Comme la plupart des auteurs de fiction, j'ai l'impression de passer ma vie à m'excuser, parce que franchement, ça fait un mois que j'aurais du updater et les circonstances dans ma vie privée m'ont complètement démotivée (provisoirement, bien entendu) pour ma fic. Mais voici le chapitre 5, j'essaierais d'être plus rapide la prochaine fois, et désolée, encore ( : .Au fait, j'aimerais préciser, même si personne n'a relevé cette omission : Draco et Harry parlent français ET anglais entre eux (pour avoir vécu chez un français aux Etats-Unis, je sais qu'on parle souvent la langue du pays où l'on se trouve par réflexe) et ensuite, selon l'interlocuteur, ils changent de langue. C'est pas hypra important, mais je voulais le préciser.
Chapitre 5
« Nouvelle vie »
Le reste de la soirée fut flou, autant pour Draco que pour Harry. Harry, parce que le baiser qu'il avait échangé avec celui qu'il aimait lui avait fait comprendre qu'il n'en aurait jamais assez du blond. Et Draco, parce que les sensations nées de cette étreinte le faisait culpabiliser. D'habitude, il ne ressentait cela qu'avec Thomas, et cette envie de toucher Harry à nouveau le rendait malade.
Un peu après minuit, ils repartirent par la cheminée, embrassant tout le monde affectueusement.
Harry s'écroula sur la moquette de son salon, maudissant Draco quand celui-ci éclata de rire. L'ancien serpentard l'aida à se relever (dans sa grande générosité) avant de s'allonger sur le canapé, éreinté.
« Merlin, Harry. Je ne sais pas comment tu fais pour tenir le coup avec une famille pareille. »
« Ne mens pas, je sais que tu as adoré » contredit Harry « Ils sont adorables, ils aiment sans limite et ils t'ont accueilli gentiment, même si tu ne leur as jamais donné aucune raison de bien se comporter avec toi. ».
Draco préféra se taire que d'avouer qu'il avait raison. Un bip sur son portable lui signala l'arrivée d'un nouveau sms. Les sourcils froncés et avec le peu d'énergie qu'il lui restait, il se tortilla et tira le téléphone de sa poche. C'était un message de Thomas, et il sourit faiblement, ignorant le regard qu'Harry lui lançait en apercevant l'expression sur son visage.
« On fait quoi demain ? » grogna t-il.
« Je ne sais pas. » marmonna Harry « Je déteste le dimanche. ».
« Est... Est-ce qu'on peut aller voir Lily ? » hésita Draco.
Harry hocha la tête, assis sur un vieux fauteuil dont il avait refusé de se débarrasser. « Je vais voir si c'est possible demain matin. Je vais dormir, tu peux venir dans notre chambre ou prendre la chambre d'invités, de toute façon personne n'est là pour vérifier. » l'informa t-il neutrement.
Le blond se leva difficilement et le rejoint sur le lit King Size avant de s'endormir comme une masse tout habillé, sous les yeux attendris de Harry.
Le lendemain, il fut réveillé par une odeur de croissants chauds et de pains au chocolat. Les pensées encore confuses, il marcha comme un automate jusqu'à une petite table dans la cuisine où il s'installa 'tout en grâce' avant d'attraper la première chose qui lui passait sous la main pour le porter à sa bouche. Manque de chance, il s'agissait d'un morceau de sopalin et son erreur eut le mérite de faire rire Harry pendant les dix minutes qui suivirent. Elle avait beau dos, l'aristocratie sorcière, le matin.
Quand il eut mangé la moitié des pâtisseries, Draco dit, satisfait « J'adore la France. ».
Harry rit doucement avec lui avant de déclarer « J'ai appelé l'orphelinat pendant que tu dormais. On peut rendre visite à Lily cette après midi, elle a hâte de te rencontrer. Tu devrais recevoir les papiers pour la procédure d'adoption et d'autorisation à l'adoption dans la matinée de demain. ».
Un véritable sourire fendit le visage de Draco et son cœur fit des bonds dans sa poitrine.
« Si j'avais su qu'il en fallait si peu pour te rendre heureux, je l'aurais fait il y a longtemps. » chuchota Harry pour lui même.
