Salut tutti !

Voilà la suite de cette histoire, avec un point de vue de Maria cette fois. Ce passage va relater sa vie, en surface certes, et je l'explorerai plus profondément au prochain chapitre sans doute. Il y aura des choses faciles, et des choses moins faciles peut-être. Mais j'essaie d'expliquer son comportement, en partie.

Merci à vous qui avez lu, reviewé ou non : Megy-vampire (Pour être alertée de la suite, tu peux cocher "Story Alert" en bas du cadre pour inscrire ta review =)), fan-par-hasard21, lapiaf8, lena -lna933-, halay, liki0da, pounine, Elodie pixie B, erika shoval, ulkan13, Grazie, kikinette11, pou-pou-pidoouu, Isnoname, katner, LolaMiSweetlove, calimero59, catiuski, sarinette60, Imaginaire-de-kiki, Elizabeth Mary Masen (Certes, c'était guimauve... mais dans la vie, on a des moments guimauve aussi, ça en fait partie...Et j'pense que Jasper voulait tellement que ça soit parfait pour Alice, qu'effectivement c'était guimauve), Nini Hathaway, amlove, coco-des-iles et Habswifes.

Je vous souhaite une bonne lecture, merci à Garance et Emy pour les relectures =)

Bises.
Tiffany.

-x-X-x-

~ Point de vue de Maria ~

J'ouvrais la porte de la maison, et entrais dans ce taudis qui nous servait de baraque. Grâce au petit, les factures étaient payées et il y faisait bon. Quelque part, je suis heureuse qu'il assume tout ça, qu'il soit assez adulte dans sa tête pour utiliser intelligemment son argent. Jasper ne s'amuse pas assez à son âge, il est trop strict. Facture, facture, facture, loyer, re-facture... Il ne prend pas le temps de se détendre, de se faire plaisir. J'aimerais qu'on parte ensemble une journée, à faire des tonnes d'achats inutiles. Ca serait la grande vie !

Le petit dormait dans sa chambre, avec la petite Alice. Tous deux étaient nus, la couverture sur eux. Rien ne semblait les perturber, plus amoureux que jamais. Elle arborait sa magnifique bague que mon fils lui a offert. C'est un achat inutile, ça. L'amour n'existe pas réellement. Mais il se berce d'illusions en croyant tomber sur une chic fille.

J'ai été naïve comme lui, naïve de croire que James me ferait voir le monde, m'emmènerait faire l'amour aux quatre coins du globe. Au début, j'y avais cru fermement, en m'endormant à ses côtés comme les deux petits. Il me serrait contre lui, parfois très fort, et nous restions là des heures, généralement jusqu'à ce que je sente son sexe durcir contre mes fesses. Et on recommençait, inlassablement. Au début, c'était le pied dans tous les sens : un homme beau, athlétique avait envie de moi, alors je répondais à son besoin pressant.

Tout avait changé, un matin, quand il s'était levé sans état d'âme et m'avait balancé une liasse de billets assez conséquente et qu'il avait quitté la chambre, totalement nu, ses affaires sous le bras.

- Tiens, merci pour le pied !

2000$. J'avais gagné 2000$ pour être restée au lit avec lui et avoir de nombreux orgasmes. Y'a pire, comme job. Alors, ça avait commencé comme ça, je ne refusais rien aux hommes qui m'approchaient, et me faisais payer en conséquence. Très vite, sur un bout de papier trouvé dans une poubelle, j'avais inscrit des tarifs et les hommes se succédaient, me payant l'hôtel pour jouir.

Parfois, quand les temps étaient trop durs, au lieu de me donner de l'argent, je leur demandais de me payer une chambre d'hôtel pour une semaine, avec le buffet à volonté. En gage, ils pouvaient venir quand ils voulaient, et j'y restais vingt-quatre heures sur vingt-quatre, disponible pour leur bonheur. Sans me vanter, il y avait peu de choses que je n'avais pas encore expérimenté. J'étais devenue Maria la catin. Je trouvais que ça sonnait bien. Jasper et la petite ont tant de choses à découvrir... ça fait si longtemps qu'ils sont ensemble, sans ne voir que l'autre alors que le monde grouille d'opportunités à vivre.

