Disclamer : Les personnages appartiennent à SM. Le reste est à moi.

Tous humains...

Un grand merci pour vos reviews!

Et un énorme merci à SoSweetySoCrazy pour sa correction!

Ce chapitre = OS réécrit du point de vue de Bella, afin d'exprimer son ressenti par rapport à la situation... J'espère que vous aimerez!

Bonne lecture!


POVB

- Et bien, Bella ? Peut-être pourriez-vous entrer...

- Heu... oui... oui... bien-sûr...

Je fais quelques pas, me retrouvant ainsi dans une magnifique pièce aux allures contemporaines...

- Je vais prendre votre manteau et votre sac.

Je pose ma bombe de crème fouettée sur la tablette de l'entrée afin d'ôter mon vêtement. Je le lui tends et elle le glisse sur un cintre afin de le suspendre dans un placard sur ma gauche. Je récupère ma chantilly :

- Vous êtes Mademoiselle chantilly ! Veinarde !

J'arque un sourcil, ne comprenant pas son allusion. Elle me sourit :

- Si vous vous voulez bien me suivre.

Je planque mes mains dans mon dos et je lui emboîte le pas. Elle se dirige vers de gigantesques baies vitrées. Je reste derrière elle. Je n'ose m'avancer plus.

- Bien, voici Bella.

Je me sens vraiment de plus en plus mal à l'aise ! Mon hôtesse d'un soir fait un pas sur le côté. Je me retrouve face à cinq paires d'yeux qui me scrutent. Je baisse les miens, gênée. Je dois être cramoisie : satanées rougeurs !

- Bella, voici Angéla.

Je lève les yeux pour saluer les autres personnes présentes. La dénommée Angéla me fait un petit signe de la main. Elle a l'air aussi à l'aise que moi. Le garçon à ses cotés se balance d'une jambe à l'autre. Il semble se demander ce qu'il fait ici.

- Ben, Victoria.

La superbe rousse me toise avec dédain.

- James.

Ce dernier me mate comme si j'étais un vulgaire morceau de viande. Il me fait un clin d'œil tout en se léchant les lèvres. Je sens mon sang se glacer. Il faut vraiment que je m'échappe de ce cauchemar.

- Et voici Edward.

Lauren me coupe dans l'élaboration de mon plan d'évasion. Je plonge, alors, mon regard dans deux magnifiques émeraudes. J'ai le souffle coupé par la beauté de cet apollon. Il me fixe avec... avec envie... Mais son regard est beaucoup plus chaleureux que celui de James. Je sens mon corps réagir. Mais encore une fois, Lauren interrompe mes pensées.

- Bien maintenant que les présentations sont faites, voici comment va se dérouler votre soirée. Tout d'abord si vous êtes ici, c'est que des personnes autour de vous, ont décidé de donner un coup de pouce au destin.

Je lève les yeux au ciel. Je me serais très bien passée de ce « coup de pouce » ! Quand je recroise le regard d'Edward, je le vois sourire. Lauren continue :

- Pourquoi « Salsa et Cuisine » ? La Salsa pour la sensualité et la découverte de l'autre ; la Cuisine pour l'érotisme et plus si les affinités se confirment...

Me voilà rouge pivoine ! « Et plus si les affinités se confirment » : c'est pire que ce à quoi je m'attendais !

- Dans un premier temps, Mike va vous initier à cette danse. Cela se fera en groupe. Ensuite, les couples formés se rendront dans des pièces réservées à la « détente ». Vous aurez d'autres consignes à ce moment-là. Bien, il vous a été demandé d'apporter un « ingrédient ».

« Couples formés » ? Qu'est-ce qu'elle sous-entend par là ? Me rendant compte que je cache ma bombe de chantilly derrière mon dos, je la sors afin que chacun puisse voir mon « ingrédient ». James tient des bananes, Victoria du chocolat liquide, Ben des pommes, Angéla du caramel liquide et mon cœur s'emballe quand je note qu'Edward tient des fraises. Fraise/chantilly n'est-il pas le plus doux des mélanges ?

