CHAPITRE 4 : Mais où est donc passé le vilain petit canard ?
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Je retournais vivement ma tête vers l'arrière et vit … non impossible, pas lui ici… Edward Cullen se tenait debout derrière moi…. Mais nom de dieu que faisait-il ici ? Sans que je ne sache pourquoi, ça m'agaçait de le voir ici. Le mieux était de lui demander.
-Qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demandais-je.
-Bonjour Bella. Me salua-t-il.
-Ouais, salut. Le saluais-je froidement.
-Je suis le neveu de Carmen et le parrain de Lily-Rose. Je travaillais dans le jardin. M'expliqua-t-il, il me souriait en coin et ça me gêné plus que nécessaire. Et toi ?
-Je suis la baby-sitter de Lily-Rose et je vais la monter dans son lit. Annonçais-je pour le fuir.
-Ok. A plus tard alors. Me dit-il avec un air suspect.
Je montais effectivement mettre la petite dans son lit, je m'étais empressée car sans que je ne sache pourquoi je me sentais gênée d'être aussi près de lui en territoire inconnu et avec personne autour. Cette situation devenait réellement de plus en plus bizarre, avant j'aimais ce garçon en secret, je n'avais aucun contact avec lui hormis par procuration avec mon frère et maintenant je devais lui donner des cours, il se mettait près de moi en biologie, m'envoyer des texto et était même présent sur mon lieu de travail. Surtout ce qui avait changé depuis jeudi où il était venu chez moi, c'était le jeu du cours de biologie plus les sms et le fait que je ne sache plus du tout quoi penser. Voilà pourquoi j'étais apeurée à l'idée d'être seule avec lui, même s'il devait travailler dans le jardin et moi j'étais censée surveiller la petite. Depuis ces derniers jours j'avais l'impression que le destin faisait tout pour que nous soyons le plus souvent en contacte.
Je déposais la petite reine dans son lit et mis en route le baby-phone. Je la bordais doucement, lui chantonna une petite berceuse et l'embrassa sur le front. J'avais l'impression de tout faire pour reculer le moment de me retrouver seule avec le playboy du lycée, Lily-Rose ne pourrait plus me servir de couverture. Je ressortis de sa chambre à reculons et m'adossa contre la porte fermée pour souffler. Je rejetai ma tête contre la porte pour me trouver du courage avant de redescendre au salon et peut être me confronter au jeune homme que j'aime mais au fond j'espérais grandement qu'il soit repartis dans le jardin pour s'atteler à sa tâche, cette situation commençait à me travailler plus qu'il ne l'aurait fallu.
Après 5 minutes de torture mentale, je pris mon courage à deux mains et redescendit doucement au salon pour bosser un peu mes cours pendant la sieste de Lily-Rose. Je descendais toute tremblotante et fus soulagée en arrivant en bas de l'escalier, Edward n'était plus là, il avait dû ressortir à son travail et je pouvais enfin respirer à pleins poumons. Je regagnais le sofa et déballa mon français. Je commençais à bosser sur les règles de conjugaison. Je travaillais consciencieusement mais j'avais la peur au ventre qui me tiraillait, je guettais chaque mouvement ou bruit de peur qu'Edward fasse son apparition de nouveau. Je m'évertuais à comprendre la différence entre les terminaisons « ais » et « ait » quand je sentis que quelqu'un vint s'assoir à mes côtés sur le sofa. Je n'osais pas regarder par-dessus mon épaule, je me sentais observée et j'avais réellement peur que ce soit Edward… en même temps qui d'autre est-ce que ça aurait pu être ? Je ne disais rien et essayais de me concentrer sur mon travail en espérant qu'il déguerpisse mais il n'en fit rien et au lieu de ça prit la parole.
-Ma filleule dort à point fermé ? Me demanda la voix mielleuse d'Edward.
-Oui, c'est un vrai petit ange. Soufflais-je en pensant à la belle endormie.
-Ouais, elle est aussi sage et merveilleuse que son cousin. Ria-t-il en gonflant sa poitrine.
Je ne répliquai pas mais ria bêtement à sa « pseudo » blague. En fait venant de sa part, je ne savais vraiment pas si c'était une blague ou non. Edward avait plutôt la grosse tête mais en même temps ce phénomène était entretenu par toutes ses greluches qui ne cessaient de lui tourner autour. Il était beau et il le savait, il en jouait même. Je n'avais pas spécialement envi de lui faire la conversation mais je crois bien que lui si, je me demandais bien qu'est-ce qui avait pu changer pour lui donner envie de me parler.