Tout se passait bien, et j'arrivais parfois à louer des chambres pour quelques mois. On n'a pas besoin de plus, pour écarter les jambes. Parfois, James revenait. Ses exigences changeaient : baiser oui, mais de façon différente. Attachée, à prendre des coups. Au début, ça me brûlait. Mais j'avais découvert que ça décuplait mon plaisir. James avait toujours la priorité, et ça durait des heures. Mon meilleur amant.

Tout allait bien, donc, jusqu'à ce que mes règles ne viennent pas. Et disparaissent pendant neuf mois. J'en avais parlé à James, parce qu'il payait pour moi. Et qu'il ne pouvait qu'être le père. Quand il revenait, je me stabilisais avec lui. De toute façon, il paie. Alors...

- James... j'crois que...

Je lui avais désigné alors mon ventre. Il était devenu rouge.

- QUOI ? T'ES ENCEINTE ? PUTAIN ! DE MOI ?

- Oui...

Il m'avait giflé. Comme ça. Propre et net. Et m'avait balancé au sol, me balançant trois liasses.

- PRENDS CA, CASSE-TOI ET NE REVIENS PAS SANS AVOIR AVORTÉ ! C'EST CLAIR ?

Il m'avait mis un coup de pied. Dans le ventre. J'avais pris l'argent, rampé sur la moquette jusqu'à la porte, et j'avais quitté sa maison.

Mais devant l'hôpital, j'avais croisé cette femme, avec sa poussette et ses trois enfants. Elle semblait heureuse, épanouie avec ses petits qui sautaient autour de son petit dernier. Elle était assurée d'avoir toujours de l'amour, d'avoir quelqu'un pour penser à elle, quelqu'un pour la pleurer, quelqu'un pour lui faire des dessins hideux qu'elle devra vénérer.

Personne ne m'appelle pour mon anniversaire, personne ne me saute autour pour me raconter sa journée. Les hommes que je reçois ne savent qu'insulter. Ou insulter les gens qui les agacent. Mais personne ne s'inquiète pour moi, et James pense que l'argent efface tout. Il n'a pas tort... L'argent efface énormément de choses...

Alors, au lieu de rentrer et me faire avorter, je suis rentrée dans cet hôpital, et j'ai demandé une prise de sang, et une échographie.

Et ce petit bébé était là, en train de se battre pour survivre malgré le coup que James m'avait mis dans le ventre. J'ai fait passer les coups de James sur le compte d'une agression banale en soirée. Si James se faisait arrêter, il saurait que ça vient de moi, et il nous fera du mal. Je voulais protéger ce bébé. Il était là, son petit coeur battant à toute vitesse. Mon bébé. C'est mon bébé. Mon petit bébé rien qu'à moi. Après une hospitalisation d'une semaine, et une fausse description d'un homme totalement imaginaire aux services de police, je contactais James d'une cabine téléphonique. Je l'informais que mes parents voulaient me payer les soins médicaux, et que je devais partir chez eux le temps de l'opération. Il grogna de prendre le fric qu'il m'avait donné pour me payer le billet d'avion jusqu'à chez eux, et de ne pas le recontacter de sitôt. Il avait soi-disant trouvé une autre pute.

Mais jamais je n'appelais mes parents, jamais je ne les informais de cette grossesse, et c'est au Canada, d'abord chez une amie puis dans une petite chambre louée une bouchée de pain, que je vivais mes nausées de grossesse, ma prise de poids, mon augmentation de seins, mes contractions. Et c'est aussi toute seule, dans cette chambre froide qu'il est venu au monde. Des contractions me harcelaient, mais ce n'était pas encore l'heure. J'ai à peine eu le temps d'appeler ma voisine, lorsque je l'ai senti descendre. Elle avait beau me dire de ne pas pousser, d'attendre les pompiers, mon petit gars blond aux yeux bleus est né au beau milieu de la nuit, pleurant à peine, déjà sage comme une image. Quand l'ambulance est arrivée, ma voisine m'avait emmitouflée mon bébé dans un drap épais, et il était déjà au sein.

