CHAPITRE 3 : LE PIRE JOUR DE MA VIE…
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POV BELLA :
Je roulais sur cette route pour rentrer à mon appartement et les larmes coulaient et coulaient sans cesse le long de mes joues. Je devais leur dire au revoir sans leur dire, Jacob risquerait de m'en empêcher. J'arrivais devant mon immeuble mais je ne pouvais décemment pas monter dans cet état, je devais me ressaisir et être forte pour ma famille, ma vrai famille, celle que j'allais abandonner… Je glissais le cd de Debussy dans mon lecteur cd et la musique me calma quelque peu. Au bout de 40 minutes, je me sentais prête à passer mes dernières heures avec eux. Je tremblais tellement que je n'arrivais pas à entrer ma clé dans la serrure. J'y réussi enfin et entra. Je trouvais Angela en train d'installer mon père dans le canapé devant un match de baseball. Mon fils devait être dans son parc à jouer.
-Coucou tout le monde. Angela je pourrais te parler s'il te plait ? Lui demandais-je.
-Bien sûr. Accepta-t-elle.
-Viens par là on ne sera pas dérangées par la télé. La tirais-je dans le couloir avec une fausse excuse.
-Oui … ? Demanda-t-elle hésitante.
-Je voulais juste te remercier pour tout ce que tu fais pour nous. Rien ne t'y oblige et pourtant tu es toujours présente, tu n'attends rien en retour et tes actes prouvent ton grand cœur et à quel point tu es une fille extraordinaire. Tu es une superbe amie et j'espère que tout se passera comme tu veux dans ta vie, je te souhaite d'être la plus heureuse du monde. Lui avouais-je.
-C'est gentil mais… Bella pourquoi parles-tu comme si… comme si tu ne me verrais plus ? Me demanda-t-elle.
-Angie, tu veux bien me faire une promesse ? La contrais-je sans répondre à son interrogation.
-Tout ce que tu veux mais… Commença-t-elle.
-Promets-moi que si jamais il m'arrivait quelque chose… tu veillerais sur Kellan, Jacob et mon père ? Lui dis-je les larmes aux yeux. Angie tu es la seule personne en qui j'ai confiance pour faire ça. Promets-le-moi s'il te plait ? La suppliais-je les larmes aux yeux.
-Bien sur Bella mais pourquoi ? Me demanda-t-elle.
-C'est juste qu'avec toute la malchance qui tombe sur ma famille, on ne sait pas ce qu'il peut se passer et hier soir je me suis faite un bad trip c'est tout. Merci Angela à demain 10 heures. La saluais-je comme si j'allais la revoir.
-C'est dac, au revoir. Sur ce elle retourna dans son appartement.
Je rentrais à mon tour dans mon appartement et m'assura que mon père n'ai besoin de rien avant d'aller chercher mon fils dans son parc. Je m'approchais doucement de son parc et il était là allongé sur son tapis d'éveil à faire des gazouillis. J'attrapais mon bébé et le serra fort contre moi. Je prévins mon père que j'allais donner le bain à mon fils, Jacob n'était pas encore rentré.
Je déposais mon petit bout dans son transat le temps de remplir sa petite baignoire d'une eau à 37°C. Je préparais ses affaires pour sa sortie de bain et parti le prendre afin de le déshabiller et le plonger dans l'eau. Mon bébé souriait et frappait l'eau avec ses pieds et ses mains, il adorait jouer avec l'eau. Je le regardais tendrement mais mon cœur se serrait au fur et à mesure en me rendant compte que c'était la dernière fois que je lui donnais son bain ou même la dernière fois que je le voyais éclabousser la pièce avec ses petites menottes. Une larme coula au coin de mon œil et sans que je m'y attende mon fils me lança de l'eau au visage comme s'il voulait cacher mes larmes. Mais à peine 10 secondes après Jacob entra dans la salle de bain et nous salua :
-Bonsoir ma petite famille. Nous souriait-il en déposant un baiser sur ma tempe.
