Auteur :Diri-chan

Base : Harry Potter, tout livre confondu

Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K. Rowling, ce qui suit est un travail de fan, mon but n'était pas de lui voler quoique ce soit.

Disclaimer 2 : Cette fanfiction est une réponse au défi de Rozenn2356

Dédicace : L'inspiration est une chose étonnante, aléatoire, tout comme ma concentration malheureusement. Peu de chose me permette de rester concentré dans un univers pour terminer une fanfiction. La vitesse d'écriture, si on ne dépasse pas les 3 ou 4 jours d'écritures est un facteur. Les encourragements de l'homme que j'aime en est une autre. C'est pour toi, mon amour, que j'ai décidé d'écrire ce texte, en espérant que tu prendras plaisir à le lire. Je t'aime.

Note de l'auteur : Les chapitres sont courts mais assez nombreux (+ de 20) et on ira jusqu'à la fin puisque tout est déjà écrit :) Néanmoins, n'oubliez pas de laisser des reviews, ce sera en fonction d'elles que j'écrirai la seconde, troisième et quatrième partie que j'ai imaginé ! Merci :)

Chapitre 7

Très vite, la différenciation se fait. Harry Potter est la Salope, l'Impur, l'Horreur, le Monstre. Spinel est un jeune homme malade et fatigué, inconnu de tous. Spinel Prince n'est personne et être personne fut étrangement soulageant. Harry Potter est entouré et adulé de tous mais il n'a ni proche ni famille. Spinel Prince a un père.

Spinel se réveille et s'étire doucement. Il étire les muscles de ses épaules, puis de son dos avant de se redresser. Première étape de la journée : masser sa jambe droite, la détendre, activer la circulation sanguine puis se lever.

Une canne est posée négligeament contre le lit. Cette canne est blanche, fine, avec un pommeau très ouvragé, décorée. Elle doit valoir chère, mais plus que son matériaux ou sa beautée, ce sont les sorts qui lui ont été apposé pour la rendre aussi légère qu'une plume, très solide et des plus stable qui en font sa véritable valeur.

Avec elle, il peut se déplacer sans trop de difficulté. Avec un regard morne, il inspecte sa chambre, une douillette petite chambre avec un lit simple, médicalisé. Un bureau est sous la fenêtre magique et juste a coté, une immense bibliothèque. Ca a tout de la chambre du fils de Snape ... d'un élève modèle.

Spinel pourrait bien passer sa journée dans cette pièce, à étudier, mais son nouveau, son premier père, n'est pas d'accord. Avec son ton bourru et froid, il lui a dit que devait vivre son enfance. Ca ne fait qu'une petite semaine qu'ils se sont installés dans la Lady, mais une petite routine s'amorce déjà.

Ce jour là, appuyé sur sa canne, Spinel descends jusqu'au salon. Invariablement, Severus arrive avec un plateau "petit-déjeuné" qu'il pose sur la table basse. Spinel s'installe et étends une couverture sur ses jambes. Son système respiratoire est très fragile, très faible. S'il ne fait pas attention et qu'il vient à tomber malade... Ca pourrait devenir grave. Mais un voix murmure dans sa tête : quel importance ? Les petites salopes peuvent bien se plaindre, geindre et remuer dans la vase qui les engloutit... Peut importe la maladie, il n'a qu'à supporté et se taire ! Il ne devrait pas se permettre de produire le moindre son !

Loin de ces pensées sinistres, Severus allume la télévision, invention moldu étrange mais agréable, il met un dessin-animé. Spinel mange le petit-déjeuner sans regarder une seule fois en direction de la télévision.

"Spinel ?

- Oui, monsieur ?

- Tu ne regardes pas la télévision ?"

Le souffle de Spinel semble déjà se rarifiait dans sa poitrine. Severus observe Harry Potter. Il n'a plus rien du Harry Potter qu'il a connu. La potion a transformé ses traits. Les a rendus plus fins, plus délicats, plus fragile aussi, encadrés par de long cheveux noirs et de grands yeux de la même couleur. Son nez est légèrement busqué. Tout Severus Snape a une autre époque ... au grand damne des deux hommes. Mais plus que le physique, Harry Potter a perdu son masque, et il est si différent de ce a quoi s'attendait le Maitre de Potion.

"Spinel, je met la télévision pour toi. Tu as le droit de la regarder, d'accord ?

- Oui, monsieur."

Mais Spinel laisse à peine ses yeux se relever, mais bientôt il est prit par l'action. Il oublie de cacher son intérêt pour le film et laisse même échaper un rire de temps en temps avant de se reprendre, horrifié de ses propres erreurs ! Et mentalement ... il se dit encore et encore qu'il va être puni comme la petite pute qu'il est ! Les coups finiront par arriver tôt ou tard et alors il pairait pour toute les erreurs commises.

Severus soupire, il attrape une crême de massage et dénude la jambe de son enfant qui frissonne. Avec une douceur inconnue de deux hommes, Severus masse la jambe, lui fait travailler des mouvements pour l'assouplir, le tout avec une infinie patience.

Une chanson dans le dos de Severus lui arrache un sourrire douloureux.

