Attention, ce chapitre n'est pas le mirage de l'été 2008. Oui, effectivement, c'est bien la suite, et la fin, de Promise à un autre que toi. Bonne lecture à tous !
« Mais qu'est-ce que vous... »
Drago tourna les talons et descendit l'escalier en colimaçon à toute vitesse. Derrière lui, Jenny hurlait :
« Drago ! Reviens ! Je peux tout t'expliquer ! »
Un sourire goguenard apparu sur les lèvres d'Hermione. Elle était triste, elle était déçue. Mais elle avait ouvert les yeux de Drago, et foutu Blaise et Jenny dans une situation bien plus que compromettante. Et ça, elle s'en frottait les mains.
« T'as eu ce que tu voulais, hein, salope ? Beugla Jenny. T'as toujours voulu Drago ! Maintenant tu l'as ! Tu as brisé notre couple, je ne te le pardonnerai jamais ! »
Hermione éclata de rire. Puis, tout en rigolant, elle descendit l'escalier en colimaçon à son tour, bien décidée à mettre tout le monde au courant. Quand elle arriva dans la salle commune des Serpentards, elle remarqua que tous la regardaient. Agaçée d'être ainsi reluquée, elle s'exclama :
« Quoi ? Vous n'avez jamais vu deux personnes trompées ? Dégagez ! »
Les Serpentards ne se poussèrent pas pour autant. Elle donna quelques coups de coude de temps à autre pour pouvoir sortir plus rapidement. Quand le portrait se referma derrière elle, elle se mit à courir le long du sombre couloir. Elle montait les marches qui menaient à sa propre salle commune quatre par quatre, et arriva essoufflée devant le portrait :
« Nous sommes les plus beaux. »
Le portrait pivota, et Hermione entra. Malefoy n'avait pas été seul longtemps, et pourtant, il avait eu le temps de retourner la salle commune. Elle se précipita dans la chambre du blond et dit en entrant :
« Qu'est ce que tu fais ?
- Ça ne se voit pas ? J'fais mes valises, j'me casse !
-Quoi ? Tu veux partir ? demanda-t-elle, au bord des larmes, alors qu'il jetait une pile de tee shirt dans sa valise. »
Il ne lui répondit pas, et continua à jeter ses vêtements dans la valise. Une fois que ses placards furent vides, il prit son paquet de cigarettes qui se trouvait dans sa table de chevet, puis il ferma sa valise à l'aide d'un sortilège, après l'avoir rendue minuscule. Il la déposa à terre, se retourna et dit :
« Dégage. Je veux passer. »
Hermione secoua négativement la tête, et recula jusqu'à se trouver contre la porte. Malefoy avança, et répéta son ordre :
« Je te demande de partir. Je veux passer.
-Non ! Jamais ! Si tu veux sortir, il faudra me passer sur le corps !
-Ça ne sera pas la première fois que je le ferais, dit Drago. »
La réaction d'Hermione ne se fit pas attendre. Sa main alla claquer contre la joue de Malefoy, laissant la marque bien précise de ses cinq doigts. Malefoy, posa une de ses mains contre sa joue endolorie avant de froncer les sourcils. Il se rapprocha dangereusement d'Hermione, avant de saisir son poignet, et de le serrer, le plus fort possible.
« Arrête…supplia-t-elle. Je t'en prie, Dray, arrête…dit-elle avant de fondre en larmes. »
Quand il l'entendit l'appeler Dray, il lâcha son poignet, comme ayant pris conscience de ce qu'il était en train de faire. Hermione s'agenouilla et se replia sur elle-même en position de fœtus, pleurant toutes les larmes de son corps.
« Putain qu'est ce que j'ai fait ? Murmura Drago. Qu'est ce que je viens de faire ? Merde, merde, merde…répétait-il inlassablement, les yeux embués de larmes. »
Il s'accroupit, et approcha doucement sa main du visage d'Hermione, avant de lui caresser délicatement la joue. Mais alors que sa main effleurait à peine la peau de son visage, Hermione se redressa brusquement, écartant sa main d'un geste.
« Me touche pas ! Plus jamais !
-Je suis désolé…dit-il en s'allongeant à ses cotés. Tellement désolé… Hermione… Pardonne moi, je t'en prie…»
Hermione pleura de plus belle. Drago la serra contre lui. Il regrettait tellement de lui avoir fait mal… Ils restèrent ainsi quelques minutes, sans bouger, avant que Drago ne se redresse. Alors qu'il allait se remettre debout, Hermione agrippa ses mains à la chemise blanche du jeune Malefoy.