-Bonsoir chéri. Le saluais-je. Tu as bien travaillé ? Lui demandais-je.
-Oui, j'ai obtenu une augmentation de 75$ par semaine. C'est déjà ça. Souffla-t-il.
-Angie a préparé du poulet basquaise pour le dîner. Veux-tu mettre la table pendant que je finis le bain de Kellan s'il te plait ? Lui demandais-je.
-Bien sur mon amour à tout de suite. Accepta-t-il.
Après avoir savonné mon fils avec son savon de bébé, je le sortais du bain et l'emmitouflé dans sa sortie de bain. Je m'assurais qu'il soit bien essuyé et réchauffé et j'entrepris de lui faire des guilis sur le ventre ainsi que des petits bisous. Il riait aux éclats et ce son était merveilleux à mes oreilles. J'essayais de m'en imprégner mais je savais que je n'arriverais pas à le réentendre à l'identique même dans mes pensées. Après avoir joué avec lui un moment, je lui appliquais sa lotion et le rhabilla de sa couche, d'un petit body et de son pyjama Winnie l'ourson. Je le repris dans mes bras et une fois encore je le serrais, j'humais sa délicieuse odeur de bébé. Jacob nous appela pour aller à table.
Je déposais mon ange dans sa chaise haute et Jacob lui servit sa petite assiette et ses petits couverts. C'était la dernière fois que je voyais mon bébé manger comme un petit cochon. D'habitude je le reprenais mais pas ce soir, je le laissais en mettre partout ce qui me fit rire malgré moi. Nous discutions à table avec mon père, je regardais successivement mes trois hommes, ceux qui représentaient ma vie. Je me levais pour débarrasser et faire la vaisselle quand mon Jacob m'annonça qu'il allait mettre Kellan au lit.
-Euh Jacob, si tu veux bien… j'aimerai m'occuper du couché de Kellan… Lui demandais-je.
-Bien sur, je vais finir la vaisselle. Il déposa un baiser sur le front de notre fils et lui dit qu'il l'aimait avant de me le mettre dans les bras.
Je me dirigeais vers la chambre avec Kellan. Je pris soin de bien refermer la porte derrière moi. Je m'assis sur le bord du lit qu'occupait mon père et asseyais Kellan sur mes genoux face à moi. Je faisais courir mes doigts sur sa peau afin d'essayer de mémoriser sa douceur, je pris mon portable et fis une photo de lui et une photo de nous deux. Après l'avoir replacé dans ma poche, je commençais à parler à mon fils, après tout je pouvais bien lui dire, il n'irait pas me trahir.
-Mon petit cœur, je sais que tu ne te rends pas bien compte de ce qui se passe mais ton papi a une maladie que tu pourrais avoir toi aussi si papa et moi on ne te fait pas soigner. Malheureusement mon ange les soins coûtent très chers mais maman a trouvé une solution pour que vous puissiez bénéficier des meilleurs soins. (Je commençais à sangloter le plus discrètement possible.) Mais chéri, maman va devoir s'éloigner de toi, je ne le veux vraiment pas mais je n'ai pas le choix. Tu vas surement croire que c'est un abandon mais ça ne l'ai pas. Je vais être très triste sans toi mon amour. Tu es toute ma vie… (Sanglotais-je de plus belle en le serrant dans mes bras, il ne comprenait pas ce qui se passait mais déposa sa petite main sur ma joue, je déposais de tendres baisers dedans.) C'est les dernières heures où l'on se voit mon bébé mais je veux que tu saches que maman t'aimera pour toujours, jamais je ne t'oublierai même si toi tu es trop jeune pour te souvenir de moi un jour.
Mon petit ange baillait à gorge déployé, il était tant de le border. Je le plaçais dans son petit lit et lui glissa son doudou dans les bras (c'était un de mes t-shirt). Je lui chantais une petite berceuse pour qu'il s'endorme ce qui ne tarda pas à faire. Je lui fis un baiser sur la joue et lui dit :
-Je t'aime plus que ma propre vie mon cœur, je te souhaite d'être un homme heureux et en bonne santé, prends soin de toi et de papa. Adieu mon bébé. Pleurais-je.
