Chapitre corrigé!
bonne lecture
Chapitre quatorze Oh Macumba!
Oob était sur les docks, assis sur le béton froid, à regarder la lune se refléter sur la mer sombre. Le jeune homme, bientôt vingt ans, ne se sentait pas à sa place. Bien sur, pour lui qui avait grandi dans le désert, la ville lui était étrangère mais il y avait autre chose. Il pesait sur le manoir Brief une ambiance lourde, dérangeante à laquelle il était étranger. Le pauvre garçon ne comprenait pas la raison du malaise mais devinait qu'il ne fallait poser aucune question.
Évidement, l'arrivée éminente d'ennemis y était pour quelque chose mais Oob se doutait qu'il y avait autre chose. Alors qu'il accueillait beaucoup de monde, le manoir était calme: tout le monde, et même les enfants, restait enfermé dans sa chambre ou sa salle préférée. On pouvait presque dire que les invités du manoir s'évitaient.
Alors Oob s'était éloigné lui aussi. Étranger et mal à l'aise, ne connaissant quasiment rien à l'histoire, si ce n'était que Bree n'aurait pas du être ressuscité, il avait préféré fuir. Le port s'était imposé dans son esprit lorsqu'il s'était envolé. Pour lui qui avait grandit dans le désert, ce lieu inhospitalier, il aimait regarder l'océan. Ce trop plein d'eau l'apaisait.
Dans son dos passait les marins d'un pas rendu incertain par l'alcool. Mais ils ne le voyaient pas. Oob était discret, sa timidité le rendait invisible au monde qui passait près de lui. Le jeune homme en était rassuré: il n'aimait pas parler à des inconnus.
Alors que Oob était plongé dans ses pensée, non loin de lui claqua une porte et des rires gras se firent entendre. Puis, au milieu des rires, un cri de colère.
- Lâchez-moi, bande de malpropres !
Ayant juré de protéger la Terre et ses habitant, Oob ne pouvait ignorer la bagarre à quelque mètre de lui. Alors il se leva et alla voir.
Bien qu'étant venu à plusieurs reprise, le jeune homme n'avait jamais remarqué la boite de nuit, le « Macumba Club », dont les néons coloraient le béton et la mer de sang artificiel.
À quelque pas de l'entré, quelques dockers, cinq, entourait une jeune femme. Oob s'approcha en la détaillant. Elle avait la peau sombre et de longs cheveux frisés. Ses lèvres pulpeuses étaient tordues par la colère et ses yeux bruns brillaient de fureur. Malgré sa taille forte, ou justement à cause d'elle, Oob ne peut s'empêcher de souligner mentalement qu'elle était belle.
- Porc ! Cria-t-elle dans une autre langue lorsqu'un des hommes, derrière elle, lui saisit les bras.
Oob reconnu immédiatement le dialecte employé. La jeune femme était de son pays. Entendre parler sa langue dans un endroit si éloigné rendit le jeune homme nostalgique. Mais il n'était pas temps de s'apitoyer: la jeune femme avait des problèmes.
- Messieurs, intervint Oob en s'approchant. Est-ce que vous pouvez laisser cette jeune femme tranquille ?
Comme il s'y attendait, on lui rit au nez. Si Oob approchait de la vingtaine, qu'il s'entrainait tout les jours pour devenir l'homme le plus fort de la planète, il avait gardé la silhouette maigrichonne qu'il avait lors du tournoi d'arts martiaux ou il avait rencontré son sensei.
- Te mêle pas de ça, gamin.
- Va donc jouer ailleurs.
Lui dirent-ils. Même la jeune femme, un demi-sourire sur les lèvres rajouta :
- Va-t'en avant d'avoir des ennuis.
Elle avait un accent chantant qui fit sourire le jeune homme. Oob s'approcha encore. D'un geste rapide, il saisit l'oreille du docker le plus proche et le força à se pencher en avant:
- Je réitère ma demande: laissez cette jeune femme tranquille.
Bien sûr, au lieu de l'écouter, les quatre hommes, maintenant en colère, se jetèrent sur lui. Avec facilité, il repoussa le premier d'un coup de poing dans le ventre, le second d'un coup de pied sur le visage, le troisième d'un coup de genou dans les parties intime et le dernier d'une baffe qui l'envoya heurter le mur du Macumba Club.
Un coup chacun avait suffis à assommer les hommes. Satisfait, Oob lâcha l'oreille du cinquième et s'approcha de la jeune femme.
- Impossible, fit la jeune femme, figée de stupeur.
- Désolé. Lui répondit Oob, dans la même langue ce qui stupéfia plus encore la jeune femme.