-Que fais-tu ? Me demanda-t-il.
-Je travaille mon français. Répondis-je machinalement en espérant qu'il décide de me laisser travailler.
-Ah laisses tomber le français pour aujourd'hui, tu es bonne en classe. Et si on profitait d'être que tous les deux pour faire plutôt quelque chose ensemble… Proposa-t-il en laissant son dernier mot en suspens.
-Edward, j'ai pas mal de travail… Je n'ai pas le temps de m'amuser. Lui dis-je même si je mourrais d'envie de faire quelque chose avec lui.
J'avais bien entendu ? Etais-ce mon imagination ? Avait-il bien dit « d'être que tous les deux pour faire quelque chose ensemble… » Je ne savais pas quoi penser de ça, il laissait suggérer qu'être seul avec moi lui donner envie de faire des choses… Comment devais-je prendre la chose ? Il me perturbait… me troublait… Se rendait-il compte de ses propos ? De la manière dont ça atteignait mon cœur qui ne voulait que lui céder alors que ma raison voulait et devait lui résister. Mon cœur s'affolait au son de sa voix.
Je ne le devais pas, je ne devais pas m'habituer à sa présence, les sentiments qui m'avaient gagnés ce matin était déjà bien de trop, cela m'effrayée car avant c'était Isabella amoureuse secrètement d'Edward Cullen, la star du lycée qui ne faisait que de se moquer d'Isabella Swan et maintenant il commençait à me parler, m'offrir des chocolats et m'appeler « ma belle »… Ses petites attentions me touchaient plus qu'il ne l'aurait fallu. Ça peut paraitre anodin, seulement intentionné quand on n'est pas amoureuse d'Edward Cullen mais lorsqu'on l'est, on a l'impression de prendre place dans sa vie, on s'imagine tout un tas de chose du style « est-ce qu'il ressent quelque chose pour moi lui aussi ? » mais je savais qui était ce beau gosse à la grosse tête qui ne s'intéresse qu'à tout ce qui est bien formé … A quoi jouait-il ? Il ne pouvait pas avoir autant changé juste parce que j'avais accepté de lui donner des cours particuliers. Il n'y avait aucune chance qu'il s'intéresse à moi sans raisons, j'avais été assez longtemps sa victime pour le savoir… Il me tira de mes pensées.
-Bon bah pas grave, je vais rester avec toi quand même, je n'ai rien prévu cet après-midi. Insista-t-il.
-Si ça t'amuse, Tu n'as rien à faire de ta journée ? Une greluche à draguer ? Lâchais-je froidement.
-Bella, je sais que je me suis toujours comporter comme un imbécile avec toi et que ce n'était pas correct de ma part. Je ne voyais pas à quel point ce que je prenais pour une plaisanterie pouvait être blessant. Dit-il avec une grimace. J'aimerais, que tu oublis tout ça et qu'on passe du bon temps lorsqu'on est ensemble. M'expliqua-t-il.
Qu'essayait-il de faire là ? S'excuser ? C'était raté, il avait seulement avoué ses torts mais ne s'était en aucun cas excuser, il n'avait même pas dit être désolé, alors à quoi tout ça rimait-il ? Après tout, m'humilier c'était sa spécialité, il passait un malin plaisir à mentir ou autre sans hésitation, pour quelles raisons cela changerait. Au fond de moi, enfin je veux dire mon cœur avait envie de le croire, lui mais ma raison, mon cerveau, lui me criait de me méfier, de ne pas m'approcher de ce type aussi beau soit-il. Il me proposait de passer du bon temps lorsqu'on était ensemble mais que cela signifiait-il pour lui ? Je savais exactement ce que signifiait « bon temps » pour ce diable en personne et je savais pertinemment que je n'étais pas façonnée pour ça. De plus j'avais seulement acceptée de lui donner des cours, rien de bien amusant en somme. Ce garçon était vil et égoïste alors pourquoi devrais-je croire qu'il avait une once de gentillesse ? Peut-être que son comportement de bad boy était une carapace ? Je ne pouvais le dire, je ne savais plus quoi penser… Oui j'aimais Edward Cullen mais non je ne pouvais pas être si près de lui pour qu'il s'éloigne de nouveau ensuite… Je refusais de souffrir de cette manière. Pour ne pas me faire berner j'avais pris la décision que nos relations resteraient limitées aux seuls cours particuliers que je lui donnerai.
