Note de l'auteur: Tout d'abord, je souhaite préciser que les lieux qui sont cités dans ma fiction existent ou dans le monde d'Harry Potter ou dans le monde réel. J'essaye d'être la plus exact possible quant aux informations que je donne. Tonks est bien une ancienne élève de la maison Poufsouffle par exemple. Les dates sous-entendues pendant lesquelles se passe ma fiction sont les dates qui correspondent au livre. Et sachez que tout à une signification, même les choses qui peuvent vous paraître insignifiantes. Peut être le comprendrez-vous mieux en lisant ce chapitre. Je voulais aussi vous prévenir que les chapitres suivants mettraient sûrement plus de temps à venir. Mais treve de bavardage.
Je voudrais encore une fois remercier Dulanoire de me lire et de me donner son avis. Parce qu'écrire et ne pas avoir de retour est quelque chose d'horrible. Je remercie aussi Matsuyama, pour les mêmes raisons ainsi que Yann Tiersen (même s'il ne le saura jamais), dont les superbes musiques m'ont beaucoup aidé à écrire ce chapitre.
Scène III : Ritournelle
Chaque lundi soir, depuis presque un an, Nymphadora Tonks sortait en hâte du Ministère, un énigmatique sourire gravé sur les lèvres. D'un pas rapide et léger, elle se rendait au Chaudron Baveur. Elle poussait l'antique porte de bois qui grinçait chaque fois un peu plus et saluait Tom, le patron, qui se tenait derrière son comptoir et conversait avec des clients ou essuyait des verres. Puis, elle allait s'asseoir, toujours à la même table abîmée. Celle qui se trouvait près de l'unique fenêtre du pub parce qu'elle aimait observer la foule bruyante qui se pressait sur le Chemin de Traverse en attendant que Remus arrive. Parfois, quand il se faisait trop attendre, elle sortait de son manteau un numéro de son magazine favori, intitulé Noise or Music ?, et le feuilletait distraitement, un œil sur la porte.
Au bout d'un certain temps, qui pouvait varier de quelques minutes à une heure, Remus poussait à son tour la porte du Chaudron Baveur. Il adressait un signe de la tête à Tom et se dirigeait vers Tonks, les yeux tournés vers le sol comme si une histoire passionnante avait été gravée dans le parquet poussiéreux. Cette attitude avait, au début, vexée la jeune femme. Elle aurait voulu qu'il s'avance en la regardant, elle. Elle aurait voulu voir un sourire se dessiner sur ses lèvres comme il s'approchait. Mais Nymphadora avait finie par comprendre que Remus n'était pas le genre d'homme qui montrait ses émotions. Alors, elle profitait du fait que le lycanthrope vienne à sa rencontre sans lever les yeux vers elle pour le regarder sans qu'il ne le sache.
A chaque pas que faisait Lupin, le cœur de l'Auror s'affolait un peu plus. Pourtant, avec son vieux pardessus beige, ses cheveux clairsemés de blancs et son visage à l'air si sérieux, Remus n'étais en rien le genre d'homme qui plaisait habituellement à la jeune femme. Mais Tonks s'était laissée surprendre au fil des rencontres. Il la faisait rire en lui racontant les aventures dans lesquels il se trouvait souvent entraîné malgré lui par James et Sirius, du temps des Maraudeurs. Il l'écoutait parler avec attention même quand elle lui racontait seulement combien elle avait eu du mal à mettre la main sur deux chaussettes assorties, le matin. Il ne se formalisait pas des nombreux jurons qui lui échappaient quand elle parlait de ses collègues adorateurs du Ministère. Et surtout il la rassurait en ces temps troubles, par sa simple présence auprès d'elle.
