Flash back

Je me rendis fast-food où Jasper travaillait. J'y allais à chaque fin de semaine. Juste le voir travailler et pouvoir le mâter, ça me convenait. Et puis, j'avais droit à des réductions grâce a mon chéri.

Depuis quelques jours, il me parlait fréquemment d'une nouvelle employée. Très aimable, parait-il. Lorsque j'entra, c'était sa pause. Il était justement en train de discuter avec quelqu'un. La nouvelle. Typiquement blonde, assez jolie, même si l'on ne pouvait pas voir grand chose sous l'uniforme minable. Elle riait aux éclats. Jay (petit surnom donné avec le temps) leva à peine les yeux vers moi, mais ils vinrent tous deux a ma rencontre.

- Bell's , tiens voici Jane, la nouvelle dont je te parlais ! dit-il.

- Oh, ravie de te rencontrer Bella. Jasper m'a beaucoup parlé de toi, répondit-elle avec une voix de carillon.

- De même Jane.

J'encercla la taille de Jasper, puis me mis sur la pointe des pieds pour un baiser. Il détourna la tête, ne m'offrant que sa joue. Je recula, légèrement offensée, mais il ne prêtait déjà plus d'attention, ne s'occupant que de son nouveau joujou.

Tous mes sens en éveil, une petite voix me dit que quelque chose clochait.

[...]

- Bell's , je te présente Jane.

Je ne sût pas quoi dire. Devrais-je leur dire que je la connaissait déjà? Hmm, je n'en avait pas vraiment envie, car curieux comme est Eddy, il me demanderait comment, et je n'avais pas envie de revenir sur ce sujet.

- Oh, ravie de te rencontrer Bella! me dit-elle pour la deuxième fois.

Sa voix était toujours d'un joli carillon. Elle avait décidé de jouer la carte de l'hypocrisie.

- Mouais, répondis-je en haussant un sourcil.

- Alors heu.. tu vis à Forks depuis quand? me demanda-t-elle innocemment.

Comme si tu ne le savais pas, Blondie.

Après tout, c'est de ta faute si je me suis installée ici, que j'ai quitté Phoenix.

- En quoi ça t'interesse?

Elle ne répondit rien , et un silence gêné s'installa, mais je ne me sentais nullement coupable.

- Bon euh.. je reviens, pause toilettes, rigola-t-elle.

Jane hors de vue, Edward se lâcha.

- Isabella Swan ! Non mais c'est quoi ce comportement? explosa-t-il. Je croyais que tu voulais que je sois heureux, je voulais ton avis sur ma petite amie, et toi, tout ce que tu trouves a faire, c'est d'être désagréable. Une vraie peste! fulmina-t-il.

Je levais les yeux au ciel.

- J'ai un mauvais pressentiment concernant cette fille, répondis-je calmement.

- Tu ne la connais même pas !

- Intuition féminine.

- Garde tes salades pour toi Bell's. J'aurais espéré que tu comprendrais que cette fille, j'y tiens beaucoup. Mais je vois que ce n'est malheureusement pas le cas, dit-il, déçu.

Jane revint. Je resta tout de même.

Ils se fesaient toujours les yeux doux un quart d'heure plus tard. N'étant plus capable de supporter cette situation, je marmonna une brève excuse qui ressemblait vaguement à '' j'ai des courses a faire '' puis je dégerpis. Ouais, ça c'était une habitude chez moi : m'enfuir.

Je retourna chez moi pour me changer, enfila un pantalon jogging, puis un vaste sweat. Je me rendis jusqu'au parc naturel, où l'on pouvait se promener a volonté, puis commença a courrir. Plus vite, toujours plus vite. Les écouteurs sur mes oreilles, le rock a fond. De plus en plus vite. Je ne regardais pas où j'allais. Je courus pendant un quart d'heure, jusqu'a ce que je percute un rocher.

Puis plus rien.

[...]

Un voix parvint à mes oreilles.

- Bella? Bella s'il te plait réponds-moi ! chuchota la voix, anxieuse.

J'ouvris péniblement les yeux, puis la lumière du jour m'aveugla. Je mis un moment a retrouver mes esprits.

- B..Black? marmonnais-je.

- Bien, t'as pas perdu la mémoire, rigola-t-il.

J'essaya de me lever, puis me rendis compte que j'étais dans ses bras.

- Mais.. que fais-tu ici? m'énervais-je.

- Figure toi que je fesais tranquillement mon jogging quand t'as décidée de me percuter.

Il éclata de rire.

- Non j'ai frappé un rocher. Enfin.. je crois?

Il haussa un sourcil.

- C'est très gentil les compliments Bella, sauf que non, t'as pas foncé dans un rocher. A moins que tu ne me considère comme étant en béton?

- Si l'on prends en compte que t'as un coeur de pierre, on peut facilement confondre, rétorquais-je, amer.

- Hé du calme, ce n'est pas moi qui me suis enfuie ce matin!

Ma seule réponse releva d'un grognement.

- Au fait, pourquoi t'es partie? s'enquit Jacob.

- Je.. j'étais pressée.

- Hmm hmm, répondit-il, sceptique.

- je devais aller rejoindre Edward.

- Ah je vois.

Il n'avait pas l'air complètement convaincu.

- Écoute Jacob.. On avait fait une entente. Pour une nuit seulement. Pas d'histoire, ni de sentiments. C'est toujours le cas.. non?

