Bon, chapitre 3, en espérant qu'il vous plaise ^^
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Près du Pic de Scafell, dans les environs de Whitehaven, il y avait quelques grottes où l'on pouvait entendre une sorte de respiration rauque et lourde. La plupart des gens qui étaient venus jusque là finirent par se persuader que cet endroit était hanté et finirent par ne plus en approcher. Bien sûr quelques têtes brûlées continuaient à venir, mais ils repartaient tous très vite, et bien souvent en courant, comme s'ils avaient le diable derrière eux. Mais il fallait bien reconnaître que l'horrible bruit qui sortait cette grotte était assez effrayant. Cet endroit n'avait pas toujours eut une telle réputation. En effet, jusqu'en 1978, cet endroit était le préféré des jeunes couples en manque de sexe. Mais depuis le mois de Juillet de cette même année, les amoureux avaient totalement déserté la place.
Quand on s'enfonçait dans la grotte, on pouvait rapidement remarquer qu'il n'y avait rien, sauf peut-être si l'on descendait par un passage étroit et presque invisible situé dans une sorte de renfoncement. En prenant ce chemin, on arrivait dans une sorte de grande chambre remplie de stalactites, mais ce n'étaient pas les seules choses présentes en ces lieux. En effet, traînant à même le sol, un cocon géant -ou quelque chose s'en approchant- de couleur blanche, et qui semblait être faite de soie par l'aspect, mais qui était aussi dur que la pierre et ressemblait de ce fait plus à une coquille d'œuf qui bougeait doucement. Il n'était pas difficile de comprendre que la respiration venait de là.
Soudain, la coquille se fendit. Un morceau tomba sur le sol, puis un autre. On pouvait clairement distinguer une aile plumeuse, une griffe, un museau. Tout à coup, des éclairs bleus se mirent à parcourir la coquille avant qu'elle n'explose. Le bruit de l'explosion se répercuta dans toute la grotte.
De cet œuf sortit un dragon ; il était assez petit -environ un mètre soixante-dix à l'épaule. Il n'avait pas d'écailles mais un pelage blanc, cette fourrure et les plumes des ailes étaient recouvertes par une sorte de substance verdâtre, gélatineuse et très collante.
Le dragon se redressa en titubant, utilisant ses ailes pour retrouver un semblant d'équilibre. Il s'avança prudemment sur le sol irrégulier de la grotte et prit dans sa gueule un vieux sac brun qui traînait près de lui. A plusieurs reprises, il se cogna la tête, les épaules ou les flancs sur les parois de la grotte. A chaque fois, il poussa un grondement de douleur. Marchant lentement, il finit par trouver la sortie de la grotte sans trop de difficulté, bien que ses membres le fassent souffrir. La lumière du soleil le força à fermer les yeux.
Il ne savait pas combien de temps il avait dormit. Un an? Deux ans? Dix peut être? Mais avant de se soucier de la date, il devait se nettoyer. Si ses souvenirs étaient exacts, il avait survolé une rivière. Il devait aller au nord. Une journée de marche fut nécessaire pour trouver cette rivière Il alla dans l'eau sans la moindre hésitation, et se mit à nettoyer soigneusement ses plumes, arrachant par la même occasion celles qui étaient abîmées.
Puis se fut au tour de la fourrure de subir un lavage complet. Après plusieurs heures de toilette, le dragon jugea qu'il était suffisamment propre. Il retourna sur le sol et s'ébroua. Puis il s'arrêta, semblant se souvenir de quelque chose d'important. Il retourna près du vieux sac abandonné au bord de la rivière, le prit entre ses crocs et le vida sur le sol en secouant énergiquement la tête.
Des vêtements tombèrent au sol, suivit par une petite boite marron rectangulaire, un peu d'argent et par un bout de bois très droit et sombre.
La créature ferma les yeux. Les plumes de ses ailes se mirent à tomber, se changeant en poussière avant de tomber au sol. Sa fourrure blanche subit le même sort. Les cornes noires diminuèrent de tailles, comme si elles rentraient dans le crâne du dragon. Sa tête triangulaire changea également, devenant plus ronde. Son museau s'aplatit, devenant plus humain. Ses griffes se rétractèrent, arrachant une plainte à la créature.
