Je n'ai plus de chapitre en avance, ce qui explique mon retard : je m'en excuse et jure que cette fic n'est pas abandonnée, bien au contraire, j'ai plein d'idée pour la faire avancer, mais hélas, je n'ai pas vraiment le temps de les coucher sur word, aussi je vous demande de la patiente. La suite viendra. Promis.

Bonne lecture


Chapitre seize : les volets clos

Shinji regardait l'horizon depuis la fenêtre du salon ou lui et le professeur Oro s'entretenaient. Le vieil homme avait cessé de parler pour laisser au policier le temps d'assimiler ce qu'il avait appris. C'était un défis de taille, on parlait tout de même d'un guerrier maudit ramené d'entre les morts par un dragon surpuissant.

Pourtant, Shinji savait que tout était vrai. Outre la vue de Bree, déclarée morte des années plus tôt, l'histoire que lui avait conté le professeur cadrait parfaitement avec les évènements sur lesquels il avait enquêté.

Shinji poussa un soupir et appuya son front contre la vitre fraiche. Dire que tout ce qu'il croyait, tout ce qui rendait son monde logique était faux : la Terre était peuplé d'êtres trop puissants, qui dans l'ombre, veillaient à sa sauvegarde, aidé par un Dieu qui n'était autre qu'un extraterrestre. La mort elle-même n'était plus une crainte, puisqu'il suffisait de sept boules de cristal pour revenir à la vie.

Le pauvre homme se senti défaillir, submergé par toutes ses informations qui venaient détruire ses croyances. Pour ne pas perdre pied, il se tourna vers Oro et lui demanda, la voix mal assurée :

- Pourquoi m'avoir dit tous ça ? Pourquoi m'avoir mit dans la confidence ?

- He bien… Malgré tous ce que je vous ai dis, il plane encore des mystères…

- Bree.

- Exacte. On ne sait toujours….

A cet instant, retentit une sonnerie. Oro s'excusa et tira de la poche de sa veste un téléphone portable dernier cri.

- Oui… Pardon ?... Vous êtes… Combien ?... Trente ? Vraiment ?... Très bien, j'arrive.

Le vieux professeur avait blanchis alors qu'une étrange panique le gagnait. Fébrile, il rangea le téléphone, s'excusa auprès du policier et lui demandant de ne pas bouger de là. Sans se soucier de toutes les questions de Shinji, il claqua la porte et s'enfuit dans le manoir.

L'inspecteur hésita, se demandant ce qu'il avait à gagner à lui obéir. Bien sur, le mystère Bree Brief méritait qu'on se penche dessus. Après des années de réflexion inutile, ne trouvant pas la clé de ce mystère, l'idée d'enfin réussir était tentante. Mais d'un autre coté, tous cela –le dragon, la résurrection, tous était trop étrange. Effrayant même.

Alors, après plusieurs interrogations, Shinji quitta le salon et s'aventura dans les couloirs du manoir, à la recherche de la sortie.

ooOoo

Lorsque Bree fut assez éloignée pour que même les oreilles Saïyennes n'entendent pas ses paroles, elle stoppa et se tourna vers son fils. L'enfant tentait de retenir ses larmes en reniflant bruyamment. La jeune femme sentit la colère la gagner.

N'était-il pas fils de prince ? N'était-il pas celui qui avait passé le troisième stade ? N'était-il pas un guerrier ? Un combattant ? Sans pitié, elle lui saisit le menton pour le forcer à la regarder :

- Cesse de geindre, grogna-t-elle, le visage marqué par son humeur.

- Je…

- Arrête ! Te lamenter ne changera rien au passé. Ce qui est fait ne peut être défait.

- Je m'excuse ! Je ne savais pas ! Si on m'avait dit que mon père était…

Avant qu'il ne dise un mot de plus, Bree le gifla. La violence du cou, même s'il n'était pas douloureux pour l'enfant, le fit taire. Choqué, il regarda sa mère biologique trembler de rage et cracher, les yeux brûlant de colère :

- Le passé est le passé ! Il ne sert à rien de le ressasser !

Bree se frotta les yeux en cherchant les bons mots pour calmer l'enfant. La situation la gênait : personne ne devait savoir. Et elle ne savait pas comment faire face. L'acte était loin, enfouis aux tréfonds de sa mémoire, elle ne voulait pas en reparler. Finalement, après un instant de silence, elle reprit, la voix moins assurée :

- Je ne voulais pas de toi. J'ai tous fait pour te détruire. Mais rien n'y faisait. Les nourrissons Saïyens ont une conscience de leurs entourages très développé tu sais. Tu t'es battu pour vivre. Elle fixa son regard dans les yeux sombres de son fils et termina : tu es un guerrier. Depuis toujours. Alors ne me déçois pas.

Végéta ne savait pas trop comment interpréter les dernières paroles de sa mère biologique. Avait-elle dit cela dans le seul but de le faire taire ? Etait-ce juste une demande faite en l'air pour le rassurer ou avait-elle réellement un peu de respect pour lui ?

