Disclamer : Les personnages appartiennent à SM. Le reste est à moi.
Tous humains...
Désolée pour l'attente ! J'ai eu une panne d'inspiration sur la fin de ce chapitre :(
Mais bon, ça y est, je l'ai bouclé !
Et voici donc le dénouement...
Bon ou mauvais ? A vous de lire...
Merci pour vos reviews!
Et toujours un grand merci à SoSweetySoCrazy pour son aide précieuse !
POV Extérieur
« Merde ! Cette voix ! »
- Tu m'as tellement manqué ma chérie...
« Ce n'est décidément pas le doux ténor qui est censé appartenir aux yeux émeraude qui lui picore le cou ! »
Bella fronce les sourcils.
« Et cette main qui se promène sur ses fesses dénudées est loin d'avoir la douceur de celle qui a fait vibrer son corps la nuit dernière ! »
« Et cette odeur n'est pas la fragrance qui lui a tourné les sens ! »
Elle soulève ses paupières et tombe sur une chevelure noire. Bella redescend rudement de son petit nuage. Elle se crispe et pousse de ses mains sur le torse haletant.
Le manque de sommeil ne lui convient vraiment pas du tout ! Son esprit a encore divagué en la conduisant dans les bras de l'Apollon de ses fantasmes ! La main se fait plus précise en passant sous le fin morceau de tissu...
- Jacob ! Stop ! Je ne veux pas !
Il se recule surpris. Il lève les bras en signe d'incompréhension :
- Bella, tu ne peux pas dire ça ! Écoute ton corps ! Il ne demande qu'à ce que je m'occupe de lui !
- Non, Jacob. Je n'en ai pas envie...
Il secoue la tête en signe d'incrédulité.
- Ton corps ne me ment pas... Je le connais par cœur et je peux même te dire que tu as rarement été aussi vite mouillée.
Elle tente de s'éloigner de lui mais il l'a retient par le poignet.
- Mon amour, laisse-nous une chance.
- Tu as perdu le droit de m'appeler mon amour, il y a plus de six mois maintenant. Et il n'y aura plus de nous. Même en amitié car je crois que tu n'es pas capable de t'en contenter.
- Mais tu as envie de moi.
- Non, Jacob ! Je n'en ai pas envie ! Sors d'ici !
- Bella...
- Sors d'ici !
Jacob baisse les yeux face à la colère qu'il lit dans le regard chocolaté de cette femme qu'il voudrait tant reconquérir. Mais ça ne semble pas être le bon moment. Il fait donc demi-tour et quitte la pièce, le cœur lourd. Il enfourche sa moto et démarre en trombe. Bella, l'entendant s'éloigner, s'appuie sur le plan de travail et souffle un bon coup. Elle n'en revient pas d'avoir trouvé la force de le mettre dehors.
- Mais quelle conne !
Elle se maudit d'avoir encore divagué de la sorte. Cela dit, si elle n'était pas obsédée par cet adonis aux yeux verts, qui sait si elle n'aurait pas craqué pour son ex ! Elle regarde la pendule. Il est presque seize heures trente.
Comment en moins de vingt-quatre heures sa vie a-t-elle pu prendre un tel tournant ? Un silence pesant s'est installé dans la maison. Elle va jusqu'au salon et allume la radio.
« Radio Nostalgie » !
Elle change rapidement la fréquence. « The Time » des Black Eyed Peas fait vibrer les vieilles enceintes de son père. Elle force le son et commence à se déhancher. Ça c'est pile poil, ce dont elle a besoin ! Quand Fergie termine son premier couplet, Bella se prépare. Quand le morceau d'électro débute, elle se met à sauter dans tous les sens. Elle tente d'évacuer toutes les tensions accumulées. Lorsque le morceau se termine, elle est toute essoufflée. Elle va jusqu'à la cuisine et se sert un grand verre de jus de fruit qu'elle boit d'un trait. Quand elle revient dans l'autre pièce, un air plus doux résonne. Elle reconnaît « Can't Take My Eyes Off You » repris par Irma et Jason Mraz *
- You're just too good to be true
Tu es trop bien pour être réelle
I can't take my eyes off you
Je ne peux pas lever mes yeux de toi
You feel like heaven to touch
Te toucher est comme toucher le paradis
I wanna hold you so much
Je veux tellement t'enlacer
Quand la sonnette retentit, elle sursaute. Elle se dirige d'un pas décidé vers la porte :
- Jacob ! Tu fais ch...
