Ben on dirait que ça commence pas trop mal ^^
Azulia : la suite de l'arc On ne conduit pas si facilement dans le Mordor arrive, un peu de patience, j'écris aussi tu sais !
Dany007 et Vanille Cup : si la première partie était courte, c'était pour introduire le tout, j'aurais dû mettre introduction plutôt... Et heureusement que j'ai une bonne orthographe, t'imagines ce que ça ferait sur les traductions ou mes fanfics ? L'horreur...
Haruna-fanfics : merci, mais les autres fanfics que je fais ne sont que des traductions, il faut remercier les auteurs pour ça ^^
Voilà la suite, plus longue pour vous faire plaisir (ou pas).
La pause de midi arriva : Kisa et Hatori partirent rejoindre 'quelqu'un', Mino sortait manger avec sa famille, donc il ne restait plus que Masamune et Ritsu. Le chef avait accordé une pause de 2h à ses employés pour la peine. Lui s'était juste installé dans la salle de repos avec un bentô maison. Il avait pris l'habitude de s'en préparer au lycée, ses parents étant trop occupés à se disputer et à ne pas agir comme des parents : il cuisinait plutôt bien après des années d'entraînement.
Ritsu y passa quelques secondes plus tard pour chercher une boisson quand Masamune engagea la conversation.
- Onodera ? Tu ne sors pas pour déjeuner ? Lui demanda-t-il, sans vraiment être surpris.
- Ah, Takano-san ! Euh non, mais je vais aller m'acheter quelque chose. Sur ce… Répondit Ritsu quelque peu étonné.
Il s'apprêta à partir quand Masamune le rappela :
- Attends, j'ai préparé assez pour deux. Viens manger avec moi. Dit le plus vieux, tout en montrant son repas sur la table.
- Euh, je ne sais pas, c'est un peu… Balbutia presque son employé, gêné par la tournure des évènements.
- Oh allez, ne discute pas. Trancha Masamune, sur un ton qui ne permettait pas la contestation, qui n'était pas sévère mais amicale.
Ritsu vint s'asseoir en face de lui sans trop broncher et prit la paire de baguettes que lui tendait son ex-petit-copain. Même ça il n'en était plus tout à fait sûr.
Depuis qu'ils s'étaient revu pour la première fois depuis dix longues années, leur relation qui était comme chien et chat, puis comme chat et souris, et puis 'je t'aime mais je ne peux pas encore te le dire', et plus récemment 'je l'avoue mais sans te dire ces trois petits mots'. C'était proche d'une relation amoureuse sans l'être toute à fait.
Il chassa ces pensées de son esprit et observa le bentô : il était composé de tomates cerises, de brocolis, de radis marinés au vinaigre, de makis et de sushis au thon, saumon, concombre, crabe et avocat, d'œufs en omelette, d'onigiri, de mini-saucisses et de boulettes de viande. C'était très coloré et disposé de manière ordonnée. Il y avait même un petit compartiment pour la sauce.
Ils se souhaitèrent bon appétit : Masamune se servit sans plus attendre, et devant l'hésitation de Ritsu, il lui fit signe de faire pareil.
Comme à chaque fois qu'ils se retrouvaient seuls tous les deux, un silence gênant s'installa. Ils ne savaient pas par où commencer : déjà au lycée ils ne savaient rien de l'autre, sauf leurs goûts littéraires qui étaient les mêmes à peu de choses près maintenant c'était encore pire, car c'était il y a dix ans, beaucoup de choses avaient changé, tout ce qu'ils connaissaient l'un de l'autre c'étaient une minuscule partie de leur passé et leur pointure de chaussures.
Ritsu, qui avait pris un des onigiri, ouvrit grand les yeux à la première bouchée et s'exclama :
- Waouh, c'est délicieux ! C'est toi qui l'as fait ?
Masamune sourit devant ce compliment, les baguettes en bouche : jamais quelqu'un d'autre n'aurait pu lui faire plus plaisir en disant cela.
- Hm, oui, je prépare mes propres repas quand j'ai le temps. Ça fait longtemps, j'ai l'habitude. On ne peut pas dire qu'au début c'était très fameux.
- Ha, ha ! Moi c'était pareil ! Quand j'ai enfin déménagé de chez mes parents, la cuisine se salissait tellement rapidement : j'avais même pensé à prendre des cours !