"Fleur aux pétales d'or,

répands ta magie,

inverse le temps,

rends moi ce qu'il m'a prit,

guérit les blessures,

éloigne la pluie,

ce destin impur,

rends moi ce qu'il m'a prit,

ce qu'il m'a prit..."

A croire, que la magie n'a jamais été aussi belle et aussi douce que dans l'imaginaire moldus ... Qu'il aimerait pouvoir réciter une tel formule pour soigner l'enfant devant lui. Spinel a les larmes aux yeux mais il ne dit rien. Son regard est éteinds, il ne laisse rien transparaitre si ce n'est une absence quasi totale d'espoir.

Le dessin animé continu, les chansons aussi .. La musique semble parvenir a touché l'âme de ces hommes mieux que les grands discours ou quoi que ce soit d'autres.

"Je suis malin, méchant, vilain,

la guerre est mon quotidien,

j'ai la main froide,

j'ai rendu tant de gens tristes,

mais malgré mon caractère

ma tête, mon crochet de fer

moi j'ai toujours rêvé d'être un grand pianiste,

je peux vous interprêté un morceau de Mozart !

Chatouillé les planches des noirs secrets,

on peut dire que je suis sans pitiés,

en musique je ne fais pas de quartier,

Merci !

Oui vous l'aurez comprit, moi j'ai un rêve !

Il a un rêve !

Il a un rêve !

Loin d'être cruel, je suis plutôt bon élève,

si je ne suis pas de bonne humeur, j'ai tout de même un coeur de rêveur,

tout comme chacun de vous moi j'ai un rêve !

la, la, la, la, la, la

Je suis un pauvre gars tout cabossé,

j'ai une plaie toute infectée,

les dames sont en pleurs devant ma laideur,

avec 6 orteilles aux pieds, plus mon goitre et mon gros nez,

je cherche encore celle qui me donnera son coeur,

je m'imagine dans les bras de ma jolie promise,

heureux sur une gondole à Venise,

si je suis laid et repoussant, je suis l'amant, pas le brigand,

vous l'aurez bien comprit, moi j'ai un rêve !

Moi j'ai un rêve, il a un rêve !

Moi j'ai un rêve, il a un rêve !

J'espère qu'un jour l'amour prendra la relêve !

J'arrive les gens partent en courant,

Mais en chaque homme il y a un enfant,

je suis comme tout le monde,

moi j'ai un rêve,

Thor veut tout quitter et devenir fleuriste !

Günther décorateur et styliste !

Moulvanor le mime,

et bientôt date et son sublime,

on fricotte, on recout, faut que ca pisse comme un petit fou,

et Vladimir collectionne les petites licornes,

Je suis comme vous, je rêve aussi,

mais avec moins de poésies,

J'me vois au soleil avec un petit trésor,

je vis heureux sur une ile,

bronze et repos tranquille,

entouré de millier de jolies pièces d'or,

Moi j'ai un rêve, elle a un rêve !

Moi j'ai un rêve, elle a un rêve !

C'est voir les lanternes quittant le ciel celeste,

et je profite chaque jour ravie d'avoir,

quitté ma tour !

Comme vous tous moi brave gens moi j'ai une rêve !

Elle a un rêve !

Il a un rêve !

On a un rêve !

Alors dans nos veines coulent la même sève,

la même sève,

On est des brutes, des fous, des fumistes,

mais affreusement optimiste,

parce qu'au fond de nos coeurs on a un rêve,

Moi j'ai un rêve,

Moi j'ai un rêve,

Moi j'ai un rêve,

Moi j'ai un rêve,

Moi j'ai un rêve,

Ouhouhouhou !

Oui au fond de mon coeur moi j'ai un rêve !

OUAIS !"

Spinel semble transit par la chanson. Un rêve ? A-t-il encore un rêve ? Devrait-il en avoir un ? Il se giffle mentalement : bien-sur qu'il devrait en avoir un ! Celui de réussir à tuer celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ! Mais quel rêve es-ce là, de voir un autre mourrir ... Ca ressemble bien davantage à un cauchemard.

"Monsieur ?

- Oui Spinel ?

- Es-ce que vous ... vous avez un ...

- Ne bredouillez pas jeune homme."

Spinel ravale sa salive, douloureusement, et lache d'une traite :

"Es-ce que vous avez un rêve monsieur ?"

La question semble tellement saugrenue. Mais d'après le dessin animé même les gens moche, méchant et malfaisant on le droit d'avoir un rêve, alors pourquoi pas lui ?

"J'ai un rêve en effet. Et toi ?

- Je ne crois pas ..."

La machoire de Severus se crispe, pas de rêve, pas d'espoir ... Depuis le premier jour, il a l'impression d'avoir rammener avec lui une coquille vide. Mais que croyait-il, qu'espérait-il ? Qu'un enfant ainsi abusé pourrait aller bien simplement à son contact ? Hahaha. Au mieux il pouvait espérer de faire sombrer dans la dépression un enfant bien portant, pas d'en soigner un.

Mais Severus ne veut pas lacher ses rêves, aussi dur soient-ils à accomplir.