Disclaimer : Tous les personnages de cette fiction sont la propriété de Mmm. Meyer. Je ne fais que les emprunter.
Bonjour tout le monde ! Ici Jasinette, en direct de son ordi qui vient de finir de taper la suite ! (Enfin ?)
Désolée pour cette longue attente, mais je dois dire que étant donnée que cette année c'est le BAC pour moi, vous risquez d'être en dèche de chapitres jusqu'à fin juin voire plus tard si rattrapages ):
Bref, en tout cas profitez de ce chapitre ci. il est relativement long, j'espère de tout cœur qu'il vous plaira. Attention en plus mesdames, le grand, l'unique Edward Cullen fait son entrée officiel dans l'histoire ! Faites donc pétez le Champomy !
Ok par contre, étant vraiment pas une douée de Fan Fiction, j'ai mis longtemps à comprendre comment répondre aux reviews gnéééé -_-
CHAPITRE 2
Edward Cullen.
Les quelques rayons de soleil qui filtraient à travers les rideaux, et qui vinrent caresser mon visage, eurent raison de mon sommeil le lendemain. Je laissai échapper un gémissement et me roula sur le côté.
Au bout de quelques minutes, consciente qu'en temps normal, j'aurais fini sur les fesses à reproduire ce même geste dans mon lit à peine assez grand pour moi, j'ouvris les yeux. J'étais paniquée, ne reconnaissant ni ce plafond blanc, aux fines moulures, ni le parquet foncé à terre.
De plus en plus paniquée, je me retournai sur le côté, consciente d'être stupide d'attendre un Charlie qui sortirai de nulle part pour m'annoncer que tout ceci était une blague.
Non, définitivement non. A défaut de trouver mon père, j'aperçus une espèce de boule informe, refugiée sous les draps, qui de toute évidence tentait de se préserver au maximum de la lumière de la pièce. Une tête brune bougea légèrement alors que les souvenirs fusèrent en moi.
Alice.
A partir de la, tout s'enchaina dans mon esprit.
Taxi – New- York – Julliard – Rose, Alice – Super Canon. Je secouai la têteafin de chasser toutes ces pensées et de me reconnecter sur l'instant présent.
Assommée par tant de souvenirs je me rallongeai, serrant la couverture contre moi pensant que cela m'aiderait certainement contre la soudaine sensation du mal du pays qui m'avait saisi. Tout était si rapide.
Un bâillement sonore me fit tourner la tête vers l'endroit de sa provenance. A se demander comment une si petite chose pouvait être si bruyante. Elle se frotta les yeux et me lança un grand sourire en m'observant de ses grands yeux dorés encore ensommeillés.
_ "Rappelle moi de penser à fermer ses foutus volets ce soir." Grogna telle rageusement. Elle se gratta l'arrière de la tête en parcourant la pièce des yeux avant de revenir à moi. "Le bonjour à toi colocataire !" S'exclama telle dans un nouveau bâillement. Son changement brusque d'humeur me fit rire.
_ "Jour. Bien dormi ?" Marmonnai-je en couvrant mon visage de mon bras.
_ "Comme un nourrisson. Et toi ?"
_ "Oui. Un peu le mal du pays mais c'est normal après tout." Je vis son visage se concentrer comme si elle pensait à un souvenir lointain.
_ "Moi aussi, je crois." Avoua telle. "Mais ca va passer !" Elle eut un large sourire qui me réchauffa instantanément. Elle consulta sa montre en cuir sur sa table de chevet avant d'écarquiller les yeux. Elle rejeta les couvertures et se releva d'un coup. "Merde !" Souffla telle.
_ "Relax Alice, il n'est que… Je regardai mon réveil. 7h40 ! Merde !" Repris-je. Son rire argentin me parvint aux oreilles même après qu'elle eut fermé la porte de la salle de bain derrière elle. Elle en ressortit une dizaine de minutes plus tard, coiffée, habillée- toute pimpante et souriante- comme à son habitude. Je filai dans la douche avant d'exécuter les mêmes gestes, à la différence que mon reflet dans la glaçe était loin d'être aussi plaisant à regarder que celui d'Alice.
En retournant dans la chambre, je la vis me jauger étrangement de la tête au pied. Avais-je remis mon pyjama ?
