Comme toujours merci a vous tous de prendre le temps de lire et donner vos avis, c'est très gentil de votre part.

Pour ce chapitre et comme pour le restant de l'histoire, je tenais à m'excuser pour un petit problème de coordination. En effet, à l'origine, cette fic' était censée se dérouler vers le milieu de la saison trois. Cependant, à l'écriture de ce chapitre, j'ai eut de nouvelles idées qui n'aurais pu correspondre qu'à partir de la saison 4. De ce fait, quand vous lirez ce chapitre, essayez de partir du principe que cela se déroule au milieu de la saison 4, quelques temps après l'affaire Lancer. Merci : )

- Qu'est ce que tu fais ? demanda Don à son désormais ancien équipier, voyant que celui-ci était en train de déchirer une des manches de sa chemises.

Après ce qu'il venait de lui dire, l'agent Eppes ne s'attendait pas à une réponse de la part de Colby. Aussi ne fut il pas étonné lorsque celui-ci haussa simplement les épaules, continuant de déchirer le tissus de son vêtement, sans même un regard pour lui.

- Colby …

- C'est bon Don, je comprends. Je sais que j'ai eut tort, mais ce qui est fait est fait. Je ne t'en veux pas pour ta décision, crois moi. Répondit Colby, quelque peu tremblant.

Il lui fallut quelques secondes de plus pour finir de déchirer le morceau de sa chemise, avant de relever la tête et de s'approcher de son ancien patron.

- Enlève ta main. Lui demanda t'il en désignant la main de Don qui était toujours plaquée sur sa plaie saignante, réduisant l'hémorragie.

Surpris, Don ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Il venait de renvoyer son ami, lui disant des mots qui dépassaient le fond de sa pensée mais qui n'en restaient pas pour le moins blessants et pourtant, Colby tentait encore de l'aider ! Il devait sans doute avoir prit un bon coup sur la tête durant sa lutte avec les deux tireurs, pensa l'agent Eppes.

- Ecoute Colby je …

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase car son ami l'interrompu, déjà accroupi à ses côtés.

- Ne t'attends pas à des excuses de ma part Don. J'ai fait ce que j'avais à faire, je regrette juste que tu te sois trouvé au milieu de tout ça. Maintenant, je ne sais pas ou on va ni ce qu'il va nous arriver, mais ce que je sais, en revanche, c'est qu'il y a peu de chances de s'en sortir. Ces mecs ne plaisantent pas, je suppose que tu l'as comprit, alors c'est pas le moment de s'engueuler ! On doit rester unis pour avoir une chance !

Don opina d'un signe de la tête et retira lentement sa main, permettant ainsi à Colby de faire l'étendu des dégâts. Contrairement à ses actions qu'il pensait encore totalement irréfléchies dans le parking, cette fois, Colby était dans le juste. Lewis était connue pour être sans pitié, ils allaient donc avoir beaucoup de mal à se sortir de cette situation désolante. Soudain, il fut sortit de ses pensées et brutalement ramené à la réalité lorsque le van roula sur un nid de poule, provoquant une énorme secousse à l'arrière. Le brusque mouvement eut pour effet de déplacer sa jambe blessée, l'aveuglant de douleur.

- Don ! S'écria Colby, paniqué a l'idée que son ami ne perde conscience. Ce n'était absolument pas le moment pour cela.

Rouvrant lentement les yeux, il hocha brièvement la tête, plus pâle que jamais.

- Ca va Colby … Tenta t'il de faire croire.

- A ce que je vois, la balle n'a pas touché d'artère principale, ce qui est une bonne chose. La mauvaise, c'est qu'elle n'est pas ressortie, ce qui, sans vouloir t'affoler, risque de provoquer une infection.

Don hocha une nouvelle fois la tête. Une petite appréhension naquis en lui quand il vit Colby s'approcher avec la manche de la chemise qu'il venait de déchirer grossièrement. Heureusement, la formation qu'avait suivit l'ex-soldat lui avait apprit comment apporter les premier secours à un blessé par balle et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le trou sanglant était savamment compressé par le tissus tendu à l'extrême. Essuyant ses mains rouges sur son pantalon, Colby se félicita mentalement d'avoir mit un simple jean ce matin, au lieu d'un de ses costumes qui, en plus d'être désagréables à porter, coûtaient une fortune à envoyer au pressing. Rapidement, il vérifia une dernière fois que la plaie était correctement bandée avant de revenir à sa place, silencieux.

