hésitant. Elle hocha négativement la tête et commença son travail avec des gestes plus brusques que d'habitude que Blaise ne remarqua pas, trop pris dans ses pensées.
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« Ah je suis épuisée ! » fit Hermione en se jettant sur le divan de la Salle Commune des Préfets en Chef de Serpentard. Drago s'installa dans le fauteuil une place, en face d'elle et il observa le plafond, la tête en arrière. Ils revenaient du dîner et étaient déjà exténués de cette première journée. Ils avaient plein de devoirs et parchemins à faire et les professeurs leur mettaient déjà la pression pour les examens de la fin de l'année. Après le dîner, Hermione et Drago étaient retournés dans leur appartement pour aller se coucher et Blaise et Jenny avaient rejoint la Salle Commune des Serpentards. Hermione et Drago soupirèrent ensemble, ce qui les firent rire. Puis Hermione releva la tête vers lui.
« Dis Malefoy... j'ai envie d'aller voir Blaise. Il m'a manqué aujourd'hui, nous n'avons presque pas pu parler. Tu veux pas m'accompagner ? S'il te plaiiiiit... Comme ça, t'iras voir Jenny. » sourit-elle, mais avec les dents serrés à l'intérieur de sa bouche pour prononcer le nom de cette cruche, un air suppliant sur le visage.
« Non, je suis fatiguée et moi je l'ai assez vu. » ricana-t-il en se redressant à son tour, faisant grincer le fauteuil vert et noir.
« Je t'en prie, j'aime pas me balader seule dans les couloirs le soir... »fit-elle avec une mine d'enfant qui fit craquer son ancien amant.
« Pourtant tu n'as rien à craindre, je suis l'être le plus effrayant de cette école. » fit-il en éclatant de rire. Elle leva les yeux au ciel puis ria avec lui. Mais elle reprit son sérieux pour le supplier du regard. Il ferma les yeux, la suppliant à son tour de ne pas le regarder comme ça et finit par grogner, se lever et se diriger vers la porte. Il l'attendit devant la portrait ouvert, et ria quand il la vit s'avançer vers lui en dansant, elle l'embrassa sur la joue au passage et ils passèrent le portrait.
Ils marchèrent dans les couloirs sombres du château, descendèrent beaucoup d'escaliers, prirent beaucoup de virages pour finir par arriver devant le portrait de la fosse aux serpents. Le reptile sur le tableau les reconnut et les laissa automatiquement entrer. Ils pénétrèrent dans leur salle commune. Elle leur manquait, un peu tout du moins, car leur nouvelle était bien plus belle et ils ne la partageaient qu'à deux alors qu'ici, beaucoup de Serpentard se la disputaient. L'ambiance était joyeuse et studieuse. Hermione et Drago traversèrent la pièce, saluant certaines personnes au passage, mais n'apperçevirentt ni Blaise, ni Jenny. Le plan s'annonçait bien pour Hermione même si elle était terriblement anxieuse. Ils finirent par monter les escaliers, féminins pour Drago et masculins pour Hermione.
Celle-ci mit longtemps à monter les marches. Un noeud serrait affreusement son ventre. Elle avait peur de ce qu'elle avait voir. Est-ce que Ginny Weasley avait raison ? Etait-ce la vérité ? Et comment Hermione allait-elle réagir ? Et Drago alors ? Toutes ses questions s'abattirent sur la tête d'Hemione alors qu'elle montait les marches une après une. Elle arriva devant la porte du dortoir des garçons, inspira et expira longuement. Derrière cette porte se trouvait la vérité. Elle soupira, avança sa main vers la poignée, la posa dessus, la fit pivoter silencieusement et la porte s'ouvrit...
Drago avait toqué à la porte du dortoir des filles de 7e année mais il n'avait eu aucune réponse, il avait donc pénétré dans le dortoir et n'avait trouvé personne. Il avait donc refermé la porte, il allait redescendre vers la Salle Commune quand il entendit un cri. Il fit volte face et courut dans les escaliers pour rejoindre la source de ce vacarme. Au fur et à mesure qu'il montait les marches, il apercevait Hermione de dos, la porte du dortoir ouverte devant elle. Il la rejoint enfin et regarda à l'intérieur. Ces yeux s'écarquillèrent devant la scène qui s'offrait à lui. Il commença, la mine ahurie devant les deux corps dénudés allongés sur le lit :
« Mais qu'est-ce que vous... »
Non, vous ne revez pas. Ce n'est pas le mirage de 2008. C'est bel & bien la suite de Promise à un autre que toi. Elle a tardé ? Oui, on sait, on est vraiment pas sympa...Mais bon, vous savez, les cours, les bacs blanc (pour Chon) et tout ce qu'il s'en suit...
Cependant, la suite est là...La prochain chapitre, c'est Chon qui l'écrit. Je vous entends d'ici : QUOI ? ELLE ? MAIS NOTRE CHAPITRE ARRIVERA EN 2012 ! ...Eh bien non ! Parce que Chon a commencé à écrire ce chapitre, elle a eut tellement d'idées qu'elle fait le suivant !
J'espère que vous avez apprécier le chap,
Bisous,
Anne.
Chonchon : énorme désolé pour le retard, oui moi je bosse pas comme Anne :P Et voilà, j'espère que vous allez apprécié, ca a été long à venir mais quand c'est venu, on pouvait plsu m'arrêter Donc je vous fais des bisous et vous souhaite une bonne lecture. Chonchon :D