Jasper a toujours été un enfant facile. Depuis qu'il est bébé.

..

Je savais que j'avais eu raison de le garder. Après chaque passage de mes clients, je passais des heures à le câliner, à l'embrasser, à le voir grandir. Malgré tout, j'évitais de le montrer quand mes clients au Canada étaient là. Le plus souvent, ma voisine le gardait. Jusqu'à ce qu'elle déménage. Après quoi, j'ai décidé d'envoyer des photos de nous deux à mes parents. Je savais que je n'aurais jamais réellement les moyens de l'entretenir, alors s'ils pouvaient prendre pitié de lui et lui donner une sorte de pension, ou quelque chose comme ça...

Evidemment, en retour, j'ai reçu une lettre salée.

"Maria,

Nous sommes ravis d'apprendre que nous sommes grands-parents,

trois mois après. Cependant, ce petit garçon a l'air en forme.

Il est magnifique, mais ne te ressemble pas vraiment.

Connais-tu au moins le père ? L'as-tu au moins informé de sa paternité ?

Nous te demandons de renoncer, de revenir. Nous pourrons

t'aider à t'occuper de lui. Nous te louerons un appartement,

tu recevras des pensions et des aides. Sois raisonnable, un enfant

demande beaucoup de frais, et nous savons que tu n'en as pas

les moyens. Nous ignorons comment tu t'en es sortie jusque-là,

nous pensons au pire chaque jour. Mais nous espérons surtout que tu reviendras.

Maintenant que ce petit garçon est avec toi,

fais au moins preuve d'intelligence. Il n'a rien demandé, il ne demande qu'à

bien grandir. Sois raisonnable, nous te laisserons ton indépendance,

nous prendrons simplement soin de vous deux, même à distance.

Tu ne nous as même pas dit comment il s'appelle, ce magnifique bébé.

Rentre, s'il te plaît.

Maman, Papa."

Le courrier, je l'avais froissé. Me laisser mon indépendance en me payant tout ? Me donner des dettes que je ne pourrai jamais rembourser. Est-ce ça, l'indépendance, la liberté ? Non. Certainement pas. Jamais je ne serai dépendante de mes parents, ces espèces de bourgeois.

..::..

C'est ainsi que mon fils et moi étions restés ensemble. Toujours. Nous avions galéré, et j'avais toujours essayé de lui trouver à manger. Je m'étais mise à fumer, parce que parfois, avoir à manger était compliqué et ça m'angoissait de voir mon petit si maigre. Et quand j'angoissais, je m'en prenais au petit. Par-dessus tout, je préférais fumer, pour me calmer et le respecter. Parfois, il me semblait que c'était dur de l'élever, et je lui en voulais. Mais jamais très longtemps. Il est tellement beau, grand, gentil et généreux.

Je ne pouvais pas oublier le jour où sa petite camarade de classe lui avait offert une sucette à la fraise. Ce soir-là, comme bien souvent, nous n'avions rien à manger. Quand je l'avais autorisé à manger cette sucrerie pour son dîner, il avait voulu qu'on la mange à deux. Pas très diététique, mais ça calait mon fils. Je ne sais pas comment ce gamin a été aussi bon, aussi gentil avec moi. Mon petit bébé.

Et il était là, endormi contre sa petite-amie, la serrant contre lui comme si elle était tout ce qu'il n'avait jamais possédé.

Il m'échappera petit à petit. Il a déjà son indépendance financière et sentimentale. Qu'est-ce que j'aurais, moi, quand il partira ? Rien. Plus rien.

..::..

~ Point de vue de Jasper ~

Je m'éveillais en entendant la porte de ma chambre se refermer. Merde... Qui y est rentré et nous a trouvé à poils ? Je me levais, faisant gémir Alice, et enfilais mon boxer, mon pantalon et un pull avant de descendre.

Maria était là, assise sur une chaise de la cuisine.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Oh désolée, je t'ai réveillé ?

- T'es rentrée dans ma chambre ?

- Je me demandais où tu étais... Il est presque 11h...

- On dormait...

On s'est couchés tard...

- J'ai vu...

Je n'aime pas qu'elle se comporte comme ça.