- Tout a fait chérie. Je deviendrais gay avant qu'il se passe quelque chose entre nous, dit-il en souriant.

Je fût légèrement offensée, mais je me ressaisit vite.

- Bon. Au moins, c'est clair. Au fait, je suis où la?

Je n'étais plus dehors, nous étions a l'intérieur.

- Ben.. tu es dans ma chambre d'amis.

- Quoi? Pourquoi m'as-tu emmené chez toi? m'exclamais-je.

- Nous étions tout proche , et si je devais appeller les urgences, c'était disons.. plus pratique, marmonna-t-il.

Je restais silencieuse.

Il se leva d'un bond, et je l'entendis descendre les escaliers. Je tendis l'oreille, et essaya de savoir ce qu'il mijotait. Il remonta 5 minutes plus tard, alors qu'une délicieuse odeur m'emplit les narines.

- C'est quoi cette bonne odeur ? demandais-je, poussée par une réelle curiosité.

- Tututu, c'est une surprise, éluda Jacob.

Je me renfrognais. Mon ventre poussa un grognement.

- Quelle heure est-il ? m'informais-je.

- À peu près 17h.

- J'ai été inconsciente pendant tout ce temps! m'exclamais-je.

- OU tu avais vraiment besoin de sommeil, rigola-t-il.

- Idiot.

Il redescendit encore une fois, puis remonta avec deux plats de lasagne, et une bouteille de vin.

- Bon c'est quoi tous ces trucs?

- Je me suis dit que tu aurais besoin d'un remontant. A moins que chaton préfère un verre de lait?

- Attention, chaton peut bien décider de sortir ses griffes pour t'arracher les yeux, l'informais-je.

Il rit, faisant trembler le lit.

Nous mangeâmes en silence, mais celui-ci était agréable. Il déposa les assiettes sur la commode près du lit, puis me regarda en silence.

Je fis de même, et l'observa ouvertement.

Bien que l'on fusse en fin d'automne, il ne portait qu'un short et un t-shirt. Celui-ci dévoilait son importante carrure. Ses grands yeux bruns-verts étaient chaleureux, et j'aurais pû facilement m'y perdre. Il était attentionné, et s'il n'aurait pas un caractère de chien, je crois que j'aurais peut-être pû l'apprécier.

Mais seulement peut-être.

Sans m'avertir, il fonça sur moi. Ses mains se promenaient partout, me procurant des frissons de plaisir. Sa bouche se moulait avidement sur la mienne.

Il se retira aussi abruptement.

- Je.. dois aller prendre une douche..

Sur ce, il partit en direction de la salle de bain.

Quel culot ce mec! On ne m'allume pas si facilement !

- Oh chéri, tu ne sais même pas à quel point tu vas me le payer, me dis-je en me parlant a moi-même.

Je me leva d'un bond du lit, puis chercha mon chemin dans la maison jusqu'a la salle de bain. Je tira doucement sur la poignée pour vérifier qu'il ne l'avait pas barrée. J'entendis un déclic. Parfait, je pourrais prendre ma revanche. J'ouvris très lentement la porte, de façon qu'il ne puisse pas m'entendre entrer. Je retira doucement mes vêtements, puis poussa le rideau de la douche. Jake se retourna vivement, et je me jeta sur lui.

Mes lèvres parcouraient son cou, et je lui murmurais quelques menaces.

- Tu crois peut-être être le seul qui peut s'amuser un peu? Détrompes-toi.

Il gémit, ce qui était bon signe. Enfin.. pour moi.

Jacob essaya de me prendre par la taille, mais je le repoussa.

- Non non non, plus tard peut-être. Pour l'instant.. tu vas souffrir.

Je descendis le long de son corps, et rendue à destination, j'entrepris de lécher un peu son gland, histoire de le faire languir. Ma langue fît quelques coups rapides dessus, puis j'enroula ma langue autour.

- Putain Bella, c'est un vrai supplice !

Je ricana intérieurement. J'engloutis son membre dûr au complet, et m'activa dessus. Je sentais qu'il allait bientôt venir. Mais je ne voulait pas que ça s'arrête là. Je voulais le faire attendre, que cela devienne presque inssuportable pour lui, alors je lâchais prise. Il grogna de frustration. Ma main droite continua a le masser, alors que la gauche s'aventurais sur son derrière.

- Hum, y'a du muscle là-dedans, ronronnais-je.

Je me colla un peu plus sur lui, ma main qui s'activait toujours sur lui abandonna la charge, puis j'enroulais une jambe autour de sa taille pour lui faciliter l'accès a mon entrejambe.

Il ne se fit pas prier deux fois, et entra directement en moi. Nos bassins fesaient de brusques mouvements de vas-et-vient, et notre lutte pour dominer l'autre devenait féroce. C'était celui qui lâcherait le premier.

Après quelques minutes, il me fit entendre son plaisir, et je le sentis venir en moi. Ce qui me fit a mon tour perdre le contrôle.

Il déposa un chaste baiser sur mes lèvres puis murmura:

- Tu as gagné Izzie. Mais pour cette fois seulement..

Nous nous lavâmes rapidement, puis il m'emporta dans ses bras dans sa chambre. Je m'étendis, et il fît de même. Je ressentis la chaleur de ses bras autour de moi, puis m'endormis.

Décidément, cela devenait une habitude.