HAAAAA!!!! M***** je viens de me rendre compte que j'ai une semaine de retard! j'aurai du publier vendredi dernier!! Fallais me le dire! me rappeler à l'ordre! j'aurai posté!! Haaa! je suis désolée! vraiment désolé, de vous avoir fait attendre si longtemps! Gomen! Gomen! Désolée! Sorry! vraiment! Verzeihung! désolée!!!

sinon, je vous souhaite une bonne lecture!


Chapitre trois boite noire

Comme ayant fait un cauchemar, Bree s'éveilla soudainement. Assise dans son lit, elle reprit son souffle pendant plusieurs secondes, avant de réaliser une chose essentielle: elle était vivante. Et en bonne santé.

Elle se leva précipitamment pour se regarder. Enfin, elle ne portait plus l'hideuse robe blanche avec laquelle elle s'était réveillée plus tôt, mais un pyjama simple et informe qui avait sans doute fait son temps. Pas besoin de l'écarter pour deviner qu'elle n'avait aucune séquelle de sa chute.

Elle se précipita sur la fenêtre, paniquée, pour réitérer son geste mais ne parvint pas à l'ouvrir. De toute évidence, quelqu'un avait deviné quelle seraient ses pensées à son réveil. Qu'importe. Elle tourna les talons et couru jusqu'à la porte mais, une fois la main sur la poignée, se figea.

Voulait-elle réellement sortir? Risquer de croiser quelqu'un, et devoir s'expliquer? Expliquer une faiblesse si indigne d'elle?

Suffocant, elle recula de quelques pas, jusqu'à heurter la table qui décorait la chambre, et à laquelle elle n'avait prêté aucune attention. Là, dans cette chambre, Bree se sentait séquestrée. Prise entre cette fenêtre close sur une mort impossible et cette porte donnant sur un futur hypothétique dont elle ne voulait pas.

Ignoblement prisonnière, elle étouffait, comme prise d'une crise de claustrophobie. Sans la table sur laquelle elle prenait inconsciemment appuis, elle serait pathétiquement étalée par terre à pleurnicher sur son sort.

Il n'en était rien.

Elle était debout, à chercher de l'air, le regard posé sur l'unique chemin qui s'offrait à elle. Cette abominable porte qui révélait tant de gens, tant de choses, tant de sentiments, sur lesquels elle pensait avoir tiré un trait.

Lorsque sa main heurta un objet dur, qui glissa de la table dans un bruit sourd, son instant de panique cessa. Ce choc sur sa main, ce bruit à ses oreilles, avaient sonnés comme une horloge, un réveil. Elle avait sursauté en se demandant où elle était avant de se redresser, perdue.

Puis elle s'était tournée vers l'objet qui était tombé: aux pieds de la table, traînant sur le sol, miraculeusement intacte, une grosse boite noire attendait patiemment qu'on vienne l'ouvrir.

ooOoo

Bulma, Chichi et Videl tenaient ce qu'il était assez commode d'appeler une table ronde. Leurs époux, pour Mesdames Son bien entendu, avaient été conviés à participer mais Goku avait prétexté un entraînement alors que Gohan devait aller travailler.

Videl soupira. C'était toujours ainsi avec lui. Bien sur il aimait sa fille, s'en occupait mais... A chaque fois qu'il fallait faire figure d'autorité, Monsieur se défilait. Alors évidement, elle passait pour la méchante.

- Je pense qu'il ne faut pas être trop dures avec eux, dit-elle pour rompre le silence qui régnait depuis plusieurs minutes.

Ce qui lui attira les foudres des deux autres femmes. Elle préféra plonger dans sa tasse de thé que de justifier son point de vue. De toute évidence, si elle n'était là, ce n'était que parce que Pan était sa fille et qu'il aurait été mal vu que Bulma, ou même Chichi la punisse à sa place. Pour le reste, elle ne devait sans doute pas avoir son mot à dire.

En même temps, Videl n'arrivait pas à trouver de mot non plus pour exprimer son sentiment à l'égard de son enfant. Bien sur, elle était en colère, car elle avait fait une bêtise. Mais son acte était purement charitable, et elle ne voulait que le bien de Végéta. Enfin, Végéta Junior. Cela devait entrer dans la balance. Sans doute. Sûrement. Enfin...

- Il faut les séparer.

Finit par lâcher abruptement Bulma, rompant les pensés de Videl, si abruptement qu'elle eut du mal à comprendre, puis, une fois la phrase analysée, elle comprit et s'écria:

- Quoi!?

- Mais enfin, s'exclamait Chichi, elle aussi surprise, ils ont grandi ensemble! Ce trio est...

- Infernal. Coupa et finit la présidente de la Corps.

Elle se leva et leur tourna le dos pour aller regarder par la fenêtre. Dans le jardin, sous la surveillance de Goten, Pan, Bra et Végéta s'amusaient dans la piscine. Il était vrai que le magnifique soleil de cette fin d'après-midi s'y prêtait largement. Bulma sentit son cœur se serrer mais elle expliqua tout de même sa pensée:

- Si on les sépare pas, ils vont chercher à comprendre pourquoi Végéta à crié sur son fils quand il l'a vu. On ne peut pas se permettre qu'ils découvrent quoi que se soit. Ils sont trop jeunes.

Les deux autres femmes avaient parfaitement compris qu'en disant « Végéta », elle parlait de son Saïyen, celui-là même qui ne figurait plus sur une seule photographie du manoir, celui-là même dont le nom avait été oublié, celui-là même qu'elle avait rayé de sa vie.

- Même séparés, ils chercheront à savoir...

- Non.