- Je ne vais pas faire durer le suspense et vous dévoiler les couples créés : Victoria et James, Angéla et Ben, Bella et...

YES !

- Edward.

Le destin n'est peut-être pas tant que ça contre moi !

- Place à la danse ! Si vous voulez bien me suivre...

Comme des moutons de panurge, nous suivons notre hôtesse. Mon cavalier d'un soir ôte sa veste et il la suspend à un des porte-manteaux. Waouh, sa chemise moule son torse à la perfection. De petits frissons, aussi légers qu'un vol de papillon, prennent possession de mon bas-ventre. Je ne suis pas loin de baver devant ces allures de mannequin !

- Voici Mike, mon époux et votre professeur de salsa.

Je secoue la tête et porte mon attention à ce dernier : pantalon blanc, chemise hawaïenne ouverte sur une toison brunâtre et une grosse chaine en or. Tout ce que je déteste ! Par contre, je dois avouer que nos hôtes font vraiment un beau couple ! Lauren tend la main vers moi :

- Je vais récupérer vos gourmandises et les porter dans vos cocons respectifs et je vous rejoins.

- Bonsoir à vous tous ! Je vais donc vous donner les pas de base de la danse la plus sensuelle qui m'ait été donné d'enseigner.

Je me retiens de pouffer de rire.

- Les garçons vous vous mettez en ligne et mesdemoiselles vous vous placez face à vos cavaliers.

Nous nous exécutons. Je lance un timide sourire à mon partenaire. Il me le rend. Je suis éblouie. Oui, c'est bien le mot. Lauren nous rejoint et se place devant les trois filles. Mike se met face à elle. Je me décide à fixer, à nouveau, mon attention sur nos professeurs, coupant court, ainsi, à toutes pensées perverses naissantes dans mon esprit.

- Pour nous, les garçons. On part du pied gauche. Pied gauche de coté sur « 1 », assemblez le pied droit sur « et », écartez le pied gauche sur « 2 », repartez à droite sur « 3 », assemblez le gauche sur « et » écartez sur droite sur « 4 », on refait pareil sur 5 et 6,7 et 8.

Il nous fait la démonstration en même temps qu'il nous donne ses explications.

- Les filles vous faites pareil à droite.

Et là c'est Lauren qui se colle à la démo. Je dois reconnaître qu'elle danse très bien, avec, effectivement, beaucoup de sensualité.

- Bien, maintenant vous nous suivez.

Le cauchemar reprend ! Pas que je sois une mauvaise danseuse, mais j'ai horreur de me donner en spectacle. Je me focalise sur mes pieds et sur les comptes et les conseils de Mike. Au bout de quelques minutes, mes hanches arrivent à suivre le rythme.

- Edward tu ne suis pas le compte !

Je lui jette un coup d'œil. Il ressemble à un petit garçon que l'on aurait pris en flagrant délit.

- Oups ! Désolé...

- Chaque chose en son temps ! On continue.

Pas le temps d'approfondir les raisons de son malaise : on enchaine sur le « pas croisé arrière » et le « tour à gauche ». J'écoute de façon assidue car je ne voudrais vraiment pas me ridiculiser.

- Maintenant, vous allez vous rapprocher par couple. Vous vous mettez face à face, pieds joints. Messieurs de votre main gauche vous tenez la main droite de vos cavalières.

Quand mon cavalier s'approche mon cœur a un raté. Et quand il me saisit la main, je ressens comme une décharge électrique.

- Votre main droite sur son omoplate et mesdemoiselles vous poserez la vôtre sur son épaule.

Et là, c'est un frisson qui parcourt mon échine. Il semble troublé, lui aussi. Les papillons s'affolent...

- Musique ! Let's go !

Les premières notes de La negra tomasa résonnent dans le salon, je me laisse guider. Je trouve que l'on se débrouille plutôt bien. Au fil des musiques entrainantes, je me sens de plus en plus à l'aise. Je prends alors conscience que nos corps se sont rapprochés et s'imbriquent de manière équivoque mais de façon si harmonieuse. Cette proximité se répercute dans mon intimité. Je ne me reconnais pas. Jamais un homme n'a éveillé une telle réaction de mon corps !

