Hello minna-san ! Me voici, me voilà -non, aujourd'hui je ne vous propose pas un numéro de magie, m'enfin peut-être la prochaine fois...- avec un magnifique Chapitre 19. Je vous préviens, ça s'annonce sport pour Gray qui commence son entraînement avec Le Rouquin ; aussi vous aurez droit à une révélation sur le sombre passé d'Anzu. Enjoy, people !
Shiratsuki Yukihime : Tout d'abord merci à toi, ma première review anonyme. Je suis contente que ma fic' te plaise... -C'est trop évident, ça !-
Si tu fais attention à toutes les indications comme la façon dont chaque perso' en appel un autre, tu devrais arriver à t'y retrouver. Je te laisse lire la suite.
Remerciements spéciaux à : Freak666chaos, Cerise et Plew A.E.
Accrochez-vous à vos écrans, c'est parti !
PdV Gray.
Après s'être réveillées à 8hoo tapante avec An' et Inoue, nous voilà tout juste arrivées devant le magasin du Pervers au Bob à rayures. –Les majuscules sont là pour vous dire qu'à partir de ce point de l'histoire, je ne le nommerait d'aucune autre façon.- On entre et, comme j'aurais dû m'y attendre alors qu'on traverse le salon, Anzu se fait littéralement "kidnapper" par Yoruichi. Je la laisse et m'en vais dans la chambre des garçons, un peu perdue dans mes pensées. Je toque, fais coulisser la porte et tombe uniquement sur Hisagi. Un peu étonné, je lui demande :
« Il est pas là, l'empaffé ?
-(Il sourit.) Si tu parles de Renji, alors non, il se douche.
-Ok…(Je réfléchis un instant.) Parfait.
-Euh, pourquoi ?
-Dis-moi Hisagi… Je t'avertis tout de suite, je n'ai pas pour habitude d'écouter en douce mais hier, j'étais au mauvais endroit, au mauvais moment comme on dit…
-Où tu veux en venir là ?
-Il n'y a rien qui t'a semblé bizarre quand Anzu te parlait de son enfance ?
-(Il me regarde étrangement surpris.) La partie concernant la mort de ses parents, peut-être…
-Décidément, tu es perspicace. Oui, donc tu en as pensé quoi ?
-On dirait qu'elle a évité le sujet, non ? Enfin, je t'écoute…
-Je pense fermement qu'Anzu nous sert l'excuse de l'accident pour cacher autre chose. Ah, et pour info, elle n'avait pas encore emménager là où on habite en première année de maternelle, elle est arrivée en deuxième année.
-Tu considères qu'elle te ment, pour quelle raison le ferait-elle ?
-Le fait qu'elle me mente à moi, ça doit déjà te paraître assez effrayant, nan ? Je suppose que la vérité derrière cette histoire n'est pas une de celle qu'on raconte au premier venu. Seulement…
-Seulement elle ne peut pas garder ça pour elle plus longtemps.
-Je vois qu'on est sur la même longueur d'ondes. Je suppose que je n'ai pas à te demander de me rendre ce service.
-Je comptais tirer ça au clair avec ou sans ton accord. »
Je lui adresse un sourire un peu tendu et non sans une trace de tristesse voilée. Je m'en vais ensuite pour aller tambouriner la porte de la salle d'eau, histoire de me changer les idées mais surtout de mettre la pression à Renji. Ce dernier pique une crise, et je l'entends crier par-dessus le bruit de l'eau.
« OY ! CE N'EST PAS BIENTÔT FINI, OUI ?
-(Je m'apprête à doucement me retirer quand le lieutenant aux cheveux rouges vient ouvrir la porte, simplement vêtu d'une serviette à la taille, les cheveux détachés et encore ruisselant de gouttelettes transparentes.) Tiens… Salut Ren…Ji. (J'articule assez pitoyablement.)
-Ah, c'était toi ! J'aurais du m'en douter. La seule personne capable d'autant s'amuser à me faire chier. (Il me sourit, j'en fais autant.)
-Je n'aurais pas pu dire mieux moi-même.
-Au fait, tu comptes t'arrêter de me mater quand ? (Il fait, un peu rouge et flatté.)
-Maintenant, sans doute. »
Je tourne les talons un rictus amusé sur les lèvres, les joues rosies et entreprends de mettre la patte sur le Pervers au Bob à rayures.
Fin PdV Gray.