« Pardon ? »
« Non, rien. »
Le brun s'étira, faisant rouler ses muscles pour le simple plaisir de sentir le regard appréciateur de Draco sur son corps. Il n'était peut-être pas aussi musclé que Thomas, mais il était tout de même très bien foutu.
Draco Malfoy se dirigea jusqu'à la salle de bain pour se préparer. Quand il revint, une demi heure plus tard, un Harry Potter hilare l'attendait.
« Quoi ? J'ai de la nourriture sur le visage ? » grogna t-il, de méchante humeur.
« Non... Mais … Comment dire, un elfe de maison du nom de … Gollum … a demandé a te voir. »
Son hilarité laissa le blond perplexe.
« Gollum ? » s'étonna Draco « Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. C'est l'elfe de maison de ma mère. Il s'occupe de l'entretien de ses bijoux, et de ses affaires en général. Il est très protecteur. ».
Harry ricana une nouvelle fois et murmura quelque chose qui ressemblait à Ça ne m'étonne pas.
« Excuse moi ? » s'offusqua t-il « Je ne te permet pas de juger ma mère. ».
« Désolé, Draco, je ne juge pas ta mère... J'étais juste surpris par son nom. ».
« Ah. » perplexe, le serpentard laissa couler « Bref, qu'est-ce qu'il voulait ? ».
« Je crois que ta mère est malade. » il s'empressa d'ajouter en voyant l'expression horrifiée de Draco « Rien de grave, mais elle te demande de lui rendre visite, puisqu'elle ne t'a pas vu depuis six mois et que c'est à peine si tu lui écris. ». Harry le réprimanda gentiment : « Tu devrais faire attention. On n'a qu'une mère. Je sais que tu es venu habiter en France pour échapper à la pression familiale, et à la charge que ton nom représente, après la guerre, mais elle n'y est pour rien. ».
« Ne me dis pas ce que je dois faire avec ma mère, Potter » claqua Draco sans grande conviction. Il savait qu'il avait raison. Son père avait beau être un salopard finis qui avait échappé à Azkaban par Dieu-sait quel stratagème, sa mère n'avait jamais rien fait de mal, et n'avait certainement pas provoqué la présence du Seigneur des Ténèbres dans leur manoir.
« Je lui rendrais visite la semaine prochaine. » Harry hocha la tête, montrant qu'il approuvait.
Les deux heures se suivirent se passèrent dans une ambiance tranquille, chacun lisant un livre et jetant furtivement des coups d'oeil à l'autre. Draco, exaspéré, finit par poser son bouquin pour s'exclamer « Par Morgan, Harry ! Si tu as quelque chose à me dire, dis-le, ou arrête de me regarder comme ça ! ».
Harry rougit mais ne répondit pas, à la place il demanda « Draco, il y a quelque chose que nous n'avons pas abordé, vis-à-vis de notre pseudo-mariage. ».
Draco leva un sourcil « Oui ? ».
« Eh bien ... » le brun se racla la gorge, gêné « Il est évident que tu ne vas pas m'épouser pour de vrai. Il faudra expliquer le pourquoi de notre rupture. ».
« Tu m'aurais trompé ? » proposa Draco, même si l'idée de passer pour un cocu ne lui plaisait pas vraiment.
« Mes amis n'y croiront pas. Je ne suis pas du genre. » En voyant le regard incertain de Draco, il insista « Non, vraiment. Je ne trompe pas. Je quitte. C'est ce qu'il s'est passé avec Ginny. Quand j'ai compris que Fred me plaisait, je l'ai quittée. ».
« Bon … Alors JE t'ai trompé ? Ou alors, nous avons réalisé que nous étions mieux amis ? ».
« La dernière solution est la meilleure, mais il faudra continuer à chercher. C'est un peu plat, comme excuse. » Harry épousseta une poussière inexistante sur son pantalon.
« Harry ... » Draco avait hésité à poser la question à Harry, mais s'il devait faire partie de la famille Weasley provisoirement, il préférait savoir « J'ai l'impression que Ginny ne va pas bien. ».