Elle reste sans voix. Jason Mraz comble le silence :
- Pardon the way that I stare
Pardonne ma façon de te fixer
There's nothing else to compare
Il n'y a rien d'autre à quoi te comparer
The sight of you leaves me weak
Le fait de te voir me rend faible
There are no words left to speak
Il n'y a pas de mots pour parler
So darling feel like I feel
Alors, chérie, ressens ce que je ressens
And I don't have to know if it's real
Et je n'aurais pas à savoir si c'est réel
Le jeune homme face à elle lui sourit :
- En fait, je n'aurais pas mieux dit.
- Edward ? Qu'est... Qu'est-ce que tu fais là ?
- Il me semble que l'on a des choses à régler...
- Et tu as fait tous ces kilomètres...
Les mots restent bloqués. Elle est abasourdie. Elle saisit sa lèvre inférieure entre ses dents. A cette vue, le discours que le jeune homme avait préparé dans la voiture s'envole en fumée. Il se jette avidement sur sa bouche. Elle frissonne à ce contact.
- I love you baby, and if it's quite alright
Je t'aime bébé, et si ça te va
I need you baby to warm the lonely nights
J'ai besoin de toi bébé pour réchauffer les nuits solitaires
I love you baby, trust in me when I say
Je t'aime bébé, fais-moi confiance quand je dis
Rapidement, il demande à approfondir ce baiser et elle laisse leurs langues se retrouver. Elle ressent des picotements au niveau de la nuque. Ils se propagent le long de son échine pour embraser son bas- ventre. Elle gémit de bien-être. Tout ce qu'elle a éprouvé la nuit dernière, refait surface : à nouveau, elle se sent entière.
- Oh pretty baby, don't bring me down I pray
Oh joli bébé, ne m'abats pas je t'en prie
Oh pretty baby, now that I've found you
Oh joli bébé, maintenant que je t'ai trouvé
Let me love you baby, let me love you
Laisse-moi t'aimer bébé, laisse-moi t'aimer
Quand ils se séparent pour reprendre leur souffle, leurs regards se croisent. On peut y lire le même désir. Bella se pousse pour lui laisser le passage.
- Entre !
Il s'exécute et fait quelques pas vers le salon. Tout en matant ses fesses moulées par son jean noir, elle referme la porte. Curieux, il observe l'intérieur où elle a grandi, s'arrêtant sur une photo d'elle et de son père prise lorsqu'elle avait une dizaine d'année. Il sourit.
- You're just too good to be true
Tu es trop bien pour être réelle
I can't take my eyes of you
Je ne peux pas lever mes yeux de toi
You feel like heaven to touch
Te toucher est comme toucher le paradis
I wanna hold you so much
Je veux tellement t'enlacer
Il se tourne vers elle :
- Je crois que je vais envoyer mes remerciements à Frankie Valli !
Bella arque un sourcil :
- Ah qui ?
- Celui qui a écrit cette chanson. Il a résumé presque tout ce que je voulais te dire...
- Presque ?
- Je tenais aussi à ce que tu saches que je ne suis pas un « coureur de jupons ».
Bella est déconcertée par les mots employés. Il s'en aperçoit et continue donc :
- J'étais avec Rose quand elle a reçu ton sms.
- Tu étais avec Rose ?
Il voit bien qu'elle a du mal à suivre. Il se décide à lui résumer les évènements qui l'ont amené devant elle.
- Quand je me suis réveillé seul, ce matin, j'ai cru que tu ne voulais qu'un coup de soir.
Elle le regarde, encore plus déroutée. Il hausse les épaules :
- Tu as bien cru que j'étais un coureur de jupons... J'ai fini par débarquer chez ma sœur pour lui demander des explications, notamment sur le pourquoi elle t'avait mise sur ma route sachant que je n'étais pas à la recherche d'une histoire sans lendemain. Elle faisait, à peu près, ta tête actuelle... Elle a appelé Rose qui était chez toi. Ton amie n'a pas compris, elle croyait qu'on jouait les prolongations. Bella rougit à l'allusion. Il ne peut résister à l'envie de lui caresser sa joue. Elle incline son visage pour approfondir ce doux contact.