Je ne pouvais décemment pas sortir de cette chambre dans cet état je devais me calmer d'abord mais j'avais mal si mal, mon cœur était mort de laisser mon fils et je devais encore dire au revoir à mon amour et à mon père mais sans rien leur dire. Après quelques minutes je rejoignis mon père et Jacob à la télé. Je me plaçais entre les deux sur le canapé et m'étala comme une princesse pour être à proximité des hommes de ma vie. Je déposais ma tête sur les genoux de mon père et mis mes pieds sur ceux de mon amour. Il entreprit de me les masser tandis que mon père me caressait les cheveux. Depuis qu'il avait apprit sa maladie, nous étions devenus plus proches, plus tactiles. A la fin du match, mon père annonça qu'il allait aller au lit. Je lui proposais de le brancher à sa foutue machine, celle qui lui administrait des doses médicamenteuses en complément des gélules journalières. Il accepta.
-Merci chérie. Me remercia-t-il après que je l'ai branché.
-C'est normal que je prenne soin de toi mon petit papa. Lui souriais-je le cœur lourd.
-Non, je suis conscient que je te mets pleins de responsabilités sur le dos alors que c'est toi ma fille, ce devrait être à moi de prendre soin de toi. Me dit-il tristement.
-Tu as pris soin de moi suffisamment longtemps, désormais c'est à moi de veiller sur toi, je suis très fier que tu sois mon père. Commençais-je, ayez, la machine était lancée.
-Ma puce c'est moi qui suis très fier de toi, tu es une étudiante brillante, tu as un gentil homme qui t'aime et qui prend soin de toi comme personne, tu es une merveilleuse maman pour ton fils, et tu t'occupe de ton vieux père malade. Merci pour tout le bonheur que tu m'apportes pour la fin de mes jours. Je fondis en larmes.
-Je t'aime papa, merci à toi d'avoir était là pour moi pendant toute mon enfance, pour avoir calmé mes cauchemars, passes une bonne nuit. A demain papa, je t'aime beaucoup. Lui dis-je.
-Je t'aime ma puce. Pas trop de bêtises, je suis assez fatigué ce soir. Me sourie-t-il.
Je pouffais discrètement à sa remarque car ce soir je n'allais pas être sage. J'allais dire adieu à l'amour de ma vie comme il se doit. J'observais mon fils rapidement et sortit de la chambre pour rejoindre mon cœur. Je me glissais dans ses bras tendrement.
-Enfin seuls ma princesse. Me murmura-t-il à l'oreille en me déposant un baiser juste en dessous.
-Oui mon amour, on va pouvoir passer aux choses sérieuses maintenant. Lui soufflais-je en éteignant la télé.
-Qu'as-tu en tête petite coquine ? Entra-t-il dans le jeu.
-Je pourrais peut être te montrer. Lui d'un ton coquin en me retournant sur lui.
Mon amour ne répondit pas mais il s'empara de mes lèvres de sa bouche ainsi que de mes fesses de ses mains. Ses caresses me brûlaient la peau. Je me sentais tellement coupable de ce que j'allais faire mais je savais aussi que c'était la seule solution. Je me laissais cependant porter par la douceur de mon amour. Il déposait une myriade de baisers sur ma peau, le long de mon coup, à la naissance de mes seins… Il caressait mes courbes, remontait ses mains sur mes seins, les palpait à sa guise, je ne l'empêchais pas je me sentais si bien avec mon ange … je me mis à gémir doucement. Après quelques minutes de préliminaires, Jacob se plaça entre mes cuisses et entreprit de me pénétrer tendrement. Plus le plaisir m'envahissait, plus la culpabilité m'envahissait. En pensant que c'était la dernière fois que mon cœur me faisait l'amour, mes larmes se misent à couler d'elle-même. Il était magnifique lorsqu'il prenait du plaisir, je le regardais intensément pour essayer de me souvenir de ses traits dans ces moments là mais il s'aperçut de mes joues striées par les larmes et se stoppa.
