Titre : Beauty and the Beast

Chapitre 5 : Diner de Famille

Auteur : Alounet

Rating : T

Catégorie : Romance / Friendship

Couple : Sebastian/Chandler

Avertissements : C'est tout mignon, c'est du slash !

Disclaimer : Les personnages de la série sont à RIB !

Notes : Mon cinquième chapitre qui m'a donné le droit de lire le cinquième chapitre de Flash ! Youpi ! Quoi qu'il en soit, je vous annonce officiellement que Beauty and the Beast se terminera au septième chapitre... Mais pour l'heure, on a encore quelques péripéties. Déjà je remercie tous les rewieveurs, quand je lis vos avis je ne suis qu'encouragé et super touché ! Sincèrement... Pas mal de personnages dans ce chapitre en plus de nos deux amis. J'espère qu'il vous plaira et que vous apprécierez certains passages. Très bonne lecture je vous laisse lire !


Sebastian était rentré seul chez lui cette après-midi là. Il n'avait pas eu l'occasion de voir son plan cul et d'une certaine manière, ça le frustrait. Le brun ne le cachait pas, il avait certains besoins. Des besoins d'ordre sexuels qu'il se devait d'assouvir avec de charmants garçons, mais ces derniers temps, il n'y parvenait pas pour des raisons X ou Y et sa frustration se faisait de plus en plus grande.

Les seuls instants ou il n'y avait absolument pas pensé, c'était lorsqu'il se trouvait en compagnie de Chandler. Mais la raison qu'il trouva pour expliquer cela, c'était que Chandler était tellement agaçant et loin de ses fantasmes, qu'il ne pouvait pas y penser.

Le soir venu, alors qu'il regardait une énième émission de télé réalité permettant au gagnant de remporter un album dans une grande maison de disques, il se surprenait à guetter son téléphone. Aucun message de la part de Chandler. Le Warbler trouvait ça étonnant. Il était persuadé que le blond n'aurait pas su s'en empêcher et lui aurait envoyé une dizaine de messages disant tout et n'importe quoi.

Le fait que ça ne soit pas le cas ne le laissait pas indifférent, même s'il était incapable de comprendre pourquoi. Sebastian éteignit alors la télévision et ouvrit son ordinateur portable. Ce qu'il allait faire était très rare - car il avait pour habitude de faire cela juste de façon "réelle" - mais il se rendit sur un site de tchatche par webcam interposée "gay", ou l'on avait la possibilité de zapper au fur et à mesure et de rencontrer différents garçons.

Une fois connecté dessus, il commença à zapper une bonne dizaine de minutes avant de tomber sur un beau garçon, vivant en Europe et qui était déjà en train de s'amuser à sa façon. Ni une, ni deux, Sebastian fit tomber son t-shirt, puis son pantalon et plaça sa webcam de façon à ce que cet inconnu puisse bien voir son anatomie physique.

Sebastian voulait juste assouvir son besoin en ayant l'impression de ne pas le faire seul. Mais il n'y ressentait pas plus de plaisir que ça, et rapidement, sa jouissance vint et il ferma le site internet sans même attendre que l'inconnu soit satisfait. Et alors qu'il se rendait dans sa salle de bain pour se nettoyer un peu, il entendit son téléphone sonner. Il lâcha sa serviette et se rendit dans le salon pour voir qui venait de lui envoyer un sms. C'était Chandler. C'était même un MMS, étant donné qu'il s'agissait de la photo prise de lui même avec la petite sœur de Chandler. Elle était suivie d'un commentaire :

"Okay pour un dîner ce week-end à la maison ?"

Le brun ne savait pas quoi lui répondre. Même s'il était tenté d'accepter la proposition, il ne le pouvait pas sans faire croire à Chandler des choses qui ne se produisaient pas. Même s'il appréciait passer du temps avec le blond parce qu'il apportait juste quelque chose de nouveau dans sa vie, il ne voulait pas que le jeune homme puisse penser qu'il se passerait quoi que ce soit entre eux.

"A voir"

Le brun envoya son message et referma son téléphone. Il n'eut aucune réponse durant la soirée.

Le lendemain, ni Sebastian, ni Chandler ne se contactèrent. Ils passèrent la journée chacun dans leurs occupations quotidiennes. Le soir venu, le brun sortit en boîte afin de trouver enfin de quoi se mettre sous la dent. Alors qu'il était en train de siroter un cocktail au bar, il vit se dandiner sur la piste de danse un visage connu. Sam Evans, qui faisait partie des New Directions, était en train de se frotter collé-serré contre d'autres mecs, un t-shirt ultra moulant dessinant à la perfection ses pectoraux.

Bingo, il serait la cible de Sebastian pour la soirée. Ce dernier se leva et s'approcha du blond sur la piste de danse, il commença à se débarrasser de la meute autour du blond pour se retrouver face à lui et danser à son tour, corps contre corps, avec lui.

