Bon, voilà le second chapitre... Corrigé cette fois. Avec un mois de retard mais bon, j'étais pas trop motivée pour poster. C'est pas à cause de mes cours ou de controles, c'est juste que j'avance pas dans l'écriture de cette fic et que je suis pas motivée en ce moment... Enfin bref, voilà la version corrigée et le chapitre 3 va suivre rapidement ^^

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Le quartier de Whitechapel se trouvait près de Charing Cross Road. C'était un lieu avantageux pour un sorcier. C'était relativement proche du Chaudron Baveur ce qui permettait d'accéder plus facilement au Chemin de Traverse. Seth Janathan était un sorcier et vivait dans ce quartier populaire. Il y louait un petit appartement qui comportait une chambre, une cuisine, un salon et une salle de bain. Il avait assez de place dans son salon pour qu'il puisse crée magiquement une cheminée afin de pouvoir se rendre à son lieu de travail. Seth avait une place au Ministère de la Magie et travaillait au Département de la Justice Magique au Service des détournements de l'artisanat Moldu, un petit bureau en face d'un placard à balais. Il travaillait avec un homme mince, presque chauve et dont les rare cheveux étaient roux qui répondait au nom d'Arthur Weasley, mais celui-ci avait eut une promotion. Seth aimait bien cet homme. Il le trouvait amusant, notamment quand il s'emballait quand il parlait des Moldus.

Quand Seth rentra ce soir là, la première chose qu'il constata fut que son colocataire et amant n'était pas là. Il ne travaillait pas pourtant. Le sorcier faisait très attention pour que sa nature véritable ne soit pas découverte. Il n'avait vraiment pas envie de jeter un sortilège d'oubli ou d'expliquer en long, en large et en travers ce qu'était le monde magique et tout ce qui s'en suivait. Alors il se levait très tôt le matin et arrivait très en avance au travail?. En contrepartie, il avait le droit de rentrer plus tôt. Il savait que son colocataire partait toujours se balader à 17 heures et qu'il ne revenait pas avant 19 heures. Cela lui laissait le temps de rentrer et d'éviter les questions. Quand il rentrait, il se débarrassait rapidement de sa robe de sorcier et fermait le placard de l'entrée à double tour, mais il gardait toujours sa baguette attachée à son avant bras.

Quand Nathaniël, son colocataire, rentra ce soir là, il était très en retard. Quand il entendit la porte claquer, Seth alla directement le voir et se figea quand il vit le jeune homme. Ses vêtements étaient sale et couvert de terre, les reflets roux semblaient avoir déserté ses cheveux brun mi-long, mais c'était ce qu'il tenait dans ses bras qui l'arrêta. Il portait un petit garçon d'environ six ou sept ans dans ses bras. Le petit avait les mêmes cheveux que Nathanaël et la même forme de visage.

« Qui est cet enfant? » demanda-t-il en ayant le regard river sur l'enfant.

« Mon frère. » Nathaniël, en posant l'enfant sur le fauteuil.

« Et tu l'as retrouvé comment? » Répliqua Seth en claquant des doigts. « Comme par magie? »

« Ca ne te regarde pas. »

« Au contraire, je pense que ça me regarde un minimum même, puisque tu l'as amené sous mon toit! »

Voyant le regard noir que lui envoya le brun, il soupira et dit :

« Je peux juste savoir son nom tu ne crois pas? »

« Aaron Grant. »

« Et tu l'as trouvé dans le quartier? »

« Je croyais que tu voulais seulement son prénom. »

« Bien. » Dit Seth, froidement. « Il y a de quoi manger dans la cuisine. Je vais me coucher. »

Seth s'en alla et claqua la porte et s'allongea sur son lit sans prendre la peine de se changer. Il le ferait plus tard. C'était la première fois que Nathaniël lui parlait aussi sèchement et ça lui serrait le cœur... Mais il était en droit de savoir non? Il se changea aux alentours de minuit en se disant qu'il aurait peut être dû poser les questions le lendemain. Il s'enfouit sous ses couvertures et se crispa quand il entendit la porte s'ouvrir et se refermer. Nathaniël venait d'entrer. Le châtain grimpa sur son lit et enlaça Seth, Il embrassa doucement l'épaule du sorcier.