- On a fini par débarquer chez toi...
Elle se redresse. Elle va décidément de surprise en surprise.
- Tu es allé chez moi ?
- Seulement parce que Rose y était. J'avais besoin de comprendre. Elle a rapidement analysé la situation.
- Je l'imagine aisément.
- Après « enquête », elle en a conclu que tu étais partie chez ton père. C'est à ce moment-là qu'elle a reçu ton message. Et c'est Alice qui s'est rappelée de votre discussion au café. J'étais furieux qu'elles m'aient fait passer pour un mec à filles. Mais ça m'a aidé à comprendre ta désertion de ce matin.
- Je suis désolée d'être partie comme ça mais tu as éveillé tellement de choses en moi que ça m'a fait peur. Je ne me sentais pas capable de supporter que tu me jettes sans ménagement...
Honteuse, elle baisse les yeux. De son index, il lui soulève le menton :
- Je ne suis pas comme ça, Bella. Si je ne me suis jamais fixé, c'était, tout simplement, parce que je n'avais pas trouvé la bonne personne... Quand je t'ai dit que j'aimerais te revoir, j'étais sincère...
Elle sourit à cette idée. Quand elle plonge dans son regard émeraude, elle frissonne face à son intensité. Ses yeux se promènent sur ce corps parfait. Il est encore plus beau que dans ses souvenirs. Et ses fringues sont un appel au sexe ! Son T-shirt anthracite épouse son torse saillant et ce merveilleux jean noir moulant ne cache rien de l'effet que lui procurent ces retrouvailles !
- Bella ?
Quand elle croise à nouveau son regard, elle y note une pointe d'amusement noyée dans la noirceur du désir. Elle n'a qu'une envie, celle de se jeter sur lui. Elle essaye de reprendre contenance car elle a encore quelques questions à lui poser dont une qui lui brûle les lèvres :
- Pourquoi avoir fait tous ces kilomètres ? Pourquoi n'as-tu pas attendu mon retour ?
- A cause de la présence de ton ex ici et le fait que ton père a, apparemment, l'intention de vous remettre ensemble. Rosalie n'était pas sûre que tu résistes. Mais vu ton accueil, je pense qu'il a déjà tenté quelque chose et que tu as su l'éconduire !
- Il était là peu de temps avant que tu arrives et j'étais persuadée que c'était lui qui revenait à la charge !
- Rose t'a sous-estimée.
- Non, elle me connaît plutôt bien. Mais, ces dernières heures, j'ai pris conscience de pas mal de choses.
- Me confierais-tu ces choses ?
Elle sent la chaleur s'emparer de ses joues. Il pose ses mains de chaque côté de son visage et caresse de ses pouces ses pommettes rougies. Un frisson parcourt le corps de la jeune femme.
- J'adore ces rougeurs.
La voix du jeune homme est soudain très rauque. Sur les ondes Lana Del Rey entame son refrain.
- It's you, it's you, it's all for you
Everything I do
I tell you all the time
Heaven is a place on earth with you
Tell me all the things you want to do
I heard that you like the bad girls
Honey, is that true ?
It's better than I ever even knew
They say that the world was built for two
Only worth living if somebody is loving you
Baby now you do
(C'est toi, c'est toi, c'est tout pour toi
Tout ce que je fais
Je te le dis tout le temps
Le paradis sur Terre existe quand tu es avec moi
Dis-moi tout ce que tu veux faire
On m'a dit que tu aimais les vilaines filles
Chéri, est-ce que c'est vrai ?