_ "Qu'y a-t-il ?" Demandai-je intimidée. Elle se reprit et glissa sa paire de chaussons de danse dans un sac bleu électrique.
_ "Fais moi penser, dans un futur proche, à aller faire du shopping de toute urgence." Je m'examinai. Un tee shirt blanc en lin et un jean droit. Une allure plutôt innocente en soi. J'haussai les épaules.
_ "Bon ! Et si nous allions petit déjeuner ?" Lança telle tout sourire. J'acquiesçai avant de chausser une paire de tennis blanches.
(…)
_ "Par quoi commences-tu aujourd'hui ?" Interrogeai-je alors que l'on marchait en direction du self.
_ "Hum. Danse contemporaine avec Mme Phills. Toi ?"
_ "Je débute avec un dénommé Mr. Adamson, chargé d'évaluer notre niveau, il me semble."
_ "A peine un jour ici que ça me snobe déjà !" Une voix claire, mais forte qui imposait le respect. Tout comme sa propriétaire d'ailleurs.
_ "Oh, Rosalie, désolée." Je m'excusai avec un sourire. Je remarquai qu'une autre fille, de quelques centimètres plus petite que Rosalie se trouvait à coté d'elle. Elle était d'une blondeur semblable à celle de Rosalie. Ses yeux marron nous observaient d'un air hésitant.
_ "C'est rien. Je vous présente Kate, ma colocataire, je vous en aie parlé hier."
Je la saluai poliment.
_ "Tes sandales ! Collection printemps/été 2010 Vanessa Bruno non ?" S'extasia Alice en observant d'un air pas très rassurant la paire de chaussure de la pauvre Kate qui heureusement ne tarda pas à lâcher un petit rire en acquiesçant. "Magnifique." Continua le lutin fou à côté de moi.
Elles se mirent à épiloguer sur de nombreuses collections dont je ne connaissais rien. J'entre aperçus des noms comme « Chanel » ou « Yves Saint Laurent » qui ne m'étaient pas inconnus.
Après avoir descendu les trois étages et traversé les bâtiments jusqu'à l'aile droite, nous débouchâmes dans la longue et large pièce qu'était le self.
Un concentré de brouhaha de centaines d'étudiants. Affamés. Euphoriques. Je vous laisse imaginer…
On opta finalement pour une table un peu en retrait sur le côté droit. J'observai les gens autour de moi et ne put m'empêcher d'être stressée. La foule m'avait toujours rendu nerveuse. Comique n'est – ce- pas, si on prend en compte le nombre de fois qu'un violoncelliste doit se produire devant un public ?
En fait avec le violoncelle, c'était différent. Dès que mes doigts entraient en contact avec l'archet pour produire le premier son, j'étais seule. Il n'y avait plus que moi, mon instrument, et la mélodie que j'étais capable de reproduire plus ou moins bien. On m'avait souvent parlé d'un état de transe dans lequel je rentrais quand je jouais. Ca m'a toujours surpris. La voix d'Alice me fit revenir à l'instant présent.
_ "Oh regardez ça, c'est Angéline Britman. Une troisième année, il me semble. Cette fille danse avec une telle grâce qu'elle est agréable à regarder même durant l'échauffement. "Chuchota Alice d'un air fasciné.
_" Et Victoria Morrison. "Présenta Rose à son tour une rousse quelques tables plus loin. "Je ne sais pas ce qu'elle fait encore ici, j'ai entendu dire qu'on lui avait proposé un rôle pour le nouveau film de David Cronenberg. Une future perle du grand écran m'a-t-on dit."
Sa dernière phrase arracha un sourire à Kate.
_ "Je ne sais pas vous, mais moi tout ce talent ça m'écœure." On rit et commençai de rapides présentations sur chacune histoire de se connaître mieux. Si j'avais bien retenu Alice venait de Jacksonville. Elle vivait avec ses deux parents et était fille unique à son plus grand malheur.
Rosalie avait vécu dans une petite ville sur la côte en Californie avec son frère Jasper qui étudiait également dans cette école en troisième année. Je me sentis mal lorsque j'appris que leur parents étaient morts dans un accident, il y a des années. Ils vivaient avec leur tante maintenant.