« Je suis désolé. » murmura-t-il.

Seth ne lui répondit pas tout de suite, il attendit quelques secondes avant d'ouvrir la bouche.

« Où sont vos parents? Ton petit frère ne peut pas être seul! »

« Ils ne peuvent pas s'en occuper pour le moment, alors c'est à moi que revient cette tâche. »

Seth n'insista pas. Ses parents devaient avoir des problèmes d'argent ou quelque chose comme ça. Nathaniël cessa de l'embrasser et demanda doucement s'il était pardonné. Pour toute réponse, Seth déposa un léger baisé sur les lèvres de son amant et souleva la couverture. Le brun le rejoint et se blottit contre lui. Le sorcier soupira d'aise et ne tarda pas à s'endormir.

Le lendemain matin, Seth se réveilla avec le bruit strident de son réveil. Il le désactiva, regarda si Nathaniël dormait toujours et se leva quand il entendit un ronflement. Il prit soin de se dégager lentement et avec douceur de l'étreinte de son amant et sortit à pas feutré de leur chambre. Il remarqua qu'Aaron dormait toujours sur le canapé, enveloppé dans une couverture. Seth sourit et pensa que le garçon ne pourrait pas tout le temps dormir dans le canapé. Il alla chercher sa baguette magique qui se trouvait au dessus du meuble contenant les tasses, puis il se servit un bol de café -qu'il avait préparé la veille- et le réchauffa d'un sort. Une fois qu'il eut ingurgité sa dose de caféine quotidienne, il nettoya son bol à l'aide d'un sort et alla chercher sa robe de sorcier qu'il enfila après l'avoir défroissée et prit une poignée de poudre de Cheminette dans une urne sur laquelle était inscrit un nom, Cyrus, et deux dates. Il eut le temps de retrouver des vêtements qui lui avaient appartenu il y a quelques années. Il choisit ceux qui étaient en meilleurs états, les rétrécit d'un coup de baguette pour Aaron. Il métamorphosa deux pulls en une paire de chaussures pour le petit frère de son amant. Il laissa le tout sur la table, Nathaniël comprendrait que c'était pour l'enfant.

Seth ne craignait pas que l'on touche à l'urne. Croyant qu'il s'agissait d'un proche incinéré, personne n'osait y toucher. Seth se glissa dans la cheminée, murmura sa destination et des flammes vertes l'engloutirent. Quand elles se dissipèrent, il se trouvait sur son lieu de travail. Il se rendit à son bureau, posa sa serviette au sol et s'installa. Il y avait plusieurs dossiers et il décida de s'attaquer en premier à celui concernant des chaises qui s'éloignaient quand on essayait de s'assoir dessus.

Quand il rentra ce soir là, Seth se débarrassa rapidement de sa robe de sorcier, sortit la Gazette du Sorcier de sa serviette, la posa et ferma le placard. Il rangea ensuite la clef dans sa poche. Il restait un peu plus d'une demi heure avant que Nathaniël ne revienne alors il pouvait bien s'autoriser ce petit plaisir. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas lu la presse sorcière et il voulait se tenir au courant de ce qu'il se passait, surtout maintenant que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était de retour. Par chance, ce jour là, il n'y eut aucun article sur une attaque de Mangemorts. Juste un article sur une possible nouvelle race de dragons découverte en Serbie -c'était là la conclusion qu'avaient tiré les sorciers là bas puisque les empreintes qu'ils avaient vus n'étaient répertoriées nul part. Il alla cacher le journal dans le placard -il ne voulait pas le détruire, au cas où- et s'attela à exécuter des tâches banales.

