Titre : Beauty and the Beast
Chapitre : 2 - Confidences dans le café
Auteur : Alounet
Rating : T
Catégorie : Romance / Friendship
Couple : Sebastian/Chandler
Avertissements : C'est tout mignon, c'est du slash !
Disclaimer : Les personnages de la série sont à RIB !
Notes : Oh un second chapitre ! Merci aux nombreux rewivers, ça m'a fait très plaisir de voir que cette fiction recevait un bon accueil et d'aussi bonnes critiques. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. A priori, l'histoire contiendra sept chapitres. Je vous en souhaite une bonne lecture et j'espère que comme moi, vous allez vous attacher à ce couple :) Et remercier aussi Dark Roz, grâce à elle, ce chapitre arrive plus tôt :p Bonne lecture !
Le jeudi suivant, Sebastian décida de retourner dans le même café après un réveil des plus douloureux. La veille, le brun était sortit toute la nuit, dans l'espoir de rencontrer un mec qui lui ferait oublier combien il se sentait seul, mais ce n'était décidemment pas une bonne semaine pour lui, sachant qu'il était rentré bredouille.
Sebastian était pourtant devenu beaucoup moins difficile, mais il avait couché avec un nombre tellement impressionnant de garçons, qu'il était dur de ne pas tomber sur l'une de ses anciennes conquêtes. Il n'avait vu personne d'autres de la semaine, s'étant contenté de trainer chez lui à ne rien faire, et à sortir le soir, sans rien trouver.
Lorsqu'il ouvrit la porte du café, Sebastian s'attendait presque à bousculer à nouveau le petit blond du lundi, mais il n'en était rien. Le brun réalisa qu'il était alors peu probable qu'il le rencontre à nouveau ici, et qu'il était préférable de ne pas le voir. Ce Chandler étant bien trop agaçant - et trop gay - pour qu'il puisse lui trouver quoi que ce soit de sympathique.
Smythe se contenta de commander un bon petit déjeuner et de s'asseoir à une table, seul, pour profiter pleinement de ce bon début de journée. Mais cinq minutes plus tard, Chandler fit son entrée dans le café. Il était cette fois-ci vêtu de rouge et de vert, portant une écharpe avec des dessins d'un autre monde et ses énormes lunettes digne de Clark Kent.
Le brun pensa un instant se cacher derrière quelque chose, mais il était trop tard, le blond l'avait vu et criait déjà :
-Sebastian ! Salut !
Chandler s'approchait de lui, grand sourire aux lèvres, puis il s'assit en face de lui :
-Je ne pensais pas te revoir ici. J'aurais pensé que tu aurais peur de tomber à nouveau sur moi et que je cause encore des maladresses. Roze te dit bonjour !
-Roze ? Qui est Roze ? demanda intrigué Sebastian en reposant son café.
-Ma petite sœur, je ne t'avais pas dit son prénom ? Je lui ai parlé de toi ! Elle aussi t'a vu aux Nationales, et quand je lui ai dit que je t'avais rencontré pour du vrai, elle ne m'a pas cru. D'ailleurs tu accepterais que je te prenne en photo ?
Chandler avait déjà dégainé son téléphone portable et appuyait sur le bouton nécessaire à capturer une photo hilarante de Sebastian. Ce dernier avait vraiment l'impression d'être en face d'un parfait extraterrestre.
-Merci beaucoup ! Elle va être folle quand je vais lui montrer. Mais je crois qu'elle voudrait d'épouser plus tard, j'ai essayé de lui dire que...
-Commande un truc et tais toi...
-Oh oui, j'en oubliais presque de commander, je reviens tout de suite.
Chandler posa son téléphone portable sur la table, ainsi que son sac et se précipita vers le comptoir. Seul à la table, Sebastian ne comprenait pas pourquoi il n'avait pas envoyé balader plus tôt le blond. Déjà, il l'agaçait à trop parler et geindre ainsi. Ensuite, il n'était pas du tout le type de garçon qui l'intéressait. Après...
A bien y réfléchir, Sebastian réalisa que le blond lui apportait une certaine fraicheur et joie de vivre qui l'empêchait lui même de sombrer dans un néant bien trop sombre. Le brun jeta un coup d'œil au téléphone portable du blond et il le prit en toute discrétion, sans savoir ce qu'il cherchait réellement.
La première chose qu'il fit fut de regarder le répertoire de Chandler et la, il découvrit seulement une dizaine de noms. Quel genre d'individus n'avait que dix noms dans son répertoire, incluant ses parents ? Sebastian avait au grand mot pas moins de 200 contacts.
Lorsqu'il vit Chandler revenir, le brun reposa le téléphone et laissa Chandler s'installer avec son petit plateau et ses nombreuses gourmandises.