Au bout de quelques minutes, la musique s'arrête et deux paires de mains nous applaudissent. Lauren est aux anges :

- Bien ! Je pense que la sensualité est parmi vous ! Vous allez pouvoir maintenant vous diriger vers vos « appartements ». Vous y êtes chez vous. Du moins, jusqu'à demain midi. Vous y trouverez une salle de bain, de quoi vous désaltérer et vous rassasier, ce que vous avez apporté, une enveloppe, un lit king size, de la musique... Bon, là, je vous matraque de détails ! Mais le plus simple est de vous laisser découvrir par vous-mêmes. Sur chaque porte vous trouverez une photo de vos « gourmandises ». Juste une petite précision : toutes les pièces sont insonorisées. Place à l'érotisme...

- Amusez-vous bien !

En disant cela, Mike fait un clin d'œil à Edward. Ce dernier lui sourit. Mais ce sourire semble plus vouloir dire un truc du style : « pauvre mec ! »

Les deux autres couples prennent la direction du couloir que nous a désigné Lauren. Quand je croise le regard émeraude de mon partenaire, je baisse les yeux et je m'empourpre. Je n'ose pas bouger.

- Bien, je crois qu'il faut qu'on y aille...

Il a récupéré sa veste et attend une réaction de ma part. Je me décide à avancer vers mon « destin ». Il me laisse passer devant. Je sens la chaleur de son regard dans mon dos. Je m'arrête devant notre porte et je me retourne :

- Je ne sais pas trop dans quoi, on s'aventure...

- Alice et ses idées saugrenues !

- Alice comme dans Alice Cullen ?

- C'est ma sœur.

Je ne sais pas quoi dire. Alors j'ouvre la porte et j'entre. Il me suit, refermant derrière moi. La pièce, aux tons taupes et ivoires, est magnifique. Elle est éclairée par des bougies reposant sur de superbes chandeliers très design. D'entrée, mon regard se bloque sur le majestueux lit baldaquin qui trône dans la pièce. Je ne peux cacher mon trouble... Je regarde Edward.

- Je crois... Je crois que je vais aller me doucher...

- Pas de souci. J'en ferai de même après.

Je rentre dans la salle de bain et mets le loquet.

Je me déshabille face au miroir, je regarde mon reflet.

- Merde ! Qu'est-ce que je suis en train de faire !

Apparemment de parler toute seule ! Je secoue la tête et je me glisse sous la douche. L'eau chaude me fait du bien. Elle délasse mes muscles tendus. Quand j'attrape le gel douche, je suis surprise de retrouver le mien : sûrement un coup de Rosalie ! Lentement, je me savonne. Je ferme les yeux. Mais l'image d'Edward se dessine devant mes yeux. J'imagine que c'est ses mains qui se promènent sur mon corps... Mon bas ventre réagit aussitôt à ces pensées érotiques... Je ne contrôle plus rien et ça me fait peur. Je ne me reconnais pas. Je sors rapidement et me sèche avec une des serviettes mises à ma disposition. Je me rhabille avec une seule idée en tête : je vais appeler un taxi et y aller. Je ne suis pas à ma place ici.

Quand je sors de la salle de bain, il est dos à moi, près du lit.

- Bien. A toi.
Il se retourne. Il a entrouvert sa chemise. Dieu ! Qu'il est beau...

- Ok... Je n'en ai pas pour longtemps.

Il rentre dans la salle d'eau et ne met pas le loquet.

Mon corps me crie de le rejoindre, mais mon esprit lui me dit de partir en courant. Mais je ne peux pas partir comme ça. Mais si! Mais non, ça ne se fait pas ! Si, si ça se fait car si tu restes,tu vas encore souffrir. N'importe quoi ! Je peux faire comme lui : prendre mon pied, sans penser au lendemain ! Non,tu n'en es pas capable ! Si je le suis ! Stop ! Je vais clouer le bec à ma conscience !

