When You're Around Me, I'm Radioactive
Il faut croire que les dimanches ne sont vraiment pas les jours où je m'éclate le plus… J'ai cherché à éviter Rigel et Sirius tandis que je courais après Remus. Et ça toute la journée… Bien sur, je ne suis pas quelqu'un très patient, donc j'ai finit par me faire à l'idée que je ne saurai jamais pourquoi il y a une telle haine entre James et Rigel. Je dois vous avouez, je suis assez partagée entre le dégoût et la rage en ce moment… Alors c'est en traînant les pieds que je me met à travailler sur mon essai de sortilège.
La salle commune était silencieuse et tranquille, à part moi, il n'y avait pas grand monde. A ma table, Lily a déjà finit ses devoirs en arithmancie, en potion et en sortilège et nous aidait, Noa et moi, a finir les nôtres. J'arrivais à la fin de mon explication sur les effets du sort étudié lorsque d'un coup, tout le calme de la salle commune ne disparaisse à l'entré de quatre garçons : James, Peter, Sirius et celui que je traquais depuis le matin, c'est-à-dire Remus. Ils entrèrent en se tenant le ventre tant ils rigolaient.
- Et la tête de ses potes ? Vous avez vu les têtes qu'ils faisaient ? Demanda Sirius en éclatant de rire. Rire que tout le monde connaît. Caractéristique du chien… Stupid.
- HO ! Et leurs cheveux ? Renchéri James, le main sur l'épaule de son frère de cœur. Mort de rire, et l'un et l'autre.
Bon, j'en étais où dans ce foutu devoirs ?
-Franchement le meilleur c'était Elinguer, vous avez vu sa tête ?
Á ça, je lève brusquement la tête vers eux. Lily et Noa me regardent tandis que Remus et Peter trouvent leur blague de moins en moins drôle. Cependant Sirius continue et se mouille presque à force de rigoler. James se retient de rire et lui donne des petits coups d'épaules pour qu'il arrête. Je m'avance vers eux, et plus je voyais cet imbécile être aussi heureux pour avoir humilier quelqu'un comme Rigel, plus je sentais en moi ce sentiment étrange de colère, envie de meurtre et ce quelque chose d'autre qui vous empêche d'étrangler la personne en face de vous : la pitié ?
- Que lui avez-vous fait ? Je demande, ma voix est grave et menaçante, mes bras sont croisés et mes lèvres montre qu'en aucun cas c'est une plaisanterie. Sirius cesse de se poiler et me regarde, attendant sûrement à ce que je me roule par terre avec lui. Mais non.
- Pourquoi veux tu savoir ?
- On ne répond pas à une question par une autre. Que lui avez-vous fait ?
Ma patience à des limites et il est bien partit pour les dépasser. Si il me répond pas, je vous jure je lui jette un sort tellement puissant que même ses petits enfants le ressentiront ! Me voyant bouillonner sur place, il me fit son habituelle sourire moqueur. Merlin, mais qu'est ce qu'il me retient de lui foutre un simple pain dans sa gueule parfaite à la moldue ?
- C'est ton petit copain, c'est ça ? Fait il, avec une voix de charmeur, en se penchant vers moi. Mes joues se colorent. James qui s'appuyait nonchalamment contre le canapé à côté de Sirius, se releva d'un coup avec une expression d'étonnement et d'incompréhension. Ma respiration s'accéléra, il jouait à quoi ? Il veut ruiner ma relation avec Rigel ou mon amitié avec James !
- Sirius a posé une question… Dit, peu aimablement, ce dernier en croisant les bras au près de son frère de cœur qui continuait à sourire comme un abruti. Mais ils croient que je vais lâcher l'affaire, ils se trompent grandement…
- Moi aussi, James. Et j'attends une réponse ! Je réponds en fixant celui qui risque de détruire une des choses auquel je tiens le plus. Il rigola avant de recroiser mon regard. Son sourire n'est en moins était toujours aussi grand, ses yeux toujours aussi pétillant de joie. Je le déteste !
- Il est probablement à l'infirmerie avec deux ou trois de ses copains… Chacun avec un minimum de cinq bleus sur leurs corps. Ho, et ils ont tous une couleurs de cheveux qui te permettra de les distinguer ! Il me répond, enfin, presque en chantant tellement il en est heureux. Ho, Merlin, ils n'ont pas fait ça, ce n'est pas possible… Dans un élan de colère, je l'attrape par le col et me met à lui crier dessus.
