Chapter 2: Jalousie

(Point de vue Bella)

Le deuxième jour de la rentrée fut beaucoup plus pénible. Notre prof de biologie s'était mis en tête qu'étant de la même famille il ne fallait pas que je m'installe aux côté d'Edward. Alors je m'étais retrouvée avec le capitaine d'équipe de foot David. Un mec macho super baraqué qui se croyait le plus beau et plus intelligent de tous avec un égo démesuré. Le pire c'est qu'Edward s'était vu attribué la place à côté de la superbe Miss Peggy la capitaine des Pom-pom girls. Une belle blonde aux yeux plus bleus qu'un ciel de printemps et aux formes généreuses. Pour couronner le tout, nos deux nouveaux voisins de table s'étaient mis en tête de faire de mon mari et moi leurs compagnons. Franchement avec ma chance habituelle, c'était à prévoir. J'étais là assise essayant de suivre la conversation qui se déroulait devant moi.

-Bonjour ! Je suis Peggy Allen et vous vous êtes Edward Cullen c'est ça ?

-Oui, Répondit mon mari sèchement mais ce n'était pas assez pour la décourager

-Alors il parait que vous êtes Américain. C'est cool. J'ai toujours rêvé de visiter les Etats Unis, Hollywood, Los Angeles, Las Vegas .ça doit être génial n'est pas ?

- Oui, pas mal.

-Bon écoute, il y aura le bal de début d'année ce Samedi, tu voudras bien y aller avec moi ?

Alors là je faillis lui sauter dessus pour lui arracher la tête, mais pour qui elle se prenait celle-là pour draguer mon mari ? C'est MON Mari, il est le mien et personne, je dis bien personne n'avait le droit d'avoir des vues sur lui

-Bella du calme ! me dit Edward si bas qu'aucune oreille humaine ne pouvait l'entendre. J'avais pris l'habitude de détendre mon bouclier la plupart du temps ce qui permettait à Edward d'écouter mes pensées. Il reprit sa conversation avec Peggy aussitôt :

-Je vous remercie pour cette invitation mais je ne crois pas que je vais y aller et même si c'était le cas j'irai avec ma petite amie.

Sur le coup, elle parut choquée. Elle ne croyait certainement pas qu'il existe un garçon qui pouvait refuser l'honneur de l'accompagner au bal. Elle se ressaisit et reprit la parole.

-Vous avez déjà une copine ? Vous êtes arrivé seulement hier. C'est une fille du lycée ?

-Oui j'ai déjà une copine et elle est avec moi au lycée. C'est Bella

Bien fait pour toi ma vieille ! Ça t'apprendra à jeter ton dévolu sur mon mari.

-Mais je croyais que c'était ta sœur ?

-Non, mon père nous a tous adoptés mais ce n'est pas ma sœur. Mes sœurs sont Alice et Renesmée.

-Mais je ne crois pas que ça soit bien légal tout ça ! rétorqua-t-elle suspicieuse

-Non. Désolé de te décevoir mais c'est tout à fait légal.

-Bon si tu veux un bon conseil tu devras essayer de sortir avec une autre. Je ne crois pas qu'elle te restera fidèle. J'ai entendu dire que le capitaine de l'équipe de foot veut l'inviter au bal et aux dernières nouvelles aucune fille ne peut lui dire non. Donc largue-la avant qu'elle ne te quitte pour un autre.

Alors là je n'y croyais pas. Elle voulait qu'Edward me largue. Celle-là est la meilleure. J'étais furibonde. Non seulement elle draguait MON mari devant mes yeux mais en plus elle voulait qu'il me largue. C'est vrai que je m'étais promis de ne jamais faire de mal à un humain mais là je pouvais très bien faire une exception, je pourrais même prendre du plaisir à la torturer tant qu'à faire juste pour avoir pensé qu'elle pouvait avoir MON Edward.