Je me dirige vers le coin salon sur la droite de la pièce. Je prends une pâte d'amande dans la corbeille posée sur une table basse en teck. Délicieux... Je me dirige vers une petite chaine hi-fi posée sur une commode. La porte de la salle de bain s'ouvre. Déjà ! Je me retourne afin d'ancrer mon regard dans le sien. Mais il n'a pas jugé bon de reboutonner sa chemise et mes yeux sont inexorablement attirés par ses pectoraux, ses abdos, et pour finir par son magnifique « V » si bien dessiné... Ma respiration devient anarchique, le feu s'empare de mes joues. Je déglutis avec difficulté. Je me retourne afin de reprendre contenance. Je mets la chaine en route. Je reconnais cette superbe musique dès les premières notes :

- Debussy !

Nous avons parlé en même temps. Je suis surprise qu'il connaisse.

- Je pense qu'Alice est à l'origine de ce choix musical et de mon parfum dans la salle de bain.

Je lui fais face à nouveau.

- Et moi, je dois cette étrange soirée à ma meilleure amie, Rosalie !

- Rosalie Hale ?

- La seule et l'unique... Bien sûr tu la connais, elle sort avec ton frère !

- Je comprends mieux les nombreuses messes basses entre Alice et Rosalie !

- Rosalie m'a présentée sa « belle-sœur » le week-end dernier. Je lui dois ma tenue.

- Ah ben là aussi, je comprends mieux !

- Pardon ?

Je ne comprends pas ce qu'il veut dire.

- Non, non rien... Tu... Tu veux une coupe de champagne ?

- Je veux bien.

Il ouvre la bouteille et nous sert une coupe à chacun.

- Bon alors ? Que penses-tu de cette soirée ?

- Rosalie m'en a fait des plans pour me caser mais aussi bizarres que ce soir, jamais. Et toi ?

- Je dois dire que j'avais des envies de meurtres quand j'étais dans l'ascenseur. Mais là, je dois avouer que la tournure des évènements n'est pas pour me déplaire...

Il me fait un magnifique sourire en coin. Ultra sexy !

- Autant te dire les choses clairement. Tu me plais et je suis prêt à jouer le jeu.

Il n'y va pas par quatre chemins ! Cela dit, vu ce que m'a dit Alice, je ne devrais pas être étonnée. Encore une fois, mes rougeurs trahissent mon trouble. Je choisis de fixer un point imaginaire au sol.

- Je ne sais pas, Edward.

- Est-ce que je te plais ?

- Oui.

Oups ! Je n'ai même pas pris le temps de réfléchir.

- Bien ! Alors nous sommes deux adultes consentants attirés l'un par l'autre... Es-tu prête à jouer le jeu ?

On y est. Un flot d'humidité semble envahir mon intimité. Mon cœur s'emballe. Si mon esprit semble vouloir dire « non » mon corps lui dit le contraire...

- Ok...

Ça y est, je l'ai dit !

- As-tu lu la recette sur la table de nuit ?

Je secoue timidement la tête.

- Me laisserais-tu te la faire découvrir ?

Je lui lance un regard inquiet.

- Écoute Bella, je ne te ferai rien qui puisse te blesser. Tu dois me faire confiance.

- D'accord...

Il me saisit la main et me dirige vers le lit. Il me fait asseoir sur son rebord et attrape un bandeau. Je déglutis.

- Prête ?

- On va dire que oui.

Quand il me le glisse sur les yeux, j'halète. Appréhension et désir se combattent dans mon esprit. Je sens le matelas s'affaisser près de moi. Le désir semble prendre le dessus. Mais je sursaute au bruit de la chantilly que l'on déverse.

- Bella ? Ouvre la bouche.

Je m'exécute. Je sens quelque chose de froid qui frotte à ma lèvre. Je reconnais l'odeur de mon fruit préféré, alors je croque dedans. La fraise et la chantilly sont mon péché mignon !

