Babydoll
Chapitre final de mon idée de départ. Les 2 Vera&Blue viendront par la suite, pour les intéressés…
Quand la jeune femme de 20 ans est entrée dans le théâtre, il y eu comme un déclic dans ma tête. Ma vie quotidienne venait de changer du tout au tout, et je le savais. Guidée par Blue et le Prêtre, elle semblait perdue, effrayée, mais il y avait aussi en elle cette pointe de détermination qui me fascina immédiatement. Ces immenses yeux verts auréolés d'un gris soutenu me captivèrent, et cette apparence fragile qui cachait un caractère probablement explosif m'intrigua. J'allais trouver un moyen de percer cette jeune femme à jour, la méthode m'important peut. Elle allait causer ici beaucoup d'ennuis, mais Blue ne me croirait pas, il serait trop obnubilé par sa belle apparence et l'argent qu'elle lui rapporterait. Les hommes, les maudits hommes naïfs et aveugles!
Dès que Blue m'expliqua le pourquoi de sa venue ici, et ce qu'elle y ferait, je fus automatiquement d'accord avec mes filles; elle n'était certainement pas vierge! Une jolie femme, intelligente, avec du caractère… Non. J'allais avoir une discussion avec elle, je l'attendais de pied ferme demain matin avant le déjeuner. Quel mal y aurait-il à lui dire qu'elle devait se présenter à mon bureau à 6h sans que Blue ne le sache? Après tout, le bureau qu'il m'avait gentiment proposé ne servait pas qu'à remplir des formulaires et autres inutilités…
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Le coup frappé doucement à la porte du bureau me sortie de mes rêveries douteuses. Toute la nuit, l'insomnie m'avait frappée pour une raison inexpliquée, et mon sommeil semblait revenir maintenant. Elle entra, suite à mon accord, et déposa sa menue silhouette sur la chaise devant le massif bureau de chêne. Je croisais mes mains sous mon menton, m'y appuyant, une expression sévère sur le visage. Aussi bien lui donner une image plus dure de moi, elle ne semblait pas être le genre de fille à se laisser émouvoir, de toute façon.
- Babydoll, je murmurais avec mon fort accent qui me trahissait. Tu sais que le High Roller vient dans 5 jours?
- Oui, Madame Gorski, elle répondit d'une voix suave et presque obéissante.
- Auras-tu la gentillesse de me dire si tu es vraiment vierge?
Bam. Je savais que c'était le sujet qui la ferait perdre les moyens qu'elle possédait et dont elle était si fière.
- Non je… Je n'ai jamais couché avec personne.
- Bien. Pas trop nerveuse?, je ricanais en me levant pour l'observer.
- Sûrement autant que vous l'étiez avant votre première fois.
Aoutch. En plein dans le mille. Salope.
- Alors tu t'en tireras très bien. Tu peux y aller.
Elle sortie, le sourire vainqueur aux lèvres, ses lèvres si pulpeuses. Babydoll avait 2 raisons de se réjouir, et elle n'en connaissait qu'une. Elle savait qu'elle venait de gagner cette petite bataille amicale; elle n'avait par contre aucune idée qu'en me défiant de la sorte, elle gagnait mon respect… et un peu plus.
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Déjà 2 jours qu'elle était dans l'établissement, la belle petite blonde, et les choses devenaient de plus en plus… étranges. À plusieurs reprises, j'essayais de savoir par Blondie ce qui se passait. Elle ne voulait rien me dire, et je vis que sa fidélité avait changée, du moins le temps que le règne de Babydoll durerait. Blue les avait averties qu'il ne voulait plus rien voir disparaitre, et j'appris par l'intermédiaire d'une femme de chambre que les filles étaient suspectées, et hautement surveillées à leur insu.
J'étais passée dans les cuisines, car je savais qu'elle y serait ce soir, pour l'observer en plein travail. Elle lavait la vaisselle doucement, et le cuisinier semblait sortit je ne sais où. J'entrais donc, mes talons m'annoncèrent dès que mon pied se posa sur le marbre usé de la cuisine. Je ne comprenais toujours pas comment la nourriture qui sortait d'ici pouvait être aussi délicieuse et raffinée! Encore un mystère…
Babydoll se retourna nerveusement, mais se détendit en découvrant mon visage orné d'un léger sourire en coin. La lumière aveuglante de l'ampoule tristement nue rendait son visage plus pâle et attirant qu'avant. Pas un seul mot ne fût échangé, et quand je m'approchais d'elle pour engager une conversation, je perdis mes mots. Un charisme jusqu'alors absent fit surface autour d'elle, une attraction puissante et indescriptible. Je ne remarquais que ses belles lèvres, rien d'autre ne traversait mon esprit. Qu'est-ce que cette jeune femme me faisait, pour l'amour du ciel?
