Toute réclamation orthographique est à adresser à Hallolo, ma chère Bêta!
Sinon, c'est pas parce que je demande pas de review que vous devez resté silencieux. Toute voix est bonne à entendre^^
Sur ce,
Bonne lecture!
Chapitre deux: bug
Toute la ville est détruite. Toute.
Des quelques immeubles qui tiennent encore debout s'échappe de la fumée, noire et âcre. Les flammes sont morte, elles n'ont plus rien à manger. Les voitures, les bus, les trams... renversés, pliés, explosés.
Tout est détruit.
La population? Elle traîne, ça et là. Les cadavres mutilés offrent au sinistre paysage un peu de couleur. De couleur rouge. Là, une femme aux cheveux bleus, aux grands yeux de cette même couleur, ouverts d'effroi. Tout près, un homme. Son corps n'est rien qu'un ramassis de débris de chaire et de sang. On y distingue un éclat lavande. Et là, immobile, une autre femme. Non, une enfant. Elle ressemble à la première...
Et il y en a tant d'autres... Tous silencieux. Tous morts. S'il y a des vivants? Il semblerait bien que non. Le cataclysme, aussi inconnu que destructeur, les a tous décimé.
Et là, au milieu des ces ruines, quelque chose bouge. Ce qui au loin semblait être un immeuble s'avère être autre chose.
Un autre chose bien plus affreux que tous ces morts.
ooOoo
Goten avait suivit tout les guerriers dehors, mais à l'inverse d'eux, ne s'était pas envolé pour rejoindre son appartement, en ville, ou la maison de ses parents, dans les montagnes. Non, il alla s'assoir dans l'herbe, non loin de la salle de gravité et attendit.
Peu de temps eut à passer avant que Trunks ne le rejoigne. L'héritier Briesf resta un instant debout, à le considérer de toute sa hauteur, avant de s'assoir à coté de lui.
- Alors? Demanda Goten après un court silence.
- Il dort.
Trunks ne dit rien d'autre. Il n'aurait jamais su comment expliquer ses sentiments si Goten l'avait interrogé, ce que, par chance, le cadet Son ne fit pas. De toute façon, l'héritier Briefs savait qu'il n'en avait pas besoin. Même s'il y avait plus de quatorze ans qu'ils étaient séparés, les choses entre eux n'avaient pas changé. Il leur suffisait toujours d'une parole, d'un regard pour se comprendre.
- Quatorze ans... siffla-t-il en posant sa tête sur l'épaule du demi-Saïyen.
Goten se tendit un peut. Il y avait régulièrement des instants ou la frontière de leur amitié et celle de leur amour, toujours brûlant, c'était clair, se confondaient. Mais il n'était pas sûr que ce soit une bonne chose. Après la mort de son père, Trunks avait changé, et pas en bien. Il était devenu distant, mystérieux. Comme le Prince. Il n'avait plus d'yeux que pour l'entraînement. Goten ne voulait pas de se Trunks-là. Il n'en avait jamais voulu. C'était ce qui l'avait poussé à rompre alors...
Cependant ce soir était particulier. Après tout, avec la résurrection de Bree, l'état mental de son ami ne devait pas être beau à voir. Il préféra donc rester immobile. De toute façon, Trunks ne semblait pas motivé pour aller plus loin, alors...
La nuit, toujours silencieuse, continua son chemin, puis, après plusieurs minutes de calme:
- Tu me manques, murmura le fils de Végéta, alors que le sommeil le gagnait.
ooOoo
Goku faisait tourner dans sa main la Dragon Ball. Il ne comprenait pas pourquoi elle ne s'était pas échappée comme les autres. Pourtant, en apparence, elle n'avait rien de particulier. Elle brillait toujours de son éclat de cristal qui le forçait à penser à l'âme de son grand-père.
- Goku, viens dormir.