C'est encore mieux que ce que je pensais
On dit que le monde a été créé pour deux
La vie ne mérite d'être vécue que si quelqu'un vous aime
Bébé, maintenant tu m'aimes)
Bella ancre ses yeux dans ceux de l'adonis qui lui fait face. Il se penche lentement jusqu'à faire se rencontrer leurs lèvres dans un effleurement. Elle a besoin de plus. Elle crochète ses bras autour de son cou et pendant que l'une de ses mains part fourrager dans cette chevelure soyeuse, l'autre, d'une pression sur la nuque, invite son partenaire à approfondir le baiser. Il ne se fait pas prier et quand leurs langues se retrouvent à nouveau, ils gémissent à l'unisson. Elles entament un doux ballet sensuel. Rapidement, leur danse s'enflamme, embrasant chaque parcelle de leur corps. Quand elle sent les mains du jeune homme descendre dans le creux de ses reins, elle se cambre créant une douce friction entre leurs sexes. Edward laisse échapper un grognement contre ses lèvres. A ce son, elle sent vibrer ses entrailles. Elle a besoin de sentir sa peau ! Avec empressement, elle lui ôte donc son t-shirt. Quand elle le jette sur le canapé, elle réalise qu'ils se trouvent dans le salon de son père. Elle s'éloigne de lui, haletante. Il la regarde surpris. Elle lui saisit la main. Une légère décharge électrique parcourt leurs deux corps fébriles. Elle lui offre un sourire qu'elle veut aguicheur :
- J'aimerais te faire visiter ma chambre.
Et c'est en riant qu'ils s'élancent dans l'escalier. A peine la porte de la chambre est-elle refermée qu'il la plaque contre, se jetant sur ses lèvres dans un nouveau baiser passionné. Avec une même urgence, elle part à tâtons, défaire la boucle de sa ceinture. Sans rompre le combat fougueux que mènent leurs langues, elle fait glisser jean et boxer dans un même temps. D'un geste habile, il envoie le tout valdinguer dans la pièce. Le besoin d'air les pousse à se décoller, les laissant pantelant. Il en profite pour lui retirer sa robe et son soutien-gorge, rempart à leur sensuel corps à corps. Ils se dévorent des yeux. Devant la perfection de son corps, elle mordille sa lèvre inférieure. Il déglutit avec difficulté :
- Tu vas me rendre dingue !
Il part à l'assaut de sa bouche. Une de ses mains va se poser sur la hanche dénudée de sa belle, pendant que l'autre part agripper ses boucles brunes pour lui incliner la tête afin de libérer l'accès à son cou. De sa langue, il suit le tracé de sa carotide pulsant au rythme effréné des battements de son cœur. Quand il arrive dans le creux en dessous de son oreille, elle gémit. Attentif à la moindre de ses réactions, il continue ses cajoleries. Il saisit son lobe entre ses dents, le mordillant et l'aspirant, pendant qu'une de ses mains va s'occuper de l'un de ses seins. Elle chancelle sous ses délicieuses attentions qui l'amènent aux bords du précipice.
- Oh mon Dieu, oui !
Il empoigne, sans ménagement, une de ses fesses, frôlant du bout de ses doigts son intimité. Il laisse échapper un râle caverneux : elle est déjà trempée de désir pour lui. Il se recule légèrement pour l'admirer. Elle est là, devant lui, pantelante et n'étant plus vêtue que d'un string blanc. Elle est magnifique.
- Edward... S'il te plaît...
Il attrape le morceau de tissu trempé et le fait glisser le long de ses courbes. Elle se dandine pour finir de le faire tomber. Il remonte ses doigts habiles jusqu'à son intimité dont il trace les contours. Elle halète sous tant de langueur. Elle se sent comme au bord d'une inévitable combustion. Elle a besoin qu'il la soulage. Peinant à reprendre son souffle, elle essaye de lui faire comprendre cette attente pressante. Son bassin oscille à la recherche de plus de contact.
- Edward... J'ai besoin... de toi en moi...
- A tes ordres ma belle !