Sans prendre le temps de réfléchir plus, je l'embrassais doucement en l'approchant de moi. Son incertitude, ses lèvres tremblantes et son faible gémissement me confirmèrent que je venais de lui voler son premier baiser. En caressant sa nuque, je sentis une tension et elle se recula, les yeux inexpressifs, le regard… absent. Elle quitta la cuisine sans un mot, sans un son, sans même un soupir… Je me laissais tomber sur la chaise à roulettes en enfouissant ma tête entre mes paumes ouvertes. Oh Vera! Qu'as-tu encore fait?
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Sa troisième journée se passa dans le plus grand malaise. Elle fuyait mon regard en jouant nerveusement dans ses cheveux, changeant de couloir quand j'arrivais dans sa direction, s'empêchant même de souper pour ne pas me voir! J'avais fais la plus grosse erreur d'une vie, et je regrettais déjà. Me laisser emporter comme ça par mes sentiments, par ce que je ressentais… Ça ne me ressemblait pas du tout!
Le soir venu, j'ouvris ma fenêtre pour laisser passer une petite brise rafraichissante. Je passais ma nuisette la plus confortable, la verte forêt en soie, et me couchais tôt pour lire un peu. J'adorais tout les livres d'amour impossible, et ils me faisaient assez rêver pour m'empêcher de penser à autre chose. Tout ces livres, je les cachais sous mon lit, car si une seule de mes filles, ou pire; mon patron, apprenait que je lisais quelque chose comme ça… Adieu réputation que j'avais mis tant années à construire!
La faible lumière de ma lampe à l'huile effleurait les pages blanches lignées de noir de mon roman. Blue riait de moi parce que je ne voulais pas d'électricité dans ma chambre, mais je m'en fichais. J'aimais cette ancienne façon de vivre; elle rendait la pièce plus agréable.
Un coup fût porté à la porte, et je sommais la personne d'entrer. En retirant mes lunettes dont je me servais pour lire, et en déposant mon livre sur ma table de chevet, je sursautais. Je croyais que Blue était avec Sweet Pea cette nuit, que je pourrais dormir en paix… Mais ce n'était pas lui, j'aurai pourtant dut m'en douter. Babydoll s'était appuyée sur la porte en bois et me fixait intensément. Je me relevais en m'approchant d'elle, en laissant tout de même un bon 3 mètres de distance entre nous deux. J'attendais qu'elle parle la première, après tout c'était elle qui venait cogner à la porte de ma chambre à 11h du soir. Mais pas un seul mot ne sortit de ses lèvres roses et délicieuses, de goût comme d'apparence.
- Babydoll… Qu'est-ce que je peux faire pour toi, mon enfant?
Ses grands yeux m'observaient, paniqués et… désireux. Quand je vis son regard s'attarder sur mes mamelons dressés, mes longues jambes douces et mon décolleté voluptueux, je savais pourquoi elle était ici. J'essayais de paraitre calme, mais mon cerveau surchauffait. Je marchais lentement vers la salle de bain, et aspergeais mon visage d'eau glacée. Je remplie un verre pour Babydoll, et je la fis s'asseoir sur mon lit en lui tendant. Je me tenais debout devant elle, les mains sur les hanches, la mine sévère. Je regrettais déjà mes talons hauts… Quand elle eu finit son verre d'eau, je me penchais à côté d'elle pour fermer la fenêtre qui faisait voltiger ses cheveux blonds. Il ni avait que moi pour apprécier une fraîcheur comme celle-ci. Elle recherchait clairement un peu de chaleur, de chaleur humaine; de chaleur… féminine.
Le bas de ma nuisette arrivait juste sous mes fesses bombées, et mes cuisses nues étaient exposées à son regard appréciateur. Je sentie sa joue s'appuyer timidement contre l'une d'elle, et je poussais un soupir de résignation en m'asseyant à ses côtés. J'approchais ma main de sa joue, dans le but de la caresser, mais la jeune femme cria en s'éloignant un peu.