Lorsque Remus était parvenu à leur table, il levait enfin ses yeux ambrés vers Nymphadora. Ils ne se saluaient pas, n'avaient aucun contact. C'était un accord tacite entre eux. Nymphadora Tonks et Remus Lupin se souriaient, simplement. Le lycanthrope appelait Tom de sa voix rauque et tirait une chaise sous lui. Le patron édenté du Chaudron Baveur se hâtait vers eux en boitant et malgré la courte distance qui séparait le comptoir de la table, mettait un temps certain avant d'arriver. Ensuite, Tonks commandait invariablement un Whisky Pur-Feu, tandis que Remus, lui, prenait un thé. La première fois, la jeune femme avait cru à une plaisanterie et avait éclatée de rire. Mais le regard surpris que lui avait lancé son ami, l'avait arrêté net. Et, une fois de plus, elle avait eu honte d'elle et de ses incroyables maladresses.
Après que Tom eut pris leur commande et que leurs boissons furent arrivées sur la table, ils se mettaient à discuter. L'Auror pouvait parler des heures durant de son métier, qu'elle trouvait passionnant. Ou bien du dernier concert des Blood&Gold auquel elle avait assisté. Ou encore des problèmes que lui occasionnait son vieux balai, un Comète 260, lorsqu'elle l'utilisait pour rendre visite à ses parents ou amis, simplement parce qu'elle aimait voler. Remus, quant à lui, restait très évasif sur le contenu de ses journées, ce que Nymphadora ne comprenait pas. Mais elle respectait son silence et l'admirait parce qu'elle, n'avait jamais su mettre un frein au flot de parole, presque ininterrompu, qui sortait de sa bouche. Il y avait seulement deux sujets que n'abordaient jamais les deux sorciers au Chaudron Baveur : l'Ordre du Phénix et le retour de Voldemort.
Quand Nymphadora et Remus sortaient du pub, poussés dehors par un Tom que la fatigue rendait légèrement désagréable, le soleil avait disparu de l'horizon depuis bien longtemps. Dès qu'ils étaient dans la rue, à cette heure tardive vide de passants, Lupin levait un regard inquiet vers la lune. Elle l'apercevait parfois faire de même quand il sortait du 12 Square Grimmaurd et que la main de l'invisible avait colorié le ciel aux couleurs de la nuit. L'Auror savait qu'il craignait de s'apercevoir que la lune était pleine et qu'il avait oublié de prendre sa potion. Mais par chance, jamais l'astre luisant n'avait formé un cercle parfait dans le ciel obscur un lundi soir. Et si cela avait été le cas, Tonks serait restée aux côtés de Remus pour s'assurer qu'il ne fasse de mal à personne, y compris à lui-même.
Tonks et Lupin se regardaient un instant en silence. C'était le moment de la soirée que la jeune femme redoutait le plus, le moment de la séparation. Le lycanthrope brisait toujours en premier le silence entre eux, avant qu'il ne devienne embarrassant. Il souhaitait une bonne nuit à l'Auror et celle-ci faisait de même. Puis tous deux échangeaient un signe de la main en murmurant dans une pitoyable imitation de Maugrey Fol-Œil, qui était une personne que Nymphadora affectionnait particulièrement, : « Et surtout vigilance constante ! ». Leurs rires se mélangeaient pour la dernière fois de la soirée et la jeune femme tournait sur elle-même pour regagner son petit appartement de célibataire sur Dean Street.
Parfois, elle revoyait Lupin pendant la semaine, à l'une des nombreuses réunions de l'Ordre du Phénix. Tonks s'arrangeait alors pour se placer le plus près possible de lui à table et approuvait toujours ses propositions, bien qu'elle trouva souvent qu'il faisait preuve d'un certain manque d'initiative. Ce n'était certainement pas en se contentant d'observer ses ennemis qu'on les vaincrait. Mais elle devait tout de même avouer que toutes les idées de Remus n'étaient pas erronées. C'était lui, par exemple, qui avait suggéré au cours d'une réunion hivernale que l'Ordre envoie des émissaires à l'étranger pour rallier les chefs d'Etats à leur cause avant que Voldemort ne le fasse. L'idée avait été applaudie par tout le monde, sauf par Rogue qui n'approuvait une idée que lorsque c'était la sienne.