Enfin libérée de la femme-chat, je me rends dans la chambre des garçons. Je fais coulisser la porte et m'approche d'Hisagi. Ce dernier lève ses yeux vers moi, et en sentiment étrange semble s'en dégager, comme de l'appréhension.
« Salut, ça va ?
-Yo… En fait Anzu, il faut que je te pose une question.
-Oui ? (J'incline la tête et lui offre un magnifique sourire.)
-De quoi sont réellement morts tes parents ? »
Je perd mon sourire et me crispe aussitôt. Ça, ça n'annonce pas une bonne discussion. Je prends l'air le plus détaché et irrité que je peux, vis-à-vis d'Hisagi, qui écarquille imperceptiblement les yeux.
«Laisse tomber, je ne te dirais rien. »
Je me retourne prête à prendre mes jambes à mon coup, mais une main me retient par le bras, j'essaie de le faire lâcher, mais il resserre sa prise. Il m'attire ensuite à lui dans un mouvement forcé qui me décroche un regard quelque peu étonné. Il me fixe, résolu à savoir ce qu'il souhaite.
PdV Gray.
Posée sur un rochet, j'essaye de m'enlever l'image de la tête de Renji torse nu tout mouillé, de tout à l'heure. En foudroyant mentalement ma nature de voyeuse se développant trop bien et trop vite à mon goût. Un bruit de pas frottant contre la terre poudreuse me fait tourner la tête. –Oui, pas de cette façon, là je tourne juste le visage arrêter de vous emballer.- Le rouquin, déjà hors de son gigaï s'approche de moi en me faisant un signe de la main.
« Je le savais, j'ai bien fais de venir plus tôt.
-Comment ça ?
-J'ai eu l'impression que t'étais le genre de nana à arriver toujours un quart d'heure à l'avance plutôt que pile à un horaire fixé.
-(Je le regarde un peu étonnée.) J'ai vraiment cette tête là ?
-C'est pas une question de tête. J'ai juste dit que j'avais eu l'impression que t'étais comme ça. Je ne me suis pas trompé. (Il sourit.) »
Je descends de mon gros caillou et vois Inoue au loin, à côté de l'escalier qui vient d'arriver. D'ailleurs Ishida, Chad et le Pervers à Bob sont là eux aussi. –C'est mieux que la télé les entraînements du rouquin, on va faire payer l'entrée !-
« Alors, depuis combien de temps tu maîtrise le shikai ?
-Ah… J'avais oublié.
-Ne me dis pas que… Bon, ben on va peut-être commencer par ça.
-Oui, Professeur. (Je le regarde un sourire tordu collé au visage, il rougit.)
-Tu peux m'appeler Ichigo, ça suffit.
-Je préfère le rouquin. (Il prend un air un peu blasé.)
-Bon, c'est toujours mieux remarque. Passons aux choses sérieuses.
-Ok !
-Assis-toi en tailleur. »
Je m'exécute, et je pose Kin', bien au chaud dans son fourreau sur mes jambes.
« Je suis prête.
-Va dans ton monde intérieur et fais-lui cracher le morceau.
-Fais-la cracher le morceau.
-Peu importe, vas-y. »
Je reprends mon sérieux –que j'ai vraiment du mal à garder avec le rouquin dans les parages.- Et me concentre pour atteindre le royaume urbain de Kin'. Quand je rouvres les yeux, c'est exactement la même vue qui s'offre à moi, au bord de cet immensément haut gratte-ciel. Je me retourne et tombe nez à nez avec la petite fille.
'J'suis pas une petite fille.
-Une naine alors ?
-Et tu crois que je vais t'aider à devenir plus forte si tu me charries ?
-Mais je ne te demande pas ton avis, très chère. (Magnifique sourire étincelant.)
-De tout évidence, j'ai assez attendu sans rien faire, donc…
-Je vois que tu es aussi patiente que moi.
-C'est clair, il est temps d'aller refaire le portait de ce rouquin !'
J'ouvre de nouveau les yeux, pour cette fois-ci me retrouver dans la salle d'entraînement style désert d'Ok Corral du Pervers au Bob à rayures. Le rouquin me regarde légèrement déstabilisé, quoi j'ai mis trois heures pour débloqué le pouvoir, parce que j'ai plutôt l'impression d'avoir fait ça vite moi. Dans le doute, je lui demande.
« Qu'est-ce que c'est que cette tronche ?
-T'as…déjà fini ?
