Hello tout le monde!

Tout d'abord je tiens à remercier grandement Nine679, Water-Lilas, Valentine, BellaCullen, Adorabelle , Maudinette, Julia Aris, Capucine Maina et Anon pour les reviews! J'aime trop vous lire et en plus, ça nourrit mon écriture! Je prends en compte vos impressions et vos idées soyez-en assurées! :)
Et puis plus ya de reviews, plus les lecteurs sont attirés non? Aidez-moi à avoir de la visibilité sivouplai!

Secundo je m'excuse pour l'impardonnable délai. J'ai écrit trois chapitres différents, mais je n'arrivais jamais à l'ambiance que j'escomptais ni aux développements espérés entre les personnages... peut-être que leur nombre était un peu ambitieux aussi! Alors ça donne un chapitre transitionnel très court, mais je le publie quand même, juste pour donner le ton. La suite sera plus étoffée PROMIS.

Finalement petite annonce, j'ai modifié un peu le résumé pour y rajouter amour, alcool et trahisons parce que... voilà quoi XD On pourrait aussi mettre sexe pour bien faire, m'enfin, je crois que tout le monde a bien compris où ça s'en va tout ça!

J'adore les amours compliquées!

Enjoy your ride.

Clo'


Chapitre 4

Victoire et longévité

L'aube pointait. Le château était habité d'un grand silence alors qu'elle marchait pieds nus sur la pierre froide, la frange ébouriffée, un thermos de café à la main et un fatras de couverture sous le bras. Marisa était une matinale : elle aimait le lever du soleil, la rosée du matin, le brouhaha humain en suspens.

Un rayon de soleil traversait un amas de nuages roses lorsqu'elle poussa la porte de l'atelier. Bouleversée, elle s'arrêta un moment pour savourer la magie du moment.

La lumière rose allait se frapper sur l'étang et l'herbe encore humide du parc, étincelant de mille feux. Elle éclairait même les deux grands poteaux dorés du terrain de Quidditch ainsi qu'une silhouette solitaire qui virevoltait tout autour...

Une petite voix lui soufflait de qui il s'agissait, mais une autre voix plus forte lui cria d'aller fumer une cigarette immédiatement. Docile, Marisa déposa ce qui l'encombrait, ne garda que le thermos et sortit.

La petite voix qui s'était d'abord manifestée en elle ne cessait de vouloir lui lancer un message, mais elle était constamment enterrée par l'autre voix tonitruante qui persistait à lui crier qu'elle avait vraiment envie d'une cigarette à cinq heures du matin, que ce n'était pas la première fois, que c'était la faute du café et que sur le terrain c'était probablement McCoy-la-couille qui se pratiquait pour la finale de Quidditch de ce matin, il valait mieux qu'elle ne regarde pas en sa direction.

Mais la seule portion de soleil qui se détachait de l'ombre imposante du château était justement le terrain de Quidditch, c'est pourquoi elle devait s'en approcher, non?

Nonchalamment, elle alluma sa cigarette et fit mine de s'intéresser au message publicitaire qui clignotait sur le paquet de clopes – non, elle ne regardait pas, c'était sûrement McCoy...

-Hey! Marisa!

-Oh! Salut James.

Si vraiment elle ignorait qu'elle s'était menti tout ce temps, elle s'en rendit compte à l'instant. Elle savait pertinemment qu'elle venait de feindre la surprise.

-Qu'est-ce que tu fais là? demanda-t-elle pour dire quelque chose.

Du macramé voyons! pauvre idiote.

-Je suis toujours hors du lit très tôt. Et de toute façon, je vais compter le but gagnant du dernier match de la saison! s'exclama James, visiblement fier d'en parler.

Ouf.

-Vraiment? Tu crois que tu es de taille? répliqua-t-elle, moqueuse.

-Écoute! Je suis le meilleur.

-Et modeste avec ça.

-Au diable de la modestie! Je te dédie ce but gagnant, pour te prouver que j'ai raison.

-On verra bien!

-Certainement. Ce sera épique!

Il fit une acrobatie sur son balai, pour l'impressionner. Lorsqu'il revint près d'elle, elle fut aveuglée momentanément par un petit objet épinglé sur le sol de sa robe. Elle cligna des yeux.

-Pardon, s'excusa-t-il. L'écusson de l'armoirie familiale.

C'était une drôle de forme, comme une poire renversée sur le côté.

-C'est snob, mais il signifie victoire et longévité, expliqua James. Ça me porte chance.

Marisa acquiesça. Elle avait aussi une armoirie familiale. La famille Potter devait être riche.
Comme la sienne.

-Tu n'en auras pas besoin, souffla-t-elle avec un petit sourire.

-De quoi?

-De chance. Puisque tu es le meilleur.

James éclata de rire.

Il avait des fossettes.

-Je dois y aller, dit Marisa en jetant sa cigarette au loin. J'étais en train de peindre.

-Ah oui? Tu peignais quoi?

Merde. Elle n'avait pas commencé.

-Top secret, dit-elle.

-Ah... les artistes. Tous les mêmes.

Elle rit et haussa les épaules. James la salua et décolla, virevoltant à nouveau sur son balai. C'était tout. Elle avait l'impression pourtant que c'était beaucoup.

Un brin troublée, un brin agacée de l'être, Marisa regagna son atelier.

C'était une petite pièce aux murs blanc cassé, où la porte faisait face à une immense fenêtre. Elle l'avait choisie pour sa vue spectaculaire et en avait fait son atelier depuis près d'un an. Quand l'énergie créatrice la démangeait, elle s'y rendait très tôt avec son matériel et travaillait jusqu'à ce que la faim lui morde le ventre.

