CHAPITRE 5 : Mal au point…
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POV Edward :
J'étais mal… Je ne savais pas depuis combien de temps je m'étais évanoui sur le sol mais le soleil entrait dans la pièce. J'avais vraiment du mal à ouvrir les yeux mais j'entendais très bien. Eva s'affolait autour de moi.
-Oh mon dieu…vite, vite… à l'aide… Hurla-t-elle. Melle Swan appelez une ambulance.
-Pourquoi Eva qu'est-ce qui se… Commença la voix de Bella. Oh mon dieu… Eva aidez moi à le mettre sur le lit s'il vous plaît. Lui lança Bella.
-Mais vous êtes sûre ? Lui demanda-t-elle.
-Oui, oui. J'ai l'habitude ne vous en faites pas. Lui répondit Bella.
Bella et Eva passèrent chacune un bras autour de ma taille et me trainèrent difficilement jusqu'à mon lit. Bizarrement lorsqu'elle avait posé l'une de ses mains sur mon estomac pour me soutenir mon corps tout entier avait été parcourue d'un frisson énorme malgré l'état pathétique dans lequel je me trouvais. Elles m'allongèrent toutes deux et Bella demanda à Eva de lui apporter de l'antiseptique, du paracétamol, des bandes et des pansements. Elle s'asseyait ensuite sur le bord de mon lit et me caressa les cheveux en me parlant.
-Edward tu m'entends ?
-Humm…. Fut tout ce que je réussie à lui répondre tant ma mâchoire était douloureuse.
-D'accord c'est déjà bien. Mon dieu, qu'est-ce qui t'es arrivé… Ça va aller Edward, je vais m'occuper de toi… Tu vas voir, je vais te soigner, je te le promets… Me dit-elle toujours en me caressant les cheveux et le visage très doucement.
-Madame j'ai trouvé que ça. Intervint Eva en désignant une boîte de je ne sais quoi.
-Ce n'est pas grave Eva, voulez-vous bien descendre à la cuisine et apporter le petit déjeuner à Monsieur s'il vous plait. Lui demanda gentiment Bella. Je crois qu'Eva n'avait pas l'habitude d'autant de gentillesse, mon père ou ma sœur l'aurait envoyé à Seattle pour faire la course.
-Bien Madame. Lui répondit la femme de maison.
-Eva, je vous en pris, appelez-moi Bella. Lui demanda mon infirmière personnelle.
Lorsque notre employée sortit de la chambre, Bella entrepris de me soigner en appliquant de l'antiseptique à l'aide d'un coton sur les plaies de mon visage.
-Attention, ça va un peu piquer. Me précisa-t-elle.
-… Je grimaçais seulement sous la douleur.
Après qu'elle est finie de panser mes blessures et qu'Eva eu montait mon plateau, elle entreprit de me redresser légèrement afin de me faire avaler les comprimés de paracétamol avec un peu de jus d'orange. La douleur me tiraillait malgré la douceur infinie de Bella. Après quelques minutes, elle me signifia qu'elle devait partir en cours mais qu'Eva prenait sa suite jusqu'à son retour. J'avais toute confiance en Eva mais sans que je ne comprenne pourquoi, je me sentais bien seul après le départ de ma belle. Houlà, qu'est-ce qu'il m'arrivait « ma belle »… Je devais avoir pris un gros coup sur la tête moi.
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POV Bella :
Avoir trouvé Edward dans cet état m'avait bouleversée plus que je ne l'aurais cru. Je ne savais pas ce qui s'était passé mais il avait sacrément morflé le pauvre. Je ne savais pas pourquoi mais voir mon futur « beau-fils » aussi mal me pinçait le cœur. J'avais pris soin de lui mais j'avais du partir en cours.
Sur le campus, je jouais un peu à cache-cache parce que comme je m'en doutais Jacob ne m'aurait pas écouté. Il était là mais pas seulement lui, il y avait aussi ses amis de la réserve qui avait du accourir à son aide. Il avait l'air de chercher quelqu'un sur le campus et je devinais si aisément qu'il s'agissait de moi. Lorsque j'étais tombée nez à nez avec Seth et Paul j'avais du leur expliqué sommairement et leur faire promettre de ne pas dire à mon amour qu'ils m'avaient vu. Quand j'avais vu mon ange me chercher j'avais littéralement fondu en larmes alors que je n'avais qu'une envie : celle de me blottir dans ses bras et me rende compte que tout ça n'avait été qu'un horrible cauchemar. Malheureusement tout était bien réel. J'avais travaillé avec Jasper et Alice sur un devoir donc je rentrais assez tard au manoir. Aro était déjà rentré, il se délectait d'un whisky et d'un cigare en jouant au billard. Dès que j'eu foulé le sol du salon, il releva les yeux vers moi.
