Je ne ressoit toujours aucune alerte, ça commence à me souler... Cela dit, ça ne m'empêchera pas de répondre aux review^^ Et elle sont toujours bienvenue, bien sur^^

Ce chapitre est corrigé,

bonne lecture!


Chapitre quinze La colère de Végéta

Shinji faisait tourner le petit carton blanc que le professeur Oro lui avait laissé avant de partir en réfléchissant. Il l'avait d'abord jeté, rageur, énervé d'être pris pour un idiot puis son instinct l'avait poussé à le récupérer. Il ne comprenait pas pourquoi.

Maintenant qu'il était chez lui, dans son fauteuil, une bière à la main, la télévision allumé sans le son, Shinji n'arrivait pas à décrocher du travail. Et surtout de la conversation qu'il avait eu avec le professeur. C'était pourtant insensé.

Bree Brief était morte. Il avait vu son corps, à la morgue. La pauvre enfant n'avait pas voulu survivre à la mise au monde de la progéniture de son violeur. Car nul doute qu'elle ait été violée. Elle était folle, de toute évidence, mais elle avait été abusée. L'un était sans doute lier à l'autre.

Shinji soupira. Même si l'affaire remontait à des années, il s'en souvenait comme si elle s'était déroulée la veille. Tout avait été si étrange… de l'apparition de cette Brief malchanceuse à ses enfants « difformes » en passant par ces gens hors norme…

- Tout va comme tu veux ?

Shinji sursauta et se tourna vers l'entrée du salon. Son épouse se tenait dans le cadre de la porte, un verre de vin à la main. Il lui fit un sourire pour la rassurer mais elle n'était pas dupe.

- Shinji, ça va ? demanda-t-elle encore en venant s'asseoir près de lui.

- Edith… Tu te souviens de Bree Brief ?

Edith Lio, assistante sociale de son état, recula et observa son époux, curieuse. Elle avait remarqué son regard absent et sa mine sérieuse, mais n'avait pas pensé un instant que cela pouvait avoir un rapport avec une enquête si vieille. Elle finit par répondre :

- Oui, je m'en souviens.

Même s'ils s'étaient rencontrés grâce au travail, ils n'en parlaient jamais à la maison. Bien trop déprimant. Edith se demandait ou il voulait en venir en ressassant une affaire aussi ancienne.

- Si tu avais une chance de… comprendre cette affaire… tu le ferais ?

- Tu as une piste ? Si longtemps après ? C'est fantastique. S'écria-t-elle. Puis elle reprit, plus calme. C'est terrible. Affreux…

- Non. Il n'y a pas… d'autres victimes.

Shinji se souvenait très bien du diagnostique de son collègue lorsqu'il avait lu rapidement le dossier à la sortie de l'hôpital, presque quatorze ans plus tôt. Il avait dit, fataliste, qu'une agression pareille allait se revoir, qu'un type aussi violent n'allait pas s'arrêter à une fille mais pourtant, Shinji n'avait plus revu de cas similaire.

- Un type est venu à mon bureau. Expliqua-t-il. Il dit qu'il sait des choses… sur Bree Brief. Inutile de tout lui dire, Edith ne le croirait pas. Déjà lui n'arrivait pas à le croire… Il m'a laissé sa carte.

- Alors appelle-le.

- Tu crois ? Je sais pas. Ca remonte à loin et il avait l'air pas très net.

Son épouse prit le temps de réfléchir puis elle se pencha pour déposer un baiser sur la joue rugueuse de son mari. Elle se releva ensuite pour retourner en cuisine et dit, sur le seuil du salon :

- Hum… Au pire, tu perdras deux heures de ta vie. Au mieux, tu élucideras l'enquête la plus étrange que tu n'ais jamais rencontré.

ooOoo

De l'autre coté de la route, cachés derrière de lourde muraille, se dressaient les trois immenses dômes qui constituaient le manoir Brief. Peu de gens pouvait se venter d'avoir franchis les gigantesques grilles qui scellaient l'entrée : la famille Brief vivait recluse, préférant quitter le manoir à chaque occasion donner, que d'y recevoir du monde.

Pourtant, malgré la réputation des hauts murs, la limousine du professeur Oro, avec à son bord ce dernier et Shinji, entra sans problème. Le policier observa la bouche ouverte les trois dômes qui composaient le manoir, entouré de verdure et d'animaux aussi sauvages que rares.