Bientôt, le dragon laissa place à une silhouette humaine. Une silhouette de femme. Celle-ci ramassa ses vêtements et les examina. Ils étaient devenus trop petit pour elle, et étaient sales. Elle ramassa alors le bout de bois raide et l'agita. Presque aussitôt, les vêtements devinrent propre et s'agrandirent suffisamment pour que la jeune femme puisse les enfiler, même si ce n'était qu'une robe bleue épaisse, qui laissait ses mollets nus, elle fut heureuse d'avoir quelque chose sur le dos. Cela la réchauffait un peu et compensait la perte de sa fourrure au profit de sa nouvelle apparence.
Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas de chaussures et elle avait froid aux pieds. Elle chercha du regard ce qu'elle pourrait métamorphoser en chaussures et finit par trouver une bûche qui trainait par là.
Une fois un peu plus à l'aise, elle regarda autour d'elle, se demandant où elle pouvait bien se trouvait. La dernière fois qu'elle avait vu cet endroit, c'était il y a des années. Elle ferma les yeux, visualisant une ruelle de Londres et transplana.
Elle n'arriva pas à l'endroit prévu mais quelques mètres plus bas.
« J'ai eu de la chance! » Pensa-t-elle. « Un mètre sur la gauche et j'étais dans le mur! »
Elle sortit prudemment de la ruelle, se mêlant à la foule. Elle marcha jusqu'à Chad's Street et alla jusqu'au numéro 4. Elle ouvrit la porte d'un coup de baguette magique et s'engouffra à l'intérieur. Il faisait bon à l'intérieur de la maison. La maison n'avait pas changée, en fait si : elle était beaucoup plus poussiéreuse. Il y avait encore les meubles, les cadres et les photos. Les fauteuils étaient grisâtres. La couche de saleté lui confirma qu'elle avait été absente pendant plusieurs années. Elle aurait voulu savoir la date précise, mais il n'y avait aucun courrier. Personnes n'avaient cette adresse et ceux qui l'avaient eut l'avait simplement oublié, ou alors les Moldus qui connaissait cet endroit et ces habitants avaient simplement cru qu'ils étaient partis. Il n'y avait pas de lettres réclamant le loyer, ils n'en avaient jamais payé. Pareil pour les factures. Quand elle avait demandé à son père pourquoi, il n'avait pas répondu. Elle refit le tour de la maison. Elle hésita à entrer dans les chambres. La porte grinça et dévoila une pièce assez grande avec deux lits. Le sien et celui de sa sœur. Elle referma la porte au bout de quelques instants.
Elle alla dans la cuisine et jeta toute la nourriture qu'il y avait. Elle trouva des sacs poubelles dans un placard et elle y mit tout ce qu'elle put. Ensuite, elle jeta un sort de nettoyage à la maison, qui fut propre en quelques instants. Elle alla s'assoir dans un des deux fauteuils et regarda le plafond. Elle n'aimait pas quand cette maison était vide. Elle avait espéré que sa sœur y soit, mais de toute évidence, elle s'était trompée. Sa sœur n'était même pas passée par ici, sinon la maison n'aurait pas eut besoin d'être nettoyée du sol au plafond.
Elle sortit acheter de quoi manger pour quelques jours. Elle avait décidé de rester pour voir si sa famille allait revenir ici. Pendant quatre jours, elle resta la plupart du temps assise sur le fauteuil, à sa place habituelle. Elle avait prit des vêtements dans ses anciennes affaires mais due les agrandir. Elle ne bougeait de son fauteuil que pour manger et aller à la salle de bain. Quand l'ennui était trop grand, elle faisait un brin de ménage à la Moldu.
Mais après ce laps de temps, elle se rendit à évidence : sa sœur ne viendrait pas tout de suite. Elle ne savait même pas si elle était en Angleterre. Un matin, elle sortit de l'appartement pour aller dans la partie sorcière de Londres. Personne ne la connaissait, elle passerait inaperçue. Et puis, si jamais on lui posait des questions indiscrètes, elle pouvait toujours mentir et dire qu'elle venait d'un pays étranger.
Elle alla voir dans le placard près de la porte d'entrée et trouva un manteau long et brun. Elle le reconnut, il avait appartenu à son père. Après une seconde d'hésitation, elle le mit sur son dos et noua la ceinture de cuir autour de sa taille. Elle ferma la porte, mais alors qu'elle sortait de la maison, elle se fit aborder par une vieille femme.