Il en profita également pour passer un coup de fil à Mrs Carlton et lui demanda si elle voulait bien s'occuper d'Aaron quand il serait au travail et quand Nathaniël ne serait pas là. Le femme accepta avec plaisir mais due raccrocher, elle avait un plat sur le feu. Seth raccrocha également et nettoya un peu la cuisine, apparemment, Nathaniël avait apparemment essayé de faire un repas à son frère mais à en juger par les emballages de nourriture chinoise dans la poubelle, il se doutait que ca n'avait pas été une réussite. A cette pensée, il sourit doucement.

Mrs Carlton était une femme ronde avec de longs cheveux toujours attachés en une haute queue de cheval. Elle avait été mariée, mais cela n'avait pas duré. C'est à ce moment là qu'elle prit beaucoup de poids. La concierge n'avait pas d'enfants et aimait beaucoup rendre service en gardant ceux des autres. Les deux frères ne tardèrent pas à revenir. Le plus vieux alla embrasser son compagnon avec tendresse. Aaron s'enfuit dans la chambre en disant qu'il ne voulait pas voir ce genre de chose; qu'il était trop petit pour ça.

Les deux jours qui suivirent se ressemblèrent. Seth se levait tôt le matin et ne faisait aucuns bruits pour ne pas réveiller les deux endormis blottis l'un contre l'autre dans le grand lit. La concierge, Mrs Carlton avait acceptée de garder le petit brun en cas de besoin. Seth avait été les présenter et la veille et la femme avait trouver Aaron ''adorable et gentil comme un cœur''. Quand le sorcier rentrait du Ministère, il n'y avait personne mais Nathaniël laissait un petit mot sur la table de la cuisine pour lui indiquer qu'Aaron était chez la concierge et Seth allait le rechercher.

Quand Aaron passa la porte de l'appartement, il se déchaussa et alla fouiller dans les placards de la cuisine à la recherche de quelque chose à manger.

« Mrs Carlton ne t'as rien donné? » questionna Seth.

« Oh si! C'est juste que je n'aime pas, alors je donne les biscuits à son chien. »

Seth rit et ébouriffa les cheveux de l'enfant, qui fini par trouver une boîte de gâteaux au chocolat dont il engloutit la moitié avant que le sorcier ne lui retire la boîte des mains.

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Charlie Weasley adorait les dragons. Il aimait voir comment les mères s'occupaient de leurs petits; comment les pères capturaient des lapins -ou des moutons quand les petits atteignaient une taille raisonnable- pour ensuite laisser leur progéniture les achever et ainsi leur apprendre les rudiments de la chasse. Les femelles, très protectrices, ne supportaient pas que les petits s'éloignent trop malgré leur désir d'aventure. Les mâles, eux, tenaient à distance toutes personnes susceptibles de tuer ou blesser les bébés, leurs écailles ne devenaient dures qu'au bout de six mois et ne commençaient à cracher quelques flammèches qu'au bout d'un an. Généralement, le couple de reptile restait ensemble le temps d'élever les petits, puis se séparaient. Les petits,en général, devenaient autonomes vers deux ou trois ans en fonction des espèces.

Les Cornelongues Roumains étaient différents. Ils choisissaient un partenaire et lui restait fidèle tout au long de leur vie, et comme les grues, si l'un des deux mourraient, l'autre ne recherchait pas un autre compagnon ou compagne. Et ils avaient dans la Réserve la chance d'accueillir un spécimen mâle et une femelle, tout deux célibataires. Avec les autres sorciers qui s'occupaient des dragons, ils les avaient fait se rencontrer et le courant passait plutôt bien entre eux. Avec un peu de chance, ils se reproduiraient. Le mâle était aux petits soins pour la dragonne -il lui nettoyait les écailles et lui laissait volontiers les meilleurs morceaux des proies qu'il lui ramenait- qui récompensait ses attentions par des petits coups de museaux. Dans leur Réserve, ils faisaient venir tous les trois jours divers mammifères -du lapin pour les petits aux cerfs pour les adultes, vivants et en bonne santé. Ils introduisaient ensuite les animaux dans les cages où ils étaient chassés par les reptiles. C'était un peu cruel mais cela permettaient aux dragons de s'exercer à la chasse et cela les distrayaient.