-Et pourquoi ? J'ai déjà accepté de te donner des cours particuliers parce que tu me paye ce n'est pas la peine de te forcer à être gentil en plus. Lui lâchais-je pour lui faire comprendre que je n'avais pas oublié qui il était.
-Bella je veux juste rendre nos cours plus sympa et tu es une gentille fille, voilà tout. Après tu en fais ce que tu veux… Il se leva légèrement vexé dans le but de partir.
Non mais qu'est ce qui me faisait là ? Edward Cullen se vexe parce qu'une « fille » lui tiens tête, j'avais jamais vu ça, je m'attendais plutôt à une remarque cinglante de sa part mais rien du tout. Il me tourna le dos dans le but de partir. Mon esprit était en pleine contradiction, d'un sens j'avais envie de le laisser partir pour éviter de souffrir mais d'un autre j'étais mal de l'avoir peiné, s'il l'était réellement et en même temps c'était l'une des rares occasions de pouvoir être auprès de lui…Je devais réfléchir vite car au fond je n'avais pas envie de le laisser partir, qui sait peut-être qu'on pourrait devenir ami. Finalement mon cerveau pencha du côté de mon cœur.
-Edward, attends… Je me levais à mon tour.
-Non mais ce n'est rien … Se rétracta-t-il en faisant une moue vexée mais je le soupçonnais de jouer avec moi.
-C'est bon, qu'as-tu envi de faire ? Soupirais-je.
-Un plongeant dans la piscine… M'annonça-t-il tout sourire.
-Je ne peux pas, je dois surveiller Lily-Rose, tu sais bien. Lui rappelais-je.
-Prends l'écoute-bébé près du bassin. Me trouva-t-il comme solution.
-Je n'ai pas de maillot de bain. Le contrais-je.
-Tu peux te baigner nue, ce n'est pas moi que ça va gêner... Me répondit-il d'un air suggestif.
-Ah, ah. T'as vraiment réponse à tout, n'est-ce pas ? Lui demandais-je pour calmer son arrogance.
-En général oui. Ria-t-il en montant l'escalier.
Je restais près de l'escalier à m'agacer de ses rires moqueurs mais néanmoins pas méchant pour une fois. Il redescendit avec un maillot de bain deux pièces et me le tendit. Houlà t'abuses Edward Cullen pensais-je. Bien sûr que sa tante était très jolie mais elle devait bien avoir un maillot une pièce qui trainait. J'avais l'impression qu'il faisait son maximum pour que je me sente gênée. Je n'avais pas l'habitude de me montrer si peu habillée sauf devant mon médecin, encore une fois je me torturais le cerveau, je commençais à regretter d'avoir accepté. Finalement, il m'interrompit.
-Tu sais où se trouve la salle de bain ? Rejoins-moi dans la piscine. Me dit-il en me faisant un clin d'œil.
-Oui…Merci. Bégayais-je en rougissant.
Après m'être changée dans cette luxueuse salle de bain, je pris mon courage à deux mains et partit tout de même avec la peur au ventre pour le rejoindre.
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POV Edward :
J'avais laissé miss coincée du bulbe aller se changer en l'attendant dans le bassin. Je faisais plusieurs brasses le long du bassin, elle commençait à se faire désirer. Cette fille essayait d'avoir une repartie mais elle ne tenait pas bien fort, une simple phrase et elle se contentait de baisser la tête timidement pour ne pas montrer sa gêne. Il était si facile de lui tenir tête. Je commençais à m'impatienter quand elle fit son apparition, elle s'était enroulée dans un grand drap de bain, ce qui ne me laissait rien voir de son corps. Elle posa le baby-phone sur un transat et je la vie hésiter pour enlever la serviette. Elle ne devait pas avoir l'habitude de se montrer en maillot de bain et il faut dire que je n'avais pas choisi le plus large et le moins sexy… En même temps, elle devait être mal formée sinon elle n'aurait aucune raison de cacher son corps sous des vêtements amples assez masculin. Elle s'adressa à moi :
-Retournes-toi !
-Ne fais pas l'enfant… Commençais-je.