Le Saïyen soupira et posa la Ball sur un coussin pour qu'elle ne tombe pas, avant de se déshabiller pour rejoindre son épouse. A la demande de Bulma, ils étaient restés à la Corps mais tout les autres étaient repartis, ne sachant pas comment se conduire avec Bree.
- Que va-t-il se passer? questionna Chichi en s'installant contre son Saïyen.
- Je ne sais pas, répondit Goku.
Madame Son soupira, de fatigue et de tristesse, avant de demander:
- Tu va repartir?
Là, Goku prit le temps de réfléchir. Pouvait-il repartir, rejoindre son élève qui attendait, loin d'ici?
- Non.
La réponse qui aurait du satisfaire Chichi ne fit qu'accentuer sa tristesse. Il ne comprit pas pourquoi. C'était pourtant évident. En temps de paix, quand personne ne ressuscitait, il partait à l'autre bout du monde entraîner un inconnu, laissant sa famille entière sur le carreau, et maintenant... Il ne restait pas pour elle, ou même pour ces fils, non, il ne restait que pour le Prince.
Chichi quitta l'étreinte de son mari et lui tourna le dos, n'ayant pas le cœur à se serrer contre cet homme si égoïste. Son geste étonna grandement Goku, qui resta silencieux un instant, avant de dire, dans le silence de la nuit, sentant qu'il le devait sans savoir pourquoi:
- Pardon.
ooOoo
Bree rouvrit les yeux. Encore.
Ô comme elle pouvait haïr cette sensation: lorsque le regard s'accoutume à l'obscurité environnante, que les bruit tout autour d'elle était à nouveau perceptible,.... Quand elle ressentait une nouvelle fois le monde qui l'environnait.
Elle se redressa en se demandant si s'était vraiment juste. N'avait-elle donc pas assez payé au cour de sa vie? Les entités supérieures qui régissaient le Destin étaient donc si sadiques pour lui faire cela?
Non, il n'en était pas question. Pas après tout ce qui s'était passé. Pas après avoir enfin eu le repos qu'elle voulait. Certes pas aussi noblement qu'elle l'aurait voulu, mais au moins l'avait-elle eu.
Non, elle ne les laisserait pas s'amuser encore une fois à son détriment.
Bree quitta le lit dans lequel on l'avait déposée, puis la chambre. En parcourant les couloirs de la Corps, qui s'illuminait petit à petit des premier rayons du levant, elle constata que toute les photographies de sa personne avait été retiré. Bon, il est vrai qu'il n'y en avait pas beaucoup non plus mais bon...
A ce constat, elle se sentit étrange.... Presque soulagée. Bulma avait fait son deuil. Trunks aussi. C'était bien. C'était une preuve de plus que sa présence ici n'était qu'une erreur.
A pas lents, elle gagna les étages et entra dans une chambre déserte. Elle s'avança jusqu'à la baie vitrée qu'elle ouvrit. Le balcon était l'un des plus élevés du manoir, Bree sourit à cette pensée avant de grimper dessus. Elle écarta les bras, regarda le ciel qui se colorait légèrement.
Elle n'avait pas peur. Sa présence ici était une erreur, un bug, une fausse note. Elle allait réparer ça.
Bree se laissa tomber dans le vide, repensant à toute ces fois où il lui avait suffit d'élever son ki pour s'envoler.
ooOoo
Bulma se réveilla avec l'aube. Morphée la fuyait et de toute façon, elle n'avait pas de temps à perdre. L'émetteur qu'elle et son père essayait de faire fonctio....
Bree.
Alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine, la jeune femme se rappela à la présidente si soudainement qu'il lui fallu s'arrêter pour reprendre son souffle.
Elle était vivante. Vivante. Après toute ses années, alors que son fils lui avait formellement interdit d'utiliser les Ball pour commettre un telle crime. Végéta, Bra et Pan, eux, ne s'étaient pas gênés. Ils ignoraient tout des conséquences de leurs actes et s'ils venaient à le découvrir... Ils s'en voudraient sans doute à vie!