Il la saisit par les cuisses et la soulève à hauteur de ses hanches tandis qu'elle raffermit sa prise autour de sa nuque. Il fléchit ses genoux et d'un habile coup de reins, il la pénètre. Quand il bute en son fond, un soupir d'aise leur échappe. Ce sentiment de plénitude qu'ils ont tous deux ressenti la nuit dernière est de retour. Cette connexion est à nouveau palpable. Elle lui enserre ses hanches de ses jambes. Il commence à se mouvoir en elle, lentement, profitant de cette douce sensation qui lui encercle son membre. La chambre est emplie de gémissements qui s'amplifient au fur et à mesure de ses va-et-vient dans cet étau chaud et humide. Elle s'incline en arrière pour prendre appui sur le mur. Il se penche à son tour pour prendre en bouche un de ses tétons dressés. Les attentions qu'il lui porte la font basculer dans le tourbillon du plaisir. Et quand il sent ses chairs se contracter autour son sexe qui n'attendait que ça, il ne lui en faut pas plus pour se déverser en elle dans un long râle de contentement. Sans sortir de son antre chaud, il se déplace jusqu'au lit et avec douceur, il s'y assied dessus. La position, ainsi approfondie, réveille aussitôt leur désir. Elle passe ses bras en arrière pour prendre appui sur les cuisses de son homme. Elle commence à onduler sur sa turgescence à nouveau tendue à bloc.
- Merde ! Bella ! C'est trop bon !
Il allonge son buste, se positionnant sur ses coudes et se laisse hypnotiser pas les seins de sa belle qui bougent au rythme de son déhanché. Elle le chevauche sensuellement. Il descend son regard à la jointure de leurs sexes. Ses hanches accompagnent les mouvements de sa belle. L'érotisme de la position le subjugue. Voir son membre dégoulinant de leurs jus entrer et sortir de l'intimité de sa belle, l'amène rapidement aux portes du paroxysme. Il se redresse et plaque son torse contre celui de sa partenaire. Ils s'enlacent dans une étreinte passionnée. Il caresse la cambrure de ses reins pendant qu'elle glisse ses doigts dans sa chevelure cuivrée. Leurs ondulations érotiques s'accélèrent. Les frictions ainsi provoquées sur son bouton de plaisir ont raison d'elle et elle se met à crier sa jouissance se laissant aller sur son épaule.
Après quelques mouvements de bassin, il la rejoint dans son orgasme.
Ils restent ainsi lovés un long moment, s'enivrant de l'odeur de l'autre. Après avoir retrouvé une respiration plus régulière, il se recule un peu pour se noyer dans cet océan chocolat qui brille d'une lueur nouvelle. Il prend la parole.
- Waouw ! Je n'avais jamais remis le couvert aussi vite !
Elle lui offre un sourire coquin :
- Effectivement, je t'ai senti à nouveau en « forme » en un clin d'œil, ça aurait été dommage de ne pas en profiter !
Elle se relève prudemment, ses muscles endoloris la font grimacer.
- Ça va ?
- Mon corps n'a pas l'habitude... Je manque d'endurance.
Elle rougit. Il lui fait son sourire en coin, si craquant.
- Sachant que nous les hommes, nous avons une plus grande appétence sexuelle, je veux bien te coacher pour améliorer cela.
Elle secoue la tête, faussement dépitée. Quand elle sent le fruit de leur plaisir dégouliner le long de ses jambes, elle s'enfuie vers la salle de bain.
- Je reviens de suite.
- Ok. Je t'attends.
Elle se glisse dans la cabine de douche et efface rapidement toutes traces de « coulures ». Elle se sèche tout aussi vite, trop pressée de rejoindre son homme. Elle s'enveloppe dans sa serviette et part le rejoindre d'un pas léger. Il est là, nu, confortablement installé sur son lit, calé dans les oreillers les bras croisés derrière la tête. Il a les yeux fermés. Elle s'arrête sur le pas de la porte et ne se gêne pas pour le mater. Ça lui fait quand même bizarre de voir un homme dans le lit où elle a grandi. Et quel homme ! Elle promène ses yeux sur le corps de ce Dieu Grec. Elle repense à sa discussion avec Rose et Alice au bistrot. C'était le qualificatif qu'avait employé sa meilleure amie. Elle n'y avait pas prêté attention alors, pensant qu'elle en rajoutait très certainement. Mais c'est pire que ça ! Même ses pieds sont parfaits !
- La vue te plaît ?
Elle s'empourpre aussitôt.
- Tu peux venir toucher ! Je ne mords pas sauf si tu me le demandes.
Ses lèvres se fendent d'un sourire. Elle se liquéfie littéralement. Et c'est d'une démarche féline qu'elle s'approche doucement de lui. Il tend son bras dans sa direction, l'index tendu qu'il secoue de droite à gauche. Elle s'arrête, déconcertée.
