Titre : Pique, Coeur, et Caro
Fandom : Multi-cross-over
Rating : T, par sécurité
Disclaimer : Pour ce chapitre tout une partie vient de nous. Vers la fin, les personnages viennent du Seigneur des Anneaux, merci au grand J.R.R. Tolkien , ce n'est qu'un emprunt temporaire et nous ne nous faisons aucune monnaie grâce à cela.
Merci de nous demander avant de copier tout ou partis de notre texte.
Note : Voici donc le chapitre 1, nous passons à un autre type de narration, rien d'autre à ajouter.
Sinon, sauf rares exceptions qui seront signalées, le texte peut être lu par tous.
Ps: Ne vous inquiétez pas, fans de SG1, vos héros vont arriver.
Bonne lecture.
. . . . . . . . . . . . . Chapitre 1 : Brelan d'As
Caroline
Je regardais autour de moi, et, ne voyant personne, conclu à voix haute que j'avais rêvé. Ce qui n'était pas la première fois. J'avais toujours eu la sensation d'une présence autour de moi. Toujours, et ça depuis aussi loin que je me souvienne. J'avais remarqué qu'il se passait parfois des trucs bizarres autour de moi. Rien de bien extraordinaire, mais, par exemple je guérissais plus vite que la moyenne. Et il n'y a pas une semaine, j'avais failli casser le vase de tante Emma. Un peu exprès je l'avoue, ce truc était d'une mocheté… Mais il ne s'était pas cassé. Ce qui s'ajoutait à une longue liste de bizarreries, dont la plus importante était la disparition de mes notes de cours. Pas qu'elles me servaient à grand-chose, je retiens tout sans efforts. C'était juste pour faire plaisir à mes profs. Après trois jours de recherches intensives (je ne déteste rien de plus qu'un mystère irrésolu), je finis par retrouver mes notes… ou plutôt ce qu'il en restait. Quelqu'un les avait brûlées. Je posais la question à mon frère, ma sœur et mon père, mais personne ne put me fournir de réponse satisfaisante. J'ai fini par renoncer, mais cette énigme n'arrêtait pas de me tourmenter. Et il n'y a pas 5 minutes, j'aurais juré entendre une voix. Je conclus que j'avais rêvé. Et pourtant… Cette présence rassurante, qui ne m'avait jamais quittée, avait disparue. Je frissonnais, j'avais l'impression d'être seule, d'être… une sensation de mouillé sur la jambe me sortit de ce train de pensées abracadabrantes. Je baissais les yeux, et vis qu'il s'agissait de mon chien. Encore à mendier. De rage, je le repoussais assez brutalement. Je n'arrivais pas à supporter ce clébard, mais mon père ne voulait pas s'en débarrasser. Je repris ensuite ce que je faisais. Une fois la pâte prête, je m'attelais à la tache la plus difficile : demander de l'aide à mon frère. Je passais dans le salon, pour le voir s'acharner sur la console avec des jurons et des « prends ça ! » surexcités. Je soupirais. Il y avait des jours où je demandais si j'étais bien de la même famille que lui. Parfois, pour plaisanter, il me traitait d'extraterrestre, et moi je répliquais que j'avais dû être échangée à la naissance. J'avais toujours eu une drôle de sensation lorsque je disais ça. Mais je n'y avais jamais prêté attention.
–Marc.
Grognements.
–Marc.
–Grmmmbl.
–Marc ! Hurlais-je
–Quoi ? Me répondit-il sur le même ton.
–J'ai besoin de toi pour verser la pâte du gâteau dans le moule.
–Débrouille-toi, chuis occupé à mettre la pâtée à Florent.
–Bon, alors je laisserais Amandine lécher le saladier et la cuillère, et on te laissera rien du gâteau.
La seconde d'après, il avait mit son jeu en pause et se dirigeait vers la cuisine, à la stupéfaction de son meilleur ami. Je retins un sourire en faisant demi-tour. Je savais exactement comment le manipuler, et ça en était comique par moments. Je mis ensuite le gâteau dans le four et laissais mon frère se… « s'empatouiller » de chocolat en commençant la vaisselle. Il m'apporta le saladier, et alla se débarbouiller pour reprendre son jeu. Pour ma part, je m'ouvris une petite bouteille de Coca. Et je me laissais tomber sur une chaise en soupirant. Il ne me restait plus qu'à attendre que ça cuise. Je remontais dans ma chambre, et redescendis avec quelques mangas. Le nez plongé dans un volume, absorbée par l'histoire, je fis à peine attention à la vague d'angoisse qui me traversa subitement. Je levais le nez, mal à l'aise, mais il n'y avait rien de particulier. Je me replongeais dans l'histoire, et finis par oublier ce que j'avais ressentit. La sonnerie du four me fit sursauter, et je me levais, un peu gênée d'être aussi nerveuse. Je saisis les gants et sortis le gâteau du four, avant de le démouler. L'opération fut un peu contrariée par le chien, qui fonça soudain dehors, me faisant vaciller. Je n'y prêtais pas vraiment attention, car ce n'était pas la première fois que ça lui prenait. Un moment après, je sentis une douleur à la poitrine, qui cessa presque aussitôt, à peine assez longue pour que j'en prenne conscience. Je restais immobile un moment, cherchant à comprendre ce qu'il m'était arrivé. Je fus distraite de ces pensées peu réjouissantes par l'arrivée de mon amie.
–Bah alors Caro, ça va pas ?
–Si, Am', 'fait pas gaffe. Alors, ça va ?
Elle eut un grand sourire.
–Au poil ! Idem pour le reste de la famille.