Décidée, Bulma prit le chemin de la chambre de Bree. Elle toqua et entra, sans réaliser qu'à cette heure-ci, on dormait sans doute encore.
Les volets n'avaient pas été tirés, ce qui laissait les rayons du soleil entrer sans problème, inondant de lumière la pièce totalement vide.
Vide. Il ne fallut pas une seconde à Bulma pour gagner la chambre des Son. Se contrefichant des bonnes manières et du risque qu'elle prenait (en énervant Chichi) elle se précipita sur Goku qu'elle secoua vigoureusement, ignorant la couverture qui glissait, laissant voir plus de choses qu'elle ne le devrait.
- GOKU !! GOKU !!!!
- Bul....ma ? Répondit Chichi, à côté, en se redressant, alors que le Saïyen, lui, dormait toujours.
Madame Son regarda un instant le manège de son amie, avant de réaliser que si elle continuait ainsi, elle allait bientôt tout savoir de son époux.
- BULMA!! EXPLIQUE-TOI!! cria-t-elle en rabattant la couette sur son mari.
- GOKU!! Réveille-toi!
Alors qu'il papillonnait enfin des yeux, la présidente de la Corps se décida à expliquer son comportement:
- Végéta à disparu!
- Végéta, mon Végéta ? Demanda Chichi, toute colère envolée.
- Non! Le mien!
- Qu'est-ce qu'il y a? Articula difficilement Goku en se redressant.
- Ecoute! Lui crièrent les deux femmes en même temps. Puis Bulma continua. J'ai peur qu'il fasse une bêtise.
- Ce serait justifié...
- JE M'EN FICHE!!! Imagine l'état des enfants! Ils seraient choqués s'ils venaient à réaliser l'ampleur de leur bourde! Il faut retrouver Végéta et le convaincre de devenir Bree Briefs!
Goku, parfaitement réveillé maintenant, et Chichi, regardèrent la plus si jeune femme que cela, incrédules:
- Tu te rends compte de se que tu veux?
Les larmes aux yeux, Bulma répondit:
- Je sais mais... Bra... Elle ne le supporterait pas si elle venait à découvrir la vérité.
Il ne fallut pas longtemps aux deux autres pour réaliser que se serait la même chose pour Pan et Végéta. Surtout pour Végéta. Apprendre que l'on a fait revenir quelqu'un qui ne le souhaitait pas, bon, on pouvait digérer, avec le temps. Mais apprendre que sa mère était en réalité un homme changé en femme?
- Je le cherche.
Goku quitta le lit et alla dans la salle d'eau, se saisissant au passage de ses vêtements qui traînaient de-ci, de-là afin de pouvoir se rhabiller.
- Il ne....
- Toujours pas.
Les deux femmes, rouge de honte pour Chichi, de gène pour Bulma, n'osait se regarder. Une minute plus tard, lorsque Goku revint, c'était toujours le cas.
- Il est toujours ici. Dit-il, sérieux.
- Ici?
Goku acquiesça en quittant la chambre, suivi par Bulma. Il rejoignit le jardin, ou Trunks et Goten dormaient dans les bras l'un de l'autre. Quand diantre allaient-ils se faire la paix, ses deux là? Pensa-t-il.
- Où...?
Bulma n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'elle le vit. Il n'avait pas prit le temps d'enlever la robe. Trunks ne l'avait pas fait et sans doute cela ne faisait pas partie de ses préoccupations. On ne pense sans doute pas à la tenue qu'on porte lorsqu'on veut mourir.
Elle se précipita sur le corps désarticulé de la jeune femme qui gisait au pied du manoir et chercha un pouls. Il était là. Faible, mais là.
- Goku... Goku!
Le Saïyen, lui, n'avait pas bougé. Son regard fixé sur les auréoles de sang sur le tissu blanc, il commençait à douter du bien fondé de sa quête.
Si Végéta voulait mourir, ne devait-il pas...?
- GOKU!!!
Bulma était agenouiller près de son corps, hésitant à le touché, par peur d'aggraver les choses.
A suivre...