- Ne me frappez pas! Je suis désolée…
Ma deuxième main entoura ma première, et je les gardais contre ma poitrine, troublée. Je voulais leur faire croire que j'étais dure, mais je n'avais jamais levée la main sur aucune d'elle! Elle ravala sa peur et se rapprocha encore un peu de moi, centimètres par centimètres. Elle essayait de parler, de me parler. Ma main glisse longuement sur sa cuisse et j'attendis qu'elle m'avoue le pourquoi de sa venue ici, même si je l'avais plutôt deviné. Sa voix était cette fois pleine d'assurance, comme à l'accoutumée.
- Madame Gorski… Quand vous m'avez embrassée hier j'ai réalisé que le High Roller venait bientôt. Personne ne m'avait jamais embrassée comme vous l'avez fait, et je me suis sentie bien… Vous étiez si douce… Pourquoi nous faire croire que vous êtes méchante?
- À cause de Blue, bien sûr… Si quelqu'un d'autre est sévère avec vous, il le sera moins. Si c'était lui qui vous donnait une correction vous ne vous en remettriez jamais, je lui avouais amèrement en passant machinalement ma main sur ma joue mainte fois giflée par cet homme détestable. C'est tout ce que tu voulais, Babydoll?
Chaque fois que je prononçais son nom avec ma voix trainante, elle fermait les yeux pour un moment avant de me regarder de nouveau. Voyant qu'elle ne répondait pas, j'essayais un autre moyen.
- Tu as mentionné le High Roller. Répond-moi franchement; as-tu peur?
Je craignais le retour de son caractère, comme dans mon bureau, mais quand ses yeux paniqués se tournèrent vers moi et s'embuèrent de larmes, je doutais que cela finirait de la même façon… Je la serrais contre moi en massant son dos. Son épaule, nue et veloutée sous ma main, tremblait de moins en moins.
- Si seulement je pouvais faire quelque chose pour toi, je murmurais dans ses cheveux avant d'embrasser son front.
(You can stop right here, Emily, if you don't like M scene, totally understand)
On aurait presque dit qu'elle attendait cette phrase. Babydoll se releva nerveusement, et retira sa chemise de nuit. Elle se tenait, nue et pâle devant moi. J'essayais de détourner le regard, mais sa petite main décidée tourna mon visage vers le sien. Elle se pencha et embrassa maladroitement mon cou en s'asseyant sur mes genoux.
- Tu ne sais pas ce que tu fais, Babydoll. Le High Roller n'est pas un homme désagréable. Tu viendras m'en parler après, ok? Pour le moment, va dormir.
Quand ses mains se perdirent dans mes longs cheveux roux et que sa bouche se rapprocha dangereusement de la mienne, je maintins fermement ses poignets derrière son dos.
- Arrête, je grognais en la regardant.
Comme j'aurai voulu lui dire oui! Mais elle devait rester vierge, l'argent en jeu était incroyable. Si je perçais son hymen, elle n'aurait pas d'excuses. Elle ne dansait presque jamais, pour être sur que la petite paroi reste intacte. Si je lui faisais l'amour et que Blue l'apprenait, je pourrais me considérer comme morte. D'un autre côté… Elle était toute tremblante, impatiente et un peu humide contre mes cuisses.
Je la déplaçais doucement sur l'une de mes cuisses, que je commençais à onduler tranquillement. Plus ma peau se frottait contre son sexe, plus ses jambes se resserraient autour de ma cuisse. Babydoll avait enroulé ses bras autour de mon cou, et j'embrassais ses seins avec tendresse. Ils étaient assez petits, fermes, blancs et durs d'excitation. En prenant délicatement son mamelon d'un pâle violet entre mes dents, je réalisais ce que j'étais entrain de faire. Ce qui aurait normalement du m'arrêter me fît au contraire redoubler d'attentions envers cette jeune femme qui était venue me voir, moi, pour que je lui fasse l'amour de la façon la plus intime qui soit. Je mordillais le mamelon pointé entre mes dents, et ma main s'occupait de masser sa nuque tendue.
