Bonne lecture =)
POV Percy
Quelle tristesse ! J'étais devenu accro. Ses yeux, ses cheveux, son sourire… J'aimais tout chez elle. Rien qu'en y pensant j'avais le cœur qui battait à cent à l'heure. Quelle était cette drôle de sensation ? L'excitation mélangée à la peur se propageait dans tout mon corps et je fus parcourue par un frison. Combien de temps arriverais-je à tenir sans la revoir ? Une semaine, peut-être moins. Chaque matin, je passais une ou deux heures assis à une table du chaudron baveur, sans oser allez lui parler, le comble pour un Gryffondor. Comment avais-je pus en arriver là ? Hier encore, j'étais l'un des hommes les plus respectés du pays, directeur d'un des départements du ministère les plus réputés. Rien ne pouvait me faire peur. Aujourd'hui, je restais enfermé dans mon bureau, passant le plus clair de mon temps à me trouver de nouveaux défauts, quelque chose qui pourrait expliquer pourquoi elle ne voulait pas de moi. Quand je pensais que je me mettais dans tous mes états pour une chose pareille….
POV Audrey
…Je croyais que je ne tiendrais pas le coup. J'avais appris une chose importante aujourd'hui : les Gobelins étaient des créatures horribles, égoïstes, avares… en générale épouvantable. Etant donné que j'allais passer les prochaines années de ma vie dans ce pays, il était plus judicieux d'ouvrir un compte. J'avais transféré la moitié de ma fortune chez Gringotts, malheureusement pour moi, non seulement je n'avais que de l'argent Moldus, mais en plus tout était en dollars. La monnaie en rigueur au Royaume-Unis étant la livre sterling, ils leurs avaient fallut plus de quatre heures pour tout convertir et reconvertir à la bonne devise. Mes oreilles sifflaient encore des injures lancées à mon égard. Qu'à cela ne tienne, j'étais enfin sortie de cette banque. Prochaine étape : l'appartement. J'espérais le trouver assez…
POV Percy
… Vite ! Il fallait que je le retrouve. Où avait-je bien pus le poser ? Il était sur mon bureau encore hier. Il ne devait pas être bien loin. Et si je l'avais pris avec moi pour rentrer à la maison ? Après tout, c'était déjà arrivé. Je ne me souvenais pas l'avoir regardé une fois là-bas. Il devait donc être dans ma sacoche. Je me jetai dessus comme un animal affamé sur sa proie et la fouillait de fond en comble : Rien. C'était épouvantable ! Comment avais-je pu perdre un visa ? Moi qui suis sensé être un homme responsable. Et comment allais-je lui expliquer à elle qu'elle devait refaire une demande au bout de trois mois d'attente ? Je n'arrivais même pas à allez vers elle pour lui parler. Quelle catastrophe ! Jamais encore je n'avais commis d'erreurs aussi graves. C'était…
POV Audrey
… Inacceptable, ce fut le premier mot qui me vint à l'esprit à l'instant même où je passai la porte d'entrée. Cet appartement sentait le renfermé et l'urine de chat. J'avais eu du mal à retenir un haut le cœur pour ne pas vexer la propriétaire. L'endroit manquait d'espace, de lumière et d'hygiène. Cela dit ce n'était pas étonnant quand on savait que celle qui essayait de s'en débarrasser était vieille et à moitié aveugle. Je la soupçonnais également d'avoir perdu l'odorat.
- Alors jeune fille vous le prenez ?
Moi ? Louer un tel taudis ? Il ne fallait pas prendre les gens pour des idiots !
- Je vais y réfléchir.
Elle n'eut même pas le temps de répondre que j'étais déjà partie en courant. J'aurais peut-être plus de chance avec les autres. Du moins…
POV Percy
… J'espérais que ma secrétaire pourrait m'aider. Elle l'avait sûrement déplacé je ne sais où, ou ranger dans l'un des nombreux casiers mit à disposition. Elle était ma dernière chance.
- Anna.
- Oui Monsieur.