-Si tu veux quelque chose, sers toi.
-J'essaye de manger équilibré, on ne tient pas un physique comme le mien en mangeant des...
-Donuts ! Ce sont des donuts, répondit Chandler en regardant le visage perplexe du brun.
-Je sais ce que c'est que des Donuts, se défendit Sebastian. Tu n'as pas peur de grossir avec tout ça ?
-Je ne peux pas. Le médecin dit que je suis quelqu'un de nerveux. Je peux manger comme quinze sans prendre un gramme. C'est affolant ?
-Complètement, mentit Sebastian.
Le concernant, s'il mangeait comme quinze, il prenait réellement le poids de quinze personnes. Il aurait aimé être à la place de Chandler se dit-il bêtement.
-Mais un donuts ne te tuera pas, et puis, tu auras toujours du succès avec les mecs, même avec un peu de kilos en plus.
-Tu vois, je ne pense pas. Quand tu vois que cette semaine je n'ai encore eu personne dans mon lit, ça montre que je ne fais pas assez d'effort.
-Tu... Tu couche avec quelqu'un de différent toutes les semaines ?
Ne comprenant pas pourquoi le blond semblait si surpris d'apprendre ça, il lui dit :
-Ca s'appelle vivre sa vie, s'amuser, s'éclater... Ou est le mal à ça ?
-Je ne dis pas que c'est mal, répondit Chandler d'un air plus sérieux que d'habitude, mais... Tu dois souffrir terriblement. Tomber amoureux toutes les semaines. Moi, être amoureux me fait tellement de mal que j'ai du mal à m'en remettre.
-Qui a dit qu'il fallait être amoureux pour coucher ?
Chandler semblait vraiment ne pas comprendre, et très sérieusement - à en faire paniquer Sebastian - il ajouta :
-Mais... Mes parents m'ont toujours appris à ne pas coucher avec n'importe qui et seulement si on était sur de ses sentiments...
Sebastian se mit à rire, pas méchamment, mais parce qu'il était touché par la naïveté du garçon :
-Bientôt tu vas me sortir que t'es encore puceau ?
Devant le visage blême de Chandler, Sebastian se rattrapa.
-Oh merde. Tu es puceau. Okay, c'est cool, je peux comprendre... Enfin non, je ne peux pas comprendre du tout mais... C'est ton choix mec... Rassure moi, tu laisse ton petit biscuit jouer avec ta main droite ?
-Je suis gaucher, répondit Chandler sur le ton de la conversation.
Ayant de plus en plus peur, Sebastian posa ses mains sur la table et se rapprocha pour murmurer :
-Ce que je veux savoir c'est si tu te branle ?
Pas habitué à une telle vulgarité, surtout de la part de quelqu'un qu'il connaissait à peine, Chandler balbutia quelque chose d'incompréhensible et devint alors tout rouge, comme si la honte s'était abattu sur lui.
Sebastian se mit à sourire en se redressant, rassuré :
-Ouf. A te voir rouge comme ça, t'es un mec normal avec des besoins...
-Je... Je n'ai pas l'habitude de parler de ça avec mes amis...
Sebastian se demandait surtout si le garçon avait réellement des amis, car à en voir son répertoire téléphonique, ça n'était pas le cas.
-T'es un mec, les mecs ont besoin de parler de ça, sinon on devient frustrer. Et plus qu'en parler, tu devrais aussi songer à passer à l'attaque si tu ne veux pas finir sur la touche.
-Je n'aime pas le football, je n'ai jamais rien compris aux règles...
Sebastian leva les yeux au plafond et se mit à souffler :
-Laisse tomber.
Les deux garçons continuèrent le petit déjeuner et Chandler se mit à parler de ses études, du film qu'il avait regardé la veille avec sa soeur, de ce qu'il ferait cet été - autant dire qu'il n'en avait aucune idée. Sebastian l'écoutait vaguement, se demandant encore comment il pouvait l'arrêter :
-J'ai besoin de prendre l'air, finit-il par lâcher.
Sebastian prit ses affaires et quitta le café sous le regard perplexe de Chandler. Ce dernier ne comprenait pas pourquoi le brun partait comme cela, sans crier garde.
Le brun se retrouva sur le trottoir à respirer du bon air estival du dehors. Il réalisa qu'il avait atteint ses limites avec le blond. Quelque chose chez ce petit l'intriguait et le fascinait, mais pourtant, il n'en pouvait plus de l'écouter parler à tout va sans s'arrêter. Non pas que ce qu'il pouvait dire ne l'intéressait pas, bien au contraire, il se surprenait à apprécier connaître ce petit bonhomme. Mais il n'était juste pas habitué à ce que quelqu'un d'autre que lui parle d'avantage.
