Et me voilà pour le chapitre 4, j'espère que vous n'aurez pas trop attendu:p . j'aimerais préciser que j'essaierai de publier mes chapitres à un rythme plus soutenu, peu importe leur longueur (qui sera franchement alternative) . En espérant que cela va vous plaire !
NOTE SAR (sans aucun rapport) : j'ai rêvé que je perdais ma virginité avec Josh Hutcherson. Enfin, que j'essayais, mais on se faisait interrompre à chaque fois. Subconscient merdique.
Chapitre 4
« Changements »
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Le lendemain, Draco entendit la sonnerie strident de l'entrée. De mauvais poil, et les joues encore rougies par une nuit sans sommeil – sans oublier la marque de l'oreiller sur son cou, il se pressa vers la porte et l'ouvrit en grand, prêt à renvoyer l'intrus ailleurs. Sa respiration et sa remarque acerbe se bloquèrent dans sa bouche quand il s'aperçut qu'il s'agissait de Thomas, et que ce dernier tenait un bouquet de roses jaunes, roses et rouges.
« Je ne suis pas une fille, tu sais ? » grommela Draco en attrapant les fleurs et en faisant signe de fermer la porte.
Thomas posa un pied dans l'entrebâillement et s'invita dans l'appartement.
« Je sais que tu n'es pas une fille, Draco. » répondit-il d'un air coquin, avant de reprendre, plus sérieusement « J'aimerais te parler. Je ne sais pas ce que j'ai fais de mal, mais je voudrais que tu me le dises … Je veux me faire pardonner, Dray, alors s'il y a quoi que ce soit que je puisse faire … J'ai décidé de faire mon coming out devant ma famille, et je voulais te présenter à mes parents, et si tu veux toujours un enfant, je veux bien faire un effort … Je t'aime Draco, et je ne vois pas ma vie sans toi, sans ton rire, sans ton visage, ta peau, ton caractère de cochon ... » il rit doucement alors que Draco lui claquait le bras, mécontent.
« Je n'ai pas un caractère de cochon, Tom. Je ne sais pas d'où te vient cette idée, mais elle est totalement fausse. »
Il alla s'asseoir sur un fauteuil et Thomas l'imita.
« Je ne sais pas quoi te répondre. Ça fait plusieurs mois que notre couple n'en est plus un, on ne se voit jamais et nous n'avons pas les mêmes attentes de la vie. »
Fatigué, il passa une main dans ses cheveux blonds et observa son ancien compagnon.
« Dray, je veux faire ma vie avec toi. Dis moi juste ce que je peux faire pour te convaincre de ma bonne foi. »
Il était sincère, réalisa Draco. Prêt à tout pour être de nouveau avec lui. Et le sorcier mourait d'envie d'abdiquer et de le prendre dans ses bras pour le rassurer.
« Hier, j'ai parlé avec Harry... Tu sais qu'il a beaucoup d'influence au Ministère de la M.. auprès du premier ministre anglais. Il savait que je voulais adopter. Il va m'obtenir les papiers d'autorisations pour accueillir une petite fille chez moi.. Elle s'appelle Lily et... »
La fin de sa phrase se perdit quand Thomas attrapa sa main pour l'encourager à continuer.
« Quoi qu'il arrive, si tu me veux encore aujourd'hui, il faudra que tu l'acceptes aussi. »
Un tic nerveux apparut au coin de l'oeil de Thomas, et Draco craint un instant qu'il refuse, mais le footballeur reprit la parole
« Elle... Elle arrive dans combien de temps ? »
« Trois mois. » énonça Draco d'un ton sans appel « Et ne me demande pas de choisir entre vous deux, je la choisirais toujours. ».
Le désir de paternité de Draco avait toujours été plus fort que sa peur d'être seul. Il adorait les enfants, et avait considéré la chance de voir Teddy grandir et s'épanouir progressivement en un jeune homme en pleine santé comme un immense privilège. Il avait peur de mal s'y prendre, de réaliser qu'il ne savait pas s'occuper de cette petite fille, mais surtout de devenir comme son père et de placer des espérances trop lourdes sur les épaules d'un enfant trop jeune. C'était l'une des raison pour lesquelles il vivait en France, il voulait laisser le passé derrière lui, et oublier son père et ses expectations irréalisables.
« Je veux bien essayer. » dit Thomas après un long silence « Mais tu devras me laisser du temps pour m'habituer à l'idée. ».
« Tu as trois mois. » répéta Draco.
Thomas gloussa et le blond leva un sourcil inquisiteur.
