Bonjour à vous fujoshi et fudanshi de tous horizons ! Ici La-Mamarazzi ! Suite à la requête musclée, euh... persuasive de notre sponsor du mois, ce dernier conservera l'anonymat... Bonne lecture !
Intrusion de Tuturne alors qu'elle ne devrait pas : En raison d'un problème technique qui tient probablement plus de l'erreur humaine, le mauvais chapitre 7 a été posté. Sorry, voici le véritable chapitre 7.
Chapitre 7
Les poubelles du club se trouvaient derrière le bâtiment, à côté de l'entrée de service qu'empruntaient les employés. Ce coin était encore moins bien éclairé que la devanture de la boîte de nuit et Shoichi eut bien du mal à distinguer quelque chose dans l'obscurité ambiante. Il manqua de s'étaler de tout son long au moins trois fois avant de parvenir enfin au container des encombrants, traînant à sa suite le cadavre que lui avait confié Xanxus. En dépit de la douleur qui brûlait dans ses bras, il parvint à hisser le corps enveloppé dans un grand sac dans la benne à ordures où il l'entendit tomber lourdement sur l'amas de déchets.
Il s'autorisa un soupir de soulagement sonore en s'appuyant contre la façade du club. Le travail des Cervello commençait où le sien prenait fin. Serait-ce vraiment elles qui iraient récupérer le corps au risque de souiller leurs uniformes toujours immaculés ? Ou bien avaient-elles des larbins, elles aussi, tout comme Xanxus l'avait, lui ? Et dire que tout ça aurait dû être le boulot de Spanner ! S'il ne l'avait pas autant épuisé la nuit précédente, il n'aurait pas eu besoin de prendre sa journée. Mais ça faisait des semaines qu'il se faisait dominer à chaque fois et son côté prédateur assoiffé de sexe bestial avait brutalement pris le dessus. C'était normal !
Un bruit de pas retentit derrière lui comme il allait retourner au boulot. Un vent de panique souffla sur son cœur et lui retourna l'estomac. Il s'effondra, impuissant, en proie à une crise fulgurante. Si on le voyait, il était fichu ! Malgré cela, son corps refusait de bouger, en proie à des spasmes violents à lui en donner la nausée. Il serra les poings aussi fort qu'il put et rampa sur quelques mètres en direction de la porte. Son cœur battant à tout rompre envoyait de véritables ondes de choc jusque dans son crâne, les larmes lui montèrent aux yeux, sa vue se brouilla. Il n'eut le temps d'apercevoir que le bas d'un bleu de travail couvrant de vieilles baskets tâchée de boue avant de sombrer dans l'inconscience.
Lorsqu'il reprit connaissance, quelques minutes plus tard, Xanxus se tenait accroupi en face de lui, l'œil mauvais.
- Oy ! Déchet, c'est pas le moment de faire la sieste. On a du boulot !
Shoichi émergea immédiatement et tout redevint clair. Xanxus lui mit tout de même une claque pour la forme.
- C'est bon, t'es réveillé ?
Il amorçait déjà un geste pour le frapper à nouveau. Shoichi esquiva de côté en se relevant précipitamment.
- Qu-qu'est-ce qui s'est passé ? Où est-il ? demanda-t-il, tremblant, en se remémorant l'homme qu'il avait vu avant de s'évanouir.
- Juste ici, déchet, fit Xanxus en désignant un corps gisant près de la poubelle. Tu me dois une fière chandelle. Je l'ai assommé au moment où il t'a vu. Il pensera que c'est un rêve…
Xanxus marqua une pause le temps de sortir un de ses pistolet et d'en examiner la crosse maculée de sang.
- Enfin, s'il se réveille un jour, ajouta-t-il pensivement.
Les choses tournaient de façon inquiétante. Si Xanxus n'avait pas fait montre de sa pleine assurance habituelle, Shoichi aurait volontiers succombé à une nouvelle crise.
- Quoi qu'il en soit, il ne peut pas rester là, reprit Xanxus en rengainant son arme. On va le porter jusqu'au bar lounge et on lui dira que c'est un néon qui lui est tombé sur la tête. On n'aura qu'à décrocher le V pour faire bonne figure.
- M-mais, patron ! Les néons sont sur la devanture. Là, c'est l'entrée de service, ça colle pas.
- Ta gueule, déchet, et au boulot.
Shoichi obtempéra, c'était plus prudent. Il se saisit des chevilles de l'ouvrier tandis que Xanxus attrapait… sa flasque à whisky et retournait à l'intérieur.
- On devait pas le porter ? protesta Shoichi.
Xanxus ne s'arrêta même pas.
- Tu vas le porter, déchet.
Finalement, Shoichi avait aussi attendu seul le réveil de l'homme qui s'appelait Levi A. Than et qui était l'électricien que Xanxus avait fait appeler plus tôt dans la soirée. Il lui avait présenté ses excuses au nom de toute la maison, lui avait offert le thé et des petits gâteaux et lui avait même – petite vengeance personnelle – assuré que le patron avait déjà prévu un important dédommagement financier.