« Mais c'est la petite Elyra! Cela fait longtemps que je ne t'avais pas vue! Mais où étais-tu pendant tout ce temps? »
Elle sursauta. Normalement, personne ne devait se souvenir d'eux! Elle se demanda comment c'était possible quand elle se souvint alors que seuls les sorciers étaient concernés par cette ''perte de mémoire''. Il était plus facile de mentir à un Moldu qu'à un sorcier. Madame Johnson était gentille. Elle l'avait gardée avec sa sœur quand son père travaillait. C'était une petite femme au dos courbé comme si elle transportait quelque chose de particulièrement lourd, ses tempes étaient argentées mais elle avait encore quelques cheveux noirs sur le sommet de son crâne. Madame Johnson avait encore toutes ses dents et elle en était particulièrement fière. Elle avait une grosse paire de lunettes qui rendait ses yeux globuleux. Elle portait une robe grise bouffante sur les manches. C'était une vieille robe, mais elle lui allait bien.
« Bonjour madame. Désolée d'être parti sans prévenir, mais nous y étions obligés pour des raisons familiales. »
« Et où avez-vous disparu? » Questionna-t-elle de sa voix tremblante. Elyra lui fut reconnaissante qu'elle ne demande pas de détails sur ces ''raisons familiales''. Mrs Johnson avait toujours eu la délicatesse de ne jamais demander de détails sur un sujet qui pouvait devenir blessant.
« En Italie. » répondit Elyra, un peu au hasard.
« Oh! Je vois. Ton père et ta sœur sont là? »
« Non, ils sont restés là-bas et je ne sais pas quand ils reviennent. Ils m'enverront un courrier pour me prévenir. »
« Tu ne t'ennuie pas trop toute seule? »
« Si un peu. Je sortais dehors pour me distraire un peu. »
« Bien, je ne vais pas te retenir plus longtemps. A l'occasion, passe me voir ma petite. »
« Avec plaisir madame Johnson. »
Elyra sourit, salua la vieille femme de la main et s'éloigna. N'ayant pas d'argent, elle marcha jusqu'à Charing Cross Road pour aller au Chaudron Baveur.
Elle trouva la pub à l'aspect miteux près d'une grande librairie et d'un disquaire et elle s'y engouffra. Elle ne prêta pas attention aux personnes présentes, bien qu'elles ne se gênent pas pour la dévisager.
Elle alla à l'arrière du pub et se retrouva en face d'un mur en brique. Elle tapa sur l'une d'entre elle et une arche de pierre apparue, dévoilant le Chemin de Traverse. Quelques personnes lui jetaient de brefs regards -elle n'avait pas de robe de sorcier- mais ils reprenaient bien vite leurs activités. Elle alla à Gringott et demanda à aller dans le coffre de sa famille. Le gobelin la regarda quelques secondes avant de lui demander la clef. Elyra fouilla dans son sac et déposa sur le comptoir une clef en or. Le gobelin en appela un autre qui fut chargé de conduire la jeune femme à l'endroit ou reposait la fortune qu'avait accumulé sa mère pendant des années.
Sa mère, Danielle, était une grande sorcière qui travaillait au Ministère de la Magie, bien qu'Elyra ne sache pas encore aujourd'hui ce qu'elle y faisait. Son père travaillait du côté Moldu et ils y avaient toujours vécu dans se préoccuper du Monde Magique. Le père d'Elyra avait même essayé de convaincre Danielle qu'elle ferait mieux d'abandonner son travail dans le monde des sorciers, mais la jeune mère avait tenu tête à son mari qui avait fini par se résigner. Elyra se demandait si elle avait su, au fond-elle, qu'une de ses filles serait sorcière et qu'elle mourait avant de voir ça, tuée par des hommes en noir.
Une fois devant le coffre, le gobelin l'ouvrit et laissa la jeune femme entrer. Il y avait une petite fortune à l'intérieur. Une fortune accumulée par une femme courageuse qui avait entreposée chaque Gallion à l'intérieur et qui n'y avait jamais touché. Quand son mari lui demandait pourquoi elle laissait cet argent là-bas, elle répondait en riant.
« J'ai toujours voulue avoir un coffre plein d'or quelque part. »
Elyra regarda avec émerveillement tout l'or qui se trouvait dans son coffre. Derrière elle, le gobelin tapait impatiemment du pied en marmonnant de manière presque inaudible qu'il 'avait pas que ça à faire de la journée. La jeune femme lui lança un regard noir et lui demanda quelle quantité d'argent elle pouvait sortir de là.
« Autant que vous voudrez, après tout, il vous appartient. » Répondit-il avec un air pincé.
