Tout d'abord: merci! Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre l'histoire de Audrey, et je vous en suis très reconnaissante.
Je vous laisse donc lire ce nouveau chapitre après une petite misie au point: suite à un problème de connection, je ne peux plus aller sur mon blog. Aussi je vouspréviendrai quand il pourra ( enfin) être mit à jour.
Bonne lecture =)
Ma patience avait toujours était légendaire, la preuve : je n'avais pas réussi à attendre plus d'une nuit avant de rendre visite à ce Bill. Little Hangleton était un petit village perdu dans une vallée de grande Bretagne. Je ne m'était pas attendu à ce genre de spectacle : les gens ici semblaient toujours avoir peur. Les rares passants que je croisais regardaient sans cesse derrière eux, prêt à courir à la moindre occasion. Pas une fenêtre n'était ouverte, malgré la chaleur plutôt douce. Les murs des maisons étaient tous noir de crasse ou de suie. On aurait pu croire à une ville fantôme tant l'endroit était étrange. Mais pour une raison qui m'échappait, je n'avais qu'une envie : découvrir ce qui se cachait en ces lieux si mystérieux
- Ah ! Bonjour Mademoiselle. Entrez je vous en prie. Soyez la bienvenue dans mon humble demeure. Vous désirez boire quelque chose ?
- Merci Bill. Je… Oui, pourquoi pas. Qu'est-ce que vous avez ?
- De la bière au beurre, du whisky pur feu et… c'est tout.
- Vous n'avez pas de café ?
- Non
- Du jus de fruit alors ?
- Non plus.
- Alors de l'eau.
- Vous êtes bien drôle Mademoiselle.
- Quoi vous n'avez pas d'eau ? Pas même au robinet ?
- Oh si mais elle n'est pas très bonne. Il y a beaucoup trop de calcaire dedans.
- D'accord… Et si on visitait un peu la maison.
- Ola ! Ola ! Ola ! Doucement ma petite. Commençons par le début voulez-vous ? Avant toute chose sachez que les vieilles bâtisses comme celles-ci ont une histoire, et j'ai très peu d'occasion de raconter la sienne, aussi je ne vais pas m'en priver.
Pourquoi je le sentais mal ?
- Ma famille habite ici depuis des générations et des générations. Elle fut l'une des premières habitations construites dans ce village. Les habitants l'appelaient le refuge.
- Pourquoi cela ?
- Il y a maintenant plus de cent ans, une famille s'était installée dans les environs. Personne ne savait qui ils étaient ni ce qu'ils venaient faire, mais on entendait des histoires à leur sujet si effrayante qu'à la fin, même les animaux n'osaient plus s'aventurer chez eux. Le pire, c'était les nuits sans lune, des ombres envahissaient les routes pavées et quiconque se trouvait sur leur chemin mourait instantanément. Les choses s'empirèrent rapidement. Très vite le malheur se produisit même en pleine journée. Il frappait sans crier gare et s'introduisait dans les maisons des plus malchanceux. Cependant, il n'était pas invincible. Mes ancêtres étant tous de très grands sorciers, ils avaient réussis à trouver un moyen pour que jamais il ne rentre chez eux. Très vite les gens c'étaient rendus compte de cette vérité et sont venus leur demander asile. Naturellement, ils ont accepté à la seule condition que jamais personne ne cite leur nom. C'est ainsi qu'est née la légende..
- Il y a encore des ombres aujourd'hui ?
- Non, il n'y en a pas eus depuis… longtemps. Mais les gens préfèrent rester sur leurs gardes, au cas où. Certaines nuits, il m'arrive même d'héberger des pauvres villageois qui frappent à ma porte.
- Pourquoi vous ne les renvoyez pas chez eux ?
- Je ne peux pas, la maison ne serait pas d'accord.
- Quoi ? Elle peut… je veux dire…. Enfin, elle est vivante ?
- En quelque sorte. Je vous avais dit qu'elle avait une histoire.
- Oui mais… Enfin, je ne m'attendais pas à ça.
- Et elle cache bien d'autres secrets que vous ne vous attendiez pas à découvrir. Vous êtes prête pour une petite visite ?
Je restai perplexe. J'avais du mal à penser correctement. Tout ce que je savais, c'était que pour une raison ou pour une autre, je devais rester dans cette maison, comme si une force surnaturelle m'y obligeait. S'en était presque effrayant.
Le hall était immense et s'ouvrait sur un grand escalier en bois. A droite de l'entrée se trouvait la cuisine, petite mais très chaleureuse. En face, il y avait la salle à manger. Cette grande pièce assez lumineuse contenait une table en chêne massif dont les pattes étaient sculptées à merveille, deux grands buffets assortis, le tout posé sur un tapis bordeaux. Le reste se trouvait à l'étage. Il y avait des dizaines de chambres pour uniquement trois salles de bain et un salon assez grand pour y faire entrer une armée entière.
