Et voila LE chapitre que vous attendiez tous: Bonne lecture ;)


Il n'y avait rien de mieux que les vacances ! Pour le soleil ce n'était pas tout à fait ça mais au moins je pouvais visiter un pays sans devoir rapporter tous les détails. Mon cœur faisait des bons de plaisir dans ma poitrine. J'avais envie de rire et de courir partout tellement j'étais contente. Pour la peine je me mis à danser au milieu de la pièce.

- Décidément les clients sont de plus en plus fous.

La surprise me fit tomber par terre. Cette voix on aurait dit la mienne. Pourtant je n'avais pas ouvert la bouche. Je regardais autour de moi : j'étais seule dans la pièce. Pour plus de précaution je jetais un Hominum revelio. Mais rien ne se passa. J'étais incontestablement seule. Mais alors d'où venait cette voix ? Je me relevai doucement, par peur de retomber.

- Tu es hideuse quand tu te lèves, tu le savais ?

Ah ! Je n'étais pas folle ! Du moins pas totalement. Il y avait bien quelqu'un qui me parlait.

- Qui est là ?

- Comme si tu ne le savais pas. Regarde devant toi et admire ta coiffure cauchemardesque !

Le miroir ? Je parlais avec un miroir ? Bon alors j'étais définitivement folle. Ah ! Mes yeux ! Il valait mieux que je me coiffe avant d'envisager de me regarder dans une glace. De la salle de bain je me mis à discuter avec mon reflet, mais il ne me répondait pas. On frappa à la porte et l'aubergiste entra dans ma chambre.

- Bonjour Mademoiselle ! Vous avez bien dormi ? Quel temps magnifique nous avons là ! Vous avez besoin de quelque chose ? Le déjeuner va bientôt commencer : vous pouvez allez en profiter jusqu'à 11h. Si vous avez besoin d'en renseignement n'hésitez pas à demander au personnel…

C'était incroyable comme cette femme parlait vite. Je ne comprenais qu'un mot sur deux. J'avoue qu'elle avait l'air sympathique, mais elle était aussi très étrange. Mais malgré tout elle me faisait rire.

- Je descends dans un petit moment.

Un grand sourire était dessiné sur mes lèvres. Je me sentais bien ici.

- Je vous réserve une table. A tout à l'heure donc.

A nouveau seule, je restais un moment plantée là. Perdue dans mes pensées, je ne faisais attention ni à Gribouille qui chantait au-dessus du lit, ni au soleil qui pointait le bout de son nez, ni aux bruits de pas et aux rires que j'entendais à travers ma porte.

Une heure plus tard j'étais habillée coiffée et prête pour aller déjeuner. J'avais un million de choses à faire, même en vacances, et cette chère Mme Londubat allait m'aider. Comme je le disais toujours : ce qui est fait n'est plus à faire. Bon d'accord c'était la première fois que je le disais,( mais je voulais changer mes habitudes, tourner une page dans ma vie, et ce séjour allait m'aider. Si je devais passer plus d'un an dans ce pays, j'avais quelques petites obligations à régler.

La taverne était remplie de sorciers alors qu'il n'était même pas huit heures du matin. L'ambiance était nettement plus conviviale que la veille : tout le monde disait bonjour à tout le monde. Moi-même j'avais eu droit à trois signes de tête, deux « bonjours » discrets et même une bise. Certains auraient été étonnés voir même choqués par ce comportement, mais pas moi, ça m'avait fait rire. Arrivée tant bien que mal jusqu'au comptoir, je m'y accoudai et commandai un café serré. L'une des choses que j'avais apprit en Afrique de l'Ouest, c'était que le café guérissait vite le décalage horaire.

- Un double café serré pour la jeune fille ! Cria l'un des barmen. C'est la première fois que je vous vois ici.

- Je suis… en vacances.

- Ah, et d'où venez vous ?

D'un pays très loin et beaucoup plus chaud.

