« Qu'est ce que je suis en train de faire ? Pourquoi ça me plait tant ? Pourquoi…, pourquoi…, pourquoi mon corps est si chaud ? Non,… il n'y a pas que moi,… Zoro aussi est chaud, si chaud…WHOOO ! »
Une main audacieuse était descendu jusqu'à son entrejambe et avait commencé à le caresser a travers les diverses couches de vêtements. Sanji posa ses mains à plats sur le torse puissant de son nakama, le repoussant doucement mais fermement pour mettre fin à leur baiser. Haletant, ils se regardèrent le temps d'un fugace instant avant que Sanji ne reprenne sa respiration mise à mal par ce premier baiser intense.
« Zoro, arrête ça tout de suite ! »
L'intéressé le regarda avec une moue qui en disait long. Il lui répondit d'un laconique « non » avant de se pencher pour déposer pleins de petits bisous dans le coup de Sanji. Le cuisinier ferma les yeux un instant, le traitement que lui infligeait Zoro étant si agréable, avant de se ressaisir et de le repousser une seconde fois.
« MARIMO ! Pas ici bon sang !... On peut pas faire ça… ici… »
Zoro le regarda un instant les yeux ronds avant de se mettre à rigoler. Devant l'air qu'affichait Sanji, il s'expliqua bien vite tout en se marrant encore.
« J'ai cru…pfff… j'ai cru que tu ne voulais plus. Un peu plus et tu y passais avec ou sans ton accord !. »
« Crétin ! Sert toi un peu de la cervelle qui se cache sous cette tignasse verte, tu verras ça fait pas mal ! »
« Mrff… et si tu te servais de la tienne pour nous trouver un coin tranquille sur ce fichu bateau avant que je ne décide de rester là ! »
Sanji réfléchit un moment, le problème sur un bateau était que l'espace était compté. Chaque recoin servait à quelque chose. Et comme seules les filles avaient une chambre et qu'ils ne pouvaient pas aller dans le dortoir… ben, ça limitait beaucoup les endroits.
Soudain il rappela le box où ils avaient tout récemment remisé leurs couvertures inutiles vu les chaleurs qu'ils subissaient. Ce n'était certes pas très grand mais bien assez pour se faire un petit coin douillet et surtout avec toutes les couvertures qu'il y avait la pièce serait comme insonorisé. Ou en tout cas, étoufferai suffisamment leurs ébats tant qu'ils restaient « raisonnables » sur le niveau sonore.
« J'ai trouv…..é…HE ! »
Zoro n'avait pas laissé à Sanji le temps de finir sa phrase qu'il l'avait attrapé par le poignet et entrainé à l'intérieur du navire. Bien évidemment sans savoir aller, vu qu'il n'avait pas laissé le temps à Sanji de le lui dire.
« Arrête ! Zoro ! Mais… stop espèce de crétin ! »
Zoro soupira et se retourna « quoi encore ? » Sanji se dégagea de l'emprise de l'épéiste et recula de quelques pas, jusqu'à une porte qu'il ouvrit un sourire aux lèvres. « C'est ici, tête d'algues »
Une fois la porte refermée sur eux Sanji se demanda s'il n'avait pas fait une erreur en acceptant les sentiments de Zoro. Il n'avait pas jamais fait ça avec un homme et il ne savait pas s'il en serait finalement capable. Et surtout il craignait qu'un refus ne blesse profondément son marimo.
Quand à l'intéressé, il avait posé ses sabres dans un coin et se retourna vers son futur amant, impatient de continuer ce qu'ils avaient commencé. Plaquant le blond contre la porte, il commença à l'embrasser passionnément. Sanji répondant de la même manière à son baiser il laissa ses mains se balader sur le corps du cuisiner, touchant enfin ce qu'il n'avait fait qu'imaginer ou plutôt fantasmer depuis longtemps.