« Drago…Ne pars pas, je t'en prie…Ne me laisse pas toute seule…Je t'en supplie…, disait Hermione en sanglotant.»
Malefoy resta immobile durant de longues secondes. Il était partagé. Devait-il laisser Hermione à Poudlard ? La laisser continuer sans lui, face à Blaise et Jenny ? Ou alors devait-il la prendre avec lui, pour fuir ? Fuir ce présent qu'il ne supportait plus, fuir son couple, fuir Voldemort ? Oui, il avait envie de la prendre avec lui. Mais il avait aussi, et surtout, peur de ce qu'il pouvait arriver. Ils allaient être traqués, tous les jours, sans cesse, par les Mangemorts, par l'Ordre. Il pensait que l'homme devait assurer la sécurité. Et dans la situation actuelle, il ne pouvait pas la protéger. C'était impossible.
« Je dois partir, Hermione. C'est ce que j'ai de mieux à faire.
-Non…Non…Non…répétait Hermione inlassablement. »
Elle se releva pour faire face au blond.
« Oui, tu dois partir. Mais pas seul. Tu ne t'en sortiras pas. Je sais pourquoi tu veux fuir. Tu veux fuir les ennuis, ici, à Poudlard. Tu veux fuir Voldemort, tu veux fuir ton couple, tu veux fuir l'Ordre. Mais tu ne peux pas me laisser toute seule, ici… Tu n'es pas le seul à vouloir fuir les emmerdes, Dray…Je sais que tu ne veux pas me prendre avec toi parce que tu penses ne pas pouvoir me protéger…Mais tu te trompes…Si tu n'es plus là, si je reste seule, c'est là, que tu ne pourras plus me protéger…Si nous sommes en fuite, je sais que nous pourrons nous en sortir, tous les deux. Je le sais, parce que nous sommes forts, Dray. A chaque fois que nous avons été ensemble, nous avons été forts. Et si tu n'es plus là, Dray, je ne suis plus forte…Non, je suis faible. » Elle avait murmuré ces deux dernières phrases, qui résonnait comme un écho aux oreilles de Drago.
Il prit son visage entre ses mains, et colla son front contre le sien.
Il avait envie de pleurer, de lui dire qu'il l'aimait comme avant, qu'il n'avait jamais cessé de l'aimer, malgré Jenny, malgré ce mariage arrangé, malgré ses parents, malgré tout.
Il avait envie de lui dire que, sans elle, il n'était rien non plus. Que c'était deux personnes que l'on ne pouvait pas dissocier, parce qu'elles ne pouvaient pas évoluées l'une sans l'autre, qu'elles ne pouvaient pas vivre séparées, tout simplement.
Il ferma les yeux quelques instants, et des flash back par dizaine lui revinrent en mémoire. Des flash back le représentant lui, avec Hermione. Des souvenirs heureux, dont il rêvait parfois les nuits.
« Dray…souffla Hermione en séchant ses larmes. Je t'aime… »
Hermione se sentait soulagée. Elle lui avait dit, enfin… Depuis le temps qu'elle se le refusait, à cause de Blaise, du mariage arrangé, de Voldemort, de ses parents, mais surtout à cause de Jenny… Hermione venait de transgresser les propres règles qu'ils s'étaient imposés, à leur rupture. Et elle s'en foutait.
Devant le manque de réaction du blond, elle eut à nouveau envie de pleurer. Drago ne pouvait pas rester comme ça suite à cette déclaration.
« Je t'en prie…Dis quelque chose… »
Il la regarda, et dans un tendre geste, posa ses lèvres sur celle d'Hermione. Il referma les yeux, savourant ce délice dont il avait été privé trop longtemps. Hermione passa ses mains dans le cou du blond, alors qu'elle aussi redécouvrait cette sensation de bien être. Lorsque Drago prit les devants pour approfondir leur baiser, Hermione ne résista pas. Elle en avait trop envie, ce bonheur avait été trop longtemps laissé de coté, abandonné.
Tout deux se demandaient comment ils avaient pu survivre à cet éloignement forcé sans rien dire, sans se rapprocher, sans se ré embrasser à nouveau. Les mains de Drago, retrouvèrent leur place dans le bas du dos de la jeune fille, comme avant.
