Et voilà, c'est fini... Chapitre un peu court, désolée. J'espère que l'histoire vous a plu. Un grand merci à Sauterelle pour ses reviews :)_

« Comment ça, vous ne vous rappelez plus de la combinaison du coffre ? » Sam contenait avec peine ses envies de meurtre. Il avait entendu les coups de feu dans la salle où était piégé son frère et savait que les choses étaient en train de très mal tourner.

« Ça fait tellement longtemps ! » répondit Rob, paniqué. Il tenta sa date d'anniversaire, puis celle de son père. Echec. Celle de sa mère. Nouvel échec. Sa sœur, son cousin, son grand père, et merde, même celle du chien. Echec, échec, échec, échec.

A bout de nerfs, Sam l'écarta sans ménagement tandis qu'un autre coup de feu retentissait dans l'ancienne salle des coffres, et tapa une nouvelle combinaison. Bingo, la porte s'ouvrit. Eberlué, Rob demanda en bredouillant. « Qu'est-ce que vous avez fait ? »

« J'ai tenté l'anniversaire d'Elvis. » Répondit Sam en s'emparant de la moumoute sacrée. Il la posa sur le sol, l'imbiba d'allume feu et craqua une allumette.

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Dean ne savait même plus où il se trouvait. Il se retrouva à nouveau propulsé contre un mur et le choc lui fit lâcher son arme. Retombant au sol, il ne tenta pas de se relever. A quoi bon. L'étreinte glacée se plaqua à nouveau contre son cœur et, transi de froid, il se dit que dans quelque secondes, il aurait beaucoup, beaucoup plus chaud…

La pression sur sa poitrine s'arrêta d'un coup et le froid glacial disparut. Il se demanda un instant si, ça y est, il était en enfer quand il vit la porte s'ouvrir toute seule quelques centimètres au dessus de sa tête. Le cœur battant à tout rompre et la respiration saccadée, il laissa échapper un petit rire de soulagement quand il réalisa que Sam avait du se débarrasser définitivement de Lowell.

Sam. Il entendit son frère crier son prénom et arriver en courant. Il n'avait pas la force de répondre et puis, de toute façon, son frère savait très bien où le trouver. La porte s'ouvrit en grand et l'immense silhouette de Sam se pencha sur lui, le secouant dans tous les sens. Ce n'était pas très agréable.

« Ça va… ça va, arrête de me secouer merde ! » croassa-t-il.

Soulagé de constater que son frère était encore en vie et suffisamment en forme pour râler, Sam le relâcha. « T'as vraiment une sale tête… Rien de cassé ? »

Dean se releva tant bien que mal et procéda à un inventaire rapide. « Juste beaucoup de bleus et de bosses. Je crois que je sais maintenant ce que ressent un pull dans une machine à laver. »

*.*.*

Quelques minutes plus tard, les clients de l'hôtel avaient ramassé leurs affaires et rendu leurs chambres sans demander leur reste. Rob avait chaleureusement remercié les frères et Dean n'avait pas oublié de faire transformer les précieux jetons remportés au poker en beaux billets verts.

Assis sur le siège passager de l'impala, il s'amusait à faire tourner l'argent entre ses doigts. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu une telle somme en main. Ils allaient pouvoir se payer une chambre dans un bon hôtel. Avec des lits massants. Oh oui. Son corps le demandait avidement.

Il regarda son frère qui conduisait, perdu dans ses pensées.

« Hey Sammy, qu'est-ce qui se passe dans cette tête chevelue ? »

Sam lui jeta un coup d'œil et se concentra à nouveau sur la route. Quelques secondes plus tard, il répondit. « Je me demandais… on a compris pourquoi Lowell s'en prenait aux sosies, à quoi il s'était rattaché mais… »

Il se retourna vers son frère, perplexe. « Pourquoi uniquement les années bissextiles ? »

FIN.