Finalement, alors que la voiture gagnait le garage, Shinji se tourna vers l'étrange vieil homme et lui demanda pourquoi il était ici :

- Je vois bien que vous ne me croyez pas, répondit le docteur.

- On parle d'extraterrestre et de résurrection aussi, murmura le policier en quittant la voiture.

Il se retourna pour aider Oro à quitter la voiture puis se pencha pour récupérer le dossier de l'enquête « Bree Brief » qu'il avait prit avec lui. Les deux hommes s'étaient donnés rendez-vous dans un café et avaient beaucoup parlé, Shinji démentant ce que le professeur lui disait, preuve à l'appuis.

- Allons, venez. Je vais vous prouver que je ne mens pas.

Toujours sceptique, Shinji suivit. Ils passèrent par la cuisine et se figèrent en constatant que la pièce n'était pas vide. Une femme leurs tournait le dos pour se préparé à manger.

- Ha justement ! s'exclama Oro en s'approchant. Bree, ma chère je voulais vous voir.

La jeune femme pivota pour demander au scientifique ce qu'il lui voulait mais sa voix se coinça dans sa gorge lorsqu'elle vit qui l'accompagnait. Shinji lui-même fit deux pas en arrière et laissa tomber le dossier qu'il tenait, tant il était choqué.

Mais personne ne prit garde aux feuilles qui s'étalaient sur le sol. Bree se demandait pourquoi le policier, dont elle se souvenait parfaitement et qui était toujours reconnaissable malgré le temps passé, faisait ici.

Inversement, Shinji avait parfaitement reconnu Bree Brief. L'image de son corps sans vie, dans le froid de la morgue, flottait devant ses yeux mais pourtant, la jeune femme était là, plus vivante que jamais, n'ayant pas prit une ride.

- Si nous allions discuter dans un endroit calme, intervint Oro en montrant la sortie.

Bree acquiesça, ne voulant pas que quelqu'un d'autre discute avec l'inspecteur au risque d'en apprendre plus qu'il ne le fallait, et Shinji suivit sans réfléchir, toujours sous le choc.

ooOoo

Végéta avait un creux. Les évènements à venir, les confessions de Bree sur son rôle à tenir face aux Saïyens, ne lui avait pas coupé l'appétit. Au contraire, stressé par l'arrivé imminente de guerriers inconnus, son rôle dans la supercherie mise en place et surtout, son malaise face à Chichi, sa véritable mère, lui donnait envie de manger encore et encore.

Pourtant, arrivé dans la cuisine, le jeune garçon oublia son estomac lorsque son regard se posa sur un tas de feuille, par terre. Curieux, il s'accroupit pour les ramasser, n'oubliant évidement pas de les lire.

Mais, au file de la lecture, son regard s'assombrit alors que son ki grimpait, dangereusement. Il ne remarqua pas que la cuisine commençait à trembler, ni l'entrée brusque de Trunks suivi par Goku, non, son esprit s'était fermé sur l'information que les feuilles contenait.

Il était le fruit… d'un viol.

De rage, il laissa éclaté son ki mais Goku ayant sentit venir le drame, posa rapidement une main sur son épaule avant de se téléporté dans le désert. L'énergie dégagée par l'enfant l'envoya heurté un bloc de pierre, à plusieurs mètres de là.

- Végéta… dit-il en se relevant.

Mais l'enfant ne l'écoutait pas, perdu dans sa rage, il avait passé le troisième stade du super-guerrier. L'air vibrait d'une énergie brûlante et destructrice. La Terre elle-même gémissait, douloureusement déchiré par le ki.

- Végéta ! Calme-toi !

Mais au lieu d'obtempérer, le jeune garçon attaqua, ayant besoin d'évacuer sa colère dans un échange violent.

ooOoo

Au manoir, Bree n'écoutait pas se qui se disait. Shinji et Oro parlaient, d'elle, mais elle s'en fichait. Elle sentait les murs tremblait et avait reconnu la même énergie qui avait déjà ébranlé la demeure, quelque jours plus tôt. Elle se demandait ce qui se passait pour que l'enfant s'énerve encore.

