Brian frappa à la porte ,..
« entrez »..Justin était allongé, mais le tronc bien droit contre son oreiller, les couleurs lui revenaient aux joues .
« tiens, du spécial Débbie » Brian lui tendit un sac rempli de donuts dégoulinants de sucre et de graisse .Justin fit une grimace en reposant le sachet sur le chevet.
« alors, comment tu te sens ? »
« bien,ça va, je sors demain je pense, d'après le docteur. »
« bien ! ».Brian rapprocha son siège.
« Brian ? »
« oui. »
« est-ce que tu peux venir me chercher, demain ? »
Brian avait du mal à croire ce qu'il entendait.
« et Paganini ? »
« s'il te plaît, Brian, ramène moi à la maison ».
C'était une victoire, une éclatante victoire, surtout ne rien laisser paraître, au besoin prendre un air dégagé et si possible, garder la main !
« ok, tu connais mes conditions ? ». Justin restait muet attendant la suite
« tu ne rates plus aucune visite chez le prends ton traitement, tu vas chez le kiné 3 fois par semaine, Et couché à minuit ! »
« MINUIT ?..non.. 1H »
« minuit et demi. Et ce n'est pas négociable »
Justin tendit sa main « marché conclu » puis il enroula ses bras autours du cou de Brian, réclamant un baiser que celui ci tarda à donner
« tu ne me refais plus jamais ça ! » conclu l'homme en prenant sa était alors grand temps que la porte s 'ouvre sur Jennifer, l'attentat à la pudeur n'était pas loin.
Brian se leva pour lui céder la place sur le fauteuil proposa d'aller chercher une boisson , quand Ethan fit son apparition, un bouquet de roses rouge dans les bras. !
Toute l'ironie et le mépris de Brian étaient concentrés dans son regard noir. Justin lui fit un petit geste de la main, puis demanda à sa mère de sortir quelques instants.
« Justin je suis si désolé, cette audition était vitale pour ma carrière tu sais. »
« tu as réussi au moins ? »
« oui, c'est génial, je vais partir en tournée en Floride, au soleil, tu te rends compte ? Fini la neige, 4 semaines de soleil ! »
« super ! À toi les palmiers, les groupies, les fans transis ! »
« Justin, de quoi tu parles ? »
« ah, non Ethan, surtout pas ça, s'il te plaît. C'est bon, je sais ce qui se passe dans ta loge , ajoute pas le mensonge à ta panoplie »
Assis dans le couloir,Brian et Jennifer buvaient un café
« Jennifer, Justin vient de me demander de le ramener au loft demain. »
« je m'en doutais, vous avez accepté ? ».En guise de réponse, elle eut un de ces sourires à fossettes.
« Brian, je n'aurais jamais cru dire ça un jour, mais d'une certaine façon, ça me rassure. »
Elle lui serra le bras. De l'autre coté du mur, on entendait des éclats de fois, Jennifer dû faire rasseoir Brian
« laissez les s'expliquer ». conseilla—t-elle..Un phrase cependant donna le signal pour que Brian se lève d'un bon de sa chaise :
« je n'ai jamais eu à pardonner à Brian, parce que Lui, il ne m'a jamais rien promis » la voix de Justin, était forte et clair, froide , déterminée..
Brian n'y tint plus, il entra. En un quart de seconde, il jugea de la situation, Ethan avait sauté sur Justin lui infligeant une claque qui projeta le convalescent contre son oreiller.
Brian empoigna le musicien par l'épaule, sa colère avait décuplé ses forces, il l'expulsa de la chambre si violemment, qu'il se retrouva propulsé contre le mur du couloir,.Assommé, il s'affessa sur le n'en avait pas fini avec lui , il le fit se relever sans ménagement, attrapa de ses 2 mains son col de chemise approcha ses lèvres contre son oreille :
« écoute moi bien Maestro, avise toi d'oser t'approcher de Justin, de l'appeler, ou de chercher à le joindre, et je te tue.. C'est pas une menace, c'est une , tu dégages de là, tu changes de trottoir si tu me croises »
Ethan pensait que ce fou furieux était entrain de l'étrangler, il fit un pitoyable signe de tête qui signifiait qu'il avait reçu le éré de l'étau des mains de Brian il reprit son souffle, et quitta l'étage.
Brian se précipita dans la chambre, pour trouver Jennifer qui tenait son fils dans ses bras, des roses éparpillées sur le lit..
« c'est fini mon bébé, c'est fini, tu veux qu'on appelle le docteur ? »
« c'est qu'une baffe maman, je vais m'en remettre. ».Elle caressait la joue de son , se mit à rassembler les fleurs,
« oh quel dommage, de si belles roses » elle tentait l'humour.