- D'Australie.

- Est-ce qu'il serait impoli de ma part de vous demander ce que vous venez faire à Londres ?

Maintenant que vous le dites… oui.

- Je suis là pour affaire.

- Je croyais que vous étiez en vacances ma jolie.

Ma jolie ? Non mais Oh ! Je ne lui permettais pas.

- J'ai l'intention de m'installer en Angleterre quelques années.

- Dans ce cas je vous conseille d'allez faire une demande de visa.

- Pourquoi faire ?

- A moins que vous possédiez la nationalité anglaise ou une autre nationalité européenne, vous ne pouvez pas loger dans le pays sans visa.

Perspicace le bonhomme. Encore une chose à faire ! Peut-être que si j'y allais demain… Non, non et non ! Plus vite ce serait fait, plus vite je pourrais me détendre.

- Si vous voulez, je peux vous accompagner, déclara le barman.

- Non… non merci.

Sur ces mots très spirituels je m'éloignai le plus vite possible du comptoir. Il ne manquait pas de culot ! Je ne le connaissais que depuis dix minutes qu'il me draguait déjà. Rah, les hommes ! Mon gobelet à la main, je me rendais vers la sortie la plus proche sans faire attention où je mettais les pieds. Un peu de shopping devrait pouvoir me détendre. Après tout Londres est une grande ville pleine de magasin, et j'avais bien l'intention d'en profiter…

Boum !

Un vieux sorcier me percuta et je renversai mon café brûlant sur la robe d'un des clients assis là.

- Bon sang ! Mais vous ne pouvez pas faire attention ?

- Je… je suis confuse… Je… Je ne l'ai pas fait exprès.

La victime de ma maladresse était roux, des cheveux frisés, des lunettes sur le nez et une tenue apparemment neuve. Je ne savais plus ou me mettre. J'aurais aimé être une petite souris et me cacher dans un trou. Il avait l'air en colère. Normale je venais de l'ébouillanter.

- Il ne manquerait plus que ça !

Nos regards se croisèrent. Ses yeux noisette jetaient des éclairs et son visage était aussi rouge que ses cheveux.

- Je suis… désolée. Je dois y allez.

Il ne releva pas. Muet comme une tombe, il me regarda partir. Le silence était total et l'attention des clients focalisée sur moi. Je me sentais mal à l'aise. Quel soulagement lorsque je fus enfin dehors. Mon premier jour ici était une vraie catastrophe, même s'il venait juste de commencer. Il ne fallait pas que je me laisse abattre par un petit accident de rien du tout ! Après tout j'étais en vacances. Remonté à bloc, je me mis en route d'un pas décidé : direction le Ministère de la Magie.

L'ascenseur annonça le département de la Coopération Magique International : c'était là que je me rendais. Les bureaux anglais n'était pas si différents de ceux où je travaillais avant. Clairs, ouverts et pleins de photos, de papiers et de vie. Je me dirigeais vers la première personne que je vis : un homme gros et chauve qui semblait néanmoins gentil.

- Que puis-je pour vous Mademoiselle ?

- Bonjour… J'aimerais faire un visa.

- Alors il faut que vous vous adressiez au grand patron.

- Quand pourrais-je le voir ?

- Il n'est jamais bien prit les jeudis matin. Attendez un peu et vous pourrez lui parler.

Enfin une bonne nouvelle. Il n'y avait pas de salle d'attente, aussi le gros Monsieur m'invita dans son bureau. J'appris qu'il s'appelait Clermont Macdonald, qu'il était marié depuis trente ans et qu'il avait deux enfants : Lise et Julius. La première impression que j'avais eue à son sujet était la bonne : il était très gentil.

- Ma femme veut que je fasse régime, mais je refuse de quitter mes beignets fourrés au chocolat. Est-ce que vous aimez le chocolat Mlle Stones ?

- Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point.