Hermione quitta les lèvres de Drago, et commença à déboutonner sa chemise. Celui-ci se laissait faire sans rien dire, mais alors qu'Hermione allait lui retirer, il bloqua sa main.
Hermione releva la tête, incrédule.
« Songeons plutôt à nous préparer, et à ne rien oublier, murmura-t-il. Nos relations sexuelles ont été coupées durant trois ans, je parviendrai bien à patienter quelques heures de plus. »
Hermione sourit, et se dépêcha de rassembler toutes ses affaires dans ses malles, pendant que Drago vérifiait qu'il n'avait rien oublié. Ils ne retourneraient pas à Poudlard de ci tôt, il valait mieux donc ne rien laisser ici. Alors qu'il regardait dans ses placards pour la énième fois, Hermione débarqua dans sa chambre, prête à partir.
« As-tu conscience de ce que nous faisons, Hermione ? Ce ne sera pas une partie de plaisir tous les jours, ce sera dangereux, nous allons être poursuivis et…
-Chut… dit-elle. Je sais, je sais tout ça, mais je n'ai pas peur. Je serais avec toi… »
Drago hocha la tête, comme pour approuver ce qu'elle disait. Ils avaient décidé de partir lors de leur ronde, qu'il devait effectué le soir même, aux alentours de 22h00. Il ne restait plus qu'une dizaine de minutes avant de pouvoir s'échapper. Drago alla faire un tour dans le couloir, afin de voir si personne ne les surveillait. Visiblement, le couloir était vide. Il retourna donc à son appartement privé, et alla s'asseoir en face d'Hermione. Il semblait réfléchir.
« A quoi penses-tu ? Interrogea Hermione.
-Je me demandais où nous allions aller. Je pense qu'il ne faut pas que nous restions plus de trois jours au même endroit. Après, nous serions facilement repérables.
-Attends moi, je reviens ! s'exclama Hermione après quelques secondes de réflexion. »
Hermione sortit de la salle commune en courant. Elle se dirigea vers la salle commune des Gryffondors, puis quand elle arriva devant le portrait de la Grosse Dame, elle hésita avant d'entrer. Elle prit son courage à deux mains, et murmura le mot de passe. La Grosse Dame la laissa passer à contre cœur. Elle traversa le petit couloir qui menait à la salle commune des rouge et or. Tous les regards étaient tournés vers elle. Elle se racla la gorge, signe qu'elle était mal à l'aise. Puis, reprenant contenance, elle dit d'une voix claire et nette :
« Je voudrais voir Ginny Weasley. »
Mais c'est le frère de la rouquine qui lui répondit :
« Et moi je ne veux pas que tu la vois. Et qu'est ce que tu lui veux ? Cracha Ron.
-Je ne te permets pas, Weasley. Je me fiche de ce que tu penses, je me fiche du fait que tu ne veuilles pas que je la vois. Et ce que je lui veux ne regarde que moi. Et certainement pas toi, répondit-elle sur le même ton. »
Ils commencèrent à se disputer quand Ginny pointa le bout de son nez.
« Qu'est ce que c'est que tout ce bordel ? Questionna-t-elle, visiblement agacée. Ron, on t'entend jusqu'en… » Mais elle se stoppa dans sa phrase. Elle venait d'apercevoir Hermione au milieu de sa salle commune, entourée par tous les Gryffondors.
« Sortons d'ici, dit Ginny en s'adressant à Hermione. »
Les Gryffondors s'écartèrent pour laisser passer Ginny. Elle sortit silencieusement, précédant Hermione.
« Pourquoi es-tu venue jusqu'ici ? demanda Ginny, curieuse.
-Je voulais déjà te remercier. C'est réglé, avec Drago. Avec Blaise et Jenny aussi, d'ailleurs. Ils nous ont fait cocus, sans qu'on s'en aperçoivent, et visiblement, cette mascarade dure depuis un bon bout de temps. Et puis Drago et moi, ça ne s'était jamais vraiment arrêté…On s'aimait, mais c'était interdit.
-Je suis contente que tu m'annonces ceci. Qu'allez-vous faire, maintenant ?
- Nous allons partir, ce soir. Mais avant, je tenais absolument à te remercier, parce que tes paroles ont eue un réel impact sur moi. Et je voulais te demander à service, aussi…Mais ça, tu n'es pas obligée.