Nymphadora savait que son comportement avait été remarqué par les membres de l'Ordre du Phénix. En effet, lorsqu'il voyait sa nièce insister fortement pour partir en mission avec Remus, Sirius soutenait ses arguments avec une ferveur qui n'était pas le moins du monde naturelle. Et le dernier des Black avait eu, durant l'année, une fâcheuse tendance à faire trop de nourriture pour que Lupin et lui puissent en venir seuls à bout. Il insistait donc régulièrement pour que Nymphadora reste dîner avec eux. Quant à Molly et Arthur, la jeune femme les voyait échanger des regards entendus quand elle se trouvait non loin de Lupin. Severus, lui, avait fait remarquer à l'Auror, au cours d'une de ses détestables visites, qu'elle avait tendance à être dans la lune ces derniers temps. Cassandre, sa chouette, lui avait même apporté une étrange missive de la main de Dumbledore qui disait : « L'amour est comme un sachet de thé, il devient amer si on le laisse infuser trop longtemps ».
La seule personne qui semblait ne pas avoir conscience du fait que la jeune femme faisait tout son possible pour être avec Remus le plus souvent possible était le lycanthrope lui-même. Tonks avait pourtant espéré que sa façon d'être ferait comprendre à Lupin qu'elle s'était entichée de lui, sérieusement. Mais l'homme continuait à se comporter avec elle comme il en avait l'habitude, c'est-à-dire amicalement. Il lui semblait pourtant qu'elle ne pouvait pas être plus claire dans son message, à moins de se déclarer ouvertement. Parfois, l'Auror perdait patience et devait se retenir de ne pas aller le secouer en lui demandant ce qu'il ressentait pour elle. Qu'il lui donne au moins des indices ! Elle saurait les voir, c'était son quotidien de décrypter les gestes et paroles des sorciers.
L'attitude de Lupin exaspérait d'autant plus Nymphadora que, depuis un an, le temps passait à une vitesse affolante et cela l'inquiétait. Chaque heure, chaque minute sans Lupin semblait sans fin et pourtant, lorsqu'elle rentrait chez elle, le soir, il lui semblait que la journée venait à peine de commencer. Elle avait la sensation de perdre un temps précieux à attendre que Remus remarque les signes qu'elle lui envoyait. Quelque chose la pressait dont elle ne connaissait la nature. Tonks avait un besoin urgent de vivre car elle sentait que, bientôt, Voldemort et sa puissance se révéleraient au grand jour. Et ce jour-là, son bonheur ne serait plus une priorité. Elle voulait profiter de chaque seconde pendant qu'elle le pouvait et les partager avec Remus. Mais c'était, pour l'instant, impossible.
Tonks ne se reconnaissait plus depuis que son chemin avait croisé celui de Remus, l'été précédent. Elle était devenue comme ces sorcières idiotes qui se regardaient des heures dans la glace avant de rejoindre le garçon qui leur plaisait ou qui essayaient désespérément d'avoir l'air plus intéressantes qu'elles ne l'étaient vraiment pour le séduire. Mais Merlin soit loué, Tonks n'en était pas encore arrivée au stade des gloussements stupides. Au cours d'une de ses visites au Quartier Général, elle avait fait promettre à Sirius de lui donner une douche froide s'il la prenait, un jour, à glousser bêtement en regardant un homme. Son ami avait accepté, non sans avoir jeté un regard en coin à Remus qui lisait un livre, installé dans un fauteuil branlant.
Le fantôme de Lupin hantait de plus en plus les pensées de Nymphadora. Il lui arrivait d'entendre sa voix rauque lui donner des conseils lorsqu'elle butait sur un dossier difficile. Ou bien, elle croyait le voir dans le hall du Ministère de la Magie ou dans la rue. Mais ce n'était jamais lui, seulement des sorciers ayant la même couleur de cheveux ou le même pardessus abîmé. Cependant, le moment de la journée où elle pensait à lui avec le plus d'intensité était lorsqu'elle se couchait dans son lit, trop grand pour son seul corps. Dans l'attente du sommeil, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer que Remus se trouvait à côté d'elle, sa peau dégageant une agréable chaleur contre la sienne. Mais lorsque la jeune femme tendait le bras, presque convaincu par son imagination que Lupin se trouvait près d'elle, sa main ne rencontrait que du vide.