-Bonsoir mon ange. As-tu passé une bonne journée ? Me demanda-t-il.
-Bonsoir. Comme une journée de Fac où j'avais un devoir de groupe à faire. Lui dis-je banalement en omettant volontairement le petit épisode de ce matin.
-Tu veux un verre ? Me proposa-t-il.
-Non merci, je vais plutôt aller me rafraichir avant le dîner. Lui répondis-je en ayant une autre idée derrière la tête.
-Bien on dînera à 19H00. Me rappela-t-il.
J'étais partis me débarbouillé à la salle de bain rapidement puis voir Edward. Je frappais légèrement à sa porte mais comme elle était entrouverte, je pris ça pour une invitation à entrer. Edward était assis dans un fauteuil devant la fenêtre, il semblait perdu dans l'horizon. J'aurais mis ma main au feu qu'il avait pleuré aussi. Il me faisait extrêmement mal au cœur et je ne savais pas pourquoi. Je m'approchais prudemment de lui et une fois à sa hauteur, je déposais ma main sur son épaule pour lui signifier ma présence. En guise de réponse il plaça la sienne sur la mienne et blottit sa tête contre mon avant-bras. Il devait avoir besoin de beaucoup de réconfort.
-Edward… Tu veux m'en parler ? Lui intimais-je.
-… Mutisme total venant de sa part mais je voyais bien son menton trembler ce qui traduisait les larmes qu'il retenait.
-Tu ne veux pas parler… Très bien je vais parler pour toi. Tu te sens rejeté par ta famille parce que tu es différent d'eux. Tu te sens seul et délaissé et tu as l'impression que dans ta famille, personne ne t'aime. Et au vue de ce que j'ai pu voir au cours de ce dernier jour, il est vrai qu'ils prennent tous un malin plaisir à t'humilier et toi tu es à bout. Tes nerfs lâchent et je te comprends. Ils ont tord de te rabaisser tout le temps… Parce que je trouve que tu vaux largement mieux que ton frère et ta sœur réunies. Toi au moins tu es intéressant sans être faux et calculateurs. Ais-je raison ? Lui demandais-je tout de même ne voyant aucune réaction de sa part.
-… Je devais avoir touché juste car il éclata en sanglots en se cramponnant à mon bras.
-Chut… Je suis désolé, je ne voulais pas te faire pleurer, s'il te plait. Lui dis-je désolée.
-Je n'ai personne Bella, tu as raison… Personne ne m'aime. La seule personne qui tenait à moi n'est plus de ce monde… Je veux en finir Bella… C'est trop dur de vivre… Pleura-t-il de plus belle.
-Je suis là… moi. Me dit-elle en caressant mes cheveux comme ce matin. Qu'est ce qu'il t'est arrivé ? Me demanda-t-elle en frôlant légèrement mes blessures avec ses phalanges.
- J'ai désobéi, j'ai étais puni. Dit-il d'une voix comme si c'était normal.
-Tu as désobéi à qui ? Qui t'as puni ? Lui demandais-je.
-Mon père… Souffla-t-il.
-Edward, je ne sais pas ce que tu as fait mais ça ne mérite pas une telle correction…Ça c'est sur. Je vais dire deux mots à Aro. Soufflais-je en dégageant mon bras de son emprise.
-Non attends… Paniqua-t-il. Ne lui dis rien, s'il sait que je t'en ai parlé, que je t'ai parlé tout court d'ailleurs ce sera pire pour moi et je n'ose pas imaginer un seul instant s'il s'en prenait à toi… Fait attention à toi Bella, mon père n'est pas ce qu'il semble être. Tu devrais sortir de ma chambre maintenant. M'ordonna-t-il sans toute fois être méchant.