Aujourd'hui pourtant, son travail ne consistait pas à surveiller le futur couple reptilien. Non, ce jour là, il devait partir avec Johan Cole, un américain, et chercher une bête plutôt grande qui avait blessée une Cornelongues qui couvait. La dragonne avait plusieurs traces de morsure et un profond trou à l'épaule. La bête, comme ils l'appelaient entre eux, n'était pas discrète et avait laissé plusieurs empreintes, carcasses et déjections qui permettaient aux sorciers de savoir dans quelle zone elle se trouvait. L'endroit en question se situait près de la Réserve et il était hors de question que cette bête s'en prenne aux dragons y vivants. Ils s'enfoncèrent dans la forêt et trouvèrent rapidement des traces de passage de la créature. Mais il avait plut trois jours auparavant ce qui avait rendue la terre affreusement boueuse. Au bout d'une heure de marche, ils trouvèrent des empreintes. Quatre doigts aux pattes antérieures et trois aux postérieures ; les mêmes qu'ils avaient trouvé quelques jours plus tôt.

« Regarde! » Dit soudainement Johan en montrant l'une des empreintes sur le sol. « On voit à peine l'empreinte de sa patte avant droite, ça veut dire... »

« … Qu'il doit être blessé! » Finit le rouquin.

Leur hypothèse se confirma quand ils trouvèrent du sang un peu plus loin. La blessure devait être ressente puisque la pluie n'avait pas lavé le sang sec et marron à présent. Plusieurs fois, Johan se retourna et scrutait les alentours comme s'il risquait de se faire attaquer. Charlie pensa que son attitude nerveuse n'allait pas les aider à retrouver la bête, bien au contraire. Ils durent abandonner les recherches car il se remettait à pleuvoir. Ils rentrèrent en grognant -enfin surtout Charlie qui aurait voulu trouver rapidement ce qui rôdait aux alentours- et dire aux autres membres de l'équipe de la Réserve qu'ils n'avaient rien trouvé.

Ils s'y remirent le lendemain. Par chance, les traces n'avaient pas totalement disparue et ils retrouvèrent facilement l'endroit où ils avaient trouvé le sang. Ils continuèrent leur chemin et Johan semblait encore plus nerveux que la veille. Ils cherchèrent longtemps. Plusieurs heures plus tard, ils décidèrent d'abandonner malgré le soleil encourageant qui brillait au dessus de leurs têtes. Ils se remirent donc en route, mais en direction de la Réserve. Johan se retourna soudainement, baguette en avant, son regard cherchant frénétiquement un ennemi imaginaire.

« Là! J'ai vu quelque chose! » Dit-t-il avec une voix anxieuse.

« Tu vois toujours quelque chose alors qu'il n'y a rien. » Répliqua Charlie avec un petit sourire.

Mais il s'avéra, cette fois, que Johan avait raison puisqu'il vit quelque chose marcher entre les arbres. Il fit signe à Johan de se taire. L'américain dû comprendre car il arrêta de geindre. Ils jetèrent un sort censé camouflé leur odeur, au cas ou le vent tournerait et ils avancèrent sans bruits dans la direction qu'avait prise le dragon. A plusieurs reprise, la bête s'arrêta comme pour reprendre son souffle avant de reprendre sa route. Le dragon était étrangement maigre et avait du mal à tenir sur ses pattes. Charlie se dit qu'ils avaient de la chance car jusque là, le reptile n'avait pas remarqué leur présence. Ils le suivirent jusqu'à une petite clairière où il se laissa tomber.

« Tu crois qu'on pourrait le capturer? » Chuchota Charlie. « Il semble assez faible. »

« Je pense plutôt qu'il faudrait aller chercher les autres. Ce serait plus facile. »

« Et le temps qu'on retourne à la Réserve, il sera peut-être partit. » répliqua le roux.

