Vos reviews m'ont énormement fait plaisir alors me revoilà avec un nouveau chapitre, c'est pas très long mais c'est mieux que rien ! On se retrouve en bas.
Deux mois, une soixantaine de jours que ne sortait plus de chez moi, que j'étais dans une putain de dépression, vous y croyez vous ? Edward Cullen, chouchou de ses dames en pleine dépression ? Je n'y croyais pas non plus enfin j'essayais de ne pas trop y penser à cause de mon psy mais lorsqu'on perd quelqu'un qu'on aime, le monde devient plus terne, plus fade, j'ai perdu l'une des personnes les plus chères à mes yeux, mon frère jumeaux, Anthony qui était parti il y'a de cela quatre ans pour faire son service milliaire, je n'ai jamais compris pourquoi il s'emmerdait à faire ça, c'est vrai, on pouvait se faire tuer et c'est ce qu'il lui était arrivé, il allait rentrer à la maison enfin de retour parmi les siens mais un enculé sans scrupule l'a tué de sang froid, une balle en pleine tête, le chef de la base à appelé ma mère, Esmée qui je vous laisse deviner dans quel état elle se trouvait, lorsqu'elle m'a appelé pour m'annoncer le décès de mon double, de mon jumeau, de mon autre moi, mon monde s'est écroulé tel un château de carte, je ne pouvais pas y croire, comment était-ce possible, quiconque aurait pu mourir à cet instant mais pas lui, non ! Vous savez ce manque que vous ressentez constamment parce que la seconde partie de votre être n'est plus là ? Et bien c'est ce que je ressens depuis que j'ai appris la mort d'Anthony, il était plus que mon jumeau, il était mon confident, mon meilleur ami, mon modèle, la seconde partie de moi qu'il me manquera à tout jamais. Il parait, selon mon psy que le processus de deuil s'effectue en cinq étapes. D'abord, le dé , la colère, puis le marchandage et la dépression. Après le marchandage et la dépression vient l' le deuil est un maitre sans pitié. Quand on pense avoir accepté la perte de l'être cher, on se rend compte qu'on avait faux et qu'on ne pourra jamais vivre avec ça, ce n'est pas vivre mais survivre. Je suis passé par toutes ses étapes mais je reste bloqué entre le marchandage, la dépression et l'acceptation. C'était comme si je ne pouvais plus avancer, comme si je ne pouvais plus jamais être celui d'avant, il me manquait quelque chose afin d'être complet, Anthony... Il me manque terriblement, je n'ai pas eu la chance de lui dire combien il comptait pour moi, combien je l'aimais et combien je l'admirais, il était mon héros, mon exemple, mon modèle.
Je regarda par la fenêtre en soupirant, deux mois que je n'étais pas sorti de mon appartement, me coupant du monde extérieur ayant pour seule compagne, ma tristesse, deux mois que la musique ne faisait plus parti de mon monde, je ne pouvais plus toucher ne serait ce qu'une touche de piano, je ne pouvais plus fredonner la moindre mélodie sans que je pense à mon frère, c'est lui qui m'a initié à la musique, il m'a transmit sa passion, je ne pourrais plus jamais écrire de chansons sans penser à lui un seul sensation de manque était horrible, je n'étais plus que l'ombre de moi-même, je ne souriais plus, l'éclat de joie dans mes prunelles émeraude n'est plus, je n'ai plus cette joie de vivre que j'avais avant, parfois je me disais que si je pouvais le rejoindre, je le ferais mais ça ferait du mal à tant de personnes, je ne voudrais pas qu'ils vivent ce que je suis entrain de vivre.
Je soupirais de nouveau, Bella avait raison, je n'étais plus qu'un "déchet", je me souviens, il y'a quelques semaines de cela, elle était venue me voir, elle m'avait cracher à la figure que je n'étais qu'un connard égoïste, que je ne pense qu'à moi, que la mort d'un enfant était terrible pour Esmée et Carlisle mais la mort des deux était dévastatrice, je n'étais pas mort du moins pas réellement mais elle avait raison, je devais me prendre en main, Anthony, n'aurait pas voulu cela, il aurait peut-être voulu que je vive, que je vive pour nous deux, pour lui, pour moi mais comment vivre si la part la plus importante en moi n'est plus là ? Comment ? Je n'en ai aucune idée.
Je passais une main dans ma tignasse indomptable, je devais me reprendre, oui, je le devais, je soupirais de nouveau en prenant mon portable, Emmett et Jasper sauraient comment faire, du moins, je l'espérais, après deux sonnerie, la voix grave de mon ainée résonna à travers mon téléphone.
- Em, c'est Edward, je me demandais si toi et Jazz vous ne voudriez pas qu'on se fasse une petite soirée entre mec..
- Eddy chou, je sais que c'est toi qui appelle, ton nom s'affiche idiot ! Bien sur, nous arrivons, mets la bière au frais, dans une dizaine de minute, tu devras lever ton cul de ton putain de lit pour nous ouvrir.
Je secouais la tête en riant légèrement, un rire rauque, combien de temps je n'avais pas ris ? C'était si bon de rire.
- Ouais, c'est ça, comme si tu pouvais me botter le cul, je le dirais à Rose et tu devras dormir dans la chambre d'amis
Je l'entendis grogner et supplier de ne pas faire ça, ce qui fit redoubler mon hilarité et je raccrochais afin d'aller mettre la bierre au frais comme il me l'avait dit et une dizaine de minute plus tard, la sonnette de l'appartement se fit entendre, je me précipitais pour aller ouvrir mais en voyant la personne qui se tenait en face de moi, je restais bouche-bée, je ne m'attendais absolument pas à sa visite.
- Que fous-tu là ?
D'après vous qui rend visite à Edward ?
A la semaine prochaine, Marina.