- Il vous attend dans son bureau, M. Than, avait-il dit d'un ton mielleux en lui appliquant une compresse glacée à l'arrière du crâne. Oh, et surtout, remerciez-le avant toute chose. Il adore qu'on le remercie. Il en est d'autant plus généreux.
Puis il l'avait gracieusement escorté jusqu'au bureau du patron et, après un dernier sourire empreint de bonté, avait regagné ses platines en sifflotant.
Moins d'une heure plus tard, il reposait en paix dans une mare de son propre sang après que Xanxus eut été contraint d'offrir à « M. Than » un poste dans sa boîte d'une rémunération sept fois supérieure à celle de son actuel contrat.
Squalo se laissa aller contre le matelas moelleux, caressant du bout des doigts les draps parfumés. Il était fatigué, il était las et avait terriblement mal aux reins mais ce qui le faisait douloureusement souffrir était le coup de feu porté à sa fierté. Par deux fois dans la même soirée et par deux hommes différents, il avait été traité en objet, sexuel de surcroit et ça, il ne pouvait le pardonner ni à l'un ni à l'autre. Sans surprise, c'était à Xanxus qu'il en voulait le plus. Le Cheval Ailé avait au moins eu la décence de lui laisser le choix et s'était plutôt pas mal débrouillé, contrairement à l'autre bête affamée, ce gros porc sans scrupule au potentiel de violeur qu'était son patron. Heureusement que cette coupure de courant les avait interrompus, il ne voulait même pas imaginer l'état de son corps après le passage du brun !
Il se redressa, dénoua son obi que Xanxus n'avait pas eu la patience de défaire précédemment et saisit l'un des coussins qu'il commença à serrer contre sa poitrine. L'argenté se sentait définitivement perdu, les tiroirs bien rangés de son existence n'avaient jamais été aussi désordonnés. D'abord, il vivait sous le toit et selon les règles d'un homme qui menaçait de tuer les gens auxquels il tenait le plus au monde. Ensuite, celui qu'il avait toujours considéré comme son ennemi se révélait être aussi un allié qui n'hésitait pas à outrepasser les règles de son gang pour partager avec lui des informations précieuses. Et comble du désespoir ces deux hommes sans scrupule en avaient après lui. De quoi devenir dingue !
Il serra plus fort l'oreiller contre lui, conscient que ce genre d'attitude était profondément contraire à sa nature mais il n'était qu'humain et avait lui aussi besoin de réconfort de temps en temps. Et puis, personne ne pouvait le voir à cet instant. Il regretta quelques secondes les bras chauds et accueillants de Dino… puis balança violemment l'oreiller contre le mur lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait d'imaginer.
- Voi ! Je suis pas comme ça ok ! Tu ne m'auras pas, Bronco ! brailla-t-il.
Puis conscient de sa réaction exagérée, il rougit légèrement et récupéra le coussin qu'il prit à nouveau dans ses bras. Un soupir lui échappa, il préférait mille fois mieux penser à Dino qu'à son enfoiré de patron. Patron qui allait définitivement lui faire regretter son incartade. Il réprima une série de frissons qui remontaient le long de son échine et laissa éclater sa colère. Xanxus et lui n'étaient pas ensemble. Squalo n'était qu'un « partenaire occasionnel » ou plus probablement un nouveau jouet sexuel particulièrement amusant à emmerder. Malheureusement le sexe seul ne le contentait pas et tant pis s'il croyait encore en l'amour véritable tant que lui seul était au courant !
Il plaqua son oreiller contre le matelas et lui assena toute une série de coups de poing en imaginant que la masse bourrée de plume était la face de Xanxus. D'accord, ça manquait de classe, mais s'il pouvait cogner son Boss dans la vraie vie, ça ferait longtemps qu'il l'aurait fait et pas qu'une fois. Une fois ses nerfs définitivement calmés, il s'effondra, essoufflé, et ne tarda pas à s'endormir, harassé par sa journée particulièrement riche en péripéties. Il était tellement épuisé qu'il n'entendit pas Xanxus entrer dans la chambre plus tard dans la soirée et prêt à en découdre.
Quelle ne fut pas la surprise du brun en découvrant sa récompense, sagement endormie sur son lit, le kimono défait, qui serrait tendrement l'un des oreillers contre lui comme s'il s'était agi d'une peluche. D'abord furieux, il s'adoucit malgré lui en voyant l'attitude horriblement mignonne de son employé le plus bruyant… et sexy… D'humeur taquine, Xanxus commença par s'assoir au bord du lit et caressa doucement le visage de l'argenté qui ne montra aucune réaction. Amusé, il passa doucement ses doigts sur les lèvres pulpeuses, guettant le réveil du bel endormi qui ne bougea pas d'un cil. Xanxus commença à perdre patience, soit Squalo se foutait de lui, soit il avait le sommeil particulièrement lourd, mais l'un et l'autre lui semblaient tout aussi impardonnables à cet instant.