« Faible comme il est, je ne pense pas qu'il irait bien loin. »

« Tu n'as qu'à retourner là-bas, moi je m'occupe de l'immobiliser. »

Johan hésita quelques instants avant de hocher la tête. Il repartit sans un bruit en conseillant à Charlie de ne rien faire d'imprudent et qu'il reviendrait bien vite. Le roux hocha la tête et reporta son attention sur le dragon. Sa patte avant droite était très enflée, on le voyait sans peine même sous l'épaisse fourrure brune. Il léchait la morsure qu'il avait à sa patte avec application. Le dragon était assez grand pour un mâle, environ cinq mètres au niveau des épaules. Charlie se mit à bouger lentement et en étant accroupit pour ne pas que le dragon le voit. En alla sur le côté droit, il remarqua que le dragon était borgne. La blessure était récente puisque Charlie voyait du sang briller sur la joue et le cou du dragon. Il avait sans doute été crevé quand il avait affronté la Cornelongue et qu'il avait perdu.

Au bout d'une heure, il sentit une main se poser sur son épaule. Il tourna la tête et vit Johan lui désigner d'un signe de tête les dix autres personnes qui l'accompagnaient- la moitié du personnel de la Réserve. Parlant le plus bas possible, le plus vieil employé leur dit qu'il fallait stupéfixer la bête en face d'eux, ensuite, ils le ramèneraient et pourrait le soigner et l'observer. Le dragon aillant attaqué une jeune mère, ils craignaient également qu'il soit agressif, surtout maintenant qu'il était blessé.

Soudainement, le dragon se redressa et se retourna vivement vers le groupe d'humain. Charlie jura. Quand les dix autres personnes étaient arrivés, elles étaient sous le vent donc le dragon ne les avait pas sentit, mais le vent les avait trahit et la bête les avait repéré, les nouveaux arrivants n'ayant pas mit le sortilège de camouflage. Il ouvrit grand la gueule dans le but d'intimider les intrus. Les grands crocs blancs additionné à l'orbite vide aurait put le rendre vraiment menaçant s'il n'avait pas été blessé et si maigre et s'il ne tenait pas sa patte blessée contre son corps. D'un même mouvement, les douze sorciers levèrent leurs baguettes et lancèrent des sortilèges de Stupéfiction qui touchèrent la bête en pleine poitrine. Mais le dragon ne tomba pas. Il fut prit de tremblement qui durent quelques secondes, son museau touchait à présent presque le sol et il recracha une sorte de boule noire à l'aspect métallique. L'œil du dragon bougeait sans cesse, comme s'il ne savait pas quel sorcier fixer.

Les sorciers relancèrent le sortilège de Stupéfiction, qui échoua comme la première tentative. A nouveau, le dragon vomit une boule noire. Les babines de la bête se retroussèrent en ce qui semblait être un sourire moqueur -enfin, c'est ce que vit Charlie. La bête déploya sa crinière de plume et sa longue queue plumeuse se plaça sur le côté gauche, exhibant un dard sombre. Le rouquin réagit rapidement et poussa violemment Johan sur la côté. Ils retombèrent lourdement sur le sol. Le collègue de Charlie avait les yeux écarquillés et la respiration hachée. Là ou il se trouvait une seconde avant, il y avait le dard noir de la bête profondément planté dans le sol. Le dragon siffla, et libéra son dard d'un mouvement sec. Il lança un regard remplit de haine aux deux sorciers et soudainement, bondit sur les deux jeunes hommes qui n'avaient pas eut le temps de se relever. Puis tout ce passa rapidement. Il y eut un rugissement suivit d'un éclair vert et le corps du dragon retomba au sol dans un bruit sourd.

Les deux sorciers se relevèrent rapidement et virent le doyen du groupe, haletant, la baguette encore pointée sur le corps inerte du dragon, mort maintenant. Se remettant de leurs émotions, le groupe de sorcier allèrent voir de plus près le corps de la bête morte. Une épaisse fourrure recouvrait son corps et ses ailes étaient semblable à celle des oiseaux.