Et Kate, qui arrivait de Chicago. Elle était issue d'une famille nombreuse et rêvait depuis sa plus tendre enfance de devenir comédienne.
_ "Ou habites tu Bella ?" Interrogea Rosalie.
_ Forks. Une petite bourgade dans l'Etat de Washington ou il y a autant d'habitants qu'il y a eu de jours de soleil depuis la découverte des Etats-Unis. Soufflai-je. Je vis avec mon père."
_ "Et ta mère ?"
_ "Mes parents ont divorcé il y a longtemps. Elle s'est remarié et vit près de Phoenix."
En parlant de père. N'avais-je pas oublié comme une idiote de l'appeler depuis mon arrivée à New-York ? Et ma mère ? Ils devaient être fous d'inquiétude ! Je reculai brusquement ma chaise m'attirant le regard surpris des trois filles.
_ "Je suis désolée mais je dois aller appeler mon père, j'avais oublié et il doit être plus qu'inquiet ! "Annonçai-je en prenant mon plateau d'une main.
_ "Il est 8h20 passé Bella, les cours commencent dans moins de dix minutes." M'informa Alice.
_" Je sais, je me dépêche. Ne m'attendez pas, on se retrouve à midi d'accord. "Je n'attendais pas leur réponse et filai en dehors du self. Je ne devais ressembler à rien comme ça, courant dans les couloir à la manière d'une folle mais ce n'était pas mon soucis majeur.
Comment avais-je pu oublier un détail si important ? J'entrai en furie dans a chambre. Etant une personne qui utilisait peu le portable, celui était resté sagement dans mon sac depuis la veille. Je me précipitai dessus et regardai machinalement.
25 appels manqués. 25 ? Je rappelais de suite le dernier numéro enregistré et tombai après la deuxième tonalité, sur la voix haletante de mon paternel.
_ "Bella ?" S'écria la voix de mon père au bout du fil.
_ "Papa !"
_ "Tu… Tu…"Bégaya t-il sous l'émotion." Tu te rends compte de la peur que tu m'as faite, Bella ? Je te laisse un jour et voila ce qui arrive !"
_ "Je suis vraiment désolée de ne pas avoir répondu plus tôt. M'enfin tu me connais, je suis tête en l'air et je déteste le portable." Je plaidai ma cause alors que je l'entendais marmonner des choses qui ressemblait à « jamais du la laisser partir » « Inconsciente ». Je levai les yeux au ciel. "Calme-toi ! Je vais bien. "Je l'entendis soupirer fortement avant de reprendre d'une voix plus calme mais crispé.
_ "Quels sont les nouvelles ?" Je soufflai.
_ "Tout va bien, je partage la chambre avec une fille de mon âge. Et j'ai fait la connaissance d'une autre fille adorable également. Heureux ?" Ironisai-je. "Bon papa je dois te laisser, sinon je vais être en retard pour mon premier cours ce qui serait la dernière chose que tu voudrais n'est ce pas ?"
_ "Bien sûr, bien sûr. "Rétorqua t'l d'une voix absente et préoccupée. "Appelle-moi ce soir, Bella."
_ "Oh et papa ? Pourrais-tu te charger de rassurer maman sur le fait que je ne me suis pas morte à l'aéroport ou durant le trajet? Je n'ai pas le temps et elle doit être aussi préoccupée que toi."
_ "Ne ris pas avec ça, Bella ! C'est loin d'être comique ! Bon, c'est d'accord, bonne journée. Et tu m'appelle cette fois !" J'acquiesçai en souriant et raccrochai, je savais qu'il coutait beaucoup à Charlie de me laisser partir si loin. Il avait tendance à faire dans la surprotection quand il s'agissait de moi.
Je consultai ma montre et écarquillai les yeux. Je me saisis de mon violoncelle et partis aussi vite que j'étais arrivée. Je courrai à bout de souffle. Bâtiment Nord. Ces la que les musiciens de première années d'instruments à cordes devaient se présenter.
Je le trouvai enfin quelques minutes plus tard, et eut la satisfaction de constater que tout le monde n'était pas encore ici. Nous n'étions pas très nombreux. Les instruments à corde frottée ne devaient pas intéresser beaucoup de monde ma foi. Nous étions dans une pièce regroupant diverses instruments allant du piano à la guitare en passant par le violon. Il y avait une estrade en bois clair sur le devant de la pièce.
