Chapitre 3 : Rendez-vous et compte rendu.

Au bout d'une heure, Chloé prit sa pause. Après avoir salué sa cousine et Clark, elle prit son manteau et sortit des bureaux du Daily Planet. Alors qu'elle marchait vers le bistrot du coin, elle sentit son cœur s'emballer et ses jambes trembler. Oliver lui plaisait beaucoup, énormément même, même si elle ne le connaissait absolument pas. Elle voulait lui plaire aussi, mais elle se disait que probablement il ne l'avait invitée que pour s'excuser de lui avoir fait renverser son café.

Lorsqu'elle arriva au bistrot, elle vit Oliver assis à une table de la terrasse extérieur. Elle resta un peu à distance, nerveuse, mais en la voyant, il lui fit un grand sourire et lui fit signe d'approcher.

-Salut. Le salua-t-elle alors qu'il se levait pour lui tirer sa chaise. Merci de m'inviter à prendre l'air. D'habitude, je reste cloîtrée dans mon bureau et je ne prend pas ma pause à part pour grignoter un muffin aux petits fruits en buvant un café-vanille.

-Tout le plaisir est pour moi. Mais dites-moi, ce matin vous buviez bien un café-latte, et là vous me parlez de café-vanille. Aurais-je devant moi une coffee-addict?

-J'avoue, c'est mon plus grand vice. Je bois du café en quantité industrielle depuis l'âge de 15 ans.

-Wow. Alors, qu'allez-vous prendre maintenant?

-Mon péché mignon : un cappuccino avec supplément de crème chantilly.

-C'est aussi mon préféré, mais ne le dites à personne, je tiens à garder mon image de fana d'express.

-Entendu. Rit-elle, plus confortable, maintenant.

La serveuse arriva et Oliver lui dicta leur commande. Lorsqu'elle fut partie, ils continuèrent de discuter.

***
-Tu permets, Clark, je reviens dans dix minutes, je dois vérifier une source avec un collègue.

-Bien sûr, prends ton temps.

Lois lui fit un petit sourire auquel il répondit en double et se retourna pour aller voir son collègue dans le fond de la salle. Clark la regarda partir, puis se leva et se dirigea vers les escaliers. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, il était devant le bureau de Lex Luthor. Après s'être assuré qu'il était bien absent (les lumières étaient éteintes, signe qu'il ne reviendrait pas avant un petit moment.), il fit semblant de rebrousser chemin, sortit discrètement une petite télécommande de sa poche et appuya sur l'unique bouton. La télécommande s'illumina en vert, signe que les caméras autour étaient brouillées et il força la porte. Le bureau de Lex possédait plusieurs œuvres d'arts datant du temps d'Alexandre Le Grand, son modèle, ainsi que diverses babioles qu'il devait trouver jolies. Sans plus s'attarder, il s'approcha de l'ordinateur, l'ouvrit, et inséra une clé USB qui décoda le mot de passe de Lex et ouvrit sa session. Une fois la session ouverte, il copia tous les fichiers classés « Personnel » de LuthorCorp sur la clé.

« Cette fois, tu es fait comme un rat, Luthor. Sourit-il à lui-même. »

Il sortit son téléphone portable de sa poche et composa un numéro.

-Salut, c'est moi. C'est fait. Comment s'organise-t-on pour la suite?

***
-Chloé. Commença Oliver alors qu'ils mangeaient leurs croissants au chocolat. Vous avez parlé d'un accident qui vous est arrivé hier soir. Je peux vous demander ce qui s'est passé?

-Ho! Ma cousine et moi avons été attaquées alors que nous rentrions chez nous.

-Mon dieu, c'est terrible! Ils sont parvenus à vous faire du mal?

-Non, heureusement, nous avons été sauvées juste à temps.

-Par la police?

-Non, par….