-(Je brandis mon katana en le tapotant doucement.) C'est une brave fifille.
-Bon, ben, fais-moi voir ce que t'as dans le ventre.
-Hagayaku*, KinRakurai ! »
Un nuage opaque de poussière empêche toute visibilité. Au fur et à mesure que le nuage se dissipe, je vois le rouquin afficher un petit sourire et j'entends quelques murmures approbatifs assez loin dans mon dos. Mon shikai est libéré, sa forme approche celle d'une lance avec au bout deux lames assez courtes et séparées en v. Comme une espèce de crochet.
« C'est pas si impressionnant quand on y regarde de près. J'ai cru que tu débarquerais avec un truc plus imposant. »
Je réprime une moue irritée et j'entends aussitôt un petit grésillement. Un micro sourire étire imperceptiblement mes lèvres. Sans plus attendre, je fais pivoté la lame pour la pointer en direction du rouquin qui regarde ailleurs et lui fonce dessus. Il tourne la tête et pare l'attaque au dernier moment, ne s'étant pas aperçu de mes mouvements.
« Bordel, t'aurais pu prévenir.
-J'aime les effets de surprise.
-Ouais et ben… »
Je force un peu plus sur le manche de mon Zampakutô. Soudain, je relâche ma pression et pivote le plus rapidement possible sur le flanc droit du rouquin. Contre toute attente, il me pare encore au dernier instant, et je pousse un petit soupire déçue, ça va pas être de la tarte.
Histoire de me donner un peu plus de force je me concentre en me focalisant sur mon arme.
Le petit crochet argenté est parcouru d'une décharge électrique. Jaune dorée, scintillante.
Bien sûr, le rouquin l'a vu. Il shunpôte quelques dizaines de mètres en arrière.
Fin PdV Gray.
Je tique une énième fois depuis le début de notre face à face perturbant, je ne crois pas qu'Hisagi soit énervé, n'empêche qu'il me fait presque flipper. Je décide d'abréger cet échange silencieux.
« J'ai plusieurs bonnes raisons de ne rien te dire à ce sujet, sinon je l'aurais déjà fait.
-Quelles raisons ?
-…Tu risque de… (Je soupire en sentant les larmes doucement me monter aux yeux.) Me détester…Et de ne plus vouloir m'approcher. »
Je détourne vite mon regard du sien et m'efforce d'empêcher une cascade de larmes de découler sur mes joues. Je sens ensuite Hisagi qui prend ma main et redirige mon attention sur lui. Je déglutit bizarrement, et inspire profondément.
« Dis, tu as déjà entendu parler de personnes atteintes de dédoublements de la personnalité ?
(Il ouvre un peu plus les yeux.) Oui… J'ai ce problème là. Dans mon cas, ça n'est pas une crise qui survient n'importe quand, en réalité on a découvert que j'avais une autre personnalité à l'occasion de mon anniversaire. Ce jour là, mes parents avaient achetés, pour eux bien sûr, du champagne, et durant le dîner ils m'en ont fait goûter. Je crois aussi me souvenir que j'étais dans une colère monstre juste avant que… Enfin que Han* se réveille.
-Han ?
-On a baptisé l'autre personnalité qui réside dans mon corps pour que ce soit plus simple. L'important dans cette histoire est que Han s'est révélée extrêmement agressive et incontrôlable pour mes parents qui ne s'y attendaient pas du tout. C'est elle qui a tué mes parents. (Je m'assois sur le futon d'Hisagi.)
-Je suis désolé.
-Je ne vois pas en quoi. A part le fait que tu me forces à rester et à te raconter des histoires que personne n'a envie d'entendre je ne vois pas pourquoi tu t'excuses.
-Anzu… »
Et sans que j'aie le temps de comprendre, Hisagi fond sur moi en m'enlaçant. Et je ne peux m'empêcher de fermer les yeux, laissant ainsi s'échapper une petite larme froide qui roule le long de mon visage avant de s'éclater sur l'épaule d'Hisagi.
*Hagayaku : étincelle (Impératif quoi, elle lui demande d'étinceler.)
*Han : signifie cachet, sceau.
J'espère que ce petit chapitre vous a plu, même si je sais que l'entraînement de Gray -et son progrès- semblent un peu précipités.
J'attends vos reviews avec impatience et vous souhaite de vivre heureux. *Verse une larme d'émotion étant touchée par ses propres propos.*
Sid.