-Smythe !

-Bonsoir Evans, répondit le brun de son sourire charmant, on a du succès à ce que je vois.

Le blond se mit à rire avant de répondre :

-Pas autant que toi pourtant.

En effet, les visages des autres mecs sur la piste de danse regardèrent bien plus Sebastian que Sam.

-Que veux tu, quand on est une bombe sexuelle, c'est comme ça. Mais tu sais ce que c'est, on joue dans la même équipe toi et moi.

-Je ne penses pas, répondit le blond. Moi, je ne bousille pas l'œil d'un mec quand il me plaît, je n'essaye pas de bousiller un couple et surtout, je ne me fous pas de la gueule de mecs gentils et sympas.

Sam s'éloigna un peu pour sortir de la piste. Enervé et piqué au vif, Sebastian le suivit et l'arrêta par le bras :

-Qu'est-ce qu'Hummel est allé te raconter ?

Sam dégagea son bras de la main du brun et il le fusilla du regard :

-Arrête de croire que tu es le seul sujet de conversation. Et puis sérieusement, le petit Chandler, ce n'est absolument pas ton genre de mecs, pas vrai ?

Sebastian se mit à rire, agacé :

-C'est quoi cette idée de "si tu te balades avec un mec, automatiquement tu veux te le taper" ?

-Tu es Sebastian Smythe. La seule raison pour laquelle tu fréquentes un gars c'est parce que soit tu veux coucher avec lui, soit tu veux t'en servir pour obtenir quelque chose.

-T'as entièrement raison Evans, répondit Sebastian.

Et même si cela lui faisait mal de le reconnaître, il n'avait pas tord. Jusqu'à présent, c'était les deux seules raisons pour lesquelles il fréquentait des mecs. Etait-ce donc vraiment ce qu'il voulait faire avec Chandler ? Se servir de lui ? Peut-être bien. Parce qu'il détestait être seul et qu'il n'avait plus les Warblers avec lui pour faire semblant d'avoir des amis.

-Si on laissait ces histoires là au placard et que tu venais jusqu'à chez moi ?

Sebastian se rapprocha de Sam en posant sa main sur ses fesses et ajouta :

-Je suis sur que ta bouche doit être délicieuse quand elle avale...

Sam sourit bêtement et dégagea la main de Sebastian de ses fesses :

-Je suis pas l'un de tes gigolos stupides qui se laissera avoir par ton physique et tes belles paroles.

Sam tourna le dos au brun et s'éloigna, laissant le Warbler seul avec lui même, encore une fois.

La fin de soirée de Sebastian fut comme toutes les autres. Il rentra bredouille à sa maison et se retrouva seul lorsqu'il s'endormit dans son lit. Alors que la nuit était déjà avancée, il envoya un message à Chandler :

"Bonne nuit Blondie".

Il s'endormit presque aussi vite et réalisa le lendemain matin que le blond lui avait répondu pour lui demander :

"Est-ce que ce soir, 19h00 à la maison, ça t'irait ? Roze a beaucoup parlé de toi à papa et à maman et ils prendraient très mal ton refus..."

Sebastian se questionna toute la matinée pour savoir s'il irait à ce repas en famille. Rencontrer Roze était une chose, mais les parents de Chandler, s'en était une autre. Il savait très bien comment ça se passerait, ils seraient loin d'être bêtes et découvriraient rapidement qui il était, c'est à dire un sale connard à éviter.

Mais plus il y pensait, plus il avait envie de se rendre à ce fichu diner et de voir comment cela pouvait être un diner en famille. Lui n'en avait jamais connu et... Il était plus que curieux. Il envoya alors un sms à Chandler en début d'après-midi :

"Je te préviens, si tes parents pensent que je suis ton mec, je me casse".

"Génial. A ce soir", répondit simplement Chandler.

Le brun réalisa qu'en réalité, le blond était bien plus bref et rapide dans ses messages qu'il aurait pu l'imaginer. Mais désirant plaire au mieux à cette famille qu'il découvrirait, Sebastian se rendit chez un fleuriste avant d'aller chez les Kiehl.

C'est ainsi qu'il arriva peu après 19 heures dans le quartier de Chandler, qu'il se gara à la même place que deux jours auparavant et qu'il se dirigea vers la porte d'entrée, un énorme bouquet de fleurs en main et qu'il sonna, attendant anxieusement qu'on vienne lui ouvrir.

Sebastian regarda son reflet dans une vitre et il ajusta ses cheveux avec un peu de salive au moment même ou la porte s'ouvrit sur un Chandler rayonnant. Le blond - ses énormes lunettes toujours au visage - était habillé différemment. Il avait moins l'air d'être sortit d'une machine à laver et faisait "présentable", ce qui intrigua le brun :

-Salut.