Lorsqu'elle se glissait dans ses draps et parvenait à chasser l'impression que le lycanthrope était à côté d'elle, la jeune femme imaginait que Lupin lui déclarait une flamme éternelle en lui faisant une grande déclaration publique ou se battait pour lui sauver la vie lors d'un face à face avec les Mangemorts. Au fond d'elle, Tonks avait conscience qu'aucune de ces deux situations n'étaient envisageable et elle ne désirait pas qu'elles se concrétisent. Mais c'était une façon agréable de trouver le sommeil. C'était sa berceuse à elle. Et puis, cela l'empêchait de penser à ses soucis de bureau où Dawlish, vexé par son comportement à Ilkley, lui faisait la vie dure et à Voldemort qui menaçait de revenir, plus puissant que jamais.
Depuis qu'elle sentait ses sentiments pour Remus s'étoffer, Tonks avait commencé à faire à faire un curieux songe qui revenait jour après jour. La jeune femme se trouvait à Poudlard et courait à perdre haleine dans les couloirs de pierres du château. Elle était poursuivie par une femme qui riait. Le rire était aigu, presque perçant. Soudain devant elle, surgissait un mur qui l'empêchait de continuer à fuir. Alors Nymphadora cherchait sa baguette, mais elle ne parvenait pas à la trouver. Les larmes lui montaient aux yeux et elle se mettait à trembler, prise d'une panique incontrôlable. Le rire maléfique se rapprochait dangereusement et l'Auror prenait soudain conscience qu'elle allait mourir. Au moment où elle apercevait l'ombre de sa poursuivante, quelqu'un se dressait devant elle. L'homme tournait la tête vers elle et elle reconnaissait Lupin, qui lui souriait. Elle entendait alors avec horreur sa poursuivante hurler « Avada Kedavra ». Et c'était toujours à ce moment que la jeune femme se réveillait, tremblante et en sueur.
Ce cauchemar était saisissant de réalisme et elle appréhendait chaque soir le moment d'aller dormir car elle savait que, pendant la nuit, son songe réapparaîtrait. Elle aurait voulu en parler mais ne savait pas à qui s'adresser. Elle avait d'abord pensé à Maugrey Fol-Œil mais elle avait peur que celui-ci ne l'effraye encore plus en lui disant qu'il s'agissait d'un funeste présage de mort et que quelqu'un, en ce moment même cherchait sûrement à la tuer. Ensuite, Nymphadora avait pensé en parler à Ted et Andromeda Tonks, mais elle ne voulait pas qu'ils se fassent du souci pour elle ou qu'ils ne remettent en cause sa santé mentale. Et puis, aller chercher de l'aide auprès de ses parents après avoir revendiqué pendant des années qu'elle pouvait très bien se débrouiller seule aurait été un échec pour Tonks.
Le rêve récurrent de Nymphadora l'intriguait et, ne pouvant s'adresser à personne, elle avait décidé à contrecœur de ressortir son exemplaire de L'Oracle des Rêves. Elle avait toujours méprisé la Divination, qu'elle avait choisie par défaut, et n'aimait pas beaucoup le professeur Sibylle Trelawney qui prédisait avant chaque cours à Tonks le nombre de boules de cristal ou de tasses qu'elle casserait durant son cours. Mais peut-être trouverait-elle une explication plausible à son songe dans le vieux manuel poussiéreux. Une explication qui n'annonçait pas sa mort prochaine de préférence. Car bien que l'Auror n'ait cessé de répéter pendant sa scolarité que la Divination n'était qu'un ramassis d'idioties, elle ne pouvait empêcher une partie d'elle d'y croire.
La jeune femme avait soigneusement additionné son âge, la date de son dernier rêve et le nombre de lettre de son sujet, et s'était reportée à la fin de l'ouvrage avec le résultat. Après avoir lu ce qui devait être la signification de son songe, elle avait refermé le manuel avec un grognement dédaigneux. Selon L'Oracle des Reves, elle allait bientôt être piquée par un scorpion dont le poison s'infiltrerait peu à peu en elle et rendrait sa mort extrêmement douloureuse. Nymphadora avait réprimé un frisson et tenté de trouver une signification à cette interprétation mais après quelques minutes de réflexion, elle avait perdu patience. L'explication du songe était aussi étrange et incompréhensible que le songe lui-même.