- Et tu en es heureux ? Tu es content qu'ils se retrouvent tous dans cet état ? Mais qu'est ce qui ne va pas bien dans ta tête ? On se regard, lui et moi, pendant ce qui me semble une éternité avant que James me dégage de Sirius par la force du Protégo. Je me calmais dans le silence pesant de la salle commune et il me semblait qu'un poids au fond de moi-même tombait. J'avais l'impression que si je pouvais, je suivrais le mouvement et m'écroulerai par terre.
- Ça te fait donc plaisir de faire mal aux gens ?
J'avais beau avoir murmuré cette accusation, la salle entière l'avait entendu dans le silence. J'avais mal, j'étais à nouveau déçu de son comportement comme si j'avais espéré qu'il change, qu'il grandisse. Mais évidemment c'est de Sirius Black dont nous parlons, jamais il ne se comportera comme quelqu'un de responsable. Les regards de mes amis, de Black et le silence gênant qui régnait dans cette salle m'oppressaient, m'empêchaient de respirer. Je prends mon gilet qui se trouve sur la chaise où je me trouvais, il y a encore quelques instants, tranquillement en train de finir un simple devoir et sors dans le couloir du septième étage. Je ne sais pas ce que je dois faire ni ce que je veux faire. Aller vois Rigel et ses amis et m'excuser pour leur comportement ? Non, c'est à eux de s'excuser ! Aller simplement voir comment ils vont ? Ce serait gentil si quelqu'un leur rendait une petite visite… Mais il faudrait qu'ils soient encore à l'infirmerie pour ça et je ne pense pas qu'ils s'y trouvent encore… En même temps, ça ne me coûte rien d'aller voir.
Je dévale les escaliers aussi rapidement que me le permettent ces derniers, et lors que j'arrive l'infirmerie est vide, aucune trace de Rigel et de ses amis, seule Mrs Pomfresh est là. C'est bon signe, ça veut dire qu'ils n'ont rien de grave. Ouf !
- Miss Dupuis ? Vous avez besoin de quelque chose ? Me demande la jeune femme tout en s'occupant d'un petit Poufsouffle dont la température ne voulait pas baisser.
- Non ! Non, tout va bien, merci. Je dit débilement en reculant, je me retourne pour pouvoir avancer proprement vers la sortie, mais je me tourne une nouvelle fois vers l'infirmière avant de demander : Est-ce que Rigel Elinguer et ses amis vont bien ?
- Hum, oui. Vous les avez manquez de peu, ils viennent de partir…
- Et bien, merci. Bonne soirée ! Je sors un peu plus heureuse de cet endroit qui ma toujours inquiété. Comprenez moi, je ne peux pas voir une blessure ou quelqu'un être blessé sans que ça me donne des frissons désagréable.
Enfin. Tout va bien et c'est tout ce qui compte. Et maintenant j'ai plus qu'un devoir à finir, un meilleur ami protecteur à calmer et un idiot à tuer. Le plus tôt se sera fait, le plus tôt j'aurai finit… Enfin, j'espère.
Je devais autre entre le quatrième et le cinquième étage quand quelqu'un a eu la sublime idée de mettre une main sur mon épaule sans prévenir, résultat il s'est pris ma main sur leur joue gauche. Bien sur, vous connaissez ma chance légendaire alors je vous laisse devinez qui s'est pris la baffe… Non, ce n'est pas un professeur, ce n'est pas non plus un préfet (ou un préfet en chef). Oué voila, c'est celui qui a des bouclettes châtain/blond et des yeux couleur vert d'eau : Rigel Elinguer.
Il se tient la joue gauche où ma main y est dessiné en rouge, tandis que cette même main est a présent devant ma bouche. Je n'arrive pas à parler, j'ai perdu l'usage de la parole. Oh Merlin, pourquoi c'est toujours à moi que ça arrive ?
- Je suis… Oh, je suis terriblement désolée ! J'arrive à prononcer en m'approchant de lui.
- C'est rien. J'aurai probablement fait pareil. Il plaisante là, non ?
- Oué, c'est sur ! Je me moque en rigolant légèrement
- Bon d'accord, je n'aurai probablement pas fait pareil… Rit il en se massant la joue. Tu n'y vas pas de main morte, dis moi !
- Hé hé, désolée… Je n'ai pas réfléchi et j'ai cru…
- Non, t'inquiet pas ! Me coupe t il en faisant un mouvement de sa main comme si il chassait une mouche. Et il termine en rigolant : J'ai même plus mal !