Masamune riait doucement, puis les deux se rendirent compte qu'ils venaient d'apprendre quelque chose l'un de l'autre sans trop de difficultés. L'étonnement les gagna quelques minutes, jusqu'à ce que, en regardant le distributeur du coin de l'œil, Ritsu finisse par dire:
- Est-ce que… est-ce que tu veux boire quelque chose ?
- Oui, je veux bien un café.
Ritsu hocha la tête et se dirigea vers la machine d'un pas légèrement titubant. Qu'est-ce qui lui avait pris d'accepter comme ça la proposition de son chef ? Enfin c'était plus un ordre qu'une proposition.
D'un côté, il se souvenait de leur voyage dans la région du Toukhoku, pour sa première rencontre avec Kaitou-sensei, une auteure vétéran de Takano-san. Pendant le festival, il lui avait dit qu'il voulait mieux le connaître, parler d'autre chose que du travail quand ils étaient ensemble : « C'est vraiment difficile tu sais. » Et lui avait presque dit « Takano-san, je ressens la même chose. » Il regrettait un peu de ne pas l'avoir fait, mais il avait toujours peur, sans vraiment savoir pourquoi : ne lui avait-il pas prouvé qu'il l'aimait ?
Il soupira et revint avec la canette de café, en essayant de cacher sa déception. Après tout, il l'avait avoué à An-chan, et à Takano-san sans s'en rendre compte la dernière fois à l'hôpital. Au fond de lui il souhaitait faire des efforts. Comment faire ?
- Tiens.
- Merci.
Ils finirent le repas en silence, avec des questions qui leur tourbillonnaient dans la tête.
Il restait plus d'une 1h30 de pause, et ils sirotaient leur boisson, se jetant de temps à autre des coups d'œil où ils se faisaient indéniablement attraper par l'autre. Ce petit jeu continua encore 5 minutes quand Ritsu sortit son IPhone et vérifia ses messages.
- Oh, hum, Takano-san ?
- Hmm ?
- Est-ce que tu connais cet humoriste ?
Il lui montra une page Youtube sur son téléphone.
- Non, pourquoi ?
- Ah, non, comme ça… Attends je vais te montrer.
Il s'assit juste à côté de lui, pour qu'il puisse regarder la vidéo ensemble.
À sa grande surprise, Takano-san éclata d'un rire cristallin en voyant l'homme sur la scène imiter un vieil homme qui drague une jeune demoiselle. Lui aussi riait mais il ne put s'empêcher de remarquer que ce rire il ne l'avait jamais entendu auparavant. Même lorsqu'il l'avait surpris avec Yokozawa-san, le premier jour où il l'avait rencontré. D'habitude, c'était plutôt moqueur, ou encore suffisant mais jamais aussi pur et sincère.
Ils en regardèrent une dizaine, faisant des petits commentaires par-ci par-là, pouffant et riant, en ayant parfois les larmes aux yeux.
Il était déjà 13h20 à leur dixième sketch, Ritsu se leva pour aller aux toilettes, laissant le portable sur la table. Une fois son amoureux parti, amoureux confirmé pour bientôt en tout cas, Masamune sortit son propre téléphone et une carte de visite et composa un numéro.
- Oui bonjour, je souhaiterai réserver une table pour deux ce soir. Pour 20h s'il vous plaît. Merci. Au revoir.
Il soupira, satisfait, les bras et les jambes croisés. Cette journée s'annonçait bien : ils avaient mangé ensemble, Ritsu avait apprécié sa cuisine, et il avait appris qu'il se débrouillait tout aussi bien que lui à ses premiers essais. Sans compter le fait qu'ils venaient de passer un moment drôle et étrangement familier à regarder un humoriste faire le pitre sur scène. Il planifiait déjà de renvoyer tout le monde à la maison vers 17h30 pour profiter des magasins et d'une soirée en à deux au restaurant. Et il comptait bien la finir sur une excellente note…
Ce fut avec un grand sourire aux lèvres que Ritsu le retrouva sur sa chaise.
Malgré ce qu'il avait dit, comme quoi il ne serait pas tombé amoureux de son visage il y a dix ans, il ne put s'empêcher de penser qu'il était très beau les yeux fermés à travers ses lunettes, une expression détendue et rayonnante sur le visage. Vraiment magnifique en fait…
Il l'observa pendant 2 à 3 minutes puis revint s'asseoir avant que Takano-san ne s'en aperçoive et ne s'en serve pour le taquiner.
Alors, satisfaites ? ;p
Je mets ça rapidement, mais je n'ai pas encore tout écrit, alors si ça ralentit au bout d'un moment, c'est normal.