-Bella s'il te plait mon amour calme toi ! Me supplia Edward

-Rembarre la illico presto avant que je ne commette un meurtre là tout de suite ! Dis-je en essayant de contenir ma rage. Alors, il se tourna vers sa voisine et lui dit

-Merci du conseil, mais je suis certain que le capitaine de l'équipe de foot n'a aucune chance avec MA Bella.

Bien envoyé, bien fait pour toi ça t'apprendra à regarder et à vouloir mon mari.

-T'es trop mignon mon petit cœur ! Tu crois vraiment ça ? Je vois que tu n'apprendras que par tes propres erreurs. Mais t'inquiète pas je saurais attendre et être là pour rabibocher ton petit cœur brisé par ta Bella. Répliqua-t-elle avec un air confiant.

A ces mots, un voile rouge tomba sur mes yeux et je sentis que j'allais bientôt perdre le contrôle de mes instincts vampiriques et ça allait être un massacre. Edward, au secours.

-Fait semblant d'avoir un malaise je vais te sortir d'ici.

Pour unique réponse, je me laissai tomber de ma chaise feignant un évanouissement et ce fut Edward le plus rapide à me rattraper.

-Monsieur, Bella s'est évanouie. Je vais l'emmener à l'infirmerie. Il joignit l'action à la parole et prit la direction de la porte

-Oui, oui, bien sûr ! Faites vite monsieur Cullen. Dit notre professeur pris de panique.

Les bras d'Edward qui me portaient, l'odeur de son cou où j'avais calé ma tête avaient eu l'effet immédiat de me calmer et me permettre de reprendre le contrôle de mes instincts meurtriers. Et pour bien s'assurer que je me calmais complètement il posa ses lèvres sur les miennes pour y déposer un baiser passionné qui dura quelques minutes et me coupa le souffle.

-Tu sais que t'es vraiment craquante quand t'es jalouse. Me dit mon cher époux en me gratifiant de son fabuleux sourire en coin

-Oui surtout quand je m'apprête à massacrer une humaine devant des témoins.

-Tu peux revenir en classe maintenant ?

-Non. Je n'ai plus envie d'y retourner aujourd'hui. Ça te gênerait qu'on sèche les cours du reste de la journée ? Soufflai-je avec un ton plein de sous-entendus

-Et tu as une idée en tête de ce qu'on va faire ? me demanda Edward innocemment

-On trouvera bien quelque chose. J'ai juste besoin de quitter le lycée pour l'instant pour ne pas me retrouver nez à nez avec ta groupie. Je ne me suis pas complètement calmée et je ne pense pas être assez forte pour me retenir de lui arracher sa tête. En tout cas pas maintenant. Je préfère qu'on rentre à la maison.

-A tes ordres madame Cullen.

Il se dirigea vers le parking du lycée, me déposa sur le siège de la voiture et démarra en trombe en prenant la direction de la maison. Une fois dans notre chambre à la maison, Edward me reprit dans ses bras et m'embrassa passionnément.

-Tu sais très bien que jamais de ma très longue existence je n'ai aimé quelqu'un d'autre que toi. Je n'aime et n'aimerais que toi ma Bella. Alors tu n'as pas à te mettre dans des états pareils. Tu seras toujours mon unique amour. Le seul être qui n'a jamais pu toucher mon cœur. Me souffla-t-il amoureusement entre deux baisers.

-Je ne supporte pas qu'une autre puisse penser à toi. C'est plus fort que moi. Cette poupée m'a mise hors de moi.

-Oui, j'ai vu et j'adore quand t'es aussi jalouse. Sur ce il nous entraina au lit et commença ainsi notre voyage sensuel au pays des merveilles pour mon plus grand plaisir.