Il se garda de le tirer du sommeil à coup de pied et opta pour un réveil beaucoup plus fourbe et embarrassant. Le patron du Varia Quality grimpa sur son employé et commença à le dévêtir méticuleusement des nombreuses pièces de tissu qui composaient son kimono, avec une douceur extrême dont l'unique but était de retarder le moment du réveil. Une fois sa tâche accomplie, Xanxus fit glisser les vêtements gênants hors du lit et c'est alors qu'il remarqua une forme étrange qui cassait la régularité du motif fleuri. Il attrapa le morceau de tissu et l'observa attentivement avant de le balancer au loin avec rage ! Un canasson ! Un putain de canasson ailé dressé sur ses pattes arrières ! Non, « un putain de macaron de merde avec une saloperie de canasson de mes deux avec des ailes à la con et dressé sur ses pattes arrières ! » Cet enfoiré de Bucking Horse venait clairement réclamer sa condamnation à mort ! L'affront méritait indéniablement et définitivement une action sanglante dont les tenants auraient été bien trop gores pour les énumérer ici et dont les aboutissants ne pouvaient être qu'une mort certaine et horriblement lente et douloureuse.
Un flot de haine teintée de jalousie déferla dans ses veines à vif et sans rien préméditer, il arracha ses vêtements à Squalo.
- Réveille-toi, déchet ! gronda-t-il, hors de lui.
- Voi ! Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu fais ! protesta d'abord faiblement l'argenté, toujours endormi.
- La ferme ! Je viens finir ce qu'on avait commencé ! répliqua Xanxus en débouclant sa ceinture avant de lui faire écarter violemment les cuisses.
Cet imbécile chevelu lui tapait sur le système à ne pas le prendre au sérieux. Il pensait qu'il pouvait batifoler avec qui il voulait tout en couchant avec lui ? Il avait fait de Superbi Squalo sa propriété exclusive et il était hors de question de le partager avec qui ce fût, et surtout pas l'un de ses ennemis : Dino Cavallone !
- Lâche-moi ! J'ai pas envie de coucher avec toi, enfoiré de détraqué sexuel de merde ! brailla Squalo en se débattant.
- Tu crois que t'as le choix ? Je peux sortir mes flingues si ça t'excite plus, poursuivit-il en refermant sa main sur le cou de l'ex-épéiste. Tu crois que j'ai pas vu les putains de marques que t'as sur le corps ?
Leurs visages étaient tout près l'un de l'autre et Squalo frissonna d'effroi pur lorsqu'il vit le regard assassin du patron. Pourtant, il n'avait pas à se sentir coupable de son aventure d'un soir compte tenu du tableau de chasse qu'arborait son vis-à-vis.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ce que je fais, avec qui et comment ? martela-t-il avec hargne. On n'est pas ensemble, je ne te dois rien !
Les paroles de l'argenté, malgré leur évidence, le heurtèrent avec une force inattendue et il lâcha prise.
- Tu sais quoi, Superbi ? T'as raison. Fais-toi sauter par qui tu veux, fit-il avec sang-froid tout en se rhabillant. Ça me coupe l'envie, de penser que ce déchet de Cavallone te l'a mise.
Le corps étendu sous lui avait perdu tout l'attrait qu'il avait eu quelques secondes auparavant et il quitta la pièce sans ajouter le moindre mot. Squalo se garda bien de répliquer, ça l'arrangeait que son Boss le laisse enfin tranquille ! Pourtant, il n'eut pas la force de quitter la chambre de Xanxus pour regagner la sienne.
Xanxus dévala les escaliers, il avait incroyablement envie de battre à mort l'imbécile en kimono pour avoir offert son corps à un autre. Et il l'aurait sans doute fait s'il s'était senti capable de supporter la présence de Squalo. Mais la seule idée de le toucher à nouveau le révulsait. Jusqu'à présent, partager ses amants ne lui avait jamais posé problème et il ne comprenait pas lui-même sa réaction. Tout ce qu'il savait, c'était que le fait même d'imaginer Squalo en compagnie d'un autre homme le rendait fou. Il voulait l'avoir pour lui seul, mais il n'avait aucune envie de renoncer à son train de vie actuel. Sans réelle préméditation, ses pas le conduisirent au bar fermé à cette heure et il prit place au comptoir. Bianchi était toujours là, à nettoyer les derniers verres. Dès qu'elle aperçut le patron, elle comprit immédiatement et lui tendit une bouteille d'un vieux cognac que le Boss ne touchait que lorsqu'il était au plus bas. Il ne lui manquait qu'une solide gueule de bois pour terminer cette soirée pourrie en apothéose…
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