- Vous devez vous doutez que certaines parties du bâtiment ont dû être agrandies magiquement, déclara le propriétaire.
On était loin du palace d'Eric, mais cela devrait faire l'affaire. Et puis cet endroit avait un petit coté ancien, chaleureux et étrange à la fois.
- Où dois-je signer ?
- Fantastique ! Vous n'imaginez pas le mal que j'ai eu à vous trouvez, et pour être franc je ne vous aurais pas laissé partir sans que vous l'ayez achetée, quitte à vous la donner.
Tout d'un coup je n'étais plus si sure de vouloir l'acheter.
ooooooOoooooo
- Alors comme ça vous nous quittez ?
- Et oui Hannah. Il fallait bien que ça arrive un jour.
- Vous allez nous manquer Mademoiselle Stones.
- C'est un peu exagéré quand même. Je ne serais pas bien loin…
- Après deux mois avec vous, on va avoir du mal à s'y habituer.
- Je vous promets de venir très souvent vous voir…
Contre toute attente la patronne des lieux me prit dans ses bras et me serra fort contre elle. Je trouvais que c'était une drôle de façon de dire au revoir à ces clients mais je m'abstins de faire tout commentaire. Mieux valait ne pas gâcher ce moment.
- Promettez-moi de nous écrire.
- Je vous le promets. Je viendrais même vous remettre les lettres en mains propres si vous le souhaitez.
Elle essuya une larme qui coulait sur sa joue et me fixa de ces grands yeux marron.
- J'ai prit la liberté de faire vos bagages. Ah, et votre petit oiseau est dans sa cage avec de l'eau et de la nourriture.
Je regardais le dit oiseau dans sa cage et me retint de rire. A l'évidence Gribouille ne s'était toujours pas habitué à être enfermé. Comme à chaque fois que je réussissais à le mettre dedans, il gardait sa tête sous son aile en signe de protestation. Le pauvre ! Même pour une fraction de seconde il était incapable de prendre son mal en patiente. Finalement, c'était moi la plus à blâmer, telle une indienne je finissais toujours avec des plumes dans les cheveux.
- Bon, le moment est arrivé. On a plus qu'à se dire au revoir.
Encore ?
- Au revoir Madame Londubat, et merci pour tout.
- Ça a été un réel plaisir de vous avoir parmi nous. Au revoir Audrey.
Je pris mes bagages et avançai d'un pas. En un rien de temps l'image de l'aubergiste en larmes laissa place à celle de mon nouveau séjour. Quel bonheur de se sentir comme chez soi ! Mais ce déménagement marquait la fin de mes vacances et après avoir libéré ma petite boule de plume de ses vilains barreaux, je me lançai dans mon nouveau travail.
Je ne savais toujours pas pourquoi Eric m'avait envoyé ici. A croire qu'il voulait juste se débarrasser de moi. Quoi qu'il en soit, il fallait tout de même que je cherche. J'avais écumé tous les livres du Chemin de Traverse, visité la bibliothèque Moldue de Londres et passé la plupart de mes soirées dans les endroits culturels. Les grandes lignes de l'histoire de l'Angleterre n'avaient plus de secret pour moi. Mais que devais-je apprendre exactement ? Après trois ou quatre lettres (par semaine) envoyées à mon employeur, je n'avais toujours pas reçu de réponse, excepté peut-être ce petit mot griffonné sur un bout de parchemin :
On ne peut pas tout apprendre dans les livres
Génial ! Il n'aurait pas pu le préciser plus tôt ? Suis-je bête ! Bien sûr que non, c'était comme ça que cette tête brûlée fonctionnait. Il me fallait un autre moyen, mais lequel ? Je n'étais pas sortie de chez moi depuis plus de trois jours, et il était bien trot tôt pour allez au Chaudron Baveur. Une petite promenade me ferait sûrement le plus grand bien.
Comme je m'y attendais, la rue était déserte. Parfois, j'apercevais une silhouette m'observer derrière une fenêtre. Mais je me gardais bien de faire signe. Il y avait un sentier à côté de l'église. La maison maudite était à l'opposé, aussi je ne risquais rien. Le chemin menait sur une colline qui surplombait Little Hangleton. Bientôt, je pus voir la forêt qui entourait le village. Elle aussi avait un petit côté effrayant. Le chemin se terminait par un cul-de-sac au bout duquel se trouvait un magnifique manoir. J'ignorais s'il était habité mais mon instinct me disait de ne pas allez plus loin.
- Il appartenait au Jedusor.
La voix rauque qui venait de derrière moi me fit sursauter. Une vieille dame, ce n'était qu'une vieille dame, rien de plus.
- Vous êtes la petite du 13, n'est ce pas ?
- Je… oui.
- Bienvenue parmi nous, je suis Mme Devis.