- N'aurais-tu pas quelque chose en trop ?
Comprenant à quoi il fait allusion, elle se débarrasse rapidement de sa serviette.
- C'est mieux ?
- C'est parfait ! Tu es parfaite.
Il lui offre sa main. Elle la saisit. Et toujours cette décharge électrique qui leur traverse le corps. Il la tire brusquement vers lui, la déséquilibrant. Elle s'affale sur lui dans un éclat de rire. Elle s'installe contre son torse et prend une grande inspiration pour s'imprégner de son parfum si masculin. Il passe son bras autour de ses épaules et plonge son nez dans la chevelure de la jeune femme. Il soupire d'aise. Elle s'abandonne complètement dans ses bras et se laisse bercer par les battements de son cœur. Il fredonne « Video Game ».
- Bella ?
- Hummm ?
- Il y a du mouvement en bas.
Cette constatation la sort brutalement des limbes du sommeil où elle avait glissé. Elle regarde son réveil : 18h30.
- Merde ! Mon père est déjà rentré !
Elle se redresse d'un bond, enfile rapidement sa robe et essaye de discipliner ses cheveux.
- Merde ! Merde ! Merde !
- Que veux-tu que je fasse ?
- Je ne sais pas.
Elle cherche désespérément un miroir.
- J'ai l'air de quoi ?
- Sincèrement ? D'une fille qui vient de prendre son pied et qui est heureuse.
Elle soupire.
- Tu veux que je m'éclipse par la fenêtre ?
- Non ! Je... Je ne suis plus une adolescente... Tu... Tu n'as qu'à descendre dans quelques minutes.
- On fait comme tu veux.
La voix de Charlie résonne du rez-de-chaussée de la maison :
- Bella, on est rentrés.
Elle sort précipitamment de la chambre, laissant un Edward plutôt désarçonné.
- J'arrive papa !
Son père l'attend en bas de l'escalier. Il la regarde descendre les marches quatre à quatre. Il remarque de suite ses yeux qui brillent d'une lueur si différente d'à son arrivée. Il en est soulagé.
- Hey ! Salut vous deux !
- Salut ma chérie !
- Coucou Bella ! Bien, je vais ranger les courses à la cuisine.
Et Sue s'éloigne les bras chargés de poches, les laissant seul. Charlie s'avance vers sa fille et dépose un tendre baiser paternel sur sa joue.
- Tu as l'air d'aller mieux et j'en suis heureux.
- Je...
Les mots se bloquent dans sa gorge.
« Merde ! Comment va-t-elle se dépêtrer de cette situation ? »
- Il y a longtemps que Jacob est parti ?
Elle le regarde, encore plus prise au dépourvu. Charlie hausse les épaules :
- Il n'y a plus sa moto dans l'allée.
Il lui lance un regard taquin, lui faisant comprendre qu'il n'est pas dupe sur son activité des dernières heures. Elle rougit en baissant les yeux. Il faut qu'elle se ressaisisse. Edward ne va pas tarder à les rejoindre.
- Il est parti depuis un bon moment.
- Ah... Et vous vous retrouvez ce soir ?
Elle fuit toujours son regard.
- Heu... Non...
- Tu peux lui dire de venir manger avec nous et après vous pourrez peut-être sortir. Et puis il va bien falloir qu'il récupère ses affaires !
A son ton légèrement railleur, elle relève ses yeux. Il se déplace vers le salon et saisit le t-shirt échoué sur le canapé.
- Il va falloir que je lui rappelle que faire du deux roues torse nu n'est pas conseillé !
Elle est maintenant cramoisie. Il la regarde, amusé.
- Hey, Bella ! Tu vas bientôt avoir vingt-cinq ans ! Et vu la façon dont il te dévorait des yeux, je me doute que vous n'avez pas fait que parler.
- Il... Il ne s'est rien passé avec Jacob !
Il semble déconcerté. Sa fille ne lui a jamais menti. Pourtant, il mettrait presque sa main à couper qu'elle venait de « s'envoyer en l'air » ! Il secoue la tête pour chasser ces images, car même si c'est une jeune femme, elle reste quand même sa petite fille !