Ne sachant pas quoi dire de plus, Don murmura un petit merci avant de se murer lui aussi dans un silence religieux. Plus le temps passait, plus il s'en voulait. Colby avait risqué sa vie, encore une fois, pour tenter d'arranger la situation. Sa seule récompense pour cet acte très discuté avait été de perdre son emploi. Des mots qu'il avait dits sous l'emprise d'une colère féroce et qu'il ne cessait de regretter. Il jeta un coup d'œil sur ce dernier, qui fixait a nouveau le sol sale du van, le visage sans aucune expression.

L'agent Eppes ferma les yeux une seconde, essayant de faire le point sur les événements de cette journée mouvementée. Lewis n'était visiblement pas un simple dealer devenu chef de gang par désistement. Il avait tué son prédécesseur de sang froid et tout prévu pour tendre une embuscade quasiment parfaite. Une organisation de professionnel, qui allait bien au delà d'une simple opération de gang… Et qui risquait de se finir très mal, surtout en ce qui concernait les deux agents fédéraux.

Alors qu'il réfléchissait, se demandant ce qu'il allait les attendre quand ce maudit van aurait fini sa route, il fut rapidement fixé lorsque celui-ci freina brutalement, prenant aux dépourvu les deux amis qui manquèrent de peu de s'effondrer sur le côté. Une seconde plus tard et la grande portière coulissa, laissant enfin entrer la lumière éblouissante du jour.

L'un des tireurs apparut alors dans leur champ de vision, son arme bien ancré dans sa main. Avant même que l'un des deux captif n'ait eut le temps de faire un geste, le tireur, rejoint pas un autre homme encore inconnu mais tout aussi armé et menaçant saisirent le col de la chemise de Colby, étant le plus proche d'eux, et le forcèrent à sortir du véhicule sans ménagement. Paniquant à l'idée de ne plus voir son ami dans une telle situation, Don n'eut cependant pas trop à s'en faire car déjà, l'un de leur ravisseur refit apparition et l'obligea à son tour à se lever.

La première chose qu'il vit en sortant du van, hormis le canon pointé entre ses yeux, fut les murailles immenses de containers empilés les uns sur les autres. Rapidement son regard balaya les alentours. Partout autour de lui, les encerclant inévitablement, des dizaines de boites métalliques de couleurs différentes s'élevaient, rendant donc la déduction qu'ils se trouvaient au beau milieu du port de Los Angeles totalement plausible. Une déduction qui sera confirmée une demi-seconde plus tard lorsqu'une mouette poussa un cri strident au dessus de leurs têtes. A ses côtés, Colby était agenouiller au sol, les deux mains sur derrière sa tête. Une position plutôt inconfortable qu'il avait été obligé de prendre à la « demande » des deux hommes armés qui l'entourait avec détermination. Don, quant à lui, n'était plus considéré comme une menace importante, dû à sa jambe sanglante, se tenait debout, néanmoins bien sous la garde du troisième ravisseur.

Echangeant un regard avec son ami, l'agent Eppes comprit immédiatement la question muette et secoua discrètement la tête. Il était absolument hors de question de jouer au héro à un tel moment. Cet arrêt dans le port n'était sans doute que le début des problèmes.

Malheureusement pour les deux agents, maintenant sortis de van, c'était le début d'une longue attente sous un soleil de plomb qui commença. Durant presque un quart d'heure, il ne se passa strictement rien. Le silence était ponctué les cris des mouettes, ainsi que des centaines de grues qui soulevait les énormes containers pour les transférer sur les navires ou les camions stationnés dans cette fourmilière géante. Aucun d'eux n'avait prononcé la moindre parole et Don puisait maintenant dans ses dernières forces pour tenter de rester debout, affaibli par la perte importante de sang et les quarante degrés ambiants. Colby, de son côté, faisait de son mieux pour garder sa position, ayant comprit douloureusement qu'il était inutile de parler ou même de bouger, comme pouvait en constater son arcade maintenant ouverte qui rependait un filet de sang sur son visage et l'ecchymose naissante sur sa joue.

Finalement, après ces longues minutes qui leur parurent durer une éternité, un somptueux pick-up noir surgit soudain de derrière l'un des murs de containers pour se garer juste en face de la petite troupe. Quelque secondes plus tard, la portière s'ouvrit sur un homme bien connu des deux agents. Lewis Rey, du haut de ses deux mètres, s'approcha d'eux à grandes enjambées.