- Enchantée.
- Si j'étais vous je ferais demi tour.
- Pourquoi ?
- Des gens sont mort ici même, et d'une bien étrange façon.
- Comment ça ?
- Suivez-moi, je vais tout vous raconter. Mais pas ici.
Cette femme avait presque réussi à me faire peur. Cela dit il était vrai que je ne me sentais pas trop en sécurité dans le coin.
- Où allons-nous ?
- Chez moi. Oh, rassurez-vous ! Ce n'est pas très loin du centre ville.
A l'allure où elle marchait on ne risquait pas d'y arriver avant la nuit.
Mme Devis habitait dans l'une des « vieilles bâtisses » du village. Celle-ci était bien particulière avec ses volets rose bonbon et sa porte d'entrée rouge vif. Par ailleurs, c'était la seule maison du village à avoir des fleurs sur le rebord de la fenêtre. L'intérieur aussi était peu commun. Les couleurs plus clair les unes que les autres étaient étalées sur les murs avec un fort mauvais goût. Des assiettes en porcelaine mélangées avec des poupées de chiffons étaient fièrement posées au-dessus de certains meubles, tandis que des tableaux représentant des animaux tristes étaient accrochés un peu partout.
- Ça fait longtemps que vous vivez ici ?
- Depuis que je suis née jeune fille. Un peu de thé ?
Autrement dit depuis très très longtemps.
- Je veux bien, merci.
Elle partie dans la pièce à côté me laissant seul au milieu de tout ses bibelots étranges. J'aurais même juré que certains bougeaient tout seul.
- Alors comme ça, vous êtes une sorcière.
Heureusement que j'étais seule à ce moment précis car j'aurais juré que mon visage avait perdu toutes ses couleurs.
- C'est ridicule !
- Vraiment ?
Je n'eus même pas le temps de la voir revenir qu'un sort me passa par-dessus la tête, transformant l'une des poupées en un sublime bouquet de rose. Malgré la beauté du spectacle j'étais terrorisée. Je ne m'y attendais pas du tout.
- Les apparences sont parfois trompeuses chère petite.
- Comment vous avez su ?
- Bill n'aurait jamais laissé sa maison à n'importe qui. Tous les sorciers du coin le savent.
- Il y en a beaucoup d'autres ?
- Bien sûr ! Que croyez-vous ? Il n'y a pas que des Cracmols.
- Excusez-moi. Je ne voulais pas vous offensez…
- Il y a beaucoup de chose que vous ne savez pas Mlle. Pour commencer ce qui s'est passé au village.
- Bill m'a raconté l'histoire du refuge.
- Oui, mais il ne vous a rien dit sur la famille Gaunt, ni même sur les Jedusor.
Là elle marquait un point. Son grand sourire me le confirmait.
- Je ne suis pas la mieux placée pour vous raconter ce genre de chose, mais je vais quand même le faire : il y a très longtemps, quand la famille Gaunt avait soudainement disparu, une rumeur s'était répandue comme quoi ils avait enlevés un Moldu avec eux : Tom Jedusor. Nous autres sorciers savions pertinemment que ce n'était pas le cas sinon le pauvre garçon aurait été tué. Mais le jeune homme était revenu sain et sauf sans aucun souvenir. Et puis, quelques années plus tard lui et sa famille avaient été retrouvés morts dans leur manoir. Aucun Moldu n'a jamais su comment mais tout le monde se doutait que ce n'était pas naturel…
- Que s'est-il passé?
- Ils avaient les yeux grands ouverts et pas une marque sur le corps. Les enquêteurs avaient accusé le jardinier de la famille mais l'absence de preuves les avait empêchés de résoudre l'affaire. Leur thèse était injustifiée puisque le pauvre vieux Monsieur est mort de la même façon. Que voulez-vous que je vous dise, les Moldus sont des incapables.
C'était un peu fort quand même.
- Je suis d'origine Moldue.
- Pardon ? Je savais que Bill était excentrique mais pas à ce point.
- Vous avez quelque chose contre ça ?
- Pas du tout mon enfant, seulement les Moldus ainsi que leurs descendants sorciers ne font pas long feu ici. Le plus jeune n'avait que quinze ans.
- Pourquoi ?
- On raconte que c'est un lieu de pèlerinage pour les partisans d'un certain mage noir, encore de nos jours. Et ces gens là profitent de l'occasion pour… s'amuser à leur manière.
Charmant.
- Personne n'a essayé de les en empêcher ?
- Je ne sais pas pour vous mais moi je tiens à la vie.
C'était une bonne explication, d'autant plus qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps.
- Rassurez-vous, avec moi votre secret est bien gardé.
- Merci.
- Ravie de vous avoir connue, revenez quand vous voulez.
Compte là-dessus.
Alors? alors? alors? Une petite review pour Audrey? =)