- Mmmhhh...

- Gourmande ?

- Un peu.

J'ai un peu de crème sur le coin de la lèvre. Il ne faut pas la gâcher ! Je vais la récupérer du bout de ma langue.

- On continue ?

J'hoche la tête. Il frotte à nouveau ce délice sur mes lèvres entrouvertes. Je les ouvre mais le mouvement fait tomber la crème sur la naissance de mon sein droit. Je suis surprise par la fraicheur sur sa peau.

- La recette stipule, je cite « attention ! Si vous en faites tomber sur elle, vous ne devez la ramasser qu'avec votre bouche. »

- Ah...

Je sens son souffle chaud sur ma poitrine. Puis, ce que je devine être le bout de sa langue récupère la chantilly échappée. Je ne peux retenir un gémissement. Je pense qu'il a effacé toute trace de crème mais pourtant sa bouche ne quitte pas ma peau. Il la promène dans le creux de mon cou. Je bascule sa tête en arrière pour lui laisser plus d'accès.

- Oh mon Dieu ! Edward...

Je frissonne de plaisir.

- Bella... Tu me rends fou !

Sa voix est rauque de désir. C'est d'une telle sensualité. Ne rien voir décuple les sensations. Mon intimité trépigne d'impatience. Sa langue glisse le long de ma mâchoire et remonte jusqu'à ma bouche. Je n'ose bouger. Avec douceur, il dépose un baiser sur ma lèvre inférieure. Puis il accentue la pression. Je ne contrôle plus ni mon cœur ni ma respiration. Tout s'emballe ! Il quémande l'accès à ma bouche. Accès que je m'empresse de lui offrir. Sa langue invite la mienne dans une danse des plus langoureuses... Je perds pied... Il se détache de moi et prend la direction de mon épaule, puis de mon bras, il descend jusqu'au pli de mon coude. Je frissonne. Sa main part à la recherche de la fermeture Eclair de ma robe. Lentement, il la descend. Puis délicatement, il fait glisser les bretelles de ma robe. Il s'éloigne, éveillant ainsi une sensation de vide...

- Tu es superbe !

Il me retire le bandeau et quand je rencontre ses yeux, ils sont aussi noirs que doivent être les miens... de désir.

- Bella ? J'ai envie de toi...

- Alors qu'est-ce que tu attends ?

Sa chemise vole dans la pièce et il se jette sur mes lèvres. Plus de douceur, juste de la bestialité, et j'aime ça ! Mon string est trempé ! Sa main gauche attrape ma nuque pendant que l'autre part à la découverte de mon corps. Quand il prend mon sein droit dans sa main, je gémis contre sa bouche. Son pouce titille mon téton sensible. D'un geste habile, il fait sauter l'attache de mon soutien-gorge. Nous nous allongeons. Il se penche sur moi et me mordille la lèvre supérieure avant de déposer une multitude de baisers sur mon visage. Il remonte jusqu'au lobe de mon oreille qu'il lèche puis mordille. Je frémis. Il descend vers mon cou, suivant le trajet de ma carotide. Il continue vers ma poitrine. Mon cœur bat de façon anarchique. Lorsqu'il prend mon mamelon durci entre ses dents, je me cambre de plaisir ! Aucun homme ne m'a procuré de telles sensations...

- Ooohhhh, Edward !

Il se redresse sur son avant-bras et plonge son regard dans le mien.

- Un problème ? Tu veux que j'arrête ?

Surprise, je fronce les sourcils.

- Grand Dieu ! Non !

Puis dans un murmure :

- S'il te plaît... Continue...

Il ne se fait pas prier et repart lécher mon téton gauche pendant que ses merveilleux doigts vont titiller l'autre. Puis sa langue descend lentement vers mon nombril pendant que sa main s'aventure plus bas glissant sous ma robe pour atteindre les bords de mon string. Soudain il se redresse. La perte de ce contact me fait gémir de frustration. Il se laisse tomber à mes genoux et, d'un geste doux mais efficace, il m'enlève ma robe. Ses lèvres viennent se poser délicatement dans le pli de mon aine. Et alors que lentement, il m'ôte mon premier bas, sa bouche explore chaque parcelle de peau dévoilée, s'attardant dans le creux de mon genou. Je me redresse sur mes coudes afin de l'observer. Il fait de même avec l'autre jambe. Rien que par ses caresses, je suis au bord du gouffre...