-J'avais peur que tu finisse par ne pas venir. Les fleurs sont magnifiques, elles sont pour moi ? On ne m'a jamais offert de fleurs, mais tu n'aurais pas dû, elles sont...

-Pour ta mère, répondit le brun pour le couper dans son élan.

-Oh, réalisa le blond. J'aurais du m'en douter, elle va être très touchée par ton attention, même si tu n'étais pas obligé de...

-Je vais rester sur le pas de la porte ? coupa à nouveau le brun en souriant cette fois-ci.

-Excuse-moi...

Chandler se décala et laissa entrer le brun à l'intérieur. Une très bonne odeur vint chatouiller les narines du brun lorsqu'il pénétra dans le petit couloir. La maman de Chandler devait s'être surpassé en cuisine pour l'occasion, ce qui d'une certaine manière, le toucha.

-Vas-y entre, maman est encore en cuisine mais Roze est avec papa dans le salon.

Chandler ferma la porte d'entrée, passa devant Sebastian et ouvrit la marche jusqu'au salon. Roze déboula alors à une vitesse folle et sauta sur Sebastian pour le saluer.

-Sebastian ! Tu sais que notre photo sur facebook a était aimée par toutes mes copines ? Elles disent que tu es trop beau et que tu es trop charmant et que tu es trop...

-Doucement Rozie, laisse le respirer, il vient d'arriver.

Chandler venait d'éloigner un peu sa petite sœur et Sebastian sourit nerveusement avant de voir un homme s'approcher de lui. Très grand, costaud, la quarantaine, le visage sévère :

-Bonsoir.

-Bonsoir.

Sebastian serra la main de Monsieur Kiehl et l'homme avait une belle poigne. Des pas se firent entendre et sortant de la cuisine, Madame Kiehl, souriante et radieuse, fit son entrée. Elle était aussi blonde que ses enfants et semblait très chaleureuse :

-Bonsoir Sebastian. Je suis Molly.

-Bonsoir Madame.

Sebastian tendit les fleurs qu'il avait en main à la maman de Chandler et cette dernière fut encore plus radieuse lorsqu'elle réalisa l'attention que venait de lui porter le jeune brun.

-Mon dieu Sebastian, elles sont magnifiques. Quelle délicate attention. Si Chandler nous avait dit que tu étais aussi charmant, j'aurais mis plus d'énergie en cuisine...

Sebastian trouvait cette situation surréaliste. Elle était surréaliste. Qu'est-ce que lui faisait dans une maison pareille au milieu d'une famille pareille pour un tel dîner ? Il était tombé dans une famille classique et il ne savait pas ce qu'il avait réellement pu faire pour en arriver là.

-Je vais les mettre dans un vase, mais installez vous, ne restez pas planté là comme des piquets, c'est ridicule.

Molly Kiehl s'éloigna vers la cuisine à nouveau tandis que Chandler demanda :

-Tu veux boire quelque chose ? Du coca ? Fanta ? Thé glacé ? Eau ? Eau avec du sirop ?

-De l'eau sera très bien, répondit Sebastian.

Le brun évitait soigneusement de croiser le regard du père de Chandler qu'il sentait très pressant sur lui. Chandler servit à boire et Roze s'installa sur la table de la salle à manger, bientôt suivit par le père de Chandler. Ce dernier fit signe à Sebastian de les rejoindre et le brun se retrouva à côté du blond ainsi qu'en face de Roze. Bobby, le père de Chandler, lui était en tête de table et Molly arriva avec un énorme plat de lasagnes qu'elle déposa sur la table à côté de la salade et elle s'installa à côté de sa fille.

-Attention, le plat est encore chaud, mais servez vous en salade en attendant que ça refroidisse. Bon, ce n'est rien d'exceptionnel, ce ne sont que des lasagnes, se justifia Molly. Mais j'ai travaillé toute la journée alors...

-C'est très bien, rassura Sebastian. Vous n'aviez pas à vous donner tant de mal pour moi vous savez ?

-C'est la première fois que Chandler décide d'inviter un ami à la maison, quelle mère je serais si je ne faisais pas les choses convenablement pour le recevoir ?

-Maman, intervint Chandler, tu me gênes...

-Et tes parents, qu'est-ce qu'ils font dans la vie ? demanda Bobby d'un ton plus froid que celui de Molly.

-Euh... commença Sebastian, mon père est procureur. Ma maman est décédée il y a quelques années.

-Oh, excuse mon mari, Chandler nous en avait rien dit, je suis vraiment désolé, répondit Molly.

-Ce n'est pas grave, Chandler ne savait pas non plus. Mais c'est okay, rassura Sebastian. Je vais très bien. Et vous, quels sont vos métiers ?

