Après une énorme absence, voici le dernier chapitre de ce three shots!

Bonne lecture =D!


Chapitre 3 : L'allumeuse

Kanda en tremblait presque d'appréhension, sûr que l'allemande n'allait pas s'arrêter en si bon chemin et qu'elle lui réservait encore quelques coups bas… Ce qui honteusement pour lui l'excitait légèrement aussi. Elle l'accueillit d'un sourire faussement innocent lorsqu'ils franchirent tout les deux la porte de la chambre.

Ils s'approchèrent du lit et Kanda s'apprêtait à lâcher Miranda sur le lit et à s'enfuir quand celle-lui resserra sa prise

« Tu connais beaucoup de personnes qui dorment habillés Kanda-kun ?

- H-hein ? déglutit le brun

- Il faut bien que je me déshabille d'abord, dit elle le dévorant des yeux

- Arrête de te foutre de moi. Je ne te déshabillerais pas.

- Oh. Alors je ne me mettrais pas au lit. Ton maître sera tellement déçu, se désola l'allemande

- … il détourna son regard se pinçant les lèvres»

Elle desserra sa prise sur le Kendoka et toujours appuyée sur lui pour ne pas tomber, elle défit un bouton de son chemisier, puis une deuxième… Mais pensant que ceci n'était pas bien drôle elle fit semblant de ne pas y arriver comme quelques minutes plus tôt.

Voyant cela, Kanda la mit sévèrement face à lui et lui déboutonna le chemisier, pressé que sa torture mentale et luxurieuse se finisse et qu'il puisse enfin s'enfuir.

« Je n'aurais jamais pensé que tu me déshabillerais un jour Kanda, déclara l'allemande d'une voix sensuelle »

Cette seule phrase fit rougir le japonais comme jamais et il trembla presque lorsqu'il repoussa son chemisier de ses épaules pour que le vêtement tombe à terre. Malheureusement pour lui, la vue était encore aussi affriolante que dans ses souvenirs et la température du japonais fit un sursaut de quelques degrés ce que remarqua bien vite Miranda.

Elle s'appuya contre lui et murmura comme pour elle « Maintenant le bas ». C'est à ce moment là que Kanda tenta de se ressaisir et de reprendre la main sur cette situation qui le dépassait déjà beaucoup trop à son goût. La repoussant du bout des bras, il lui dit :

« Te fous pas de moi ! Jamais je ne te déshabillerais plus que ca ! Me prends pas pour un con non plus !

- Mais…

- J'ai dis pas question !

- … Je voulais juste que tu me tienne pendant que je le fais, murmura Miranda »

Puis elle baissa la tête feignant de sangloter imitant même les bruits et ce à la perfection.

Il y eu un long silence. Un très long silence.

« Putain. Ce salop de Tiedoll va me le payer »

Miranda esquissa un très fin sourire victorieux, prenant la réponse de Kanda pour un oui.

Elle se rapprocha de lui et s'entoura de ses bras musclés sans que le Kendoka réagisse ou proteste, beaucoup trop occupé à se calmer. Elle baissa la tête pour ne pas le regarder, malgré tout un peu gênée de son affront impudique et Kanda levait la tête, se forçant à regarder les petites fissures qui lézardaient le plafond grisâtre de la chambre.

Elle glissa lentement ses mains jusqu'à la fermeture éclair de son pantalon. Un long frisson brûlant parcouru la colonne vertébrale du japonais lorsqu'il sentit les mains de l'allemande caresser presque involontairement ses abdominaux musclés et effleurer son intimité… Sa raison ne put que vaciller tant cette caresse lui procura un désir farouche et inconnu pour lui. Il déglutit entendant le son caractéristique d'une braguette qui se défait.

Puis comme si cela ne suffisait pas, il sentit l'allemande se contorsionner contre lui pour faire glisser son pantalon à terre. Il put alors sentir sa poitrine se presser contre son torse puis les hanches de la jeune femme contre ses cuisses. Il s'en retint de respirer, se refusant à s'abaisser à ses pulsions et baissa la tête pour finalement voir les beaux cheveux ondulés de Miranda.

Lorsque le pantalon fût à terre, Miranda se redressa se frottant doucement contre Kanda qui ne put s'empêcher de se raidir à ce contact, retenant in extremis un hoquet de surprise.

Miranda esquissa un sourire victorieux, peut être avait-elle finalement réussie.

Elle leva la tête vers lui le dévorant des yeux. Quant à Kanda il était troublé. Troublé par ses sensations nouvelles et si excitantes. Il encra finalement ses yeux dans les prunelles noisette de Miranda. Il sentait son corps s'enflammer sous ce regard aguichant et doux à la fois puis se sentait fondre contre ce corps fragile et généreux. Ses yeux dérivèrent sur ses lèvres fraiches et rosées qui ne pouvaient qu'être embrassées. Il se surprit lui-même à désirer l'allemande et instinctivement ses bras descendirent, caressant le dos de l'allemande pour finalement l'enserrer par la taille.