-Bébé qu'est-ce qu'il y a ? Je t'ai fait mal ? Me demanda-t-il inquiet.
-Non mon amour, continue je t'en prie, Jacob je veux être tienne. Le suppliais-je en me voulant rassurante.
Encore une fois, il ne répondit rien mais reprit ses mouvements en moi jusqu'à ce que nous jouissions tous les deux ensemble. Nous nous allongeâmes correctement et je posais ma tête sur sa poitrine, à l'emplacement de son cœur. Je souriais à ce son merveilleux.
-T'ais-je dis à quel point tu es magnifique ma déesse ? Me demanda-t-il.
-Non, je ne m'en souviens pas en tout cas. Lui souriais-je durement.
-Alors tu es la plus magnifique de toutes les merveilles du monde. Et je ne parle pas seulement physiquement, tu es bien plus que ça. Me dit-il souriant. En faite je t'aime à en mourir, Isabella Marie Swan, tu es la femme de ma vie.
-Je t'aime aussi mon amour, merci pour m'avoir permis de donner naissance à Kellan, il est super comme son papa. Vous êtes toute ma vie. Lui dis-je les larmes aux yeux.
-Bella pourquoi pleures-tu ? Me demanda-t-il inquiet.
-C'est rien chéri, c'est juste que je pense à la maladie héréditaire de mon père et j'ai peur pour Kellan. Lui mentis-je partiellement.
-Je comprends mon ange, tu sais moi aussi j'ai peur… j'ai tellement peur de vous perdre à tout instant. Depuis l'accident de mon père, je me rends compte qu'on peut perdre si facilement la vie et ça me terrifie. Si jamais je devais vous perdre que ce soit l'un comme l'autre, je pense que je ne m'en remettrai pas Bella. Je t'aime comme un fou. M'avoua-t-il sincèrement. Bon dieu pitié non pas ces mots…Il me rendait la tâche très difficile.
-Jake je suis fière d'être celle que tu as choisie parce que tu es l'homme le plus merveilleux que je n'ai jamais vu, le plus tendre, le plus attentionné, le meilleur des pères… Merci d'avoir toujours était là pour moi, de m'avoir soutenue et encouragé dans tous mes choix, j'espère que tu continueras mon amour. Lui dis-je voyant tout à fait à quoi je faisais référence.
-Je serai toujours auprès de toi ma douce. Bonne nuit, je t'aime trésor. Me salua-t-il. Il devait être fatigué de sa journée de travail et moi comme une égoïste je n'avais pensé qu'à moi.
-Bonne nuit ma vie, mon cœur, je t'aime plus que tout. Lui dis-je en me blottissant dans ses bras.
Il déposa un ultime baiser sur mon front et mes lèvres et s'endormit presque immédiatement. A présent toute ma famille était plongée dans le sommeil sauf moi, je profitais de mes dernières heures ici pour m'imprégner des traits de mon amour, écouter ses légers ronflements… Je devais m'en aller avant que l'un d'eux ne se réveille. Il était déjà près de 4 heures du matin et je décidais qu'il était temps de leur laisser une lettre pour expliquer en partie mon abandon.
Sur ce je glissais la lettre dans l'enveloppe et la laisser sur l'oreiller à côté de Jacob. Avant de quitter l'appartement, je déposais un baiser sur leurs joues pour mon père et mon fils ainsi que sur les lèvres de Jake et leur murmurait que je les aimais plus que tout. Je sortis de l'appartement discrètement pour ne pas réveiller Jacob. Une fois dans le couloir je me mis à courir jusque dans ma voiture et démarra en pleures. Je conduisais à vive allure pour essayer d'évacuer ma rage mais rien n'y faisait. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Je sanglotais fortement. Je martelais le volant de coups de poing…Je n'avais qu'une seule envie à présent… celle de mourir. Malheureusement à la place, je me contentais de vendre mon âme au diable…