« donnez les aux infirmières, belle maman, » ajouta Brian .
Justin lui tendait la s'éclipsa,
« heyyy, tu le fais exprès ? Je ne peux pas te laisser seul 5 minutes alors ? Tu as vu ta main ? »
« oh c'est rien, O'keef va m'enlever ça »
La main droite de Justin était couverte d'égratignure et d'épines..
Brian avait pris le menton de Justin, observait sa joue, le regard sombre, le sourcil froncé.
« l'épisode Paganini est terminé on dirait ? ».
« Brian, j'ai envie de rentrer à la maison, je suis fatigué »
« demain, oui.. et pour tes affaires, on fait comment ? »
« je m'en fout, mes dessins sont à l 'école de toutes façons. Et le reste.. »
« je dois AUSSI, m'occuper de ça ? ». Brian enlaça Justin, le serra dans ses bras, passant la main dans sa nuque.
« ne laisse plus jamais personne lever la main sur toi, je peux pas tout le temps être là, non plus. »
« assume ! Tu es un héros non ? » Justin souriait en cherchant la bouche de Brian.
L'infirmière O Keef émit un monumental soupir en entrant
« encore vous ! Vous avez pensé à prendre pension? » puis, elle se concentra sur la main de son jeune patient.
Passer au centre commercial, chercher l'indispensable, sou vêtements chaussettes, t shirt, il semblait à Brian que Justin devait maintenant faire une taille de moins en pantalon, il faudrait aussi qu'il reprenne un peu de poids. Pour le reste, on verrait plus tard.
Justin rentrait à la maison, c'était tout ce qui avait de l'importance, Brian pensait qu' improviser la suite, serait la meilleure attitude à avoir. Et puis à quoi bon reparler du passé ? Il faisait mal ce putain de passé, il dévorait les tripes, et Brian n'était pas du genre à regarder en arrière.
Justin était prêt, assis sur son lit, avec son manteau sur les genoux, il ressemblait à un gosse qui attend sa maman sur le banc, dans le couloir de l'école .Sage, patient. Un peu las.
L'infirmier entrait avec le fauteuil roulant
« c'est ridicule enfin. Je peux marcher »
« c'est la procédure monsieur, l'hôpital est responsable de vous jusqu'aux portes, alors, c'est fauteuil, et on discute pas » .l'infirmier adoucissait ses propos avec un large sourire !
Brian passa à l'administration pour signer les derniers papiers .
« appelle ta mère, ».
Oui, Justin allait appeler, mais pour le moment, en rentrant son manteau dans la penderie, il remarqua la pile de linge qui occupait « son coté »..son coté.. d'avant. Il se retourna pour dire quelque chose, Brian était juste derrière lui, il le recueillit dans ses bras.
« repos, vas t'allonger »
« attend, c'est bon, je viens d'arriver, je suis pas épuisé ! Viens avec moi », Justin attirait Brian vers le lit.
« non, jeune homme, je vais bosser, moi ! Toi c'est repos, je passe te prendre pour le déjeuner à 13 h. En attendant, au lit, au chaud ! Pas de discussion ». Justin s'exécuta, trainant des pieds comme un ado boudeur. Rabattit la couette sur lit en soupirant !
Un bip le réveilla, une fois, puis 2 puis 3, .. à chaque fois, un message de Ethan, tour à tour suppliant, puis menaçant. Justin coupa son portable, et ne pu se rendormir.
A 13 heures, il était prêt, n'avait pas faim, avait envie de faire l'amour et savait que le programme serait le dinner's.
Brian était à l'heure, il concéda un baiser profond, avant de pousser le garçon vers les escaliers.
L'arrivé en fanfare, triomphale et bruyante dans le royaume de Debbie, provoqua quasi immédiatement des maux de tête au jeune homme.
Steak, purée, haricots verts. Justin avait l'estomac bloqué, c'était trop, beaucoup trop, il n'y arrivait pas, souriait à chaque bouchée, priait pour qu'un chien arrive sous la table ! Il se sentait observé, trop couvé, il étouffait. Demanda à Brian si ils pouvaient sortir, il avait envie d'aller à l'école, retrouver ses dessins, Brian trouvait que c'était encore trop tôt, mais accepta, après tout, ça lui changerait les idées, d'accord, pour les beaux arts, mais retour à 17 h, et reprise des cours dès la reprise de poids !Justin se sentait incapable de tenir tête à Brian et dans le fond, il n'en avait pas envie, il se sentait protégé, il en avait besoin, il l'admettait, alors au diable son orgueil, oui, il était entretenu Brian payait tout, s'occupait de tout, et peu lui importait alors de passer pour un gigolo. Ce que pensaient les autres, lui importait peu, il glissa sa main dans celle de Brian ;celui-ci la saisi, fermement.