- Vous savez où est le visa qui était sur mon bureau ?
- Oui Monsieur.
- Alors ? Où est-il ?
- J'ai renvoyé tous les papiers à leur destinataire Monsieur. Le dossier est clos.
- Pardon ? Vous avez fait quoi ?
- Je… J'ai crue que ça vous aiderait. Il… ça faisait longtemps qu'il était fini. Je veux dire….
A cet instant je maudissais le départ de Mme Lisperow. Au moins elle, elle savait qu'il ne fallait pas rentrer dans mon bureau. Au lieu de ça j'avais hérité d'une débutante sans expérience et un peu trop serviable à mon goût.
POV Audrey
Génial ! J'étais devenu une éternelle insatisfaite. Que m'arrivait-il ? D'habitude je n'étais pas si difficile. Aujourd'hui pourtant on aurait dit une enfant pourrie gâtée. Rien ne me convenait : trop grand, trop petit, trop de bruit, pas assez de fenêtre, pas de balcon, pas assez de pièces, plafond trop bas. Bref, sur le coup je n'y avais pas bien réfléchi, mais la moitié des logements que j'avais visités aurait pu me convenir… Autrefois. Tout ça c'était de la faute d'Eric. S'il ne m'avait pas donné une maison aussi somptueuse je ne serais pas en train de chercher son équivalent anglais. Qu'est ce que je racontais moi…
POV Percy
… C'était complètement stupide. Pourquoi j'en faisais toute une montagne ? Ce n'était qu'un bout de plastique avec une photo dessus. Elle en avait plus besoin que moi. J'avais été égoïste de réagir ainsi. Et puis si je voulais avoir une chance avec elle, il valait mieux qu'elle puisse rester en Angleterre. Finalement c'était mieux comme ça. Il faudrait que je pense à m'excuser auprès d'Anna…
POV Audrey
C'était la première fois que je rentrais à l'auberge aussi tôt. D'habitude je faisais un petit tour sur le chemin de Traverse et achetait tous les livres que je n'avais pas encore. Parfois je rendais visite à Ron et George avant la fermeture du magasin pour voir leurs nouveaux produits ou tout simplement pour discuter. J'avais apprit à les connaître, eux et leur famille. Je savais qu'ils étaient tous les deux mariés et très heureux d'être avec leur femme. C'était la première fois que je voyais ça.
Depuis toute petite on m'avait enseigné que l'amour n'était qu'une illusion cruelle et que seul comptait le bénéfice qu'il pouvait apporter. « L'amour c'est pour les faibles » m'avait dit ma mère. Elle-même détestait mon père. Elle le trouvait trop grognon et juste bon à payer les factures. Je savais qu'elle restait avec lui parce qu'il était PDG d'une grande entreprise internationale.
Mais il n'y avait pas que l'argent dans la vie, ces deux garçons en étaient la preuve vivante. Je suppose que je n'étais pas faite pour connaître le même bonheur. C'est vrai, la seule fois où je suis tombée amoureuse c'était d'un psychopathe violant et sadique. A quoi bon ? J'aurais été malheureuse toute ma vie avec.
- Qu'est ce que je vous sers ma p'tite dame ?
- J'ai bien envie d'essayer les brocolis à la béchamel aujourd'hui Frank.
- Je vous apporte ça tout de suite. Dites donc, vous rentrez bien tôt.
- Oui, la journée a été longue.
- Ah ! Je peux faire quelque chose pour vous ?
- Je ne pense pas, à moins que vous connaissiez une personne qui souhaite vendre un logement un peu près potable.
- C'est votre jour de chance on dirait. Il se trouve que le vieux Bill cherche à vendre sa maison depuis plusieurs mois. Vous savez, il devient trop vieux pour transplaner et il ne peut pas se passer de sa choppe de bière au beurre, alors…
- Je peux toujours essayer de lui parler. Où puis-je le trouver ?
- Il est au bar en ce moment même…
- Parfait merci.