Et puis, le rêve était sorti de ses nuits. Mais pas Remus. Cependant le Lupin qui habitait son sommeil était beaucoup plus entreprenant que celui qu'elle voyait chaque lundi au Chaudron Baveur. Le fait de ne pas connaître les sentiments qu'entretenait Remus vis-à-vis d'elle était devenue une véritable souffrance pour Nymphadora. S'il ne manifestait pas bientôt un peu plus que de l'amitié pour la Métamorphomage, elle passerait à autre chose. Cela lui demanderait un véritable combat intérieur mais elle parviendrait à oublier ses sentiments pour Remus. Tonks n'avait jamais couru après un homme et elle n'allait pas changer ses habitudes aujourd'hui.
L'été avait fait son apparition et Nymphadora avait cessé de croire à une idylle possible entre elle et le loup-garou. Malgré cela, elle continuait de le voir au Chaudron Baveur et tentait encore de partir en mission avec lui dès qu'elle le pouvait. Elle avait essayé de faire disparaître Remus de son esprit mais avait lamentablement échoué, à son grand étonnement. Lupin hantait toujours ses nuits et ses jours. Il demeurait en fantôme rassurant et apaisant dans son esprit et n'en sortait que de plus en plus rarement. Et depuis l'attaque d'Arthur au Ministère, Tonks vivait dans l'inquiétude permanente d'une agression contre elle ou les gens qu'elle aimait. Alors, pour se sentir en sécurité, elle imaginait que Remus était à ses côtés et cela la calmait.
Et, un jour de juin, il y avait eu cette réunion au 12 Square Grimmaurd, à laquelle tous les Aurors qui faisaient partie de l'Ordre devaient assister. Il s'agissait de discuter, entre spécialistes de la traque des Mangemorts, de l'endroit où les partisans de Voldemort qui s'étaient évadés d'Azkaban récemment pourraient s'être réfugiés. Tonks s'était donc présentée, le jour convenu, devant la porte ornée d'un heurtoir en forme de serpent en compagnie de Kingsley Shacklebolt et Alastor Maugrey. Elle avait été ravie d'apprendre que Remus prendrait part à la réunion car il se trouvait, ce jour-là, dans la demeure familiale des Black. Sirius se joindrait également à eux, car il était de toutes les assemblées et que cela le sortait de son isolement.
Alors qu'ils étaient assis autour de la table en chêne massif qu'un rayon de soleil illuminait, une grande biche fantomatique avait fait son apparition dans la sinistre cuisine de Quartier Général. Nymphadora avait tout de suite compris qu'il se passait quelque chose d'anormal car les Patronus n'étaient utilisés pour communiquer qu'en cas d'urgence. Ses camarades et elle avaient arrêté net leur conversation animée pour écouter le message qui leur était envoyé par l'un des membres de l'Ordre. Tonks avait tiré sa baguette de sa poche, tandis que de la biche sortait la voix de Severus Rogue qui leur annonçait qu'Harry Potter ainsi que ses amis avaient été piégés au Ministère de la Magie par Voldemort. Le professeur de potions leur demandait d'aller secourir Harry, excepté Sirius qui devait rester au 12 Square Grimmaurd et y attendre Dumbledore.
Tonks s'était tournée vers ses camarades qui avaient, eux aussi, sortis leurs baguettes. Tous s'étaient regardés en hochant la tête. Sans échanger un mot, ils avaient couru vers la porte d'entrée. Nymphadora avait remarqué que Sirius les suivaient, désobéissant à l'ordre de Severus. Mais elle n'avait pas eu la force de l'arrêter. Elle savait qu'il ferait tout pour aller porter secours à son filleul, qui était certainement la personne la plus chère à son cœur. Ainsi, même si elle avait essayé de le raisonner, elle aurait échoué, elle le savait. L'Auror s'était contentée de poser la main sur l'épaule de son ami et lui avait chuchoté, juste avant qu'ils ne transplanent :
- Ne t'inquiètes pas Sirius, je suis certaine que tout se passera bien.