Elle respirait fort à mon oreille, mais elle ne poussa pas le moindre cri. J'arrêtais tout sauf le mouvement de ma cuisse après un moment, et je descendis son visage vers le mien. Je goûtais cette bouche pulpeuse sans relâche, ma langue demanda l'accès à ses lèvres qui acceptèrent. C'est en partageant ce premier vrai baiser, quand nos langues se rencontrèrent avec passion, que Babydoll poussa son premier cri. Ça venait de la gorge, et la jeune femme semblait vouloir l'étouffer. Je l'encourageais à laisser sortir ce cri de bien être qui me touchait tant. Je sentais la vibration du cri sur son cou, et la répercussion sur la peau de mon décolleté.
Je bougeais ma cuisse un peu plus rapidement. Je la sentais humide, mais j'avais quand même peur de la blesser. Je mouillais mon doigt de salive doucement, et glissais ma main sous elle respectueusement. Je caressais à peine son sexe impatient que mon doigt pénétra en elle petit à petit. Ma main disponible frottait son dos patiemment, parce que la première douleur était toujours un peu difficile. Son sexe contracté était une étape de plus à franchir, et je laissais mon doigt en place pendant que je l'embrassais de nouveau. Elle s'ouvrit à moi, et je sentie l'hymen sur mon index. En tenant bien son dos, je perçais la fine paroi délicatement. Elle poussa un deuxième cri, de douleur cette fois, et enfouie son beau visage dans le creux de mon épaule.
- Mords, je lui murmurais en sentant son corps trembler.
Quand mon second doigt rejoignit le premier, elle mordit dans mon épaule, assez fort pour laisser une marque, je pensais en me souciant peu de mon apparence le lendemain matin. Je m'en fichais et je commençais enfin un lent mouvement de va et vient. Ses dents relâchèrent la peau de mon épaule, et la jeune femme ne fit que coucher sa tête sur moi pendant que j'accélérais le rythme de mon mouvement au grès des signes que son corps me donnait. Ses réactions étaient positive, j'allais donc toujours un peu plus vite, un peu plus fort, un peu plus profondément. Quand son orgasme arriva, ses jambes se contractèrent sur ma cuisse avec force, et ses fluides se répandirent sur ma jambe dans un glissement. Épuisée, elle abandonna son corps entier contre le mien en soupirant de bonheur.
Je caressais son dos moite et en sueurs, quand je remarquais la tache écarlate laissée sur ma peau. Ses premiers sangs avaient coulés sur ma cuisse chaude, et je la couchais sur le lit doucement en allant me laver dans la salle de bain. Quand je revins, je m'attendais à la trouver profondément endormie. Mais elle m'attendait, appuyée sur les oreillers comme si c'est la seule chose qui la maintenait éveillée…
- Madame Gorski?
Je restais debout à côté du lit, et je la regardais en lui faisant un signe pour lui accorder la parole. J'étais incapable de parler, et je ne savais même pas pourquoi. Elle était tellement belle, tellement plus jolie maintenant que libérée des peurs et appréhensions qu'elle entretenait…
- Est-ce que… Est-ce que je pourrais vous demander un autre service?
Babydoll rougit, et me demanda de me déshabiller. Jamais elle n'avait vu corps de femme qui semblait appétissant comme le mien, disait-elle. Tant de beaux mots pour une simple permission… Je laissais tomber au sol ma nuisette et ma petite culotte noire en m'approchant d'elle. Elle laissa glisser sa main sur mon ventre plat, et entre mes seins généreux. Je me couchais à ses côtés, sous les couvertures, et son corps se joignit au mien pour une nuit, sa troisième nuit ici. J'aurai du lui demander de partir, au cas où Blue arriverait. Mais je n'avais pas le courage de repousser cette belle enfant épuisée.
Dans 2 jours, le High Roller viendrait. Dans 2 jours, il penserait prendre la virginité de Babydoll. Et, si, dans 2 jours ou moins Blue l'apprenait, le décompte de ma vie serait amorcé…
Je sais que le M ne plait pas à tous, mais bon! C'était le dernier chapitre, comme je le disais les 2 prochains sur Vera&Blue suivront! Histoire finie avant la fin de l'été, garanti!
Reviews? J'ai travaillé fort sur celui-ci, étonnamment! XD
Je vous aiiiime ^^
Anna Bella :) xxxxxxxxxxx