Il y a du mouvement au premier étage. Bella souffle un bon coup.
« Ça y est, on y est ! »
Son père l'interroge du regard. Sue qui s'apprête à les rejoindre, s'arrête au pied de l'escalier. Elle bloque, la bouche ouverte, sur un Edward qui descend les marches. Quand Bella l'aperçoit, elle est, elle aussi, éblouie par la vision de son homme qui s'avance vers eux. Il est torse nu, passant nerveusement sa main dans sa tignasse indomptable, faisant danser les muscles de son torse. Il porte son jean bas sur les hanches, dévoilant l'élastique noire de son boxer. Sue se ressaisit la première, elle s'avance vers lui en lui tendant la main :
- Bonjour, je suis Sue une amie de la famille.
- Enchanté, Edward, un... un ami de Bella...
Charlie fait la navette de l'un à l'autre et finit par arquer un sourcil en direction de sa fille.
- Papa je te présente Edward, mon... mon petit-ami ?
Cela sonne plus comme une question. Il serre la main que lui présente le jeune homme, tout en lui lançant un regard suspicieux. Puis il reporte son attention à Bella qui arbore ses traditionnelles rougeurs des pommettes.
- Ton petit-ami, vraiment ? Il me semblait pourtant que la dernière fois que je t'ai eue au téléphone, c'est-à-dire, le week-end dernier, tu étais encore célibataire !
- Je l'étais effectivement...
- Bien ! Alors quel est le chapitre que j'ai loupé ?
- C'est compliqué.
Charlie est de plus en plus dérouté. La sonnette retentit, coupant court au malaise. Alors que Sue se dirige déjà vers la porte, le jeune homme se tourne vers Charlie :
- Monsieur, pourrais-je récupérer mon t-shirt ?
- Ah ! Heu ! Oui ! Bien sûr !
Il lui tend le vêtement et se retourne rapidement vers l'entrée pour voir entrer la meilleure amie de sa fille suivie d'un petit bout de femme.
- Rose ? Je te croyais à Seattle !
- Bonjour Charlie ! J'y étais. Mais c'est compliqué.
- Tiens Bella vient de me dire la même chose. Vous me croyez donc trop stupide pour comprendre ?
- Non ! Pas du tout papa ! Mais...
- Bonjour ! Je suis Alice Cullen, la sœur d'Edward et la belle-sœur de Rosalie et peut-être, je l'espère en tous cas, de Bella !
Alice lui claque une bise sur la joue, avant de continuer sur sa lancée :
- Quelle charmante maison vous avez là ! J'aime beaucoup votre ville, même si il me manquerait quelques boutiques !
Charlie est abasourdi par ce lutin sautillant. Il regarde tour à tour les quatre jeunes gens pour essayer de comprendre. Puis son regard se pose sur Sue. Elle hausse les épaules.
- Si nous nous installions dans le salon. Vous pourrez nous raconter pourquoi Bella, tu étais dans cet état quand tu es arrivée et comment tu as retrouvé ton visage souriant et heureux !
Et c'est ainsi que Bella se lance dans son récit, agrémenté de quelques commentaires de Rosalie ou d'Alice. Seul Edward reste en retrait à écouter attentivement la version de sa belle.
- Et tu as fait tous ces kilomètres pour la retrouver ? Tu ne pouvais pas attendre qu'elle rentre à Seattle ?
Charlie ancre ses pupilles dans celles du jeune homme. Ce dernier lui offre un franc sourire. Bella lui a presque posé les mêmes questions !
- Votre fille est spéciale et je n'avais pas envie qu'un autre me la prenne pour un malentendu.
Charlie comprend bien l'allusion faite. Il hoche la tête en signe d'assentiment car finalement ce qui lui importe peu, c'est le bonheur de sa fille.
- Bien ! Que diriez-vous de commander des pizzas ?
Et voilà ! Notre petit couple fétiche s'est retrouvé !
J'espère que vous avez aimé ce dernier chapitre !
N'hésitez pas à me le dire dans une petite review.
* Reprise dans le Taratata 423 que j'ai beaucoup apprécié : .com/Pages/EMISSIONS_?TvShowId