Soudain Sanji le repoussa un peu, mettant ainsi fin à ce délicieux baiser. Haletant tout les deux, Zoro attendit que Sanji s'explique. D'ordinaire peu patient, il l'était encore moins maintenant que ce qu'il convoitait était à sa portée.
« Attends, Zoro… je… c'est … »
« Quoi ? Tu veux pas finalement ? Si c'est le cas dis-le tout de suite ! »
« Crétin ! C'est juste que… c'est… » Sanji était rouge jusqu'aux oreilles, il n'avait jamais trouvé que parler était aussi difficile « …ma premier fois…avec un homme je veux dire, alors… »
« Oh !... pour moi aussi, tu sais. »
Et avant que Sanji puisse encore en placer une, il reprit son baiser, bien décidé à continuer jusqu'à ce que le plaisir soir entièrement consommé. Il délaissa ses lèvres pour son cou et appréciât les petits gémissements qu'il entendit en retour. Sanji avait glissé ses longs doigts dans ses cheveux, caressant sa nuque, tandis que son autre main était partie explorer la peau se cachant sous son t-shirt.
C'était chaud, leurs corps collés l'un contre l'autre, brulants, se cherchaient. Leurs mains, avides, touchaient et caressaient chaque parcelle de peau qu'elles trouvaient. Sans savoir comment, une chemise et un t-shirt se retrouvèrent en tas dans un coin, délaissés par leurs propriétaires.
Sanji se sépara de Zoro. Sans un mot, il contourna l'épéiste et étala prestement plusieurs couvertures par terre, fabriquant ainsi un futon doux et moelleux sur lequel il prit place, lançant un regard fiévreux à Zoro qui s'empressa de venir le rejoindre. Il se glissa entre les longues jambes de Sanji, ses mains remontant le long de son pantalon noir jusqu'à aller emprisonner ses fesses fermes. Du mouvement brusque, il plaqua le cuistot contre lui, ravit de l'entendre gémir quand sa virilité gonflée se frotta contre la sienne. Il plongeât le visage dans son cou, respirant son odeur, s'en imprégnant, quand soudain il senti que Sanji bougeait ses hanches, faisant ainsi frotter son sexe contre le sien à travers leurs pantalons.
Zoro l'attrapa par les hanches, arrêtant les mouvements pourtant si sensuels, pour l'allonger. Il se pencha pour lui murmurer à l'oreille : « à partir de maintenant, même si tu change d'avis, je ne pourrais pas m'arrêter… » Sanji resta silencieux un court instant et sa réponse enchanta le sabreur : « et si tu te décidais plutôt à commencer ? »
Ne se faisant pas prier, Zoro laissa ses lèvres partir en exploration sur le torse de Sanji, s'attardant un moment pour jouer avec deux boutons de chair roses qui semblaient si sensible. Pendant ce temps, ses mains, descendues plus bas, s'occupaient de défaire un bouton et une fermeture éclair pour pouvoir accéder à l'objet de toutes convoitises.
Sanji eu un petit soupire de soulagement quand son sexe tendu fut libéré de sa prison de tissu, puis il se cambra sous la caresse, pourtant légère, des doigts de son amant sur son membre.
« Il me touche à peine et je suis déjà sur le point de venir. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ce mec me fait autant d'effet ? »
Ce fut les dernières pensées à peu près cohérentes de Sanji avant que tout ne bascule dans l'ivresse de deux corps qui se cherchent. Le cuisinier renonça à tenter de comprendre ce qu'il ressentait quand Zoro, las de jouer avec ses tétons, avait remplacé ses mains par sa bouche et commencé à le lécher lentement, langoureusement. Encouragé par ses gémissements, il le prit d'un coup en bouche, gobant avec avidité sa virilité bien dressé. Plaquant une main sur sa bouche pour étouffer ses petits cris qu'il trouvait si gênant, il glissa ses doigts dans les cheveux couleur d'herbe de celui qui lui procurait tant de plaisir.