Elle s'arrêta. Pouvait-elle lui faire confiance? Après tout, ils ne se connaissaient que depuis ce matin. Il du remarquer qu'elle était songeuse, parce qu'il demanda :

-Chloé? Tout va bien? Vous n'êtes pas obligée de répondre, si vous n'en avez pas envie.

-Non, ça va. Heum… Oliver, avez-vous déjà entendu parler de Green Arrow?

-Green Arrow? S'étonna Oliver. C'est un nouveau héro d'une série télévisée?

-C'est un héro, oui, mais… Il est bien réel… C'est lui qui nous a sauvées, Lois et moi.

Oliver garda son petit sourire. Chloé ne savait pas ce qu'il pensait d'elle et cela la rendait mal à l'aise.

-Je sais que cela peut paraître bizarre, mais… même si je pourrai gagner le prix Pulitzer avec ce scoop… ma rencontre avec Green Arrow… et la possible existence d'une ligue de justiciers masqués, je ne me sentirais jamais à l'aise de les trahir.

-Pourquoi? C'est la chance de votre vie, pourquoi ne pas la saisir?

-Parce que… je ne sais pas. Je me sens… rattachée à eux en quelque sorte. (Elle ricana, se moquant d'elle-même.) Vous devez penser que je suis dingue, n'est-ce pas? Après tout, je ne les connais même pas. Je n'ai rien de spécial, ils ne me doivent rien et moi non plus, mais… Je ressens la nécessité… de les protéger. Comme eux nous protègent à tous les jours.

Son regard était perdu dans le vague tout au long de son discours. Elle ne remarqua même pas l'air songeur d'Oliver. C'est la serveuse qui vint les ramener à la réalité.

-Voici votre reçu, monsieur Queen.

-Queen? S'étouffa presque Chloé. Oliver Queen?

-Oui, mais s'il vous plaît, évitez de le dire à haute voix.

-Ho, milles excuses. Je… J'ai juste été surprise. Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit?

-À vrai dire, je n'en sais trop rien. Je n'en ai pas ressenti le besoin. J'ai eu l'impression qu'avec vous, c'était naturel… et que je n'avais pas besoin de mon argent pour que vous m'acceptiez. En plus, j'avais un peu peur que si je vous disais qui j'étais vraiment, vous n'accepteriez de me voir que pour mon argent. Mais maintenant, je sais que je n'avais rien à craindre… Je ne me trompe pas n'est-ce pas? S'assura-t-il.

-Non, vous n'avez rien à craindre. Queen ou pas, c'est le Oliver avec qui j'ai discuté pendant une heure qui m'a plût.

Il eut un petit sourire.

-Si je vous ai tant plût. Vous ne verriez pas d'inconvénient à ce que l'on se revoit éventuellement?

-Non, j'en serais même très contente.

-Très bien. Demain, même heure, ici?

-D'accord. Je dois y aller maintenant. À demain Oliver.

Elle se leva et vint lui faire la bise avant de tourner les talons et se diriger vers le Daily Planet. Oliver resta assis à la regarder partir, puis laissa quelques billets sur la table pour régler la note avant de se lever. Il vit alors Clark qui se dirigeait vers lui.

-Salut. Fit-il simplement. Tu ne travailles pas?

-Si, je dois y retourner dans quelques minutes, mais je dois d'abord livrer la clé à Bruce.

-Laisse, je vais lui apporter. Je me rendais chez lui de toute façon.

-D'accord. (Il lui fila discrètement la clé.) Surtout, ne la perd pas.

-Pour qui tu me prends, Clark? Un débutant? Je faisais ça bien avant toi, alors que tu curais encore les sabots de tes chevaux à Smallville.

-Ouais ouais, arrête de parler et dépêche-toi de rapporter ça à Bruce. C'est le seul moyen de faire enfermer Luthor.

-C'est bon. Maintenant, retournes travailler. Tu dois préserver les apparences, coûte que coûte, tant qu'il n'est pas derrière les barreaux.

-Bien reçu, chef.

Après une bonne poignée de main, chacun alla de son côté.