Chandler venait de le rejoindre dans la rue, ses affaires en main, puis il lui demanda :
-J'ai dit quelque chose qui t'a déplu ? Tu sais, je ne pensais pas vraiment que le meilleur personnage de Star Wars soit Luke Skywalker.
Sebastian attrapa le bras de Chandler et l'approcha d'un mur, pour échapper à la foule de la rue :
-Tu vois ce mur là ? Regarde le bien parce que si tu t'arrêtes pas de jacasser maintenant, je te plaques contre ce même mur et je te fais l'amour devant tout le monde jusqu'à ce que tu la fermes...
Chandler resta la bouche ouverte, choqué par ce qu'il venait d'entendre, et ne sachant pas comment réagir. Sebastian lui, sourit. Enfin il avait du calme. Enfin le blond ne parlait plus. Il avait gagné.
-Voilà. Bien mieux. Alors c'est quoi le truc ? Tu n'as personne à qui parler alors dès que tu rencontres quelqu'un tu vide ton sac et tu rattrape le retard ?
Chandler ne répondit plus.
-C'est ça ? J'ai raison ?
-Si je parle tu vas vraiment me plaquer contre le mur et me faire l'amour ? paniqua le blond qui tremblait presque à l'idée que cela puisse réellement arriver.
Sebastian posa ses yeux sur le visage du blond. A travers ces grandes lunettes immondes, on pouvait lire et apercevoir la naïveté et l'innocence du blond. C'était ça qui lui plaisait chez ce mec, c'était qu'il était différent de tous les beaux mecs que l'on rencontrait en boite.
-T'inquiètes, je sais que tu crois à ces histoires de grand amour et de première fois exclusive pour un mec spécial, je ne te ferais pas ça. Puis l'exhib dans la rue, c'est pas trop mon truc.
Sebastian passa sa main dans les cheveux décoiffé du blond pour le détendre un peu et le faire sourire :
-Tu as raison.
Chandler se posa alors contre le mur, sans sourire. Malheureusement, Sebastian avait touché et soulevé un point très juste :
-Je n'ai pas vraiment d'amis au lycée. Les gens me fuient soit parce que je suis gay, soit parce que je suis bizarre. Ou alors parce que je suis gay et bizarre.
-Les gens sont cons parfois. Je dis ça parce que je fais partie des cons qui te fuiraient parce que t'es bizarre.
-Mes parents ne sont pas souvent là, ma petite soeur est trop jeune... Et quand je pense me faire un ami, soit il disparaît parce que son copain est jaloux de moi alors qu'il n'y a aucune raison de l'être, soit je l'agace au bout de deux heures.
Sebastian ne s'attendait pas à ce que Chandler se révèle ainsi. Lui qui jusqu'à présent avait toujours été si joyeux, pimpant et frais, il ouvrait sa vulnérabilité et sa faiblesse à lui, alors que Sebastian ne lui avait pas caché être un connard.
-Le problème n'est pas que tu sois bizarre, c'est que tu es trop... tu es trop !
-Trop quoi ?
-Je ne sais pas, mais tu es trop ! Je vais être honnête, en règle général, les mecs comme toi, je les mange. Tu es une proie et une cible trop facile.
-Pourquoi en général ? rebondit alors Chandler. Tu aurais pu ne pas venir m'offrir un chocolat lundi ? Tu aurais pu m'envoyer balader quand je me suis assis à ta table.
Sebastian se posa contre le mur juste à côté de Chandler :
-Que tu le croies ou non, on est un peu pareil. J'ai 854 amis facebook, 200 personnes dans mon répertoire, un tas de fans, un tas d'ex mais au final, je suis surtout très seul.
-Tu dis ça, mais tu n'es pas sérieux.
Sebastian tourna le visage face à celui de Chandler pour qu'il puisse bien voir à quel point il était sérieux :
-Je suis sérieux. Mon père s'est barré avec sa nouvelle copine en Europe et je suis tellement un enfoiré avec les gens à l'école que pas un seul ne m'a proposé qu'on se voit durant les vacances. Je suis tellement incapable de tenir à un mec que le seul truc que je puisse prendre chez eux, c'est du plaisir pour une nuit. Voilà tout ce qu'il me reste, ou me restait... Même ça je ne suis plus capable d'en avoir...
Chandler se tût, se contentant de regarder Sebastian. Le brun venait de se livrer et de se confier à lui à son tour et il en était très touché. Mais il ne pouvait pas le laisser comme ça sans tenter de lui remonter le moral :
-Suis-moi.
-Ou ça ?
-Pose pas de questions, fais moi confiance.
-Je ne fais confiance à personne !
-Alors tu vas apprendre.
Chandler attrapa la main du brun et l'entraina à sa suite...