Je quittai ma table au fond du restaurant pour rejoindre le bar à l'autre bout. Un vrai parcours du combattant à cette heure si. Tout le monde rentrait du travail et venait passer quelques minutes de détente avant de retourner chez eux. Une fois sur deux je marchais sur le pied d'un malchanceux sur mon chemin. A la fin, je disais pardon avant même de leur faire mal. J'étais presque arrivée, plus que quelques mètres. Enfin ! Maintenant il fallait que je trouve ce Bill. Ça aurait été bien de savoir à quoi il ressemblait… quelle idiote ! J'aurais pus interroger le serveur avant de partir. Il ne me restait plus qu'à demander à tous les petits vieux s'ils s'appelaient Bill… Et il y en avait un paquet.
- C'est moi, que puis-je pour vous ?
Enfin je l'avais trouvé ! Au bout de vingt minutes, mais j'avais quand même réussis.
- Oui, excusez-moi. J'ai appris que vous vendiez votre maison, et comme je suis à la recherche d'un logement… J'aimerais bien la voir, cette maison.
Il gardait le silence. C'était un bon signe ? Du moins je l'espérais. Il se tourna vers moi et me regarda droit dans les yeux.
- Vous savez quoi, vous m'avez l'air d'une brave fille. Venez quand bon vous semble. Je vais vous donnez l'adresse. Vous avez de quoi noter ?
- Euh… non.
- Ce n'ai pas un problème : Hannah ! J'aurais besoin de toi ma grande.
La directrice du chaudron baveur se retourna avec un grand sourire et vint nous rejoindre.
- Tout pour te faire plaisir Billy.
- Tu aurais de quoi noter pour la demoiselle ?
- Bien sûr
Elle agita sa baguette au dessus du comptoir et fit apparaître une plume, de l'encre et un parchemin.
- Ce sera tout ?
- Non, ressers m'en une s'il te plait.
- Tout de suite !
Je pris le parchemin et me préparait à noter ce qu'il allait me dire. Après une ou deux gorgées de sa boisson il posa son verre et daigna me parler.
- C'est au 13, rue du Pendu dans un village du nom de Little Hangleton. Vous ne pouvez pas la louper, elle est juste avant le pub.
- Super, je vous remercie Mr…
- Tout le plaisir est pour moi. Si vous voulez bien m'excuser.
Sur ce il se retourna et continua à siroter sa Bierraubeurre tranquillement. J'aurais très bien pu rester là sans bouger, mais les grognements de mon ventre me forcèrent à retourner à ma table. Il y avait un peu moins de monde cette fois-ci, mais je me faisais toujours bousculer de tous les côtés. Je ne voyais plus où je mettais les pieds, trop occupée à me frayer un passage.
Ça c'était passer si vite que je ne compris pas tout de suite ce qui m'arrivait. J'avais du marcher dans une flaque d'eau ou dans un autre liquide potentiellement glissant. Résultat, j'étais tombée sur la personne juste derrière moi et nous nous retrouvions tout les deux étalés par terre. Une fois encore, j'étais victime de ma maladresse. Je me relevai aussitôt, trouvant que j'avais eu assez honte pour aujourd'hui, et aida l'homme à faire de même.
- Je suis vraiment mais alors vraiment…
Je ne pus finir ma phrase sur le coup de la surprise. Je le connaissais lui ! Des cheveux roux comme les siens ne pouvais pas passer inaperçu.
- Ce n'est pas grave, Mlle Stones.
Percy. Depuis quand je ne l'avais pas vus ? Il avait l'air si fatigué et légèrement grognon.
- Oui, enfin…
- Bon, ce n'est pas que je m'ennuie mais je dois vous laissez…
Quoi ? J'avoue que je n'avais pas très bien compris ce qu'il avait. Mais le plus étrange était qu'il m'avait laissé plantée là, je puais ou quoi ? Oh puis à quoi bon se poser tant de questions, j'étais trop fatiguée pour ça. Et comme disait maman, la nuit portait conseil.
voila. promit le prochain chapitre il y aura plus d'action. =)