« Qu'est-ce qui est drôle ? »
« Trois mois ? Mais euh à partir, euh, avec combien de temps de retard ? Parce que trois mois euh… En trois mois maximum on peut avoir les plans ça c'est bon j'en fais mon affaire, les fondations, faut compter deux, trois mois… trois fois quatre… neuf euh trois mois ça sera euh ça ne me euh semble pas très faisable euh madame. »
Perdu, Draco attendait une explication. Thomas réalisa que son petit ami ne connaissait probablement pas le film : Asterix et Obélix Mission Cléopâtre. Ah, ces anglais …
« C'est dans un film, Draco, dérides toi un peu. »
« Peu importe. » coupa Draco, énervé qu'on remette en doute sa culture générale et son sens de l'humour. Non mais franchement, qu'est-ce qu'il y a de drôle à ne pas savoir compter ? Ah, ces français. « Je vais partir en voyage pendant trois mois. On m'envoie aux Etats-Unis, en Australie, en Espagne, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et en Nouvelle-Zélande pour trouver de nouveaux joueurs. Tu devras dormir dans ton propre appartement, je vais prêter le mien à un couple d'amis. »
Draco fut surpris de constater à quel point le mensonge venait naturellement à ses lèvres. Il ne se sentit même pas coupable de mentir à son ami.
« Trois mois ? Wow. Tu m'appelleras, hein ? » vérifia Thomas d'une petite voix.
Draco hocha la tête avec un petit sourire. Thomas se leva, se pencha pour déposer un baiser sur les lèvres de son blond préféré et lui murmura des mots d'amour à l'oreille, avant de partir par où il était arrivé, laissant un Draco nostalgique, le regard fixé sur la porte qui s'était fermée derrière le brun. Il savait que ces trois mois d'éloignement ne pourrait que leur faire du bien, si Thomas tenait vraiment à lui, alors il l'attendrait. Sinon … Il ne voulait pas y penser.
Perdu dans ses songes, il alla prendre une douche. Une journée chargée s'annonçait.
— — —
Harry, après trente minutes de jeu, recherchait toujours le vif d'or. L'attrapeur adverse non plus ne l'avait pas repéré, ce qui ne l'empêchait pas de lui jeter des regards fréquents, au cas où. Soudain, alors que l'équipe rouge marquait le 7ème but, contre 9 du côté des bleus, il aperçut un reflet doré du côté des gradins. Sans perdre une minute, il accéléra, prenant parti de la vitesse de la balle pour tester la vitesse de son nouveau balai, arrivé le matin même, offert par des sponsors. Le Météore filait de 0 à 300km/heure en à peine dix secondes, et Harry fut un peu surpris par la rapidité du balai, mais se ressaisit vite. Le vif d'or s'éleva dans les airs et il le suivit avec quelques secondes de retard. Il sentait que l'attrapeur adverse le talonnait. Encore une fois, la boule dorée vira et Harry cligna des yeux, la cherchant partout. Il réalisa un peu trop tard que l'autre attrapeur l'avait déjà repérée et s'empressa de le suivre. Dieudonné était un très bon joueur, bien que sa façon de jouer diffère de celle d'Harry. Son adversaire dut éviter un cognard et asséna sans faire exprès un coup de pied dans le front du brun. Le Survivant, étourdi, perdit une cinquantaine de centimètres. Heureusement, Dieudonné, encore surpris, n'en menait pas large, et Harry put reprendre un peu d'avance. La petite balle dorée n'était plus qu'à une dizaine de centimètre de sa main. Complètement ignorant du monde extérieur, Harry finit par donner une impulsion au Météore et attrapa le vif d'or. Le sifflet de l'entraîneuse annonça la fin du match et il se posa à terre, alors que ses partenaires le félicitaient.
« C'était médiocre, Harry. MÉDIOCRE ! Qu'est-ce que tu nous as fait ? Tu aurais pu attraper le vif d'or deux fois plus rapidement, tu n'étais pas pleinement concentré ! Vas me faire deux cent pompes ! Toi, Dieudonné, tu t'es amélioré, mais c'est toujours pas ça. Cent pompes. Satre ! Je te paye pour taper dans le cognard, pas pour bavasser avec Merlot ! Cent pompes ! Guérain, Guérain, qu'est-ce que tu fais dans l'équipe ? T'es là pour quoi ? »
La jeune joueuse marmonna « Gagner. »
« QUOI ? J'ai pas entendu ! Répètes ! »
« GAGNER » cria Émilie Guérain d'une voix plus forte.
« Ah oui ? Alors qu'est-ce que tu nous as fait, là haut ? Je sais que tu t'es faite larguer, ne me tente pas, je ne voudrais pas que tu sois aussi privée de travail. Vas me faire cent cinquante pompes, et la prochaine fois, si tu ne me marques pas au moins dix but, j'te vire. »
Deplas continua sa tirade, descendant chacun de ses joueurs avec un plaisir malsain. Harry, vexé, fit difficilement les deux cents pompes qu'on lui avait demandé, puis se releva, en sueur, essoufflé et crevé, restreignant sa soif de meurtre. Il s'imagina pendant plusieurs minutes la tête de la coach en sang, et alla prendre une douche en s'étirant les muscles. Il s'enleva la protection qu'il avait entre les jambes et la lava ( essayez de rester assis trois heures non-stop sur un balai sans protection pour les bijoux de famille, qu'on rigole ) , se rasa et s'habilla plus confortablement.
Draco l'attendait avec un grand sourire sadique aux lèvres.