-Dis toujours…
-Je voulais savoir si tu connaissais un endroit où Drago et moi serions tranquilles. Nous savons très bien qu'en fuyant, nous allons être recherchés par l'Ordre, mais aussi par les Mangemorts…
-Sache que je ne dirais rien à l'Ordre, déjà. Je pense que au début, vous devriez vous cacher chez les Moldus, parce que les Mangemorts ne penseront pas à aller vous chercher là bas…
-Bien. Je prends note de ce que tu m'as dit. Merci Ginny Weasley. Merci encore. Et désolée pour mon comportement antérieur. »
Hermione commençait déjà à partir quand Ginny s'exclama :
« Attends ! »
Hermione se retourna. Ginny avança jusqu'à elle, puis dit :
« Je ne t'en veux pas, je comprends. Je…Ma famille a une maison dans le sud de la France. Elle est dans les montagnes, difficile d'accès, et on ne peut pas transplaner, il faut y aller à pied. Ça prend deux jours en moyenne. Nous n'y allons plus depuis des lustres. Mais s'il prend à mes parents l'envie d'y retourner, je t'enverrai un hibou, afin de te prévenir de déguerpir. Bonne chance, Hermione. Et soyez heureux, toi et Malefoy. »
Ginny fit apparaître une adresse sur un morceau de papier qu'elle tendit à la brunette, et lui faisant signe de se taire. Hermione lui fit un mince sourire, puis recommença à courir dans les couloirs. Elle retourna vite à sa salle commune. Quand elle entra, elle vit que Drago faisait les cents pas dans le salon, visiblement inquiet.
« Enfin te revoilà ! s'exclama-t-il quand il la vit.
-Je sais où nous allons aller, dit Hermione. Mais ne pose pas de questions. Sache juste que c'est un endroit où nous serons en sécurité, parce qu'il est éloigné de tout, et protégé. »
Il hocha la tête, et ils sortirent définitivement de la salle qui leur était réservée pour leurs devoirs de préfets. Baguette en main, ils arpentaient les couloirs en faisant le moins de bruit possible. Ils étaient près à réagir au moindre souci.
Ils sortirent dans le parc, firent quelques mètres en direction des grilles, avant qu'une voix grave ne résonne derrière eux :
« Je t'avais bien dit qu'ils allaient essayer de fuir tous les deux ! »
Ils se retournèrent, et virent Blaise et Jenny. Drago saisit la main d'Hermione, et il se mit à courir, l'entraînant avec lui.
« Stupéfix ! s'exclama Jenny. »
Hermione s'arrêta, se retourna, visa Jenny et dit :
« Sectumsempra ! »
La petite amie de Blaise s'écroula au sol, le sang coulant abondamment de son corps.
« Avada Kedavra ! Hurla Blaise en direction d'Hermione. »
Le Sortilège Impardonnable passa à quelques millimètres de la joue d'Hermione. Blaise courait derrière eux, laissant Jenny à l'agonie. Mais Drago et Hermione avaient de l'avance, et ils purent sortir du parc et transplaner sans que Blaise ne puisse les rattraper.
« JE VOUS AURAI ! VOUS PAYEREZ, ET TRES CHER ! Hurla Blaise Zabini dans la nuit noire. »
Et voilà, suite et fin de Promise à un autre que toi ! Vous avez pensé quoi de ce chapitre ? Content, pas content ? Voilà, j'en profite pour vous dire qu'il n'y aura pas de suite...Ne soyez pas déçus. Ainsi, vous pouvez imaginer ce qu'il se passe après, selon votre gré ! Bah, j'suis sure que vous m'avez cru, quand je vous ai dit ça ! Ben voyons, bien sur qu'il y aura une suite, elle même co-écrite avec Chonchon... On espère bien que vous serez encore là pour nous laisser des reviews ! Bonnes vacances à tous, Anne.
Un petit mot de Chon :
Coucou les loulous ! Eh oui, nous publions enfin... Allez-y, chatiez-nous, menacez-nous, huez-nous... On le mérite. Moi plus qu'Anne d'ailleurs car c'est elle qui nous a écrit cette merveille, eh oui... On est très en retard mais en même temps, on a un peu une vie sociale à côté (rires). Excusez nous, on sera plus sages et ponctuelles, la prochaine fois, promis, juré. Bisous à tous.