(Point de vue Renesmée)

Le deuxième jour au lycée et je commençais à me faire à ma petite routine et cette nouvelle vie loin de ma ville natale et de mes amis de la meute. Bon heureusement que Jake était là avec moi, bien que sa présence me troublait de plus en plus. Je l'avais toujours considéré comme mon grand frère, mon meilleur ami et mon confident seulement depuis quelques jours je ne comprenais plus ce qui m'arrivait. Quand il était loin de moi je me sentais vide et terriblement seule, quand il était avec moi je me sentais bien, en sécurité, son sourire me coupait le souffle et son contact m'électrisait à chaque fois. Je ne connaissais que trop bien ses symptômes du fait de mes innombrables lectures mais je ne pouvais pas y croire. Je ne pouvais quand même pas tomber amoureuse de Jake. Ce n'était pas possible. Non je devais être en train de délirer. Non mais c'était mon frère. Je devais vraiment être dérangée et pas bien dans ma tête pour ressentir ça envers Jake.

J'étais perdue dans mes pensées quand Lizzie me réveilla avec un coup de coude aux côtes. Je me rendais compte que la matinée était passée bien trop vite et que j'étais avec elle à la cafétéria.

-Oé Nessie, t'es toujours sur la lune ? Tu t'inquiètes pour ta sœur ?

-Pardon, oui je rêvassais. Dis-je encore un peu perdue mais soudain ses paroles me frappèrent de plein fouet. Mais attends, quelle sœur ? Qu'est ce qui s'est passé ?

-Il parait que Bella a perdu connaissance lors du cours de biologie et puis Edward devait la ramener à l'infirmerie. Mais je crois que c'est plus grave car il a pris sa voiture et ils sont partis. Depuis personne n'a eu de leurs nouvelles.

-Bella, évanouie ? Là j'étais carrément affolée. Les vampires ne s'évanouissaient pas à ma connaissance.

Mais ma mère n'était pas un vampire ordinaire et il fallait que je sache ce qui s'était véritablement passé. J'étais à la limite de la crise de nerfs et je ne savais pas quoi penser quand je le vis entrer à la cafétéria.

-Jake ! Tu savais que ma...Bella s'était évanouie toi ?

-Quoi ? Bella quoi ? Mais attends ce n'est pas possible les v... Qui est ce qui t'as dit ça ?

-Tout le lycée en parle. répondit Lizzie

-Allons voir les autres. Ne t'inquiète pas Nessie tout va bien. Bella est fort. On va demander à Alice si elle a des nouvelles. Me conforta Jake tout en m'entrainant pour voir les autres membres de ma famille.

- Alice. Qu'est ce qui s'est passé avec mes parents ? Dis-je avec une voix étouffée par les larmes.

- Nessie ma chérie, ne pleure pas tout va bien avec Bella et Edward. Ils vont bien tous les deux. Répondit Alice tout en me prenant dans ses bras pour me réconforter.

-Comment ça ils vont bien ? Tout le monde raconte que maman s'est évanouie et puis elle a disparu avec papa. Comment veux-tu que je ne m'inquiète pas ? C'est bon la crise nerfs était bien là et je me mis à sangloter.

-Renesmée Carlie Cullen tu crois vraiment que si quelque chose de grave était arrivée à tes parents, nous serions là assis calmement à la cafétéria du lycée ? C'est de notre frère et de notre sœur qu'il s'agit quand même. T'es bien la fille de ta mère toujours à tout dramatiser.

-Mais alors c'est quoi cette histoire ?

-bon je vais être franche avec toi. J'ai eu deux visions ce matin. Dans la première j'ai vu Bella en train de tuer une humaine de sa classe mais je ne sais pas pourquoi.

-Quoi ? Maman ? Tuer une humaine ? Je ne comprenais plus rien, depuis quand ma mère avait des pulsions meurtrières envers les humains ? Même quand elle était nouveau-née elle n'a jamais fait mal à qui que ce soit. Comment se faisait-il qu'elle voulait tellement tuer une humaine ? Ce mélange de panique, d'incompréhension fut balayé par une vague d'apaisement envoyée par Jasper.