-Tournes-toi. M'ordonna-t-elle.
-Bon très bien. Acceptais-je avec une idée dans la tête.
Je m'exécutais et comptais quinze secondes avant de me retourner dans sa direction. Ma mâchoire se décrocha à en tomber dans le fond de la piscine. Comme je l'avais prédit, elle avait enlevé la serviette. Elle était loin du vilain petit canard qu'on connaissait dans cette tenue. Ce maillot sexy lui seyait à merveilles. Là tout de suite une seule question me venait à l'esprit « pourquoi cache-t-elle tout ça sous ses guenilles ? » c'est un crime odieux. Autant tout habillé elle n'était pas désirable que dans ce deux pièces … mon dieu, elle était magnifique à damner un saint. Je ne pouvais m'empêcher de la détailler en bavant sur son corps de déesse. Elle avait de superbes seins bien ronds et fermes qui selon moi tenait seuls sans qu'elle n'ait besoin de mettre de soutien-gorge, a vu d'œil, je dirais un beau petit 85 B, ils étaient à croquer… fort heureusement le maillot de bain caché ses mamelons parce que sinon je crois qu'il en aurait été fini d'elle… Je descendis mon regard sur son ventre dénudé, sa taille était fine, tout à fait le contraire de ce que les potes et moi pensions, nous pensions qu'elle était une petite boule mais la vérité c'est qu'elle n'avait pas un poil de graisse qui dépassait, ni bourrelet, ni cellulite. Sa peau laiteuse avait vraiment l'air parfaitement douce et sans impuretés… Je descendis encore mon regard pour découvrir ses cuisses fermes et satinées tout comme le restant de ses jambes. Je ne pouvais pas voir ses fesses mais au vu du reste de son corps, je pouvais deviner qu'elles étaient tout autant magnifiques.
Waouh, je n'en revenais carrément pas, qui aurait pu croire qu'Isabella Swan n'était pas un vilain petit canard mais plutôt une fille assez discrète au corps de rêve. Finalement miss coincée du bulbe est sacrément bandante. Ce pari qui me dégoutait radicalement auparavant allait devenir une réelle partie de plaisir. Le défi n'en était pas moins facile du côté de Bella. Maintenant ce n'était plus seulement pour gagner ce foutu pari que je voulais coucher avec elle mais je la voulais réellement, il me la fallait comme les autres. La féminité de son corps donnait une autre dimension à son visage, elle était carrément jolie comme ça.
Je ne saurais dire combien de temps il s'était écoulé entre le moment où je m'étais retourné et maintenant mais Bella n'avait pas bougé elle non plus. M'apercevant de notre absence commune, je me ressaisis et la ramena sur terre.
-Je ne vais pas te mordre. Riais-je même si c'était tentant.
Elle voulut se dépêcher pour entrer dans le bassin mais faillit glisser sur l'eau du bord, elle se reprit à temps. Miss catastrophes, toujours égale à elle-même finalement, pensais-je en retenant mon rire. Elle entra dans la piscine et nagea assez éloignée de moi. Elle resta toujours assez loin de moi, je l'intimidais, après tout j'étais la star du lycée alors qu'elle n'était que la risée de ce même bahut. La séduire était loin d'être gagné.
Je nageais jusqu'à elle et alors qu'elle s'apprêtait à partir de l'autre côté, l'arrêta en posant ma main sur son épaule dénudée. Elle se stoppa et se tourna vers moi, je pus lire l'incompréhension dans son regard.
-Bella, j'ai dit faire quelque chose ensemble et non nager chacun de son côté. Lui rappelais-je audacieusement en plaçant mes mains sur ses hanches.
-Bah…euh…c'est…c'est à … dire que… comme la pisc…piscine est grande… je cr…je croyais que… Bégaya-t-elle en rougissant.
Je ne savais pas si c'était mon audace ou le fait que je pose mes mains sur elle qui la rendait si nerveuse mais elle était clairement troublée.
-Arrêtes de croire… Lui souriais-je en baissant ma tête pour aller chercher son regard.
-Mais… Voulut-elle protester.
-Non, il n'y a pas de mais Bella… quelque chose ensemble. Lui rappelais-je en insistant sur le « ensemble ».