- Maman... Tu sais ce dont on a déjà parlé ?

Elle attrapait un biscuit dans le placard.

- A quel sujet ?

- De ton espace, du mien, de frapper aux portes avant d'entrer, ce genre de trucs...

- Oh, bébé...

- Maman... Je suis sérieux...

- Mais je suis ta mère !

- Peut-être, mais je suis en couple avec Alice et si tu es ma mère, tu dois respecter ça...

- Je sais très bien qu'à votre âge, ça vous travaille et...

- Maman, s'il te plaît ! Alice et moi on... C'est sérieux, alors s'il te plaît, ne gâche pas tout... Elle compte sacrément pour moi, et je ne veux pas qu'elle parte à cause de cette situation... ok ?

- Détends-toi chéri... D'ailleurs, maintenant que vous avez sûrement sauté le pas, peut-être pourrait-on passer la journée tous les trois ? Je ne la connais pas trop...

Une journée. A trois. Alice, Maria, et moi. Ok.

- Euh... écoute, je vais voir avec elle et... on verra...

- D'accord !

Je remontais dans ma chambre, trouvant Alice en train de se réveiller. Je me glissais sous la couette et contre son corps chaud.

- Salut...

- Salut toi...

Nous échangions un long baiser langoureux, ravivant des sensations incroyables en moi.

- Cette nuit... C'était parfait...

Je souriais.

- Ca l'était pour moi aussi... J'espère que je n'ai rien manqué...

Elle eut un petit rire.

- Aucune de mes copines ne me croira quand je vais leur raconter ma première fois si parfaite...

- Et c'est mal ? En ai-je trop fait ?

- C'était parfait... Le rêve de toute femme... Tu es parfait...

- J'ai fait ce que j'ai pu...

- C'était parfait...

Nos lèvres se trouvaient encore, et nous échangions un nouveau baiser. Je m'installais entre ses jambes, même si je savais qu'elle avait probablement mal.

Je nichais mon visage dans son cou, et inspirais son odeur.

- Maria m'a fait une drôle de proposition...

- Elle est rentrée ?

- Oui...

- Une proposition de quel genre ?

- Une journée elle, toi et moi...

- Oh...

- Si tu ne veux pas, on dit non et puis c'est tout...

- Non... Je veux essayer de la connaître et de la comprendre...

- Tu es sûre ?

- Oui... Je veux essayer de la connaître...

- Merci...

::..

C'est ainsi qu'Alice, Maman et moi arpentions un centre commercial, à traverser des dizaines de boutiques, à se frayer un passage dans des dizaines de fringues, au milieu de dizaines de clients... Si elles ne se parlaient peu en dehors, le shopping les réunissait indiscutablement.

Et moi, je porte les sacs. Foutue vie de merde.

Alice s'était achetée une robe, des hauts et des pantalons. En fait, tout. J'avais voulu lui payer un tee-shirt, mais elle avait refusé. Ma mère, par contre, n'avait pas refusé que je paie pour elle.

La honte suprême, fut quand elles m'entraînèrent dans une boutique de lingerie. Si ça n'avait été qu'avec Alice, j'dis pas. Mais avec ma mère. Yerk. Je ne vis rien de ce qu'Alice choisissait, trouvant bien trop humiliant le fait que ma mère regarde les porte-jarretelles et me demande mon avis sur la question.

- Tu aimes, chéri ?

Les gens me regardaient de travers, comme si nous étions un genre de couple cougar. Non, cette femme c'est foutrement ma mère !

- Ecoute, t'essaie, tu choisis et on y va... marmonnais-je.

- Oh bah attends, Alice n'a pas fini de choisir !

Je baissais le regard sur mes poches. Je vais le dire sincèrement : j'ai peur des soutien-gorges.

- Magnez-vous...

Maria attrapait trois autres ensembles tout aussi osés qui me faisaient rougir, rien que sur le mannequin.

- Crois-tu que tu pourrais me faire une petite avance ?

- J'te fais foutrement des avances de fric depuis le début de cette journée shopping...

- Alors, ça te dérangera pas ?

- Non allez...

Prends ce que tu veux, et qu'on vire nos fesses d'ici !