Mais avant qu'il ne émettre la moindre question, Goku se matérialisa près d'eux, suivit dans la seconde de Trunks et Yamcha. Le guerrier posa une main amicale sur l'épaule de Bree et lui signala l'arrivé des Saïyens. Après un instant de choc silencieux, la jeune femme se dégagea et se rapprocha de Yamcha alors qu'à l'horizon, dans les nuages, se dessinait la silhouette d'un vaisseau.

ooOoo

Shinji avait réussi à atteindre le jardin. Avec un soupire soulagé –quel labyrinthe cette maison !- il remonta l'allée qui menait à la grille. Arrivé devant la sortit, il se retourna pour observer le manoir. Faisait-il bien de partir ?

Bien sur, toute cette histoire loufoque avait de quoi effrayer même le plus courageux des hommes, mais ne voulait-il pas savoir ? S'était son métier après tous. Malgré toute ses histoires à dormir debout, un crime avait eut lieu. Rien de surnaturelle ou bizarre. Juste un crime. Purement humain. N'était-ce pas à lui de résoudre l'énigme et enfin clôturer une affaire qui avait durée trop longtemps ?

Alors qu'il réfléchissait à ce que lui avait appris Oro, les yeux de Shinji se posèrent sur les fenêtres de l'étage. Son regard fut capté par l'une d'entre elle dont les volets étaient clôt. Il se demanda pourquoi. Tous les stores étaient levés. Pourquoi était-ce différent pour celle-ci ?

D'un naturel très curieux, chose logique lorsque l'on connait son métier, Shinji fit demi-tour et regagna le manoir. Si ses calcules étaient exacte, la pièce se trouvait au troisième étage. Hélas, du fait de la forme de la demeure –un dôme- il n'était pas sur de la trouver.

Après un long moment de recherche et plus d'une dizaine de porte, l'inspecteur commença à douter. Sa curiosité était grande, mais s'il ne trouvait pas la pièce en question, elle ne serai pas rassasiée, et s'était bien parti pour…

La porte ne s'ouvrait pas. S'était la treizième qu'il essayait pour être exact. Il avait été à deux doigts de laisser tomber lorsqu'il se heurta à une serrure verrouillée. Devinant qu'il touchait au but, il s'agenouilla tout en sortant quelques petits outils bien pratiques pour crocheter les serrures. Etre flic apprenait quelques astuces bien utiles parfois.

Quelques secondes plus tard, un déclic lui appris qu'il avait déverrouillé la porte. Avec empressement il se releva, rangea ses outils et entra. Les gonds grincèrent, mécontent d'être utilisé après ce qui devait être des années de repos.

De la pièce, plongée dans l'obscurité totale, une forte odeur de poussière se faisait sentir. Posant un mouchoir devant son nez, Shinji tâtonna pour trouver l'interrupteur. Après quelques échecs –et ayant posé sa main dans des choses gluantes et filandreuses- il toucha au but.

Il s'agissait d'une chambre. Resté inutilisé depuis bien longtemps à en jugée par la quantité de poussière et de toiles d'araignée qui s'étaient formées. Le policier observa un instant les multiples reflets que lui renvoyait le miroir brisé de l'entré, avant de se tourner vers la pièce.

Il ne s'attarda pas sur les canapés ou la télévision. Non, son regard fut capté par les lourds rideaux qui venaient s'ajouter aux volets. Le lit n'avait ni draps, ni couverture : il s'agissait d'un matelas laissé nu.

Pourquoi cette chambre avait-elle été laissée à l'abandon ? Sur la table de chevé, Shinji vit un magazine. Il s'en saisit, souffla pour voir sa couverture et se figea : il avait quatorze ans. Le policier se retourna et on regard se posa une fois encore sur le miroir. Et il réalisa. S'était la chambre de Bree. Et à en jugé par son état, s'était…

- C'est ici que ça c'est passer. Murmura-t-il en laissant tomber le magazine de surprise.

ooOoo

Une ombre escortée du bruit assourdissant de réacteur planait au dessus du désert. Sans hésitation, le vaisseau cargo s'était orienté vers le ki le plus grand de la planète, qui à l'heure actuelle était celui de Végéta.

L'enfant avec dans son dos, sa mère biologique et son pseudo père, observait la descente de l'engin tout en méditant ce qu'il avait appris de Bree. La jeune femme n'avait montrée aucune pitié, aucune douceur. Elle lui avait simplement confirmé ce qu'il avait lu dans le dossier, sans cherché à défendre l'enfant qui était né de l'union forcé.

Près d'eux, Goku et Trunks s'agitaient. De toute évidence, ils n'étaient pas près pour cette rencontre et ils la craignaient. Rien ne se passait comme prévu. La tension était palpable et le moindre mot, le moindre geste, pouvait déclencher un drame.

Enfin, après ce qui semblait être des heures d'attente, le vaisseau se posa non loin d'eux. Avec appréhension, les cinq terriens observèrent sa porte s'ouvrir et une rampe se déployer. Dans la fumée qui se dégageait des réacteurs encore chaud, on distingua trois silhouettes.

Les étrangers firent quelques pas pour aller à la rencontre du comité d'accueil. Le premier, celui du milieu, était le plus grand de tous. Géant, large d'épaule, chauve si ce n'était une crête d'un noir bleuté, il portait, en plus de l'armure Saïyenne réglementaire, une longue cape rouge sombre.