Je ne lui laissai pas le temps de répondre et la souleva pour la balancer dans l'eau un peu plus loin de moi. Elle remonta vivement en riant, j'avais eu peur de la choquer mais finalement elle se rebiffa en m'envoyant de l'eau en pleine figure, ce qui me fit bien rire également. On déclencha une vrai bataille et à un moment elle eut même l'audace de venir m'appuyer sur les épaules et la tête pour essayer de me mettre sous l'eau mais en vain, à la place je l'attrapai par la taille, l'encercla d'un bras et la lança encore une fois. Au moment de remonter, je vis qu'elle avait du mal, je me précipitais alors derrière elle et l'encercla de mes bras pour l'aider mais elle me repoussa vivement et je vis son visage se tordre de douleur.
-Bella est-ce que ça va ? M'inquiétais-je de lui avoir fait mal.
-… Elle ne répondit pas et se plia dans l'eau.
Eh merde, j'espérais ne rien lui avoir brisé ou je ne sais pas, je suis peut être un con mais jamais j'aurai voulu la blesser… enfin physiquement, pensais-je. Je ne savais pas quoi faire, ça n'avait pas l'air de passer. Je me rapprochai d'elle doucement…
-Ça va, ce n'est rien. Me sourit-t-elle en reprenant constance.
-Tu es sure ? Parce que t'avais vraiment l'air mal … Lui rappelais-je.
-Oui, c'est, rien juste une douleur. C'est passé. Me rassura-t-elle.
Je repartie alors dans notre jeu et l'attrapa pour la chatouiller, elle se débattait en riant. Mon désir d'elle me donna envie de la prendre dans mes bras, elle était dos à moi, l'occasion était parfaite. De plus cela lui plairait peut être un peu. Je me rapprochais un peu plus d'elle et passa mes bras autour de son petit corps, c'était à peine calculé mais mes mains frôlèrent ses seins, cela la fit frissonner… de plaisir j'imagine. Je m'attendais à ce qu'elle se dégage de mon étreinte mais n'en fit rien, à la place, je la vis hésiter à mettre sa main sur la mienne mais son hésitation fut vite interrompue par la voix cinglante de ma tante.
-Isabella, je ne vous paye pas pour batifoler dans la piscine avec mon neveu mais pour veiller sur ma fille. Sortez de là, immédiatement. Gronda-t-elle.
Ma tante se tenait debout jambe légèrement écarté avec les points sur les hanches. Ses yeux étaient noircis par la colère et une ride était présente sur son front entre ses deux yeux.
-Bien…bien sûr…pardon Madame…mais ce n'est pas du tout ce que vous croyez, le baby-phone est juste là. Elle le désigna à tantine tout en bégayant.
-Arrêtes chérie, on est démasqué voilà tout… Riais-je pour la faire rougir encore plus, ses couleurs la rendait vulnérable c'était assez mignon je dois dire. Tante Carmen c'est vrai qu'on s'amusait un peu mais Lily-Rose dort profondément, on ne faisait rien de mal. Repris-je tout de même après avoir ris, connaissant le sale caractère des sœurs Smith (Nom de jeune fille d'Esmée et Carmen).
Carmen serrait les dents et ses points tellement fort que je crus qu'elle allait se briser les os de la main, il n'y avait pas de mal, je ne comprenais pas pourquoi elle était tant en colère.
-Et toi grand nigaud, n'as-tu pas du boulot à faire dans le jardin au lieu de débaucher mes employées ? Me lança-t-elle sèchement.
-Euh… si, j'y retourne. Bella était figée dans l'eau, ma tante l'avait terrifiée.
-Et vous ? Vous attendez le déluge pour sortir du bassin ? Reprit ma tante furax, si elle avait eu des mitraillettes à la place des yeux, Bella serait morte sur place.
-Viens Bella. Lui dis-je en la tirant de l'eau derrière-moi.
Elle tremblait comme une feuille. Je lui passais la serviette autour d'elle mais au vu des regards froids que me jeter ma tante, il valait mieux que je retourne au jardin illico presto, elle pouvait vraiment faire peur lorsqu'elle était en colère, ma mère et elle, n'étaient pas sœurs pour rien. Putain, merde, imagine je suis son neveu préféré… alors je ne pense même pas tout ce que Bella allait prendre… La pauvre et dire que c'était de ma faute… Espérons qu'elle ne se fasse pas virer quand même mais connaissant ma tante et vu l'état dans lequel elle était déjà, je plaignais vraiment Bella.