« on dit 17 h et tu m'attends dans le hall ! «
« Brian n'en fait pas trop non plus »
« je fais ce que je veux et toi, tu obéis ! »
« embrasse moi »
« ici ? »
« oui, ici » .Brian d'abord hésitant, embrassa Justin jusqu'à ce qu'il en eut le souffle coupé.
« ça ira comme ça ? »
« je tenterai de tenir le coup jusqu'à ce soir ».
Des gens qui avaient besoin de lui ? Ça avait toujours fait flipper Brian, jusqu'à ce que son fils et Justin apparaissent dans sa vie le même jour et imperceptiblement, sa vie en était transformée, il se retrouvait avec 2 raisons de se lever le matin, 2 raisons de se battre et de construire, 2 raisons aussi de s'inquiéter, de trembler, d'appréhender.. en un mot...D'aimer ! Et si il lui avait été relativement facile d'admettre son amour pour son fils sans tomber de son piédestal, il lui arrivait aujourd'hui, d'envisager de reconnaître celui qu'il portait à Justin.
« tu as gagné sale petit con », .Brian parlait tout seul dans sa voiture.
Justin avait passé une partie de l'après midi, à regarder son projet resté en plan, et avait demandé à assister au cours de sculpture, ce qui lui fut accordé. A l'interclasse, il avait demandé un entretien au directeur, qui lui confirma qu'il pouvait reprendre ses cours, le semestre venait à peine d'être entamé,.
C'est en arrivant dans le hall qu'il aperçu Ethan, fonçant droit sur lui
« qu'est ce que tu fais là ? »
« tu ne réponds pas à mes messages »
« ça t'étonnes ? Tu viens pour finir de me cogner ? »
« Justin , je viens m'excuser, j'ai agi sous le coup de la colère, je suis impardonnable, ça ne se reproduira plus «
« ça c'est vrai, parce que je n'ai pas l'intention de te revoir »
« Justin écoute moi 5 minutes, s'il te plait »
« qu'est ce qu'il y a Ethan, hein ? Tu m'aimes, je suis ta muse ? Tu vas te mettre à genoux ? , arrête ça, c'est pas la peine, je suis retourné vivre avec Brian parce que je l'aime et qu'il m'aime, j'ai fait la connerie de ma vie en le quittant pour toi, j'ai failli en crever, »
« il t'aime ? Il t'aime ? C'est une blague, ton Brian n'aime personne d'autre que sa gueule, Justin tu sais ce que ton Brian m'a proposé ? »
Justin restait de marbre, il savait que la suite allait arriver, sans avoir besoin de la demander
« et bien ton grand amour, si noble si chevaleresque, m'a proposé un plan cul »
Justin se taisait
« et tu veux pas savoir quand ? Et bien quand tu étais dans le coma, je l'ai repoussé, ça l'a rendu dingue, c'est pour ça qu'il se venge comme ça, en te récupérant, et toi, tu files, bien obéissant, comme un toutou, t'as pas de fierté après tout ce qu'il t'a fait ! »
Ethan attendait de voir l'effet que sa petite bombe allait produire.
« et tu as refusé ? T'es trop con Ethan, Brian est le coup du siècle au lit ! Autre chose que ton fan club ! Une occasion pareille, ça ne se rate pas. La prochaine fois, fais moi signe, on se fait ça à 3!
quoique, réflexion faite, non..t'as pas le niveau, tu tiendrais juste la chandelle »
et Justin aperçu enfin Brian entrant dans le hall, il couru vers lui pour se lover dans ses bras.
« et bien et bien ! Que d'émotions, la rentrée des classes s'est bien passée, tu t'es fait des copains ? Y'avait quoi à la cantine » Brian repéra Ethan resté planté à l'autre bout du hall , il prit la main de Justin pour l'entraîner vers la sortie, se retourna pour faire mine de viser le violoniste avec un flingue.
« qu'est ce qu'il te voulait cette fois ? »
« me dire que tu avais essayé de le baiser «
« ohhhhhhhhh, de plus en plus classe l'artiste, et ? Tu l'as cru ? »
« oui, encore assez, et puis, finalement non , tu as trop le flair pour les mauvais coups »
« ah parce qu'en plus... ah ah ah..je le savais ».