« Zoro, attends… » Il haletait, submergé par le plaisir qui montait en lui comme un ras de marée. Si Zoro continuait il allait… il allait…
L'intéressé avait très bien compris ce que Sanji tentait de lui dire et continua de plus belle. Il voulait donner à Sanji le plus de plaisir possible pour que ce dernier ai envie de recommencer à faire l'amour avec lui. Les mains de Sanji s'agrippèrent à ses cheveux tandis que son corps se cambrait sous l'orgasme qui le submergeait, se libérant dans la bouche gourmande de Zoro.
Retombant sur les draps, pantelant, vaguement honteux de se plaisir solitaire, il chercha à reprendre son souffle. Zoro le regarda un instant, appréciant le spectacle qu'offrait le cuistot aux yeux à demi fermés le souffle court et le rouge aux joues, détendu comme jamais il ne l'avais vu. Dans les conditions parfaites pour la suite qu'il lui réservait. Sanji avait son pris son pied mais lui pas encore. Il se dévêtit rapidement, envoyant le reste de ses vêtements rejoindre le tas que formait les autres, avant de s'allonger sur Sanji.
Le blondinet l'avait regardé se déshabiller et écarta les jambes pour le laisser s'allonger à son aise sur lui. L'attrapant par la nuque il le rapprocha encore de lui pour un baiser profond, passionné, brulant comme l'était leurs corps et leurs cœurs. C'était peut être leur première fois mais Sanji n'était pas non plus naïf au point de penser que ça s'arrêterait là. Il sentait parfaitement l'érection de Zoro contre son corps et appréhendait la suite tout autant qu'il la désirait.
Rompant leur baiser, Zoro présenta ses doigts à Sanji, les pressant contre ses lèvres. Après un instant d'hésitation, il les lécha un à un, les humidifiant pour la suite. Zoro se mordit les lèvres, Sanji se rendait t'il compte à quel point il était sexy ? Le voir lécher ses doigts, s'imaginer en train de lécher son sexe, c'était si érotique ! Retirant ses doigts, il les remplaca par ses levres tandis que sa main descendait vers l'intimité de son amant. Sanji se raidit un peu quand il senti les doigts de Zoro arrivés à destination puis se détendit. Zoro se contentait de caresser son entrée, lui procurant des sensations nouvelles et terriblement plaisantes.
Quand Zoro le senti bien détendu, il introduisit un doigt en douceur. Sanji grimaça et se crispa sous l'intrusion mais il se força à se détendre : ce qui viendrait ensuite serait bien plus volumineux. Rapidement Zoro ajouta un, puis deux doigts, attendant patiemment que Sanji se détende à chaque fois. Quand il senti que Sanji en voulait plus, il retira ses doigts pour les remplacer par son sexe tendu et gonflé. Avant de le pénétrer, Zoro chercha du regard un dernier consentement de la part de Sanji. A sa question muette, Sanji lui répondit sur un ton bourru, rendu impatient par sa minutieuse préparation « bon sang marimo, t'attend quoi ? » Zoro sourit légèrement et d'un coup de rein entra dans son amant.
Sanji serra les dents. C'était gros et ça faisait mal. Il senti Zoro le masturber pour qu'il se détende, ce qui s'avéra efficace car Sanji ressentait moins de douleur et bien plus de plaisir. Quand il fut détendu, Zoro lui agrippa les hanches et accéléra ses mouvements de vas et viens, pilonnant Sanji qui avait renoncé, tout comme lui, à taire son plaisir. C'était bon, tellement bon… Zoro ferma les yeux, se laissant submergé par l'incroyable sensation de plonger dans ce corps qu'il avait tellement fantasmé, se retenant pour en profiter encore… jusqu'à ce qu'il sente Sanji jouir entre eux. En ressentant la chaleur du sperme sur son torse et le resserrement du corps de Sanji autour de son sexe, Zoro se libérât, goutant enfin la jouissance tant attendu.