- Ah ! Une adepte des petits plaisirs ! Comment faites-vous pour garder la ligne ?

- Je suppose que je dois ça à mon travail.

- Et quel est votre métier ?

Oulla ! Sujet dangereux. Si je lui disais que je travaillais pour un adolescent dans le but de, je site : « découvrir les différentes sortes de magie connues dans le monde », j'avais bien peur qu'il ne me croit pas.

Une voix nous parvint depuis le couloir, me permettant de ne pas répondre à la question qu'on m'avait posée. Hélas ma joie fut de courte durée quand je me rendis compte que je l'avais déjà entendu quelque part. Je jetais un œil par la porte vitrée : C'était le garçon roux qui avait reçu mon café le matin même, et il se dirigeait vers nous.

- Clermont cache moi !

- Qu'y a-t-il Mademoiselle ?

- Le monsieur dehors, je ne veux pas qu'il me voit.

- Mais enfin de quoi parlez-vous ?

Sans répondre, je me mis accroupit derrière lui juste à temps.

- Vous vouliez me voir Macdonald ?

- Oui patron…

Quoi ? C'était lui le « grand patron » ? J'étais mal là.

- J'ai une charmante jeune fille ici qui voulait s'entretenir avec vous.

Il se tourna vers moi, mais j'étais paralysée par la peur. Le chef du département contourna la table de travail et vint se placer devant moi. Il semblait surprit, et même amusé de me voir ainsi. Avec le peu de dignité qu'il me restait, je me levai la tête haute et évitai de croiser ses yeux noisette.

- Je suppose que vous êtes la fille en question.

- Oui.

- Vous êtes venue ici dans quel but ?

- Je… Je suis venue faire… une demande… pour un visa.

- Bien, dans ce cas si vous voulez bien me suivre…

Clermont avait du mal à dissimuler son fou rire. Un jour il me le paierait, mais pour l'instant j'avais d'autres priorités. Je suivis le Monsieur roux le long du couloir. Parfois la tête d'un petit curieux apparaissait dans l'encadrement d'une porte. Nous nous arrêtâmes dans la dernière pièce au font du couloir. Elle était assez isolée pour que personne n'entende notre conversation. Quelque part j'en étais soulagée, mais pas au point de m'en réjouir. Sur la porte, il était écrit :

« Mr Weasley Percy, directeur du département de la Coopération Magique Internationale »

- Installez-vous.

En bonne petite fille disciplinée, j'obéis sans me faire prier.

- Vous êtes donc ici pour une demande de visa.

- C'est exact, oui.

- Votre nom.

- Audrey Stones.

- Où travaillez-vous.

J'étais maudite ou quoi ?

- Je suis… chercheuse de relique pour un particulier.

- D'où êtes-vous originaire.

- D'Australie.

- Et pendant combien de temps comptez-vous rester ?

- Disons environ deux ans.

Nous continuâmes comme ça pendant une bonne heure. Il me demanda des détails sur ma famille, ma situation financière et mes intentions. Je lui répondis le plus honnêtement possible, prenant garde de dissimuler certains détails de ma vie privée et le but des voyages que j'avais fait.

- Très bien, nous allons traiter votre dossier le plus rapidement possible. Permettez-moi de vous raccompagner jusqu'à la sortie.

Je ne répondis pas. De toute façon cela n'aurait servit à rien puisqu'il avait l'air déterminé. Il ne me dit pas un mot avant d'avoir quitter le département. Ce fut seulement une fois arrivé à l'ascenseur qu'il dénia ouvrir la bouche.

- J'ai besoin d'en connaître un peu plus sur vous.

- Pourquoi ?

- J'ai du mal à cerner qui vous êtes. Si on prenait un café demain matin ?

Je lui devais bien ça après tout ce que je lui avais fait plus tôt dans la journée.

- Je suis d'accord pour un café.

- Je vous dis donc à demain, Et cette fois, évitez de le renverser sur moi…


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