- Mais qui t'es? Et pourquoi tu t'excuses?
- Je m'appelle Oob, Madame...
- Oob? Incroyable! S'écria-t-elle en faisant un pas vers le jeune homme. Oob! L'espoir du village...
- Comment vous appelez-vous? Pourquoi je ne vous avez jamais vu au village?
- J'ai quitté le village peu de temps avant ta naissance. Expliqua-t-elle. Je m'appel Tshanza.
- Tshanza... répéta Oob, rêveur.
Il y eut un silence entre les deux, chacun observant l'autre. Oob remarqua que, sans être vieille, Tshanza était plus âgée que lui. Cependant, bien qu'intimidé, le jeune homme finit par demander s'il pouvait lui offrir un verre. Il eut pour réponse le rire fort de la jeune femme qui lui répondit:
- Il est quatre heures du matin, gamin. Tout est fermé.
- Ha. Demain alors?
- C'est gentil petit, mais je travail demain. Merci pour ton aide. Elle étouffa un bayement puis reprit: A une prochaine!
Et elle se détourna pour partir. Oob observa son pas rapide disparaître dans l'obscurité de la nuit. Bientôt, il n'entendit plus que le bruit de ses talons frappant le sol. Après quelques minutes à écouter le claque régulier des chaussures qui s'éloignait, alors que les cinq hommes se réveillaient, Oob soupira puis s'envola en direction du manoir Brief.
ooOoo
Bulma avait toujours été très fière de sa fille. Outre les faits de tout les enfants, apprendre à marché, à faire du vélo, à écrire, la petite avait démonté et remonté entièrement son mobile à l'âge de quatre ans, avait construit un robot-chien à huit et gagner le concours « les p'tits géni » à dix.
Oui, Bulma était très fière. Et c'est en ressentant toujours autant de fierté que Mademoiselle Brief alla toquer à la chambre de sa fille ce soir là, deux jours avant l'arrivé des Saïyens. Elle la trouva au lit, en train de lire une revue scientifique.
- Ma chérie, ça va ?
- Maman ? fit Bra, surprise de la voir hors de son laboratoire. Oui, ça va. Et toi ?
- Oui. Bulma s'approcha et s'assit sur le bord du lit. Ma chérie, dit-elle encore en caressant ses longs cheveux bleus.
- Maman, tu m'inquiètes.
Bulma sourit, puis tira de derrière son dos l'insecte de métal chargé de sa surveillance. Bra se sentit défaillir en le voyant entre les doigts de sa mère. Elle savait que sa génitrice avait sans doute déjà compris se que c'était.
- Heu… C'est… En fait…
- Qui espionnes-tu encore ?
La voix de Bulma était douce et tranquille. La vielle femme savait qu'avec sa fille, qui avait le foutu caractère de son père, crier ne servait à rien. La petite lui répondait sur le même ton.
- Maman…
- Qui ? insista l'ex-Présidente de la Corp.
- Chichi et Bree.
Les sourcils de Bulma tressautèrent. Bra crut que c'était de colère mais il n'en était rien. En réalité, l'information l'intéressait grandement. Une surveillance complète de Bree lui permettrait sans doute de savoir enfin qui était le père de Végéta Junior. Mais il y avait des choses dans l'histoire que Bra ne devait pas savoir. Quel était le pourcentage de risque que ces choses remontent à la surface ?
Bulma resta silencieuse presque deux minutes, à réfléchir à la situation. Près d'elle, Bra s'inquiétait. Elle attendait une sanction qui ne venait pas. Lorsque sa mère parla enfin, ce qu'elle entendit la sidéra :
- On va faire un pacte toute les deux. Tu n'espionnes plus ni moi, ni Chichi…
- Mais… !
- Ecoute-moi. Tu ne nous espionnes plus et en échange, je t'aide à découvrir qui est le père de Végéta.
- Pardon ?
- Tu m'as bien entendu. Je t'aiderai si tu jure de ne plus nous espionner, Chichi et moi.
- Mais Bree, je peux…
- Tu dois, même. Alors ? Demanda Bulma en tendant la main.
- Heu…
Le marché était étrange, dérangeant. Que pouvait bien apporter à sa mère de savoir qui était le père de Végéta ? Qu'est-ce que ça pouvait lui faire ? Mais Bra se savait sauver pour le moment aussi serra-t-elle la main de sa mère :
- Marché conclu.
Elle avait l'étrange impression de vendre son âme.
- Bien sûr, tout ceci reste secret.
- Bien sûr.
Les deux femmes Brief se sourirent, l'une satisfaite, l'autre mal à l'aise alors que la poignée de main qui celait leurs pacte se prolongeait.
A suivre…