A sa droite, un jeune homme, à l'allure plus frêle qu'une fille, vêtu d'une tunique de tissue léger, gardait les yeux baissé. Sa longue chevelure bleue cachait son visage et il avait la peau bleu pâle. Ses bras étaient repliés sur lui-même, comme s'il cherchait à se protéger.

Le troisième et dernier, a la gauche du géant était un jeune homme à la longue chevelure rouge retenue en queue de cheval haute. De taille et de poids similaire à Carot, il se tenait droit et fier, mais son regard ne quittait pas Bree. S'il portait lui aussi une armure classique, et même s'il ressemblait à un humain, il était évident qu'il n'était guerrier de l'espace, tout comme l'autre tout bleu.

La jeune femme n'avait pas conscience de l'attention dont elle était sujette, son regard était posé sur le géant alors que de très vielles images, issu de la petite enfance de l'Autre, passait devant ses yeux. Combo. S'était lui, le géant, le général des armées Saïyennes, connu pour sa cruauté et sa force. Inconsciemment, elle avait fait un pas en arrière pour se cacher derrière Yamcha, Trunks et Goku.

Les trois hommes, ayant vu son geste, sans se concerté, se rapprochèrent pour formé une barrière infranchissable et protéger la jeune femme. Dans le silence le plus complet, les deux partis se jaugèrent, comme s'ils étaient au début d'un combat, essayant de deviner la force de l'autre.

Après de longue minute de silence, Combo fit encore un pas et les salua poliment. Bree prit son courage à deux mains et traduisit. Le regard du général se posa sur la jeune femme, cette Saïyenne apparue miraculeusement après tant d'année. Il eut le plaisir de la voir baisser les yeux, visiblement gênée. Apeurée ?

- A qui appartient-elle ? Demanda-t-il rudement en s'adressant au trois hommes.

Au lieu de répondre, suivant les anciennes coutumes de son peuple, Bree traduisit la question et Yamcha, après une seconde de réflexion, une autre d'hésitation, fit un pas en avant. Le visage sévère, les muscles tendus, il essaya de se faire plus fort qu'il n'était et répondit :

- A moi.

Yamcha devinait dans son dos Trunks et Goku qui rongeaient leur frein, désireux d'arrêter immédiatement cette mascarade immonde, préférant un bon combat à une mise en scène ignoble mais il tâcha de les ignorer, son attention entièrement focalisé sur Combo.

Le général eut un sourire en baissant les yeux sur le plus si jeune homme que ça. L'humain faisait trois têtes de moins que lui et n'avait presque pas de ki à en jugé par le dispositif qu'il portait devant l'œil gauche. Se n'était qu'un insecte. Il pouvait l'écraser d'un simple cou de poing. Il se pencha pour planter ses yeux dans le regard sombre de l'homme et demanda, amusé :

- Pourquoi ?

Bree traduisit une fois de plus et, après un silence, Yamcha répondit. La jeune fille hésita à retranscrire les quelques mots de son pseudo-mari. Elle savait pertinemment que la moindre erreur déclencherait une guerre. Et personne ne le voulait. Bree pensa à Bulma, à sa colère lorsqu'un hypothétique conflit avait été soulevé, et traduisit :

- Parce qu'il me voulait.

Il y eut un instant de flottement, chacun cherchant à deviner la suite, tous concentré sur Combo, attendant de voir sa réaction et s'attendant à tous. A la surprise générale, le Saïyen éclata de rire et posa une main amicale sur l'épaule de Yamcha.

- Bien parlé, gamin !

A la demande de Combo, Yamcha les présenta, les terriens et lui. Combo marqua un temps d'arrêt en constatant la présence de Végéta, qui pour le cou s'était collé à sa mère. Plus que son apparence, s'est son prénom qui le fit tiqué mais il ne dit rien.

A Goku et Trunks, il ne dit rien, et les regarda à peine. Une fois tous les nom énoncé, il reporta son attention sur Yamcha et lui présenta ses compagnons. S'étaient ses fils. Des demi-Saïyens -des bâtards suivant ses mots- mais qui avait leur talent.

Celui aux cheveux bleu s'appelait Batav. Combo cracha le nom, y mettant tous le mépris qu'il connaissait. Mécanicien de géni mais lâche et incapable, précisa-t-il. Puis il posa une main sur son autre fils, Celer. Un brave garçon, fort et courageux.

- Je veux qu'elle lui enseigne la langue de cette planète. Dit-il à Yamcha.

Après la traduction de la jeune femme –cette dernière précisa que s'était à lui de choisir étant l'homme, l'ancienne star du baseball ne trouva aucune excuse pour refuser et acquiesça. Après quelques mots de plus, on choisi de quitté le désert.

On laissa à Batav le vaisseau –Végéta resta avec lui, curieux de voir l'intérieur- alors que les autres s'envolaient vers le manoir Brief, Bree dans les bras de Yamcha, Trunks à leurs gauche, Goku à leur droite, les deux arrivants derrière eux.

A suivre…