-Nessie ma chérie, vas-tu me faire le plaisir de m'écouter jusqu'à la fin ? Merci. Alors je disais que j'ai eu deux visons. Dans la première Bella était en train de tuer une humaine. Deux secondes après j'ai eu une autre vision dans laquelle j'ai vu que elle a pu se contrôler juste assez de temps pour permettre à ton père de prendre les choses en main et gérer cette situation d'où cette histoire d'évanouissement.

-Mais alors où ils sont là ? Je devrais appeler papa pour savoir de quoi il retourne.

-Je ne crois pas que ça soit nécessaire ni qu'ils apprécieraient que tu les déranges maintenant.

-Qu'est ce tu me caches encore Alice ?

-Mais rien ! Ce que tu peux être mélo parfois. Quand ils sont partis Bella était dans une colère noire alors ton père l'a ramenée à la maison pour la calmer. Et si tu veux mon avis, je crois qu'en ce moment même il est en train de se tuer à la tâche. Rétorqua Alice avec un sourire malicieux plein de sous-entendu alors qu'Emmett pouffait de rire.

-Grrr ! Alice S'il te plait arrête de me mettre des images du genre dans ma tête. Bon d'accord. C'est quoi l'histoire que je vais servir aux autres ? Demandai-je pour changer de sujet.

- Bella n'a pas pris son petit déjeuner ce matin alors elle a eu une petite hypoglycémie. Edward a préféré l'emmener voir mon père au lieu de la ramener à l'infirmerie histoire d'être sûr que c'est rien de grave. Là, elle se repose à la maison et lui il est à son chevet.

-Bien reçu. Bon, je vous laisse. Je vais aller trainer un peu avec les humains. Tu viens Jake ?

De retour à la table des humains, je leur avais servi l'histoire d'Alice concernant le malaise de ma sœur. La discussion tourna vite autour du bal de bienvenue. C'est un bal que donnait le lycée à chaque début d'année histoire de booster les élèves. Si Alice en entendait parler, ce qui risquait d'arriver très bientôt vu qu'on était dans le même bahut, elle ferait toute une scène pour qu'on y aille et j'étais bonne pour la sortie shopping, les essayages, les soins et tout le toutim.

Je ne vis pas le reste de la journée passer, toujours noyée dans mes pensées entre Jake, l'incident avec ma mère et le bal. Arrivant au parking du lycée, je me rendis compte que mon père avait pris la voiture ce matin pour rentrer avec ma mère. Et Merde, il manquait plus que ça pour couronner cette foutue journée. J'allais devoir courir jusqu'à la maison maintenant.

-Renesmée Carlie Cullen surveille ton langage je te prie. C'est quoi ces grossièretés que j'entends ? C'était la voix de papa qui résonnait dans ma tête. Je levais la tête pour le trouver s'adossant à la voiture devant le parking du lycée. J'étais tellement ravie de le voir que j'avais couru me jeter à son cou.

-Papa ! T'es venu ! Dis-je en mettant mes mains autour de son cou pour mieux l'enlacer.

-Bien sûr mon ange ! Quel genre de père serais-je si je laissais ma petite fille courir pour rentrer à la maison ?

-Comment va maman ? Qu'est ce qui s'est passé ce matin ? C'est quoi cette histoire de tuer une humaine ?

- Doucement mon ange. Tu sauras tout quand on sera à la maison. Maman va bien et t'y attend. Va chercher Jacob pour rentrer.

Je lâchais alors mon père pour retourner à l'intérieur chercher Jacob. Je le retrouvai trainant avec Holly. Bien que la distance qui nous séparait soit importante, je pus entendre leur conversation.

-Alors Jake, tu vas venir au bal de bienvenue ? Demanda Holly avec un ton des plus doux et avec un regard mielleux, on aurait dit qu'elle voulait se jeter sur lui. Son attitude m'irrita au plus haut point. En quoi ça la concernait qu'il y aille ou pas ? Ce n'était pas ses affaires. Bon, on y repensant ce n'était pas non plus les miennes. Mais bon sang qu'est-ce qui m'arrivait à la fin ?