Elle sortit sa baguette et avec un sort, agrandit et fit apparaître une poche intérieure dans son sac qui lui servirait à contenir l'or. Elle ne savait rien des prix dans ce monde et il valait mieux en prendre plus qu'il ne lui en fallait. L'argent est un allié puissant. Elle sortit enfin du coffre, au grand soulagement du gobelin. Ils retournèrent enfin à la surface. Elyra remercia poliment les créatures et sortit enfin de la banque sorcière. Elle était mal à l'aise dans cet endroit.
Elle alla s'acheter une glace qui avait le goût de melon et de cacahuète et tout en la mangeant, elle se demandait pourquoi elle n'avait croisé aucun autre Méruiem. Ils avaient pourtant un instinct qui les poussait vers les autres membres de leur espèce quand ils étaient seuls, comme dans le cas d'Elyra. Mais elle ne sentait rien. Elle se dit que ça devait être son sang sorcier qui bloquait cette capacité. Si elle ne trouvait personne, les autres finiraient bien par la trouver elle.
Elle mordit un grand coup dans sa glace et déambula dans les rues qui formaient le Chemin de Traverse. Elle se garda bien d'aller dans l'Allée des Embrumes. Son père le lui avait interdit quand elle était plus jeune et rien qu'un bref coup d'œil dissuada la jeune sorcière de s'y rendre. Il y avait des gens pas très net là dedans et elle ne voulait en aucun cas se mêler à cette foule.
Elle reconnu certains magasins et cela lui serra le cœur de revoir ces endroits qui n'avaient pas changé, de revoir les propriétaires qui avaient prit quelques rides et des cheveux blancs. Elle ne savait toujours pas combien de temps elle avait dormit et elle se résolu à acheter un journal. Dès qu'elle eut payé la Gazette du Sorcier, elle le déplia d'un mouvement sec et se mit à parcourir frénétiquement le papier des yeux à la recherche de la date du jour. Soudainement, elle se figea devant l'homme qui lui avait vendu le journal dans la rue. Le vendeur ambulant lui demanda si elle allait bien, mais elle ne l'entendait pas. Ses yeux étaient rivés sur la date.
Ils étaient en 1996.
Elle avait dormit près de 18 ans!
L'air recommença à entrer dans ses poumons. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas respiré pendant au moins une bonne minute. Elle rassura le marchant avec un sourire et s'éloigna rapidement. Le journal sous le bras, elle alla devant une vitrine et regarda son reflet. Elle écarquilla les yeux. Oh non, elle n'avait pas prit un sacré coup de vieux, au contraire. Elle avait l'apparence d'une jeune femme d'un peu plus de vingt ans. Ses cheveux blonds avaient bien poussé et lui arrivaient maintenant au bas du dos. Ses yeux bleus n'avaient pas changé non plus. Elle avait juste des cernes pour avoir dormit trop longtemps.
La robe bleue qu'elle portait mettait ses formes en valeur, surtout sa poitrine avantageuse et ses longues jambes. Seule ses chaussures faisaient tâches. Comme pour voir si ce corps était bien le sien, elle tira ses cheveux, malaxa la peau de ses joues et faisait toute sorte de geste devant la vitrine du magasin. La propriétaire vint d'ailleurs lui demander d'arrêter. Elle faisait fuir les clients qui devaient la prendre pour une folle. Elyra s'éloigna en se demandant si Jalna et son père auraient eux aussi une apparence humaine plus jeune qu'elle ne devrait l'être.
Elle savait que durant leur Sommeil, les Méruiems vieillissaient d'une manière différente, plus lente, pour ne pas que ce sommeil forcé ne dure toute leur vie, mais là! C'était bluffant. Elle ferma les yeux et pria Tiamat afin qu'elle lui ramène vite sa famille. Elle ne voulait pas rencontrer les autres Méruiems, elle se fichait d'eux, mais elle voulait revoir sa sœur et son père.
Oh Tiamat! Comme ils lui manquaient!
Elle retourna dans sa maison à Chad's Street et se laissa tomber dans le fauteuil. Là elle se mit à rire. Les gens qu'elle avait connus devaient avoir 36 ans pour les plus vieux! Mais elle ne voulait pas les revoir. Ce serait trop douloureux puisqu'ils ne se souviendraient pas d'elle. Avant chaque Sommeil, Tiamat faisait en sorte que les personnes qui connaissaient un Méruiem -même s'ils ne le savaient pas- oubliaient cette personne et toutes les choses le concernant. Ils retrouvaient leur anonymat. Ils retrouvaient la sécurité. Mais ça faisait mal. Tiamat le savait, c'est pour ça qu'elle ne faisait entrer en Sommeil les Méruiems que si toute l'espèce était en danger.