Quand il frôle mon entrejambe, je suis pratiquement sûre que mon humidité perle au travers des tissus. Je me mords la lèvre d' défait son pantalon qui semble bien étroit... Mais je n'ai pas le temps de l'observer plus car il repart déposer de légers baisers à l'orée du morceau de tissu qui semble ne plus rien cacher de mon désir pour lui.

- Il semblerait que tu sois prête pour moi...

- Mmmmhhhhh...

Ses longs doigts écartent doucement mes plis et je sens un souffle chaud sur mon clitoris. Je ne peux empêcher mon corps de se trémousser. Quand ses lèvres rentrent en contact avec mon bouton de plaisir, je me tends et mes mains vont agripper sa merveilleuse chevelure. Il met un coup de langue récoltant ainsi la cyprine qui s'écoule le long de mon sexe. Je me sens honteuse car je n'ai pas l'habitude de telles attentions. Mais quand il retourne vers mon clitoris, j'oublie rapidement mon malaise. Il le lèche, le suçote, l' me mets à haleter. Quand il introduit un de ses doigts dans mon antre. Je me mets à gémir. Rapidement, il introduit un deuxième doigt et commence un lent va-et-vient. Mes hanches se soulèvent afin d'approfondir le contact. Tout mon corps semble vouloir s'embraser. Quelle divine sensation ! Si enivrante ! Puis tout s'accélère. Mon esprit embué a du mal à comprendre ce que mon adonis fait avec ses doigts. Jamais, je n'ai ressenti quelque chose d'aussi intense.

- Edwaaarrrrd ! C'est trop bon... Je vais... Je ne vais pas tenir...

Il accélère... L'orgasme qui me frappe est d'une telle intensité que j'ai du mal en m'en remettre : mon cœur tambourine dans ma poitrine et j'ai beaucoup de mal à calmer ma respiration. Je ne me suis jamais sentie aussi bien...

- Tu as un goût exquis ma belle !

Sa voix rauque me fait redescendre sur terre. Il est debout devant moi, les mains sur l'élastique de son boxer. Je me lèche la lèvre supé n'en peux plus ! Il se débarrasse rapidement de son boxer. Waouh ! Il est plus que bien fourni par Dame Nature ! Je l'avais bien senti à travers la barrière de tissus mais le voir ainsi libéré se tendant vers moi : j'en ai le souffle coupé. Quand il se baisse vers la table de nuit pour attraper un préservatif, je prends une grande inspiration. Ce n'est pas le moment de tomber dans les pommes par manque d'oxygène !Alors qu'il enfile la capote, je ne le quitte pas des yeux : quelle sensualité ! Tel un prédateur,il se glisse entre mes jambes prenant appui sur ses coudes. Son gland frotte contre mon clitoris palpitant. Il ancre son regard dans le mien et lentement il s'introduit en moi. Les sensations sont indescriptibles.

- Tu es si mouillée...

Son sexe me remplit si bien. J'ai l'impression qu'il y est à sa place. Il se retire complètement, pour revenir d'un coup sec. C'est si bon ! Je gémis tout en fermant les yeux. Il débute alors de profonds va-et-vient alternant rapidité et lenteur. A nouveau, je sens mon bas-ventre s'embraser. Comment est-ce possible ? Je n'ai jamais eu plusieurs orgasmes à la suite et là, ils s'enchainent, leur intensité montant crescendo... Quand il promène sa langue en dessous de mon oreille, je me dis qu'il veut m'achever. Et quand il mordille mon lobe, un frisson traverse mon corps. Je prends la pression de son pubis contre le mien comme une invitation : j'entoure alors sa taille de mes jambes. Les sensations sont trop fortes ! Je suis, à nouveau, au bord de l'explosion. Et lorsqu'il me murmure au creux de l'oreille :

- Viens pour moi, bébé !