- Tu sais j'ai appris pour tes amis et toi et… Je suis allé à l'infirmerie pour vous voir… Mais vous étiez déjà parti… Tant mieux, hein ! Ça veut dire que ce n'était rien de sérieux, donc… J'explique précipitamment, je ne sais même pas comment j'y arrive, je sais pas pourquoi je me met à dire tout ça. Je me sens bête, je rougie et baisse la tête pour ne pas qu'il le remarque. Mais je l'entends rire, je relève la tête. Il met sa main sur mon épaule, mais cette fois il n'a rien à craindre, je ne le frapperai pas… Promis !
- Wo, wo, wo, respire un peu ! Rigole t il, il a réussie à me faire rougir encore plus.
- Yo, Rigel, tu viens ? L'appel un de ses amis, je crois qu'il s'appel Victor Todd. Il fait lui aussi partit de l'équipe de Quidditch de Serdaigle. Rigel est le Gardien tandis que Victor est l'un des Batteurs.
- J'arrive ! Rigel se tourne vers moi avant de partir en courant tout en me faisant de grands signes avec sa main : Alors, heu… Á demain, en métamorphose ?
- Oui, à demain… Je murmure, souriante et en faisant un petit signe de la main. Je me retourne et me remet à gravir les escaliers. Je suis débile ? Pourquoi est ce que j'ai murmuré ? Pff, je fais vraiment pitié…
Il a réussi à me redonner le sourire, il est génial ce Elinguer !
Il était quoi, 22h30 ? Le couvre feu était bien sur dépassé mais j'avais envie de regarder les étoiles et je me trouvais dans la tour d'astronomie, là où personne ne viens vous déranger parce que j'avais envie de regarder les étoiles... Drôle d'envie, hein ? Je ne sais pas… Je trouve ça magique. D'accord, c'est sûrement la plus grosse débilité que j'aurai pu dire… Faut pas m'en vouloir, c'est plus fort que moi. Je crois que c'est dans mon sang… Imaginez les enfants de Sirius, dans ce cas : les pauvres… D'ailleurs en parlant de Sirius, c'est son étoile qui brille là haut, non ? L'étoile de la constellation du Grand Chien. Je me demande si celui qui a nommé cette étoile n'a pas entendu Sirius rire…
- Je savais bien que je te trouverai ici…
Pas besoin que je me retourne pour savoir qui à parler… Je ne bouge pas, je continue à regarder le ciel. Je sais qu'il s'est assis à mes côtés. Je sais qu'il me regarde.
- Je voulais m'excuser. Je n'aurais pas du dire devant James que Rigel était ton…
- Non, c'est bon. J'ai discuté avec James… Je le coupe rapidement. Et Rigel et moi sommes juste amis. Rien de plus. Pourquoi est ce sue je précise ça, moi ?
- Oh…
Exactement : Oh… J'ai pas envie que le silence s'installe, j'aime le silence qu'en de rare occasions.
- C'est ton étoile là haut n'est ce pas ?
- Oui. La constellation du Grand Chien…
- C'est la plus brillante.
Ça va vous paraître bizarre mais j'aime bien ce moment. C'est calme sans être un silence pesant et il y a Sirius. Je peux dire tout ce que je veux, je me sens bien quand il est là… Vous pensez sûrement que je suis bipolaire, un coup je lui cris dessus et un autre je lui parle des étoile. Mais quand je suis avec lui, mon cœur bat à une allure folle et je ne sais pas comment me comporter…
Je n'ai jamais autant attendu les vacances de ma vie. Les cours sont vraiment lourd et les travaux que nous sommes obligés à faire en équipe finissent par des disputes… Bref.
Je ne peux pas dire avec certitude quand je mettrai le chapitre suivant malheureusement mais je ne mets pas cette fiction en pause. Pas d'inquiétude là dessus ! J'ai aussi une nouvelle fiction, cette fois au temps d'Harry et ses amis. C'est une Draco/OC et pour le moment il n'y a qu'un prologue : McDrangers VS Mangemorts.
CFLM angel : Elinguer semble bien gentil mais qui est il vraiment ? En tout cas il est toujours là quand elle a besoin de se changer les idées… Merci pour tes encouragements, ça me fait toujours très plaisir d'avoir ton avis, donc n'hésite pas ;) Bisous !
Le titre viens d'une chanson (comme toujours) : « Radioactive » de Marina and the Diamonds. J'écoute en boucle tellement j'adore et elle m'a accompagné lors de l'écriture de ce chapitre :)
Voila !
Lou.