Tiamat était la plus grande et la plus puissante des Méruiems. Elle faisait à peu près trois fois la taille d'Elyra sous sa vraie forme et sa forme humaine ne cachait pas totalement les origines draconiennes, même si elle restait d'une très grande beauté. Tiamat était considérée comme une sorte de déesse. Elle avait le pouvoir de faire entrer en Sommeil -sorte de sieste qui pouvait durer plusieurs années- tous les Méruiems. Elle pouvait faire oublier l'existence des Méruiems à la terre entière sauf si elle en décidait autrement. La seule chose qu'elle n'avait pas, c'était l'immortalité. Dès que Tiamat mourrait, son âme allait dans un autre corps, et elle renaissait. Aucun Méruiem ne savait comment elle faisait ça, mais à chaque ''réincarnation'', elle se souvenait de tout ce qu'elle avait fait dans ses précédants corps.
Tiamat était juste et faisait tout pour la survie de son espèce. Elyra la respectait beaucoup. Elle avait eut la chance de rencontrer la presque déesse juste avant d'entrer en Sommeil.
Cette nuit là, elle ne dormit pas beaucoup. Elle n'arrivait simplement pas à trouver le sommeil. Alors elle se mit à imaginer où était sa sœur, ce que faisait son père. Elle se demandait comment ils trouvaient ce présent. Quand le soleil se leva, elle se mit à faire les cent pas chez elle. Elle se demanda ce qu'elle allait faire maintenant. Elle savait qu'elle devait avant tout trouver un travail, mais elle savait que ce ne serait pas facile. Pour être embauchée dans le Monde Magique, elle devait au moins avoir ses ASPICs mais elle n'avait pas ses résultats. Elle avait due aller dormir avant de les recevoir. Et les examinateurs, ne se souvenant plus d'elle, avaient sans doute dû ranger ses résultats dans une boîte qui ne serait jamais réouverte, ou alors, ils les avaient jetés.
Pour s'occuper, elle se mit à fouiller la maison, à la recherche de ses livres de classe. Elle les retrouva sous son matelas, bien à l'abri dans un carton. Elle s'assit au milieu de la pièce et se mit à déballer ses livres. Elle mit automatiquement la Métamorphose de côté. Elle n'avait jamais été très douée dans cette matière. Elle feuilleta distraitement ses livres de Défense Contre les Forces du Mal en se souvenant le jour où sa classe avait apprit à exécuter le sortilège du Patronus.
Elle tomba ensuite sur son livre de botanique de septième année. Elle sourit en se souvenant des Géraniums dentus en cinquième année. Et puis, elle sût ce qu'elle voulait faire. Elle se leva d'un bond. Heureuse, elle se mit à chantonner une chanson parlant d'esprits, d'arbres et de danses.
Au cours des jours qui suivirent, elle retournait souvent sur le Chemin de Traverse et achetait toujours la Gazette du Sorcier au vendeur ambulant qui s'était soucié d'elle quand elle n'avait pas bougé pendant une bonne minute, puis elle retournait chez elle pour lire le journal. Le vendeur lui, était aux anges. S'il ne suffisait que de ça pour gagner un client!
Elyra passait ses journées à dévorer chaque article des journaux et à peaufiner son projet. Après tout, il fallait bien qu'elle se renseigne! Dans le numéro du 2 Aout, elle apprit que Voldemort était revenu avec ses Mangemorts et qu'ils avaient tué beaucoup de gens et qu'ils continuaient encore. Elle se demanda pourquoi le Sommeil des Méruiems avait prit fin alors que la mort pouvait les surprendre à n'importe quel coin de rue. Il y avait également un article nommant les personnes qui avaient périt de la main du Lord -et celle que l'on pensait morte à cause de lui.
Elyra s'était demandée plus tôt pourquoi Tiamat les avaient réveillés s'il y avait encore quelqu'un qui représentait une menace pour eux, mais en voyant cette liste, elle comprit. Il y avait eut trop de morts et la mort de ces humains pouvaient avoir des conséquences pour leur espèce. Et aussi, sans doute d'après la jeune femme, c'était peut-être pour ça qu'ils se réveillaient alors qu'il y avait encore une menace.
Pour se battre.
Pour que les sorciers se rendent compte de leur existence.
Pour vivre.
Enfin.