Il ne m'en faut pas plus. Mon sexe se resserre autour du sien. J'extériorise mon apogée dans un long cri.

- Aaaaaaahhhhhh !

Je le sens se déverser dans le préservatif.

- Beeeellllllllllaaaaa !

Il roule sur le côté et retire l'étui de latex qu'il jette dans la poubelle près de la table de nuit. Malgré ma respiration toujours chaotique, je me sens bien... Je ferme les yeux. J'ai l'impression de flotter... Je dois afficher un sourire béat.

- Ça va ?

- Mmmhhhhh...

J'ouvre les yeux.

- Tu veux un verre de champagne ?

J'hoche la tête. Il se lève et va chercher deux coupes. Mon Dieu ce corps est parfait ! Et ces fesses ! Je déglutis avec difficulté. Il me faut me redonner une contenance ! Je m'assois en tailleur et me saisis du papier posé sur la table de nuit :

Recette de Fraise Bella Erotique,
Placez le bandeau sur les yeux de Mademoiselle,
Déposer un peu de chantilly sur une fraise et faite lui croquer... renouveler l'opération...
Attention ! Si vous en faites tomber sur elle, vous ne devez la ramasser qu'avec votre bouche...
Bon appétit...

Edward m'a rejoint et me tend la corbeille de pâte d'amande. Sans le quitter des yeux, je prends une friandise que je croque. Il prend la même position face à moi et me tend un verre.

- A notre soirée Salsa et Cuisine !

Je lui lance un regard que j'espère coquin et lui demande :

- Tu crois qu'on peut varier la recette et faire des fraises Edward érotique ?

A ces mots, son sexe se remet au garde à vous. Je crois que j'ai ma réponse

- Eh bien, il n'y a pas marqué que l'on doive suivre à la lettre cette recette...

Je lui prends son verre et le dépose avec le mien sur la table de nuit. J'en profite pour saisir une fraise que je couvre de chantilly. Je l'approche de sa bouche si attirante. Mais au moment où il va croquer dedans, je lui retire et la lèche en le regardant droit dans les yeux.

- Désolée, je ne me rappelais pas bien du goût...

Il fronce les sourcils.

- Ok... La prochaine est pour toi.

Je lui représente le fruit qu'il engloutit.

- Je suis sûre que tu n'as même pas eu le temps de trouver le goût! Je vais devoir t'en redonner une autre...

Quand je lui présente le fruit, il passe doucement sa langue dessus. Le petit monticule de chantilly chavire et tombe sur son menton puis sur son torse et finit sa course dans le pli de son aine.

- Oups... Je suis maladroit...

Je lui fais un clin d'œil en m'approchant doucement de son visage. Du bout de mes lèvres, je récupère la crème, suit son trajet, descend plus bas. Je dévie vers son téton que je prends entre mes dents. Je tire doucement dessus pendant que ma langue le titille. Il semble apprécier.
Je me décide à continuer ma descente, ma langue découvrant chacun de ses muscles. Quand j'arrive là où s'est échouée la chantilly, il frissonne. Je lape le tout. Je me redresse et ma main sur son torse l'invite à s'allonger. Et sans le quitter des yeux je me glisse entre ses jambes m'approchant ainsi de l'objet de ma convoitise. Je pose un léger baiser sur son bout. Puis ma langue prend le relais. Il laisse échapper un long râle de plaisir. Ce merveilleux son me donne des ailes. Je lèche le liquide séminal avant de le prendre en bouche.

- Putain ! Bella ! C'est trop bon !

Je fais glisser ma bouche sur son membre palpitant. Il glisse sa main dans mes cheveux et me donne la cadence. Je joins une de mes mains au mouvement. Je le sens tressaillir...

- Bella ! Stop ! Je vais jouir...

