Yo minna-san ! Voici le Chapitre 21. Je vous l'ai dit, ça va bouger.
Shiratsuki Yukihime : Tu trouves que Gray progresse, et bien, tu n'ai pas au bout de tes surprises. Niark niark *rit sous cape*. Voici le chapitre tant attendu. En espérant qu'il te plaise.
Remerciements spéciaux : Cerise (je suis fière de t'avoir fait pleurer de rire ^^') et Freak666chaos.
Maintenant, place à l'action~.
Après une journée de cours assez longue, on attend doucement que la dernière heure –mathématiques- passe pour pouvoir rentrer. J'avoue que depuis qu'on est arrivés tous les quatre, les jours sont plutôt calmes et tranquilles dans Karakura. Je ne m'en plains pas. Quelqu'un me secoue par le bras et me sort immédiatement de mes pensées.
« Hein, oui, quoi ?
-Dis donc An', tu n'a pas oublié, je vais chez le rouquin ce soir : méditation.
-Ah, c'est vrai. (On se lève, le cours vient de finir.) Et bien on se verra après alors.
-Ouais, à plus. »
Gray part avec les trois garçons, tandis qu'Inoue et moi rentrons chez elle par le chemin opposé. Arrivées on se pose et l'on regarde la télé. Inoue file dans la cuisine, puis je l'entends me parler en ouvrant les placards.
« Anzu-san ! On a plus de pâte de haricots rouges !
-Ah, bon, et tu comptais t'en servir ce soir ?
-Oui. Ah, mais je pourrais aller au konbini*, il y en a un pas loin.
-Je t'accompagne. »
Pendant ce temps, PdV Gray.
Ça m'a vraiment fait bizarre quand Hisagi et Renji sont rentrés et qu'on a reprit le chemin tout seuls le rouquin et moi. Tiens, on arrive chez lui. Il ouvre la porte et quasiment au même instant un pied sortit de nulle part surgit pour lui écraser sa tête. Il l'évite et renvoie son père –qui d'autre ?-, à coup de spécial kick, se manger le mur. Je regarde la scène, neutre.
« T'es du genre téméraire, la première fois, tout le monde me fait les gros yeux d'habitude…
-Ah… On ne t'a pas expliqué qu'Anzu et moi on connaît pas mal de choses sur vous ?
-Nous ?
-Ta famille, Aizen, les shinigamis et tout ça. Je sais des tas de trucs, et ça, ça en fait partie.
-Ok… Je crois que je ne préfère pas demander plus. »
On entre et je suis le rouquin jusque dans sa chambre. Il ferme la porte. Je me sens très bizarre… Qu'est-ce que c'est que cette sensation stupide ? J'ai une boule dans le ventre, si je me souviens bien c'est "être nerveux", disons que je ne le suis pas souvent. Mais pourquoi ? Pourquoi je suis nerveuse ?
« Oy, t'es toute pâle ? T'as jamais vu une chambre de mec ou quoi ?
-(Je m'assied, et hoche la tête positivement.) »
Je secoue la tête pour me reprendre –c'est vraiment nulle comme réaction, et ça fait clicher, bravo à l'auteur- puis j'entend un bruit provenant du couloir. Je souris et fais signe au rouquin de se taire puis je m'approche à pas feutrés de la porte, et l'ouvre tellement fort que les trois voyeurs tombent la tête la première sur la moquette.
« Je l'aurais parié. (Je croise les bras.)
-Aaah Ichi-nii, ce n'est pas ce que tu crois ! / Pas la peine de mentir, il est pas con non plus.
-Ichigo, tu étais là ? (Pourrie, ta question pour faire diversion.)
-C'est ma chambre p'pa. Quand est-ce que vous arrêterez de m'espionner ?
-Sans doute jamais, ce genre de problème ça ne se soigne pas. (Je tapote l'épaule du rouquin dans un geste compatissant.) »
On les fait sortir et l'on ferme la porte. Le rouquin souffle, exaspéré. Quand une petite peluche dont vous aurez deviné l'identité déboule littéralement du placard et va pour se ruer sur moi quand je l'intercepte de ma main, très sérieuse.