Miranda, malgré l'alcool qui la rendait plus assurée ne put s'empêcher de rougir prenant enfin conscience de ce contact si intime avec le kendoka. Désirant prolonger cette sensation douce et sécurisante dans les bras du jeune japonais, l'allemande attrapa le haut du Kendoka de ses mains fragiles et les serra de toutes ses forces. Et instinctivement, Kanda baissa légèrement la tête, se rapprochant du visage de Miranda. Il caressa sa joue tendrement et put sentir contre son jeune visage la douce haleine sucrée et légèrement alcoolisée de la jeune femme, le rendant totalement ivre de cette bouche. Comprenant presque les sensations de Kanda, Miranda réduisit l'écart entre leurs visages, montant sur la pointe des pieds. Leurs lèvres s'effleuraient et l'allemande ferma les yeux voulant profiter de cette caresse si subtile. Caresse qui devint bien réelle lorsque Kanda l'embrassa pour de bon, pressant ses lèvres sans retenue contre les siennes.

Alors comme dans un cocon, des deux se découvrirent par leurs lèvres, doucement. Puis celles-ci se firent plus joueuses pour enfin devenir totalement sauvages.
Grisé par cette sensation, Kanda caressa instinctivement la cuisse de Miranda. Et lorsqu'il se rendit compte de son geste il voulut retirer la main mais une jumelle féminine se pausa sur la sienne, l'autorisant avec plaisir de rester là. Miranda passa ensuite sa main sous le haut de Kanda caressant sa peau douce et dessinant ses abdominaux fermes.

Cette caresse fut comme un électrochoc pour Kanda qui abandonna toute retenue et questions superflues.

Et passant alors une main sous son caraco pour profiter de sa peau douce et de sa poitrine généreuse, il l'entraina sur le lit.

Quelques heures plus tard, un corps fatigué bougea doucement sous les draps, cherchant instinctivement un autre corps chaud contre lequel se blottir, mais sans succès. Ouvrant finalement un œil à cause de ce constat, Miranda hoqueta. Elle ne voyait personne à part elle dans sa chambre. Pourtant elle était sûre qu'elle avait passé la nuit avec Kanda.

Cette pensée la fit rire, il n'y avait que dans ses rêves que Miranda faisait l'amour avec le beau japonais. Après tout, il n'y avait que dans ses rêves qu'elle pouvait boire autant avec Cross puis se faire raccompagner par Kanda à cause du maréchal Tiedoll. Et puis, pourquoi l'alcool l'aurait rendue aussi aguichante ? Elle se pensait tout bonnement incapable de se comporter de cette façon.

Se redressant doucement, elle grimaça, peinée par son corps étrangement courbaturé.

Soudainement, elle se rendit compte qu'elle était nue et elle couina de surprise se cachant avec ses draps.

Impossible… Son rêve érotique était si puissant pour qu'elle en devienne somnambule ?

Elle repensa à cette coucherie fantasmée avec Kanda…Oh oui sûrement.

Elle se leva, fit sa toilette et sortit de sa chambre pour déjeuner. Tout se déroula comme d'habitude entre les murs de la congrégation, sauf peut être un Kanda plus froid que jamais.

Pourtant le soir même, lorsqu'elle se déshabilla pour aller se coucher, triste d'avoir l'impression que le kendoka l'évitait plus que jamais pour une raison qu'elle ignorait, quelle ne fut pas sa surprise lorsque sa porte s'ouvrit en un instant et que l'intrus soit justement le japonais. Miranda cacha ses formes en paniquant et regarda Kanda, totalement déboussolée par cette scène si incongrue pour elle. Elle s'étonnait qu'un homme comme Kanda, aussi calme et minutieux, puisse être si étourdi pour se tromper de chambre.

Quant à l'intrus, il détournait les yeux de l'Allemande en petite tenue, se mordant les lèvres anxieusement, cachant aussi ses rougeurs persistantes sous ses longues et soyeuses mèches brunes. L'atmosphère était si lourde et étrangement gênée que l'allemande avait même des difficultés à respirer.

Mais réussissant à dépasser ce léger problème respiratoire, elle parvint enfin à murmurer :

« K-Kanda ? Tu as un problème ? »

Cette phrase lui fit brusquement lever la tête et en un souffle Miranda fut balayée sur son lit avec Kanda sur elle, l'embrassant passionnément.

Depuis ce jour là, Kanda se trompa de chambre presque tous les soirs. Pour le plus grand bonheur de notre Miranda.


Voilà voilà! C'est bien la fin de "Romanée Conti" =)

Des petites reviews pour clôturer cette jolie fin? Siouplaît!