Je n'ai pas envie de m'arrêter. C'est d'ailleurs la première fois, que j'ai envie d'aller jusqu'au bout. Alors je dirige mon autre main vers ses bourses. Je les caresse avec avidité. Il ne lui en faut pas plus pour se déverser dans ma bouche.

- Waouh...

Je me redresse. J'adore son goût divin. De ma langue, je vais récupérer les quelques gouttes qui coulent au coin de ma bouche. Il se soulève afin de s'emparer de mes lèvres. A bout de souffle, il se détache de moi. Nous sommes tous les deux haletants et couverts de sueur.

- Ça te dit une bonne douche ?

- Pourquoi ? Tu trouves que je ne t'ai pas bien nettoyé ?

Il éclate de rire à ma réflexion.

- Si, si... Tu as été parfaite... Mais j'ai un peu chaud...

- Seulement un peu ?

Je me mets à rire aussi. Il se lève et me tend la main que je saisis. J'enlève les barrettes qui tiennent encore mon chignon qui doit être, maintenant, plus que désordonné.

- Tu es vraiment magnifique.

Je sens la chaleur s'emparer de mes joues.

- Merci... Je te retourne le compliment.

Il fait couler l'eau et me laisse passer en premier. Un coup d'œil discret à son sexe me permet de me rendre compte qu'il est à nouveau prêt à l'emploi. Je me décide à l'allumer un peu. J'attrape mon gel douche et je commence à me savonner laisser mes mains parcourir mon corps de façon langoureuse. Rapidement il me retourne et m'embrasse passionnément. Ses mains se posent sur mes fesses et leur donnent une impulsion que je suis : je m'accroche à son cou et j'enlace mes jambes autour de sa taille. La position permet à son gland de frotter contre mon entrée. Je sens le jus de mon excitation couler sur mes cuisses. D'un coup de rein habile, il s'insinue en moi. Quand il butte en mon fond, il lâche un soupir. Il me plaque contre la faïence. Le contraste de sa fraîcheur et de la chaleur du corps de mon amant me fait frissonner. Je resserre la pression de mes cuisses autour de ses hanches. Il commence à se mouvoir doucement en moi. Je ne suis que gémissements et couinements. Son côté bestial semble se réveiller et je dois avouer que j'adore ça.

- Oooohhhh que c'est bon Edward ! Ne t'arrête pas...

- Je… Je n'en ai... pas l'intention...

Nos bouches se cherchent avidement. Un orgasme incroyable nous frappe en même temps. Mes jambes se mettent à trembler.

- Bella ? Tout va bien ?

- Je crois que oui...

Je reste agrippée à son cou, posant délicatement mes pieds au sol, soulagée qu'il me garde serrée contre lui car je ne suis pas sûre que mes jambes soient assez solides pour me porter.

- Finalement, tu avais raison. On avait bien besoin d'une douche...

Il sort le premier, s'enveloppant dans un des peignoirs puis il me tend l'autre.

- Merde ! On ne s'est pas protégés ! Putain, c'est bien la première fois que ça m'arrive... Je suis désolé Bella.

- Si tu t'es toujours protégé, c'est que tu es clean, non ?

- Je le suis.

- Et bien moi aussi. J'ai fait mes tests de dépistage quand mon ex m'a larguée pour sa pétasse et c'était il y a plus de six mois. Depuis, je n'ai eu personne. Je... Je ne suis pas du tout comme ça d'habitude.

Je baisse les yeux, honteuse de ma conduite dévergondée. Mais il m'attrape le menton, me forçant ainsi à le regarder.

- Sincèrement, je ne regrette rien.

- Moi non plus. Je n'avais jamais ressenti ça avec mon ex.

- Je ne pensais pas que l'on pouvait atteindre de tels niveaux de plaisir.

Il m'embrasse langoureusement. Puis on regagne notre lit. Le réveil indique 4 heures. Il se couche sur le dos et ouvre ses bras afin que je m'y love à l'intérieur.

- Bella ?

- Oui ?

- J'aimerais bien te revoir...

Je ne sais quoi répondre.


Alors? Vous en pensez quoi?