Elle détourna son regard des enfants, spectacle au combien douloureux et poursuivit:

- Si on les sépare, ils voudront se retrouver. Toute leur énergie sera tournée vers cet unique but. Ils en oublieront le reste. Vous êtes d'accord ?

Les Mesdames Son se jetèrent un regard, incertaines, puis Chichi rappela à Bulma que sa belle-fille vivait à deux pas de chez elle.

- L'une de vous deux doit déménager.

- HEY! S'énerva Videl, c'est pas parce que ma fille à fait une bêtise qu'on doit pour autant...

- Ce n'est pas une simple bêtise, coupa la Présidente de la Corps, plus froide que l'acier. Elle a ressuscité Bree, elle a ressuscité Végéta, alors qu'il avait abandonné. Elle est allée contre sa volonté.

Videl déglutit, réalisant à quel point Bulma devait souffrir de la situation. Elle se souvenait que, après que Trunk ait détruit le corps de Bree, la plus si jeune femme que ça avait eut la même idée que les enfants, mais, alors que le temps passait, qu'elle attendait le bon moment pour partir à la recherche des Dragon Ball, Bulma avait réalisé une chose importante: elle n'avait pas le droit de forcer Végéta à vivre. Pas comme ça. Et là, sa fille commettait l'erreur qu'elle s'était refusée de faire.

- D'accord... on va... on va déménager.

ooOoo

Bree avait ramassé la boite, curieusement intriguée par cette dernière, et était retournée s'asseoir sur le lit, la posant sur ses genoux. Pendant un instant, elle avait hésité à l'ouvrir, comme s'il s'agissait là de la mythique boite de Pandore. Puis elle avait soulevé le couvercle.

A l'intérieur, il y avait des tas de chose, qu'elle reconnu immédiatement comme étant à elle. A elle, avant.

Elle en tira en premier un long carré de tissu, une taie d'oreiller, d'un blanc immaculée. Que faisait une taie dans une boite? Ses narines de Saïyenne lui apprirent qu'elle portait encore son odeur, son ancienne odeur. Elle la regarda un instant, la tenant à bout de doigt comme si elle était contaminée, puis la posa délicatement sur le lit.

En dessous, elle trouva une affreuse chemise rose qui lui tira un sourire. Et un souvenir. Avec nostalgie, elle la tira de la boite: le premier vêtement terrien qu'elle avait accepté de mettre. Après examen, elle la mit avec la taie, sur le lit.

Puis elle regarda à nouveau dans la boite: une paire de gant blanc. Ceux qu'elle portait lorsqu'il fallait se battre. Par habitude et aussi un peu par préciosité. En les tenant, Bree hésita à les enfiler, puis y renonça et les mis de côté.

Sous les gants, elle trouva un ticket. Il lui fallu un petit instant pour décrypter les inscriptions presque effacées, puis elle reconnu le titre d'un opéra. Le tout premier d'une longue liste, oui, elle n'était pas si barbare, qu'elle était allée voir en compagnie de Bulma.

Puis, tout au fond de la boîte, sous le peu d'objets retraçant ce qu'elle était et ce qu'avait été sa vie sur Terre, il y avait des photographies. Pas beaucoup. Même pas une dizaine. Les doigts tremblants, elle se saisit d'une première et l'observa.

S'observa. Avant. Elle était seul, ne regardait pas l'objectif. Sans doute prise sans qu'elle ne le sache, alors qu'elle allait s'entraîner, au vu de sa tenue.

Elle se saisit d'une autre: elle, toujours. Et son fils. Son vrais fils, Trunk. Petit, presque bébé. En pleine séance de yoga. Sans doute le début de l'entraînement du petit. Sans doute n'était-elle pas plus au courant pour cette photo que pour la première.

Et la suivante, c'était pareil. Et pour toutes les suivantes aussi. C'était elle, toujours. Cet homme au regard sombre, à la mine sévère, à la silhouette sportive, c'était elle. Elle le savait.

- C'est moi, murmura-t-elle. C'est moi.

Pensive, elle remit tout dans la boîte qu'elle referma soigneusement.

- C'est moi.

Puis, ne sachant qu'en faire, elle alla reposer la boîte sur la table avant de se rasseoir sur le lit. Le regard posé sur la boîte, elle continua de murmurer de temps à autres « C'est moi »

Après ce qui devait être des dizaines de minutes à la fixer, on toqua à la porte. Bree sursauta, comme si elle se réveillait, et se leva, parcourant du même temps la distance qui la séparait de la table.

- Bree? Tu es réveillée?

La porte s'ouvrit sur Bulma. Bree se retourna, cachant dans son dos la boîte, comme si elle ne voulait pas que quiconque la voit. L'idée que c'était très certainement Bulma elle-même qui la lui avait donnée ne lui vint pas à l'esprit.

- Bree, ça va?

La jeune femme se sentit hésiter. C'était l'instant fatidique ou elle allait définitivement prendre part à cette foutue vie à laquelle on l'avait une fois de plus enchaînée. Elle craignait de franchir le pas.

- Je... vais bien.

Ce qui était totalement faux, pas besoin d'être psychologue pour le voir. Mais Bulma lui sourit.

- Bien, alors, quand tu seras prête, pourrais-tu venir dans le salon bleu, nous avons à te parler.

- Pas de problème.

Encore un sourire et la présidente de la Corps s'éclipsa. Bree soupira, comme soulagée. Elle avait l'impression d'avoir passé un teste. Sans savoir si oui ou non elle l'avait réussit.

Elle se retourna et regarda la boîte. En peu de temps - quelques minutes - cette chose avait réussi à prendre une place monstrueuse dans sa...vie. Ce n'était pas sans raison. Elle devait trouver ce qu'elle devait en faire. Et vite car elle devinait que c'était capital pour elle.

Capital.

A suivre....