-Et bien je ne sais pas encore. Il faut que je voie avec le reste des Cullen s'ils comptent venir ou pas. Je ne peux quand même pas y aller seul. Rétorqua Jake

-Non mais je me suis dit que si tu comptais y aller on pourra y aller ensemble.

Alors là s'en était trop. Je n'y croyais pas. Holly était en train d'inviter Jake sous mes yeux. Mon irritation alors l'emporta sur ma raison et je décidais de m'interposer avant que Jake puisse répondre. Mais pourquoi je ne voulais pas entendre sa réponse ? Après tout il était libre de faire ce qu'il voulait. Ce n'était pas comme s'il m'appartenait ou quelque chose du genre.

-Jake ! L'appelai-je. Ça te tuerait de te dépêcher un peu ? (Mais qu'est-ce qui me prend en fin de lui parler sur ce ton-là ?). Edward est là et on t'attend depuis tout à l'heure et t'es là à faire le joli cœur. Allez, bouge un peu, je veux aller voir Bella.

Je n'avais jusque-là jamais parlé à Jake aussi durement et aussi sèchement. Il me regardait avec des yeux ronds tout en bégayant :

-D'accord, oui je viens ! À demain Holly.

C'était officiel, j'étais détraquée. Alors, non seulement je ne comprenais plus grand-chose à mes sentiments mais là je venais de faire les gros yeux à Jake parce qu'il s'était fait inviter au bal par une autre fille. Il fallait que je me fasse soigner et au plus vite sinon ça allait être un carnage bientôt. Mais le plus urgent pour l'instant était de cacher tout ce bazar à mon père. Pour ça, Alice m'avait appris une bonne méthode pour contourner le don de mon père en l'absence du bouclier de maman. Je me mis alors à chanter l'hymne nationale et à la traduire dans toutes les langues que je connaissais en ignorant les questions silencieuses de mon père et le regard perdu de Jake.

Une fois à la maison, je me jetais dans les bras de ma mère qui m'attendait sur le perron avec ses yeux pleins d'amour et de tendresse.

-Maman ! Tu m'as manquée ! J'étais trop inquiète.

-Je suis là trésor. Ne t'inquiète pas tout va bien. Tu m'as manquée aussi.

-Maman, tu peux me rendre un service s'il te plait ? J'ai besoin d'un peu d'intimité si tu vois ce que je veux dire.

- Oui ma chérie. Tout ce que tu veux.

Elle détendit aussitôt son bouclier pour m'y envelopper.

-Alors qu'est ce qui s'est passé ce matin au lycée ? Et c'est quoi cette histoire d'évanouissement ?

-Allez viens t'assoir, on va vous raconter. Il ne manquait plus que toi, on t'attendait.

Elle m'entrainait vers le salon où toute la famille était déjà réunie et elle m'installa entre elle et mon père. J'avais beau avoir le physique d'une ado et l'air du même âge qu'eux, mes parents me voyaient toujours comme leur petit bébé. C'est alors que mon père prit la parole.

-Je crois que vous savez tous l'essentiel. On a frôlé la catastrophe ce matin. Alice vous a tous raconté ses visons. Ce que vous ne connaissez pas, c'est la raison. Commença-t-il, et non Bella n'avait pas soif, et le sang de cette fille ne l'attirait aucunement. Il répondait apparemment aux questions silencieuses. Ce qui a mis Bella dans cet état de rage est que cette fille s'était montrée un peu trop entreprenante avec moi.

-Quoi ? Comment ça entreprenante ? Ne me dit pas qu'elle t'a … ? Jake et son tact légendaire

C'est alors que mon père partit d'un fou rire qui lui valut un regard noir de ma mère

-Si elle avait osé, on ne serait pas ici en train d'en discuter aussi calmement. Elle a seulement suggéré que je largue Bella pour sortir avec elle.