« Potter, Potter, Potter... Si tu savais comme je suis heureux de pouvoir te dire ça : tu es fatigué ? Tu tiens à peine sur tes jambes ? Tu ne rêves que d'un bon lit où t'allonger ? Je te plains, tu dois m'aider pour mon déménagement à présent.
Harry ne prit pas la peine de répondre et grogna dans sa barbe.
« Pardon, je n'ai pas entendu ? » demanda Draco innocemment.
« SALE CON. » articula Harry.
Satisfait, Draco prit un air offusqué.
« Si tu préfères, je peux rester chez moi, et tu dis aux Weasleys que tu leur as menti … Comme tu veux. »
« Tais toi. » grommela Harry. Puis, il étala un air pervers sur ses traits « Tu vas être content, ce soir tu les rencontres officiellement. Je suis certain que tu es terriblement excité par cette perspective ! »
La mine sinistre de Draco lui rendit sa bonne humeur pour les deux heures qui suivaient. Ô douce vengeance.
Le déménagement se fit rapidement, Harry était particulièrement habile avec le sortilège de Lévitation et il se fit une joie de rectifier Draco « C'est Wingardium Levi-ooh-sah, pas Leviosaaah ».
Après une heure de disputes (« Non, Potter, ce canapé est affreux, nous garderons le mien ! » « Pas question de mettre un portrait de ton grand père au dessus de la cheminée, il me suit des yeux, je n'aime pas ça » « Harry, Harry, Harry … Le rouge et le vert ne vont PAS ensemble, c'est soit rouge, soit vert. Donc ce sera vert. » « Satané Gryffondor. » « Stupide Serpentard ») ils firent des compromis et se préparèrent pour aller chez les Weasley. Harry, privilégié, avait une cheminée reliée non seulement au réseau français, mais avait aussi reçu une autorisation pour se connecter au réseau anglais, ce qui avait le don d'exaspérer Draco (« Tu veux dire que les Weasleys peuvent nous visiter quand ils veulent ? »).
Ils attrapèrent le pot de poudre, et chacun à leur tour articulèrent « Le Terrier ».
Draco avait l'impression de se rendre à l'abattoir.
— — —
C'est une Molly Weasley surexcitée qui se jeta sur le blond, écrasant sa tête entre ses seins à la grande horreur du serpentard.
« Mon chéri ! Bienvenue dans la famille ! »
Elle attrapa son visage entre ses mains et lui pressa les joues pour mieux le regarder. Harry, subrepticement, attrapa la main de Draco et la serra dans la sienne. Draco fut étrangement rassuré par ce contact. Tous les deux savaient que ce soir allait être décisif pour leur petit plan. Ils devaient paraître amoureux et très proches.
Molly Weasley avait plutôt bien vieilli. Ses cheveux étaient devenus gris, et son visage était ridé, mais ses yeux n'avaient pas perdu de leurs éclats, et elle était toujours aussi énergique.
« Tu es vraiment un joli garçon. Pas étonnant que Harry se soit intéressé à toi. » le complimenta t-elle « Il nous parle tout le temps de toi quand il vient au Terrier. 'Draco a fait ceci, Draco a fait cela', des choses absolument adorables. Mets toi à l'aise, surtout. ».
Draco se sentit rougir devant l'attention de tous les Weasley. Chacun à leur tour, ils le saluèrent. Le plus difficile fut Ronald qui ne leva pas les yeux du sol en lui marmonnant un « Bonjour Malfoy » désagréable. Il s'entendit immédiatement avec George, et se trouva quelques minutes plus tard à rire des blagues de Seamus qui tenait la taille de sa femme possessivement.
Souvent, Harry se rapprochait de lui pour enlacer son torse, lui enlever une poussière sur la joue, caresser sa main, et Draco en oubliait que tout cela n'était qu'une comédie. Ce n'est pas comme s'il était amoureux de son ami, et réciproquement, mais cette proximité lui était étonnamment agréable.
Jusqu'à ce que Ginny demande d'un air conspirateur « Harry, Draco, ne vous dérangez pas pour nous, vous pouvez vous embrasser si vous voulez, je vois qu'Harry en meurt d'envie. ».
La suite se passa au ralenti pour Draco. Harry rit du commentaire avant de se tourner vers lui pour chercher sur son visage l'autorisation, qu'il trouva apparemment puisqu'il enleva délicatement les mèches blondes qui zébrait le front de l'homme en face de lui pour se pencher et déposer un baiser tendre et demandeur sur les lèvres du serpentard.
Le cœur de Draco battait à cent à l'heure, et il se laissa fondre dans leur étreinte. Ce n'était qu'un acte, après tout.
Quand ils arrêtèrent de s'embrasser, un silence s'installa et tous les deux eurent l'impression d'avoir un vide au milieu de la poitrine.
Et, pensa Draco, ce n'était pas bon du tout.
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J'ai décidé de faire des chapitres plus courts, mais en contrepartie j'en publierai plus souvent … j'espère que vous serez satisfaits de ce choix, sinon n'hésitez pas à m'en faire part.
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