Un homme d'une cinquantaine d'années entra précipitamment. Il était habillé d'une chemise noire, et arborait par-dessus une veste de velours feutré, de couleur miel. Ses cheveux étaient impeccablement tirés en arrière et la première chose qu'il fit après avoir refermé la porte fut de nous vriller tous d'un regard indéchiffrable. J'avas l'impression qu'il nous sondait avec ses prunelles d'un bleu prussien. Et malgré je ne pus m'empêcher d'apprécier cet homme.
Il avança dans la pièce d'un pat trainant et lâcha sa pochette par terre qui s'écrasa sur le sol.
_ "Sachez, jeunes gens, que je ne tolère pas le retard. Si vous n'êtes pas synchronisé dans la vie, j'ai du mal à voir comment vous pourriez l'être dans un orchestre ou même en solo. Ceci étant dit, je me nomme Orson Adamson. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, je suis celui que vous allez certainement détester cette année. Bien que les épreuves d'entrées que vous avez passées il y a quelques mois sont supposées avoir sélectionnés les meilleurs, sachez que vous n'êtes actuellement qu'à 40 % de vos capacités. Mon travail, est de vous amener jusqu'à cent pour cent, pour ceux qui y arriveront. Et pour cela, sachez d'ores et déjà que vous allez jouer, jouer et encore jouer jusqu'à que votre instrument deviennent votre troisième bras. Jours et nuits s'il le faut."
Le silence se fit après se discours. Je n'étais qu'à demi étonnée. Il nous fit tous asseoir sur les chaises du fond.
_" Bien. "Continua t-il en nous examinant chacun attentivement. "A l'entente votre nom, vous vous asseyez et vous jouer quelque chose." Il ramassa sa pochette et en sorti une liste. Un bruit de stupéfaction retentit dans la salle. Je déglutis difficilement.
_ "Judith Abbott." Appela Adamson. Une petite brune à côté de moi inspira avant d'aller s'asseoir sur l'estrade en face de nous. "Judith, Violon, Biloxi." Se renseigna t-il. "Quand tu veux."
Elle souffla et décrocha un premier son. Pur. Aérien. Je reconnus de suite la sonate numéro 4 pour violon d'Eugène Ysaye. C'était un choix difficile. Et je ne pus qu'être impressionnée quand je la vis enchainer les notes à la folle allure que ce morceau l'exigeait. Son archet grattait les notes de manière puissantes et en dégageait pourtant un son si clair.
Je restai subjugué par le son que ses doigts grattant les cordes arrivaient à produire. Quelques minutes plus tard, elle termina l'air sur une longue note plaintive et laissa retomber ses épaules.
Adamson leva les yeux vers et hocha simplement la tête et invita la violoniste à retourner s'asseoir. Il appela un autre nom. Puis un autre. Je repérai un altiste qui était vraiment doué. Il arrivait à sortir de son alto des sons incroyables. Pour un instrument qui produit des notes très graves en général.
Je remarquai que nous n'étions que trois violoncellistes. Vint mon tour.
_ "Isabella Swan, Violoncelle, Forks." Je me plaçai sur l'estrade, tenant de ne pas regarder toutes ces paires d'yeux qui allait d'ici quelques secondes m'analyser e me juger sous toutes les coutures.
Je plaçai mon instrument bien entre mes jambes et inspirai. J'avais décidai d'interpréter la très connu suite pour Violoncelle de Bach. Une source sûre. Pensai-je.
Première note.
Lente.
Je la suspends. Encore, encore.
Et la laisse retomber avant d'enchainer. Ma main travaille les cordes, et mon archet produit des sons qui me surprennent moi-même.
Je ferme les yeux et me laisse aller à la musique que je sens m'envahir. Je ne fais qu'alterner entre grave et aigue. Et cette sensation qui revient, je me sens tirée par le nombril lorsque j'arrive au passage qui ressemble à un duel de notes. Une bataille qui monte, monte.
Enfin, je laisse retomber le tout dans un son aussi pur que je le peux. Je rouvre les yeux pour les dernières secondes de cet air si aérien.