Les rires du reste de la famille se joignirent aux siens.

-On dirait que cette fille ne tient vraiment pas à sa vie. Dommage Bella, tu n'es plus un nouveau-né. Rigola Emmett.

Assaillie de toute part par cette hilarité, par les remarques et les blagues de plus en plus vaseuses d'Emmett, ma mère se releva et partit vers sa chambre non sans lancer des regards noirs pour tout le monde. Je me relevai et la suivis. Je ne comprenais pas son attitude. Pourquoi être aussi enragée quand cette humaine avait jeté son dévolu sur mon père ? Elle savait pertinemment qu'il n'aimait qu'elle.

-Maman, je peux entrer ?

-Bien sûr ma chérie. Viens près de moi tu m'as trop manqué aujourd'hui.

Elle s'était allongée sur le lit. Elle me prit dans ses bras et entreprit de jouer avec mes cheveux.

-Qu'est-ce qu'il y a mon cœur ? Tu as l'air anxieuse. S'enquit-elle en essayant de défaire la petite ride d'inquiétude qui s'était formée sur mon visage.

-Je ne comprends pas ta réaction face à cette fille. Que t'aies eu tellement envie de la tuer juste parce qu'elle a dragué papa. Tu sais très bien que papa n'aimera jamais une autre que toi

-Ma chérie, la jalousie est un sentiment aussi puissant qu'irrationnel. Et avec mes réactions et mes émotions de vampire c'est encore pire. J'ai une confiance aveugle en ton père et en son amour pour moi, mais ce n'est pas pour autant que je pourrai tolérer qu'une autre vienne se croire en droit de s'imposer et de le prendre comme on prend quelque article dans un magasin. Excuse-moi pour la comparaison douteuse mais bon. J'aime ton père plus que ma propre vie. Avec toi, il est l'être sans lequel je ne peux vivre. Je ne peux vivre dans un monde où il n'existe pas.

-J'ai déjà entendu ça quelque part. Dit mon père qui s'était adossé au cadre de la porte pour nous observer avec un sourire des plus tendres.

-Comment ça ? Demandais-je curieuse. Alors ma mère reprit la parole pour me répondre.

-Ton père m'a déjà dit ses mots y'a de ça des années.

-Et si je comprends bien tu ne m'as pas cru en ce temps-là. Rétorqua mon père avec une pointe d'amertume.

-Comme je te l'avais déjà dit, ton amour pour moi relevait plus du rêve que de la réalité. Alors j'avais du mal à te croire.

-Hé vous deux ! Vous allez m'expliquer ce que vous être en train de dire là ? Maman tu croyais vraiment que papa ne t'aimait pas ?

- C'est une très longue histoire mon ange et je te promets que je vais te la raconter très bientôt mais pas maintenant. Là, on va partir pour chasser. Je n'ai pas envie de sécher les cours encore une fois. Autant passer mes nerfs sur quelques cerfs.

-D'accord pour cette fois. Mais t'as promis. Laissez-moi le temps de me changer. Obtempérai-je.

Le reste de la semaine passa calmement. Edward réussit à changer son emploi du temps pour ne plus avoir de cours en commun avec Miss Peggy histoire de calmer Bella un peu. Pour ma part, j'étais de plus en plus plongée dans la confusion et le désarroi face à mes sentiments envers Jake ce qui se refléta sur nos rapports. Une minute j'étais sympa avec lui et la suivante je lui faisais les gros yeux. Et dès qu'il me demandait des explications je me réfugiais derrières des excuses aussi bidons les unes que les autres. Je crois bien qu'il me prenait désormais pour une malade mentale schizo ou un truc du genre. Pour ce qui était du bal, il avait été décidé qu'on n'y allait pas. Vu les humeurs changeantes de Bella autant ne pas tenter le diable. Je fus étonnée par cette décision d'autant plus qu'Alice ne s'y était pas opposée le moins du monde. Je me doutais qu'elle préparait un truc mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.