Don croisa une nouvelle fois le regard de Colby, voyant avec appréhension le géant s'approcher de son ami. Toujours en silence, Lewis se plaça au centre de toutes les attentions, entouré par deux gardes du corps tout aussi imposants l'un que l'autre.

- J'ai tué MD.

Surprit par le timbre grave de sa voix, Don haussa les sourcils. Ce n'était pas tous les jours qu'il obtenait des aveux aussi rapidement ! Bien sur, cela n'avait plus aucune importance maintenant.

- Je dois dire que vous m'avez surprit. Si mon informateur ne m'avait pas avertit, je n'aurais jamais pensé que vous feriez le lien aussi rapidement avec moi. Je n'aurais jamais imaginé non plus que vous n'ayez pas appeler de renfort. Sérieusement les gars, vous êtes si naïfs que ça ? Continua Lewis, un grand sourire aux lèvres. Quoi qu'il en soit, vous vous doutez bien que je ne vais pas vous laisser partir juste comme ça. Vous voyez, j'attends une importante livraison dans quelques jours et je tiens à ce que tout ce passe bien, comprenez par là, sans le FBI dans mes pattes !

Marquant une pause, il fit signe a un des ses gardes du corps. Instantanément, celui-ci se pressa de courir vers un container bleu qui se trouvait non loin de là, et d'ouvrir bruyamment l'une des deux portes qui le scellait.

- De ce fait, je vais donner une occupation a tous les autres agents, qui seront bien trop occupés a vous chercher pour s'interresser a moi.

Don sentit la main de son ravisseur se poser sur son épaule, le forçant à se mettre en marche vers le container. Laborieusement, il obéi sans discuter, sachant pertinemment que c'était une cause perdu et atteignit l'entrée sombre de la boite métallique, priant pour qu'elle ne devienne pas son cercueil métallique dans les prochaines heures.

Rapidement forcé à se relever, Colby était prédestiné au même sort. Cependant, c'était mal connaitre l'agent du FBI de penser qu'il allait se rendre sans la moindre résistance. Malheureusement pour lui, ce fut encore une fois une action totalement vaine car seul contre six, il n'avait aucune chance. C'est ainsi que cinq minutes plus tard, Don fut rejoint par son ami inconscient, jeté sans ménagement dans leur nouvelle prison. Avant qu'il n'ait put faire le moindre geste, la porte se ferma brusquement, plongeant les deux agents dans l'obscurité.

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Assise à son bureau, Megan était plongée dans le rapport que le médecin légiste lui avait fait parvenir quelques minutes auparavant. Sa lecture n'était pas encore finie totalement mais elle pouvait déjà voir que Dawn, le prédécesseur de Lewis avait succombé à une balle dans la poitrine qui, après avoir brisé une côte, avait fini sa course dans le poumon de l'homme, lui causant une mort certainement douloureuse. Ce n'est qu'une fois mort qu'il avait été jeté à la mer, où il avait dérivé pendant presque une journée avant de s'échouer sur la plage, traumatisant une innocente famille pour le restant de leurs jours.

Alors qu'elle allait poser le dossier pour chercher un café non loin de là, elle fut surprise de voir David sortir de l'ascenseur, le visage emprunt d'une intense inquiétude. Étonnée de le voir ainsi présent alors qu'il s'agissait d'une de ses rares après-midi de libre, elle vient rapidement à sa rencontre.

- David ? Qu'est ce que tu fais là ? Quelque chose ne va pas ? demanda t'elle, anxieuse.

- Je ne sais pas … Megan, tu as eut des nouvelles de Don et Colby ?

- Non, pas depuis qu'ils sont partis pour parler à Lewis pourquoi ? Qu'est ce qu'il se passe ?

Comment expliquer à Megan qu'il avait un mauvais pressentiment sans passer pour un paranoïaque ? se demanda-t-il. Il ne pouvait pas s'empêcher de regarder son téléphone, espérant chaque fois y voir un appel ou un message de l'un des ses deux collèges, malheureusement, comme depuis le début de l'après-midi, il n'y avait strictement rien, et cela n'était pas pour le rassurer.

- Écoute j'ai besoin de localiser un de leurs téléphones… Dit il, s'apprêtant à affronter les question de son amie.

- Quoi ? Pourquoi ? David dit moi ce qu'il se passe s'il te plait !

- Je ne sais pas Megan, c'est peut être rien mais …

To Be Continued …