Chaque jour : une histoire…

Rating : M (attention : un peu de lemon !)
Genre
: Romance
Couple : Hibari x Tsuna
Disclaimer : Dans un hurlement de rage et le visage baigné de larmes, je m'efforce à le dire : Sawada Tsunayoshi et tous les autres personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Ak*BIP* Am*BIP*
Notes : Ceci est un recueil de ficlets. Je ne sais pas vraiment comment ça marche, j'ai juste comprit que ça faisait moins de mille mots. Je ne tient pas en compte les petites notes et tout ça au-dessus donc je ne sais pas si j'ai tort. Si c'est le cas dîtes le moi et je ferais attention à l'avenir ^^" Merci pour ta review C-Dark-Dream parce que perso, j'étais assez insatisfaite du résultat ^^"


Ô combien j'aime ton sang…

Par cette sombre nuit d'été, Tsuna n'arrivait pas à savoir s'il devait se sentir heureux ou être complétement effrayé. Les sensations se mêlaient en lui dans un tourbillon d'émotions. Essoufflé, il tira sur sa chemise qui collait à sa peau, poisseuse et trempé de la sueur qui émanait de son corps éreinté. Une nouvelle fois, il fut tiraillé entre l'envie de se rendre et de s'abandonner à lui une fois encore, et l'envie de prendre les jambes à son cou et de le fuir. Car il n'était pas certain que son corps supporterait une nouvelle fois ses assauts.

Son dilemme arriva pourtant à son terme quand il sentit sa main glacée se refermait sur son épaule, tel un étau de fer alors qu'il savait désormais sa fuite impossible. Malgré cela, Tsuna ne s'avoua pas vaincu. Tant qu'un souffle d'air subsisterait, il se battrait ! Il plongea ses mains dans son sac et se dégageant vivement de son étreinte, il se retourna vers le préfet de discipline les mains tendues vers lui.

Un silence s'écoula pendant lequel Hibari le regarda, incrédule.

- Je peux savoir ce que tu fais Tsunayoshi ?

- Euh… et bien je...

Cette fois, le rouge qu'il avait sur les joues n'était pas dû à sa fatigue, mais à la honte devant laquelle il venait de s'exposer. Il se jura s'il sortait vivant de cette entrevue qu'il porterait plainte contre Wikipédia pour avoir répandu de fausses informations ! L'ail et la croix en argent ne faisaient absolument aucun effet à Hibari ! Des larmes de dépit perlèrent à ses paupières alors qu'Hibari s'emparait de son poignet pour l'amener contre lui.

- Hi… Hibari-san. Pas aujourd'hui s'il te plaît…

- Et pourquoi pas ? Tu n'en as pas envie ? susurra le préfet à son oreille d'une voix suave, laissant glisser ses lèvres jusqu'à sa nuque découverte et tendue.

- Ce… ce n'est pas que je n'en ai pas envie mais Hibari-san… C'est… ça fait déjà cinq fois dans la journée que tu as bu mon sang. Je suis complétement épuisé ! La première fois tu m'as menacé de m'empêcher d'aller en cours, la deuxième d'aller aux toilettes, puis tu m'as confisqué mon bento, tu m'as menacé d'appeler Reborn pour lui dire que j'avais soi-disant séché les cours et tu m'as aussi menacé de déclencher une bagarre avec Gokudera ! Qu'est-ce que ça va être ce soir ? Tu vas m'empêcher de rentrer chez moi ?

Tsuna planta un regard empli de colère sur Hibari alors qu'il essayait de reprendre son souffle. Il en avait plus qu'assez. N'était-il qu'une réserve de nourriture aux yeux du préfet de discipline ? Ne représentait-il rien d'autre à ses yeux. La peine l'emportant sur sa colère, il baissa les yeux afin de lui dissimuler ses larmes.

- Alors ? C'est quoi l'excuse ce soir ?

Hibari soupira et tendit la main afin de saisir son menton entre ses doigts et l'obligea à relever la tête vers lui. Leurs regards plongèrent l'un dans l'autre pendant une fraction de seconde avant que son gardien des nuages ne se penche vers son visage et que sa langue, chaude et humide, ne vienne cueillir une larme qui s'était égaré sur sa joue rosie par l'émotion.

- Hi… Hibari-san ?

- Si je suis là ce soir, c'est tout simplement parce que je te veux toi. J'en envie de toi. Plus que ton sang à la douceur du miel, je veux pouvoir sentir la chaleur de ton corps. Ton sang, ton corps, ta peau, tes lèvres… et ton cœur. Je veux pouvoir tout posséder de toi…

Dès cet instant, Tsuna comprit qu'il avait perdu et toute résistance fut anéantie quand il sentit l'étreinte des bras d'Hibari autour de sa taille alors que sa bouche glissait lentement contre sa nuque, ses dents pointues perforant sa chair tendue et tremblante d'excitation. Il sentit un liquide chaud s'écouler et tacher sa chemise. Mais il s'en moquait complétement. Tout ce à quoi il pensait alors qu'Hibari l'emmenait jusqu'à chez lui, c'était à ses bras autour de ses cuisses alors qu'il le portait sur son dos comme un enfant. Un enfant qui avait seulement besoin de sa présence pour être heureux.

Lentement et avec une infinie douceur, Hibari ôta leur vêtement, gardant ses lèvres prisonnières entre les siennes, glissant sa langue dans l'étroit passage de sa bouche en feu pour un baiser dont il était le maître. Un baiser fougueux et passionné, tantôt chaste, tantôt empreint de lubricité. Tsuna, troublé se laissait aller à découvrir les plaisirs charnel avec celui envers qui il avait toujours éprouvé plus qu'un simple lien entre un patron et son subordonné. Son sexe tendu ne cessait de frotter contre celui d'Hibari comme un appel à la luxure. Il l souhaitait. Il le désirait. Il le voulait en lui. Corps et âme. Lui appartenir. Pour l'éternité. Dans un hoquet de douleur, il pleura quand il sentit le sexe d'Hibari pénétrait en lui et blessait sa chair, s'enfonçant plus encore, toujours plus loin. Mais avec tellement de douceur. Les va et vient qui faisait grincer le lit était violent. L'échange devenait presque bestial, l'air teinté de violence et de sauvagerie.

Mais dans les yeux d'Hibari, il n'y avait que de l'amour.

Dans un râle de plaisir, il le sentit libérer sa sève en lui alors qu'une veine pulsait à son cou ravagé par ses crocs.

Il y avait la douleur. Mais il y avait aussi le plaisir.

Et il y avait ses yeux emplis d'amour alors que ses lèvres murmurait un tendre : je t'aime.