« Salut Kon, moi c'est Gray. (Je poursuis devant l'air abasourdi du bout de tissu vivant et de son propriétaire.) Je crois que tu auras remarqué que ma poitrine n'a absolument aucun intérêt pour toi. Je te propose un échange de bons procédés : tu ne me touche pas / ne te jette pas sur moi dès que tu me vois, et je choisi de ne pas te confier à la petite sœur du rouquin.
-(La peluche se fige et tombe, inerte.)
-Bien, dans ce cas, tu m'excuse, (je l'attrape et le balance de toutes mes forces au fond du placard.) on a faire. »
Je m'assois ensuite en tailleur et le rouquin se met en face de moi dans la position. Je ferme les yeux et essaye de me concentrer, au bout de cinq minutes de gesticulations, le rouquin s'aperçoit de mon problème.
« Qu'est-ce qui t'arrives ?
-J'ai eu un très mauvais pressentiment avant qu'on arrive sur Terre et là, il est revenu. Je suis sûre qu'il y a un truc qui cloche.
-C'est à propos de la mission, tu veux dire ?
-(Je regarde le ciel par la fenêtre de la chambre et déclare en affirmant.) Je pense que Aizen va bouger.
-(Il écarquille légèrement le regard.) Si tu t'inquiètes pour Inoue et Anzu, Inoue peut joindre Renji et Hisagi en cas de soucis.
-Tu as raison… »
Je ferme les yeux une seconde fois et tente de me re-concentrer mais ce coup-ci, le petit bip électronique aigu de mon téléphone portable m'en empêche. Je le sors de ma poche et l'ouvre et sens mon visage s'étirer. Là, sur l'écran, une zone toute entière du centre-ville et submergée de petits points rouges clignotants, au moins une trentaine…
« Qu'est-ce qui se passe ?
-Il y a une foule de Hollows en ville, peut-être quarante, je sais pas, impossible de compter correctement. (Je montre au rouquin l'écran mais une fenêtre apparaît à la place, un appel entrant, c'est Renji, je décroche aussitôt.)
-Allô Renji, bordel c'est quoi cette connerie ?... Hisagi est avec toi ? Ok… Mais, d'où ils sortent ?... (L'appareil se remet à biper.) Attends, je te rappelle. »
Je regarde à nouveau l'écran, et je vois deux nouveaux points rouges mais ceux-là sont différents, à vrai dire, ce ne sont pas des points, mais des espèces de triangles… Oh… Non… Ils sont juste à côté de chez Inoue. J'ouvre la porte de la chambre et me rue à l'extérieur de chez le rouquin, il me suit, et une fois dehors je me mets à courir comme je ne l'ai pas fait depuis bien longtemps.
« Tu veux me dire pourquoi on court ?
-Les filles… Deux énormes hollows sont dans le même périmètre qu'elles… Je crains le pire !
-Quoi, tu veux dire des…
-Ouais ! Même que je te parie tout ce que tu veux que la quarantaine de Hollows de l'autre côté de la ville n'est rien de plus qu'une diversion pour occuper Renji et Hisagi, les vraies cibles, ce sont les filles ! (Le rouquin accélère la cadence.) »
Finalement, on arrive dans la rue, je manque de déraper et je lève la tête vers le ciel d'un air livide. Anzu. Inoue. Ulquiorra. Grimmjow. NON ! Dans un mouvement commun, le rouquin et moi sortons de nos gigaïs et nos shikais sortit on se jette sur les deux espadas. Ichigo sur Ulquiorra, qui porte Inoue et moi sur Grimmjow qui tient Anzu.
« Lâche-la tout de suite !
-(Il me sourit de son sourire de fou hystérique.) Désolé chérie, j'aurais bien combattu avec toi mais là, Aizen nous attends tu vois ? »
Moi, avec Kin sous forme de lance, il m'arrête d'un doigt, attrape le crochet lamé et me renvoie d'une force monstrueuse vers le sol. La vitesse à laquelle je chute me glace le sang, j'aperçois Anzu tendre une main vers moi, je la voit ouvrir la bouche… Je crois qu'elle crie mon nom, mais je ne l'entends pas. Dans un réflexe, je tends également mon bras comme pour l'attraper et je veux crier son nom, mais je ne peux pas. C'est trop tard. Ma tête a frappé le sol et les sons ne me parviennent plus qu'étouffés. Ma vision se brouille et s'arrête sur un garganta déjà entrain de se refermer.