–Veinarde.
Un hurlement en provenance du salon nous fit sursauter.
–Naaaaaan ! !
–Yes !
Elle me jeta un regard mi-las mi-amusé.
–Toujours avec leurs jeux vidéos ?
–T'as pas idée… En ce moment, c'est Dead or Alive 3.
–Ma pauvre… Et qui gagne le plus souvent ?
–Florent. Et mon frère hurle à chaque fois… Y a pas une minute de répit… Allez, je vais te présenter le zoo.
–T'y vas pas un peu fort ?
–Attends de les connaître, tu changeras vite d'avis.
Sur ce, nous sommes passées dans le salon. Mon frère continuait à s'exciter sur sa manette. Il fallut que je le menace de le priver de gâteau pour qu'il accepte de dire bonjour à Amandine. Je lui présentais aussi Florent, qui fut un peu plus aimable. Mais les présentations étaient à peine faites qu'ils retournaient à leur jeu. J'échangeais un regard las avec Am', avant de retourner dans la cuisine pour couper le gâteau. Tout en grignotant sa part, elle me demanda pourquoi je qualifiais ma maison de zoo.
–Tu vois, lui dis-je, mon frère, je l'appelle le singe, lui me surnomme l'extraterrestre, ma sœur c'est le serpent ou le scorpion, y a le chien con…
–Il est pas con ! Me corrigea Marc du salon.
–Si, comme toi ! Fit-je du tac-au-tac. Sans oublier Frankenstein.
–Qui ?
« Meow », lui répondit la concernée en se frottant contre sa cheville.
–Un chat ! Dit-elle avec un grand sourire, avant de la soulever pour la mettre sur ses genoux et la caresser.
–Une chatte, précisais-je, alors que la concernée se mettait à ronronner. Son vrai nom, c'est Fifi Brin d'acier, ou alors Fifinnette. Ma sœur la surnomme Frankenstein.
–Bah pourquoi ? Elle est très jolie.
–Regarde-là un peu mieux.
Elle l'étudia, avant de remarquer sa particularité.
–Elle n'a pas de queue, et alors ?
–Elle n'a PLUS de queue, nuance. On a dû lui enlever après son accident.
–Qu'est-ce qui lui est arrivé ?
–On sait pas trop, apparemment elle aurait été heurtée par un cyclo ou un truc du même genre. Elle a eu la queue cassé, plus le bassin, et depuis elle saute plus très bien. Au bout d'un moment, sa queue a commencé à tomber par petits bouts et à s'infecter, alors on a dû lui couper.
–Berk, fit-elle avec une grimace.
–C'était ça ou la perdre. Bon, assez parlé du chat. Je te fais faire le tour du propriétaire ?
–D'accord !
Je lui fit alors visiter le rez-de-chaussée : l'annexe, qui servait aussi plus ou moins de buanderie ; le cellier, avec la porte des WC ; la salle de bain ; avant de monter à l'étage. La première à gauche se trouvait être ma chambre. En la voyant, elle siffla de surprise. Et il y avait de quoi : elle était dans un état de désordre pas possible, des vêtements un peu partout, des magazines répandus sur le sol. Il n'y avait qu'un fin chemin de libre pour aller jusqu'à la fenêtre et à mon chevalet. Les seules zones impeccables étaient les étagères où se trouvaient mes livres et mes DVD.
–Hé bé…
–Oui, je sais, dis-je en me grattant la tête, un peu gênée. Mais c'est mon domaine réservé, et je ne supporte pas qu'on entre sans ma permission. Mais c'est vrai qu'il faudra un jour que je fasse un peu de ménage…
–Je dirais même que ça urge !
–Oui, bon ça va ! Chambre suivante ! Celle de mon frère !
Elle ouvrit de grands yeux en voyant sa chambre : celle-ci était à peine mieux rangée que la mienne, mais tout était mélangé, alors que j'avais des zones plus ou moins bien définies pour les affaires. Un autre détail attira son attention :
–Pourquoi il y a deux lits ?
–En fait le deuxième en dessous, c'était le mien. On l'a mit dans la chambre à mon frère, je sais plus pourquoi.
–D'accord. Mais le lit du dessous n'a pas de matelas.
–Je sais ! Mais tu pourrais me dire comment on ferait pour dormir dans deux lits en même temps ?
On a rigolé. J'ai refermé la porte en pouffant de rire puis on s'est dirigé vers la chambre de ma sœur. Je me suis apprêté à l'ouvrir, et j'ai dis :
–Et voici le clou du spectacle, la chambre de la vipère ! Tu verras, ça n'a absolument rien à voir !
J'ai ouvert la porte et suis restée bouche bée devant le spectacle qui s'offrait à moi. J'ai observé la pièce avec stupeur, le cerveau pédalant dans la semoule. J'étais habituellement très rapide à comprendre, j'enregistrais les informations en temps record, mais là, je n'arrivais pas à accepter ce que me renvoyaient mes sens. À côté de moi, Amandine était tout aussi silencieuse. Puis elle parla :
–Caroline ? Y avait quoi dans ton gâteau ?
–Je sais pas moi ! J'y suis pour rien !
–Dans ce cas, pourquoi on voit ça ?
–Je sais pas du tout. À moins que ce soit le Coca…
À suivre…
Ce sera tout pour aujourd'hui. Je ne sais pas du tout quand est-ce que je vais pouvoir vous mettre la suite, donc je pense qu'elle viendra vite, (ma fin de semaine prochaine étant incertaine).
N'hésitez pas à dire ce que vous pensez de tout cela.
A très bientôt