Puis soudain, tout se calma. Les murs ne tremblèrent plus. La jeune femme se leva pour aller à la fenêtre, et vit une intense lumière à l'horizon. Elle savait ce que c'était, d'ailleurs, il ne fallut que quelques secondes pour que son fils n'entre dans le salon.

- P.. Bree, je crois qu'on a besoin de toi. Végéta à trouvé ça. expliqua-t-il en tendant le dossier du policier.

Trunks n'avait pas suivit Goku, au lieu de cela, il s'était penché sur les feuilles qui avaient énervé Végéta. Lui-même avait sentit la colère grimpé en les survolant. Mais, se doutant que quelques mots ne calmeraient pas le gamin, il avait recherché le ki de Bree.

- Yamcha. Répondit la jeune femme

- Quoi ? Lui ? Mais…

- Il faut Yamcha.

Répriment un accès de colère, Trunks fit demi-tour et gagna le salon principal où l'ex-star du Base Ball regardait la télévision en compagnie de Chichi, Videl et les enfants. Le Président de la Corp. n'eut le temps de rien dire, Bree le dépassa et demanda à son « compagnon » de la conduire à Végéta.

- Moi ? Mais… Le regard sombre de Bree, s'ajoutant au ki de l'enfant qui pulsait à plusieurs kilomètres de là, le fit céder. Ok.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Chichi, inquiète, ayant elle-même sentit l'explosion.

Elle ne s'en était pas alarmée, ayant l'habitude des colères de son fils, mais l'attitude de Bree conjuguée à celle de Trunks l'inquiétait.

Yamcha ne répondit pas, souleva Bree, ignorant le regard colérique de Trunks, et quitta le salon puis le manoir. Chichi le regarda faire, puis se tourna vers son filleul pour lui demander des explications mais hélas pour elle, le jeune homme avait suivit Yamcha et Bree.

ooOoo

Dans les airs, Yamcha retint un grognement en constatant la présence du demi-Saïyen. Il ne dit pourtant rien et accéléra. Plus ils s'approchaient de la source de ki, plus il faisait chaud. Nul doute que la colère de Végéta était la plus puissante qu'il n'ait jamais eu.

L'ancien guerrier se demandait la raison d'une telle colère même s'il ne voulait pas vraiment savoir, ayant sa petite idée. Il se demandait aussi pourquoi Bree était venue le voir. Dans ses bras, elle regardait l'horizon, complètement immobile, tâchant de masquer au mieux sa peur.

La jeune femme l'évitait, on comprenait aisément pourquoi, et n'avait dit à Végéta que le stricte minimum : qu'ils allaient devoir jouer à la petite famille. Mais pour l'humain, il n'était pas encore temps de faire le papa autoritaire. Les Saïyens n'étaient pas encore là, il n'avait donc rien à voir avec l'enfant.

Finalement, ils atteignirent la zone de combat, ravagé par les deux guerriers qui s'affrontaient. Goku ne faisait que se défendre, n'ayant même pas prit la peine de passer le premier cap du Super Saïyen, alors que Végéta frappait avec une tel rage qu'on aurait pu croire qu'il cherchait à tuer son adversaire.

A peine eurent-ils posé le pied sur le sol que Bree se libéra de l'étreinte de Yamcha et s'approcha de son fils.

En sentant le ki de sa mère biologique approcher, Végéta détourna son attention de Goku et se tourna vers elle, toujours le stade trois passé. Il la regarda s'avancer, ne sachant s'il devait fuir ou tombé à genoux pour s'être énervé.

Finalement, malgré l'aire saturé d'énergie, Bree arriva devant lui. Elle prit le temps d'observer la chevelure doré qui cascadait dans le dos de l'enfant, de détailler ses yeux verts, se demandant si elle devait lui en vouloir d'avoir atteint le stade resté inaccessible pour l'Autre.

- Viens, finit-elle par dire en posant une main apaisante sur son épaule.

L'enfant se calma instantanément, sa chevelure redevenant noire, tout comme ses yeux, et se laissa conduire à l'écart.

Goku, qui reprenait son souffle, les mains appuyées sur ses genoux, les observa s'éloigner, devinant qu'ils devaient parler au calme. Il allait demander à Trunks et à Yamcha –pourquoi était-il là, lui ?- de partir, lorsqu'il sentit trois ki inconnu s'approcher de la planète.

Ho non, pensa-t-il, les Saïyens arrivent.

A suivre…