Fin PdV Gray.
Toujours sous le choc, j'essaie de me reprendre. Tout ce qui vient de se passer est arrivé tellement vite, j'ai l'impression d'avoir manquer trois épisodes d'une série très compliquée à tel point que je ne sais plus où j'en suis. J'essaie d'apercevoir où l'on est, un tunnel noir on avance encore quand soudain mon porteur se stoppe. Ulquiorra ouvre le garganta de sortie, sans surprise, il donne sur le Hueco Mundo. On prend la direction du repère –plutôt un château imposant en fait- d'Aizen. Un peu remise de toute l'agitation, je respire profondément avant de m'adresser à nos ravisseurs.
« Dîtes, je peux savoir pourquoi on m'a enlevé ?
-Aizen-sama a ordonné qu'on lui amène ces humaine : Inoue Orihime et Anzu Akai. »
Je cligne des yeux… On a changé le cours de l'histoire de ce côté-là, mais pour quelle raison Aizen s'encombrerait-il avec une humaine sans aucun pouvoir spécifique comme moi ? Il y a forcément une explication.
On traverse un tas de couloirs tous aussi blancs éclatants les uns que les autres. Arrivés dans une immense salle –plus la peine de vous renseigner sur la couleur dominante-, les deux espadas nous lâchent enfin. Inoue et moi sommes par terre, poignets et chevilles liés, je lève la tête vers l'infâme traître. Je le toise et je discerne de biais les dix espadas maintenant réunis au grand complet et attendant patiemment, assis autour d'une table rectangulaire trop longue. Inoue elle, ne semble pas préparée à dire quoi que soit. Ce qui est compréhensible, le pire destin qu'elle pouvait avoir, qu'elle connaissait et souhaitait plus que tout éviter est doucement en train de devenir réalité sous ses yeux sans qu'elle n'y puisse rien faire. Immédiatement, je vois les yeux d'Aizen s'étirer doucement, il nous regarde amusé.
« Voici donc les jeunes prodiges en personnes…C'est moins bouleversant que ce que j'aurais cru. (Prodiges ?)
-J'aimerais savoir pourquoi je suis ici. (Je lève mes yeux, neutres, vers le traître.)
-(Il sourit.) Pourtant, cela paraît évident.
-…
-Ulquiorra, amène-les dans une chambre et détache-les s'il te plaît. (Il marque une pause.) Ah, et, sépare-les.
-Bien Aizen-sama. »
Je lance un dernier regard désorienté au chef des Espadas, avant que le cuarta s'exécute. Je vois sur le visage d'Inoue une mine attristée. Ulquiorra me laisse dans une chambre presque vide, remplie par un unique lit. Il me détache sans rien dire, et s'en va de même en fermant la porte à clé derrière lui. Je déglutis péniblement et un frisson me parcourt.
« C'est pas vrai, manquait plus que ça… »
Je crois que la nuit va être longue. Je m'allonge simplement par-dessus les draps du lit pour deux raisons : la première étant que je ne réussirais pas à dormir après que le souvenir de Gray balancée au sol par Grimmjow me revienne en mémoire. La seconde, c'est que je ne compte sûrement pas rester dans ce lit assez longtemps pour pouvoir y trouver le sommeil.
Je me force d'oublier du mieux que je peux l'idée que je suis dans une pièce verrouillée. Je repense à la dernière fois où je me suis retrouvée dans ce cas… Et je craque. Je murmure tout bas, comme si cela aller aider à réaliser mon souhait :
«Shûhei… Viens me chercher… S'il te plaît. »
*Konbini : petite superette ouverte H24, 7j/7 ou presque.
Alors, épatés hein ? -Comment ça vous en avez vu d'autres ?- Quelques hypothèses au sujet de l'enlèvement d'Anzu ? Bien que je pense qu'il soit facile de deviner faîtes comme si vous ne saviez pas.
PS : PLEW OU ES-TU PASSÉE ? NE MEURT PAS, SINON JE TE TUE ! -Okay, ça c'était nul, mais je devais le laisser quand même.-
Ja ne,
S i d.