« Au moins, maintenant, on sait d'où vient la blessure à l'épaule de la dragonne! » Dit Johan en donnant un coup de pied dans la queue du dragon mort.

« Sacrée bête! » souffla un des sorciers du groupe.

« Sale bête tu veux dire! Il résistait au Stupéfix! » Cracha Johan.

Tandis que les autres continuaient à s'extasier devant la bête abattue, Charlie se dirigea vers la seconde boule noire qu'il avait recrachée. Elle était assez petite -la taille d'une balle de tennis environ- et était lourde. Soudainement, la balle passa de l'état solide à l'état liquide. Surpris, le Weasley agita sa main pour se débarrasser du liquide. Voyant que le liquide collait toujours à sa main, il la frotta énergiquement sur sa robe. Il retourna ensuite près du cadavre. L'œil du dragon était grand ouvert et voilé mais semblait le fixer. Charlie eut un désagréable frisson. Johan l'appela, le sortant de ses pensées. Les douze sorciers lancèrent ensemble un sortilège de lévitation et transportèrent lentement jusqu'à la Réserve. Quand ils approchèrent, les autres dragons se turent. Les plus curieux s'approchèrent des sorciers afin de voir ce qu'ils transportaient, mais dès qu'il voyait le dragon à fourrure, ils s'éloignaient en reculant, comme s'ils craignaient que ce dragon à plumes reprenne vie.

Il y avait un hangar dans la réserve qui servait à entreposer pas mal de chose, notamment tout ce qu'il fallait pour prendre soin des dragons. Ils pouvaient facilement entreposer plusieurs centaines de carcasses et ils restaient encore beaucoup de place; c'était là qu'ils amenaient les dragons malades après les avoir ensorcelé avec une potion qui inhibait leur besoin de se défendre quand un humain approchait de trop près, puis il suffisait de faire suivre au dragon un chemin où ils avaient semé des morceaux de viandes que la créature dévorait avec appétit. Bien sûr, certains liens avaient été noués avec les reptiles. La plupart vivaient sans s'occuper d'eux et les tolérait même quand il le fallait, mais cela n'empêchait pas les accidents. Cette potion était une simple précaution. Ils posèrent doucement le corps au sol. Charlie savait ce qui attendait ce cadavre : il allait être étudié de près, intérieur comme extérieur.

« Vous revoilà enfin! » S'écria une voix stridente. « Je commençais à m'impatienter! Je vous signale que j'ai un article à écrire et que ce n'est pas votre pseudo nouvelle race de... C'est quoi ça? »

Les hommes soupirent bruyamment. Dieu! Comme ils détestaient cette femme. Elle était journaliste à la Gazette du Sorcier et Charlie était persuadé qu'elle avait donné des conseils à Rita Skeeter pour qu'elle soit aussi détestable. Ce n'était pas possible autrement. Elle avait de fin cheveux noirs coiffés en un chignon grossier et avait une épaisse couche de maquillage sur la figure. Elle avait des joues flasques et semblait avoir au moins trois mentons. La femme portait une chemise qui lui collait au corps et une jupe trop courte pour quelqu'un de son âge. Elle s'appelait Daisy Carter, et était semblable à un mauvais rêve.

Elle trottinait vers le corps raide du dragon. L'homme chauve qui la suivait comme son ombre -Johan avait un jour dit en plaisantant qu'il se les était arrachés à cause de la journaliste- prit une photographie du cadavre et tourna autour en poussant des petits cris de plaisir à chaque photo.

« Où l'avez vous trouvé? C'était donc ça qui rôdait dans la forêt? Il est mort? Bien sûr qu'il l'est ! Sinon il ne serait pas là! Vous en avez trouvé d'autres? J'aimerais faire un article sur ce dragon! Vous me direz tous ce que vous avez vu, comment vous l'avez trouvé, je veux tout savoir! Vous croyez qu'il en reste encore dans les environs? »

Charlie se massa les tempes. Il avait déjà mal à la tête. En plus, la voix de crécelle n'aidait pas à la rendre supportable!