Harry eut un petit sourire triste « Bien vu. Elle a fait une dépression, après la guerre. On pensait qu'elle allait mieux, mais elle a replongé dedans il y a deux ans. C'est le traitement des médicomage qui la rendent comme elle est. Impulsive, parfois un peu hystérique, mais c'est ça où la voir prostrée toute la journée, à regarder le temps passer par la fenêtre. Seamus est un peu dépassé, mais il l'aime alors il fait de son mieux. ». Il déglutit et baissa les yeux. Ginny avait toujours été l'une de ses meilleures amies. Ils avaient été inséparables, même après leur rupture, et elle avait toujours été là pour lui. C'était difficile de la voir se noyer dans son désespoir sans rien pouvoir faire pour l'aider à regagner la surface.
Draco, voyant la détresse d'Harry, posa une main sur son bras. « Je suis désolé. Je n'aurais pas du te poser la question. ».
« Ne t'inquiètes pas. Tu avais le droit de savoir. C'est juste douloureux de la voir si mal et d'être impuissant. »
Le blond voyait qu'Harry se sentait seul. Ses doigts se serrèrent inconsciemment autour du poignet de son ami. Il comprenait qu'après leur mariage, Granger et Ronald Weasley n'avaient plus autant de temps pour lui, parce qu'ils avaient une vie à construire, et que cette aventure – au contraire des autres - se ferait sans Harry. Et il comprenait aussi que cette solitude pesait sur les épaules du héro, mais qu'il serait trop fier pour l'admettre. Harry interrompit le fil de ses pensées en lançant « On ne doit pas aller à l'orphelinat ? ».
« Oh. Si. » Draco s'ébroua et fit rire Harry. Le gryffondor posa sa main sur la joue du blond pour repositionner l'une de ses mèches dorées derrière son oreille.
« Dépêche toi, blondinette. » rigola t-il, s'enfermant dans la salle de bain pour s'habiller, empêchant Draco de se venger d'avoir été appelé par un surnom si vil.
Une demi heure plus tard et les deux hommes se trouvaient devant un grand établissement. L'orphelinat Maxime, malgré un aspect spartiate et des locaux sordides, exultait la joie de vivre. Ceux qui s'occupaient des enfants étaient engagés selon leurs motivations et leur amour des enfants. De nombreuses célébrités faisaient des dons réguliers à cette fondation, et les gamins partaient souvent pour faire des balades à cheval, et pour visiter de nouveaux pays. La directrice, une petite femme ronde, les accueillit avec un sourire aux lèvres.
« Bonjour messieurs ! Monsieur Potter, j'avoue avoir été surprise de recevoir votre coup de fil si tôt ce matin. D'habitude, les futurs parents mettent un certain temps avant de décider de rencontrer l'enfant. Pour être certains qu'ils ne vont pas changer d'avis et donner un faux espoir à nos protégés. Mais, si monsieur Malfoy est certain qu'il ne fera pas marche arrière au dernier moment, je n'ai aucune objection. »
Elle scrutait le blond de haut en bas et Draco avait l'impression de passer au Rayon x. Elle ne laissait rien échapper à son observation, et il se sentit comme un enfant pris en faute quand son regard se posa sur une bosse dans sa poche de pantalon, qui s'avérait être un préservatif que le jeune homme gardait toujours sur lui 'au cas où'. Le sourire moqueur de Harry confirma ses craintes. Heureusement, elle ne fit aucun commentaire et se contenta de dire « Les enfants sont actuellement en classe. Ils auront fini dans dix minutes. Voulez-vous prendre un thé ou un café avec moi, en attendant ? ».
Ils acceptèrent poliment et discutèrent politique, jusqu'à ce que la cloche indiquant la fin des cours sonne.
Draco eut soudain les mains moites et le front mouillé de sueur, anxieux de rencontrer sa future fille. Que se passerait-il si elle ne l'appréciait pas ?
Harry, sentant sa misère, attrapa sa main et la serra très fort, accompagnant son geste d'un sourire.
MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.
Oui, bon, j'ai envie de m'auto-frapper pour avoir écris quelque chose d'aussi trivial que « mouhahaha » mais bon. Fin du chapitre. Eh ouais, désolée (a).
Merci pour vos reviews. Et j'espère que ce chapitre vous plaira ( : . Il est court, comme d'habitude, mais le bac, les enfants ! LE BAC !
Pour ce que ça vaut, je ne me suis pas relue x') Donc s'il y a des fautes, n'hésitez pas à me le signaler, c'est probablement des erreurs d'inattention mais tout de même.