Sans aucune réponse de ma part, je fis ce qu'il m'intimait et sortis de sa chambre. Il avait réellement peur de son monstre de père. Ses paroles me repassaient dans la tête alors que je regagnais la salle à manger « Ne lui dis rien, s'il sait que je t'en ai parlé, que je t'ai parlé tout court d'ailleurs ce sera pire pour moi et je n'ose pas imaginer un seul instant s'il s'en prenait à toi… Fait attention à toi Bella, mon père n'ai pas ce qu'il semble être. ». Je savais qu'Aro n'était pas un sein mais de là a passer à tabac son propre fils… C'était plus qu'ignoble, j'obéissais à Edward même si j'étais très en colère contre lui… et malheureusement je devais tout accepter pour mes amours.
Le repas n'avait pas été une partie de plaisir pour moi. Edward était descendu difficilement et ne m'avait pas adressé une seule parole en revanche Jane n'avait pas arrêté de se venter, elle devait avoir des chevilles énormes. Mais comme si cela ne suffisait pas Aro avait décidé de parler de l'organisation du mariage, il voulait qu'on se marie assez rapidement et il avait jugé qu'un mois était largement suffisant pour tout préparé si on faisait appel à une société organisatrice de mariage.
Une fois passé je lisais tranquillement sur le sofa du salon quand Aro s'approcha dans mon dos. Il passa ses bras autour de mon buste, décala mes cheveux et glissa de « tendres » baisers le long de ma nuque. J'en frissonnais de dégoût mais mon futur époux avait compris tout autre chose.
-Hum… Isabella tu es succulente… Me dit-il.
-Aro… Commençais-je.
-Je sais ma douce fiancée tu veux attendre le mariage… mais peut être que tu pourrais me donner une petite avance… surtout que ce n'est pas comme si tu étais pure… Me susurra-t-il.
- Pas ce soir Aro, je préfère qu'on choisisse le menu pour le mariage. Tentais-je.
-Bien comme tu voudras. Céda-t-il tout de même.
Ouf j'avais évité le pire. On avait donc passé une bonne partie de la soirée à parler du mariage et surtout du repas comme je le désirais. Après plusieurs heures de négociation, de discussions avec des relations culinaires d'Aro, nous avions conclus à de la gastronomie française.
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MENU
Entrée
Crapaudine de Caille aux airelles
Eventail de fois gras aux truffes et aux piments d'Espelette
Château YQUEM 1er cru classer supérieure1982
Poisson
Sole Dieppoise et son riz sauvage safrané
Verget Chablis Valmur Grand cru 1995
Trou champenois
Viande
Tournedos Rossini et ses pommes château
Vin : Château Lafitte Rothschild 1953 Pauillac rouge
Dessert
Opéra accompagné de sa crème anglaise à la verveine
La pièce montée
Champagne : Champagne A.O.C Cristal Roederer 2002
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Après ce menu bien copieux, je décidais qu'il était tant pour moi d'aller me coucher mais avant je voulais faire un arrêt dans les appartements d'Edward. Juste histoire de vérifier qu'il va bien enfin j'essayais de m'en convaincre. Mais la vérité était tout autre… La vérité c'est que mon fils et mon amour me manquent terriblement et j'ai mal au cœur. Je n'avais aucune envie de me retrouver dans cette grande chambre vide… Le seul dans cette maison à qui j'avais envie de parler était Edward… La seule personne un minimum intéressante dans ce manoir. J'arrivais devant la porte d'Edward et frappa hésitante. Aucune réponse… J'attendais encore quelques minutes mais rien… Sans que je ne sache pourquoi je me mise à pleurer à chaudes larmes mais j'essayais de ne pas faire de bruit pour alerter personnes. Je me retournais doucement pour partir en direction de ma chambre quand j'entendis le cliquetis de la serrure et la porte s'ouvrir derrière moi. Je regardais discrètement pour apercevoir la jolie chevelure d'Edward, il parut horrifier quand il vit mes yeux pleins de larmes. Contre toute attente, il m'attrapa par le poignet et m'attira dans ses bras. Il nous tira à l'intérieur de sa chambre, referma la porte derrière nous mais ne me relâcha pas. Au contraire, il me serrait les épaules et plaça une de ses mains dans mes cheveux pour essayer de me calmer mais à l'inverse mes pleures redoublèrent d'intensité.
-Chut… Bella… Tu veux m'en parler… Aro t'as fait quelque chose ? Me demanda-t-il.
-Non…C'est…