« Écoutez, ce n'est pas le moment de venir fouiner. On a du travail alors faites votre article sur le métier épuisant et ennuyeux -je reprends vos termes Mrs Carter- que nous faisons, ainsi vous pourrez repartir en Angleterre et continuer d'écrire des articles aussi débiles qu'inutiles. » Déclara Charlie, las du comportement de cette femme.

« C'est vrai qu'ils sont nuls ses articles! C'était quoi le dernier qu'elle a écrit avant de venir ici? Comment bien choisir ses chaussettes pour qu'elles soient assorties avec nos chaussures? » Ajouta Johan.

Plusieurs hommes se rirent à rire à gorge déployée. D'autres dissimulèrent leurs rires en toussant. Les joues de Daisy Carter devinrent rouge.

« Je suis ici pour écrire un article en rapport avec votre travail, par sur votre travail! Et je pense que cette chose... » Elle pointa le corps de son doigt boudiné. « … est en rapport avec votre travail. »

Johan ouvrit la bouche pour répliquer, mais le doyen lui prit le bras et lui dit calmement :

« Laisse tomber Jo. Elle l'écrira quand même son foutu article, avec ou sans notre autorisation. Elle n'a pas été le mentor de Skeeter pour rien. »

Johan grogna, dit qu'il allait voir le futur couple de Cornelongues, et sortit rapidement. Daisy Carter fit alors un petit geste de la main et son acolyte se remit à prendre des photos. La journaliste eut un petit sourire victorieux, invoqua une plume et un carnet d'un mouvement de baguette et se mit à griffonner avec énergie. Les sorciers de la Réserve reprirent leurs occupations, essayant d'ignorer la grosse femme qui n'arrêtait pas de tourner autour du dragon mort. Elle se permit même de déranger les gardiens des dragons dans leur travail et osa demander à assister à l'autopsie du dragon. Le sorcier à qui elle avait demandé ça avait accepté avec un sourire mauvais, pensant que voir des tripes à l'air dégouterait la journaliste.

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Loin de là, sur les rives du Lac Baïkal, il se passa quelque chose d'étrange. Les eaux du lac se mirent à briller pendant une bonne minute. Puis la lumière disparue. Quelque chose émergea de l'eau, ou plutôt quelqu'un. C'était une femme vêtue d'une robe blanche étrangement sèche. La femme avait de longs cheveux blancs, secs eux aussi, qui lui arrivaient jusqu'aux reins. Des plumes de toutes les couleurs décoraient sa chevelure. Ses grands yeux étaient sereins et elle regardait autour d'elle comme si elle ne savait plus où elle se trouvait. Elle fit quelques pas. Ses pieds nus étaient comme insensibles à la dureté du sol et à l'agressivité des nombreux cailloux.

Soudainement, elle s'arrête, porte une main au niveau de son cœur et crie. Elle crie, comme si un liquide brûlant coulait dans ses veines, comme si on la torturait. Elle s'arrêta peu à peu et des larmes se mirent à couler le long de ses joues. Elle tomba au sol, haletante, pleurant toujours. Elle venait à peine de se réveiller et elle ressentait déjà cette affreuse douleur! Il y avait tellement longtemps que ça n'était pas arrivé!

Elle prit une grande inspiration et elle reprit son calme. La douleur avait été brève, c'était un point positif en quelque sorte. Elle se releva lentement et se mit à marcher vers l'ouest. Elle avait des gens à retrouver. Tellement de gens! Et ils étaient tous si important pour elle! Joyeuse, elle se mit à chantonner en s'enfonçant dans la forêt. Oui, elle les retrouverait, ses petits Méruiems.

« Les goupils heureux et l'homme triste

Rejoignent les esprits dans cette danse infinie. » Chante-elle doucement.