En soupirant, elle installa une large bâche par terre et y posa son chevalet. Elle hésita un peu avant de s'emparer de ses pinceaux. Elle n'était pas certaine d'avoir envie de cela. C'était comme si soudain ses sens lui parlaient ; des cinq, c'était le toucher qui criait le plus fort : elle voulait sentir la matière sous ses doigts, être l'œuvre d'art. Elle poussa donc les pinceaux du pied et plongea ses mains dans la peinture.

Elle entrait dans une sorte de transe, chaque fois. Inconsciente du temps qui passe et de l'éveil de la population poudlardienne. Elle créait.

Le soleil était bien levé lorsqu'elle revint à elle et abandonna la peinture. Son regard fuyait vers la fenêtre – James avait quitté le terrain. Elle se lava les bras d'un coup de baguette, rangea l'atelier et s'arrêta pour regarder le fruit de son travail.

Des lignes abstraites et du mélange de couleurs se démarquait, tout au milieu de la toile, une forme. C'était subtil – un espace entre plusieurs traits – mais c'était bien là. Une forme centrée, unique, qui ressemblait un peu à une poire couchée sur le flanc.

Marisa pencha la tête.

Elle devrait y revenir plus tard.

Elle se hâta vers la Grande Salle, espérant avoir le temps de grignoter quelque chose avant que les elfes n'entament la vaisselle, mais ce qu'elle vit en entrant dans la salle à manger la stoppa net.

Ses amis. À elle. Assis avec les mecs populaires.

-Hey! appela James Potter en lui faisant signe.

Marisa avança lentement. Alors ça, c'était pas croyable. Il y avait pas une semaine, Potter ignorait son existence, et voilà qu'en l'espace de deux jours ils se bourraient la gueule en compagnie de tous leurs amis, conversaient dehors au lever du soleil et par-dessus le marché, mangeaient ensemble à la Grande Salle!

Visiblement, elle n'était pas la seule à trouver cette nouvelle alliance étrange.

Quelques Gryffondor jetaient des regards curieux en leur direction et les rumeurs allaient bon train. On ne change pas de place aussi facilement! Dès le premier banquet, tu as tes copains, ta place assignée, et tu n'en changes jamais de toute ta scolarité!

-Bon matin, souffla-t-elle en s'asseyant près de Peter.

-T'en as mis du temps! s'exclama Glabius. L'atelier?

-Oui.

-Sur quoi tu travailles en ce moment?

-Top secret, petite bête curieuse!

-C'est quoi ça, l'atelier? demanda Remus.

Marisa rougit.

-Oh, euh... pas grand-chose...

-Notre petite Marie est une artiste! intervint bruyamment Ashley. Elle s'est improvisé son propre atelier et je te jure que ce qu'elle y fait, c'est incroyable.

-C'est vrai, Marisa?

Marisa grommela, le visage rouge rivé sur son assiette. Elle sentait les yeux inquisiteurs de James sur elle et n'aimait pas l'effet que cela produisait, elle n'aimait pas être le centre d'attention et parlait rarement de son art.

L'arrivée du courrier créa une diversion bienvenue. Un hibou grand-duc se posa près de James, deux lettres au bec; Remus déplia sa Gazette quotidienne, une lettre tomba sur la tête de Sirius et un rouleau de parchemin vint se ficher dans l'assiette de Faith.

Cette dernière rougit vivement en dépliant le parchemin, puis elle se leva d'un bond.

-Dois y aller, marmonna-t-elle.

-De qui ça vient?

-Maman, dit-elle par-dessus son épaule, alors qu'elle s'enfuyait.

Peter leva les yeux sur le hibou qui s'éloignait déjà et haussa les sourcils.

-Cette petite est bien étrange, commenta Jessica.

Il y eut alors un grand éclat à la table des Serpentard, ce qui attira l'attention générale.

Lily Evans venait de rejoindre Severus Rogue à son coin de table et se faisait maintenant huer et sommer de retourner avec ses perdants de Gryffondor.

-C'est puéril! s'outra Lily. On s'en fout du Quidditch!

Une exclamation horrifiée accompagna ses propos.

-On se fout du Quiddicth? Parmi tes Moldus, oui sans doute, pauvre sang-de-bourbe!

Lily ouvrit la bouche, choquée. Severus baissa la yeux, livide.

-Aller, retourne chez tes Gryffondor, lança une septième année pleine de mépris. Eux aussi vont se foutre du Quidditch après avoir perdu la coupe.

-Tu n'as rien à faire ici.

-Dégage!

Severus restait tétanisé sur son siège. Lily lui lança un regard chargé de détresse, mais il ne leva jamais les yeux. Dignement, elle quitta la salle, mais ses genoux tremblaient.

Sans avoir placé un seul mot, James étaient déjà à sa suite. Il la retrouva assise dans un couloir, les genoux entre les bras et les larmes aux yeux.

-Qu'est-ce que tu veux Potter? cracha-t-elle.

-Allons, ne pleure pas...

-Je ne pleure pas!

-C'était très courageux de ta part d'aller confronter ces nazis. Mais je ne digère pas ce qu'ils t'ont dit. Ils vont payer, je te le promets.

-Potter le superhéros à la rescousse, super. Et tu vas faire quoi?

-Eh bien, si tu ne te foutais pas du Quidditch, tu me verrais leur donner une bonne raclée tout à l'heure.

Lily sourit... très brièvement.

-Je vais y penser, dit-elle. Tu peux me laisser tranquille maintenant?

James hocha la tête. Peu lui importait le ton qu'elle employait avec lui : il gagnait des points, il le sentait.