-Et bien moi je suis vendeuse dans un magasin de prêt à porter au centre ville et Bobby travaille comme contremaitre.

Sebastian aurait juré que Chandler semblait gêné. Rapidement, le brun comprit que Chandler se sentait embêté par la situation sociale et économique de sa famille, par rapport à celle de Sebastian :

-Mon père est souvent absent vous savez, ajouta Sebastian dans l'espoir de rassurer Chandler mais sans savoir comment faire, il a toujours une affaire dont il doit s'occuper et quand il est en vacances, toujours un voyage d'affaires ou autres... Je crois bien que c'est la première fois depuis que je suis enfant que je me retrouve à un repas de famille.

-C'est vrai ? demanda Roze étonnée. Mais alors, tu manges toujours tout seul ?

Sebastian la regarda en souriant en mangeant un bout de pain :

-Hé ouais. Pas très glamour tout ça non ?

Il lui fit un clin d'œil qui la rendit toute rouge alors que le père de Chandler demandait subitement :

-Vous couchez avec mon fils ?

Sebastian manqua de s'étrangler avec son pain et Chandler s'empressa de lui donner un verre d'eau pour qu'il puisse avaler convenablement et Molly réprimanda son époux :

-Chéri ! Ne pose pas des questions pareilles à table...

-Papa ! Je t'avais dit de ne rien dire de gênant !

-Quoi ? Protesta Bobby. Je veux juste savoir si je dois m'inquiéter des intentions de ce garçon que j'invite à ma table, je n'ai pas raison ?

-Tu aurais pu au moins attendre le dessert, rajouta Molly.

-Maman ! cria Chandler tandis que Sebastian se levait.

-Les toilettes s'il vous plaît ?

-Deuxième porte à droite au bout du couloir.

-Merci.

Sebastian reprit son souffle - et ses esprits - et se précipita pour s'enfermer dans les toilettes. C'était la première fois dans sa vie qu'un homme lui demandait s'il couchait avec son fils, et il n'en revenait pas. A table, Chandler faisait la morale à ses parents :

-Je vous ai dit que Sebastian et moi n'étions que de simples amis, vous venez de m'embarrasser là ! Il ne va plus oser sortir des toilettes maintenant, c'est malin !

-On s'inquiète pour toi fiston, c'est tout.

-Je suis un grand garçon, j'ai dix sept ans, vous n'avez pas à vous inquiéter pour moi !

-Rozie nous a dit que sur le facebook de Sebastian il était marqué qu'il avait couché avec 68 garçons différents, c'est vrai ? demanda Molly.

-Quoi ? Mais je n'en sais rien ! s'énerva Chandler. Et ça ne nous regarde pas ! Et toi, fit-il à l'intention de Roze, tu n'as pas honte ? Je croyais que tu l'aimais bien ?

-C'est le cas, moi aussi j'aimerais coucher avec 68 garçons quand je serais grande, répondit fièrement la petite fille.

-Rozie ! lança outragée Molly.

-De toute manière, qu'il est couché ou non avec 68 garçons, ça ne nous regarde pas, chacun à le droit de faire ce qu'il veut de sa vie ?

-Le chiffre exact est 69.

Toute la famille Kiehl se retourna pour voir Sebastian sortit de la cuisine et revenir des toilettes. La discussion n'avait pas été très discrète et le brun l'avait bien entendu. Il resta debout dans la cuisine pour répondre :

-Vous avez entièrement raison, vous devez vous inquiéter pour votre fils et faire attention qu'il ne lui arrive rien. Des connards qui veulent juste profiter des autres, il y en a à la pelle dans la rue et si je dis ça, c'est parce que je suis moi même un de ces connards...

-Sebastian...

-Laisse moi finir, coupa le brun. Sachez une chose, votre fils est quelqu'un de sérieux et d'honnête, jamais il ne fera les conneries que les autres peuvent faire et jamais il ne se laissera influencer par qui que ce soit, soyez en sûr.

Sebastian passa devant tout le monde et se dirigea vers le hall d'entrée :

-Tu t'en vas ? demanda Chandler en se levant.

Sebastian répondit sans se retourner :

-C'est préférable non ?

Le père de Chandler se leva à son tour et dit :

-Tu n'as même pas goûté aux lasagnes de Molly.

Sebastian se retourna à son tour en se mordant les lèvres. Devait-il comprendre que Monsieur Kiehl refusait qu'il s'en aille ?

-Tu as raison sur un point, Chandler est loin d'être influençable et stupide, et surtout, nous lui faisons confiance sur le choix de ses amis.

Sebastian sourit, non pas à la Sebastian, c'est à dire avec charme, mais juste avec sincérité. Il regagna sa place tandis que Molly lui servait une part copieuse de lasagnes.