Brian triomphait, il avait souvent imaginé Justin dans les bras d'Ethan, ça lui faisait mal, il serrait les poings, il avait secrètement espéré que personne n'arriverait à faire autant vibrer Justin que lui. Cette confirmation flatta son orgueil. Il sourit.
Un Kilo de plus, Le 2ème qui se faisait attendre, et un Justin suppliant de pouvoir retourner enfin aux cours.
Oui Brian disait, oui. D'ailleurs, il lui semblait dire oui à trop de choses ces derniers temps.
Oui aux soirées ciné club, oui aux repas chez Lindsay et Mel, et oui à cette fameuse semaine de vacances à la montagne. Il n'y avait plus qu'à dire non à la couverture à carreaux sur les genoux, et le chocolat chaud. Histoire de ne pas trop perdre de terrain. Ils partaient pour la petite station de ski de Mountheaven le lendemain matin. Pas de ski bien sur, pour Justin, mais du repos en montagne, et profiter un peu du soleil et l'air vivifiant.
La dernière soirée au loft s'achevait sur la vérification des aurait voulu vraiment souffler cette semaine, mais Brian avait trouvé un kiné sur la station pour pouvoir assurer les 3 séances de rééducation hebdomadaire.
« Brian, pour une semaine, ce n'était pas utile »
« si, ça l'est, commence pas, je dois te rappeler notre contrat ? »
Non, c'était inutile, Justin s'employait à respecter à la lettre, les consignes, mais ce soir, il voulait sortir, il se sentait prêt pour la grande arène du faisait la sourde oreille. Les grands moyens s'imposaient.
Justin attaqua doucement, il s'était assis sur les genoux de Brian, posant sa tête au creux de son cou. Mordillant son oreille, passant sa main douce sous son T shirt
« s'il te plaît . J'ai envie d'aller danser avec toi ce soir, ça fait si longtemps. Dis oui »
Brian les yeux clos, ne bougeait pas un cil.
Très bien, il fallait se montrer plus persuasif.
Justin se repositionna plus confortablement , se présentant de face, à genoux entre les jambes de Brian il avait posé ses mains sur les genoux de l'homme toujours de marbre., un demi sourire sur les lèvres. Il ouvrit enfin les yeux, et rencontra le regard du garçon. Il le saisit alors par les aisselles pour l'attirer à lui, le forçant à se rasseoir sur ces genoux.
« Justin le Babylone, c'est du bruit, de la fumée, des cris des bousculades .Tu sais que l'héparine peut te faire saigner du nez. C'est non !Si tu veux, je te paie un verre au woody's »
Le jeune homme accepta , d'abord à contre cœur, puis , il lui sembla que toutes ces attentions étaient somme toute un signe d'amour, et cela lui apporta une douce sensation.
Le woody's ce soir là n'était pas bondé. On regardait un match des Spurs contre les Lakers .. sur l'écran gé y avait les teddies habituels, quelques biquets en quête de clients généreux. Rien d'extraordinaire.
« 2 bières ! » Brian s'installait au bar, tandis que Justin ayant posé son manteau, se dirigeait vers les bières posées, Brian se tourna vers l'écran .Le match se terminait.
Justin réapparu, assez pale, la démarche un peu lente.
« heyyyyy ça va ? »
« oui, un étourdissement, c'est tout ». Ne pas dire qu'il avait encore vomis son repas, qu'il s'était soigneusement rincé la bouche et vite, mâché un bubble gum. Ces putains d'effets secondaires commençaient à l'énerver.
Le match se terminait par une écrasante victoire des Lakers. Et la vie reprenait son cours au woody's,.Jeux de fléchettes, billards, musique du juke box.
Sur les première notes de « an angel by my side », si ridiculement romantique, Brian entraîna Justin au milieu du pub. Le jeune homme incrédule
« tu voulais danser ? On y va ? Ou tu as changé d'avis ? »
.com/watch?v=6AIPf4d462Y
Justin retrouva sa place préférée, celle ou il se sentait sans peur, sans douleur, sans peine.
Brian fermait les yeux, ses bras se refermant sur le corps à couver, à aimer, à garder le plus longtemps possible, aussi longtemps que le ciel le permettrait. Au Diable cette connerie de romantisme , il ne voulait pas savoir comment tout cela s'appelait, ça n'avait pas d'importance, et que l'on murmure ce qu'on veut sur le Kinney rangé, apprivoisé, casé et docile. Qu'on murmure ce qu'on soir, dans son lit, en creux de son corps, un ange serait là !