Mais je vis ma mère partir aux cabines d'essayages.

- Oh Alice, ça te va à ravir...

Elle a pas quand même... non... Je m'y avançais, et trouvais Maria planquée devant la cabine d'Alice qui dissimulait son ensemble bleu avec son pantalon.

- Maria, je...

- MAMAN !

Les autres clientes nous regardaient.

- Elle est ravissante dans cet ensemble ! Tu devrais le prendre en d'autres coloris ! Quelle est ta taille ? Je vais aller te les chercher en rayon...

- Non, je...

J'attrapais Maria par le poignet et l'éloignais. J'veux dire... elle peut pas être humiliante à ce point... A quoi elle pense, pour faire des conneries pareilles ?

- Laisse-la essayer ses affaires... marmonnais-je.

- Mais Jasper ! Elle devait avoir un avis...

- Tu es entré dans SA cabine, alors qu'elle essayait SES sous-vêtements, pour ELLE ! Tu n'as vraiment AUCUN PUTAIN de respect ! Je t'ai déjà dit de la laisser tranquille !

Maria me regardait et soupirait.

- Je voulais être une belle-mère cool !

- N'essaie pas de... N'essaie pas, ok ? Juste, n'essaie pas...

Elle semblait blessée, voir choquée de ma réaction mais merde. Elle ne peut pas faire ça.

Je lui donnais le chéquier.

- Va payer... Je vais voir Alice...

- Ok...

Elle se dirigeait vers les caisses, l'air joyeuse, comme si elle n'avait pas fait de mal. Je retournais aux cabines d'essayage, et à celle d'Alice.

- Alice ? T'es là...

- Oui...

- Je peux entrer ?

- Je...

Je poussais le rideau et le tirais derrière moi. Alice était rouge pivoine, et elle remettait son soutien-gorge du jour.

- Je suis désolé de ce qu'elle a fait... Elle n'a aucune retenue...

Elle se tournait vers moi.

- C'est... humiliant... Elle a ouvert le rideau comme ça, sans rien dire... Une cliente passait, elle a regardé.

Je l'attirais contre moi.

- Je suis confus... confus... vraiment...

- Tu n'y es pour rien...

- Elle est... j'ai pas de mots... Je lui ai passé un savon...

- Ne te dispute pas avec elle à cause de ça... c'est rien... Elle a sûrement voulu être... sympa ou... copine...

J'embrassais les cheveux de ma copine.

- Elle n'a pas à agir comme ça... Allez... Rhabille-toi, on va rentrer...

- D'accord...

Je quittais la cabine et nous attendions Alice en dehors du magasin.

Sur le retour, je restais près de ma copine, nos doigts noués. Maria marchait à côté de nous, légère. J'aurais pensé qu'elle se serait excusée, mais rien. Lorsque nous atteignîmes la maison, Maria sautillait.

- On essaie nos tenues et on se donne des conseils, Alice ?

- Euh... en fait, il est 18h et je devrais rentrer...

- Oh ! Dommage... Il faudra qu'on se refasse une journée shopping...

- Oui... Bonne soirée, Maria...

- Rentre bien ma belle...

J'attrapais ses sacs, son blouson, et la raccompagnais chez ses parents en bus. Devant le perron, j'attrapais sa main et l'attirais à moi pour l'embrasser.

- Je suis désolé...

- C'est rien... C'était juste... bizarre...

- Ouais... En tout cas, elle n'a aucune retenue...

- C'est oublié...

Nous échangions un nouveau baiser.

- Merci pour cette nuit, c'était parfait...

Je souriais contre sa bouche.

- Ca l'était pour moi aussi...

- Je ne te propose pas de rentrer, Edward se doute de ce qui s'est passé et il pourrait... manquer de... discernement...

J'acquiesçais, dans un sourire.

- Je reviendrai te voir dans quarante-cinq ans, le temps qu'il oublie !

Elle riait et m'embrassait à nouveau.

- On se voit au lycée...

- Oui... Je t'aime...

- Moi aussi...

Je ne mérite définitivement pas d'avoir Alice avec moi. Elle est si indulgente avec les erreurs de ma mère... Elle est trop bien pour moi.