Le silence. Je ne su dire si les gens avaient apprécié car le silence régnait. Un mince sourire qui y ressemblait à peine d'ailleurs de la part d'Adamson. Je n'étais même pas sûre que c'en fut un puisque la seconde d'après il a retrouvé son air impassible.
(…)
_ "Je suis morte !" Souffla Alice qui retomba épuisée contre sa chaise. "Je ne tiendrais jamais !" Je ris.
_ "Alice fatiguée ? Alléluia !" Elle me retourna un regard ironique. "Ils ont vraiment du mettre le paquet." Ris-je.
_ "T'es à des kilomètres de la vérité ! Et toi ?"
_ "J'ai passé deux heures avec Adamson. J'ai interprété du Bach et … Je… je crois que ça a plu. Après j'ai eu eux autres heures à travailler du Chostakovitch avec Ryan Davy." Mais elle ne m'écoutait plus, sa tête suivit le mouvement d'une blonde qui passait à coté de notre table. Elle grimaça.
_ "Qui-est-ce ?" Demandai-je.
_ "Lauren Mallory." Railla telle. Ma bouche forma un « O » Il me semblait qu'Alice l'avait déjà mentionné. "Une fille de mon groupe de classique que j'avais eu la chance d'apercevoir le jour des auditions d'entrée. Une vraie peau de vache !" Fulmina telle. "Fais moi confiance, évites tout contact avec cette fille !"
_ "Je veux bien te croire." Je penchai la tête et regardai cette Lauren assise plus loin avec quelques unes de ses amies. Elles riaient fort, en montrant du doigt certains malchanceux. J'haussai les sourcils.
_ "Salut la compagnie." Arriva Rose, en posant son plateau, elle s'assit à côté d'Alice. Kate la suivait de près ainsi qu'un autre garçon.
_ "Hum, voici Garrett, il est avec moi en cours. Ca ne vous dérange pas qu'il s'installe avec nous ? "Demanda Kate d'un ton jovial.
_ "Non, bien sûr. "Sourit Alice. Elle les regarda s'installer en souriant. Je levai les yeux au ciel. Je lui filai un coup de pied léger sous la table. Elle étouffa un petit cri et se retourna vers moi, outrée avec un air qui disait « Toi, tu ne payes rien pour attendre »
_ "Merci c'est sympa." Sourit Garrett en prenant place.
Rosalie, Kate et Garrett nous détaillèrent un peu leur matinée. Apparemment les profs se plaisaient à effrayer les élèves de première année en leur annonçant clairement l'immense travail qui les attendaient.
Au bout d'un moment je vis Rosalie arborait un sourire carnassier.
_ "Alice ?"
_ "Hum ?" Grogna celle-ci en mâchouillant sa pomme.
_ "C'est pas toi qui voulais rencontrer mon frère ? Il arrive. "Alice manqua de recracher tout ce qu''elle avait dans la bouche et se pencha en avant comme si ce geste pouvait la faire disparaitre.
_ "Il arrive comme dans… Il arrive maintenant ?"
_ "Coucou Rose." Retentit une douce voix de derrière moi. Il marcha en direction de sa sœur. La première chose que je remarquai après sa grande taille fut sa blondeur. La même que ça sœur. Une jolie couleur dorée. Il était vrai que les deux se ressemblait d'ailleurs étrangement, de cette beauté presque irréelle qui donnait envie de taper du pied en se demandant pourquoi la vie est si injuste.
Sa bouche fine aux lèvres rosées s'étira en un sourire impeccable. Il se pencha et déposa un baiser sur sa tempe.
_ "Salut, Jazz." Claironna Rosalie. Je pus voir à travers les yeux de Rosalie qui s'étaient soudain illuminés qu'ils avaient beaucoup d'affection l'un pour l'autre. Je jetai un œil à Alice pour m'assurer qu'elle était toujours vivante. J'avais des doutes étant donnée la paralysie dont elle était saisie. Ses yeux étaient fixé sur Jasper qui ne se rendait compte de rien.
_" Ca va ?" S'inquiéta t-il auprès de sa sœur qui avait remarqué l'expression d'Alice et qui ne pouvait s'empêcher de rire.
_ "Super et toi ? Cette nouvelle rentrée ? Pas trop dur de se coltiner tous ces premières années excités ?" Il laissa échapper un rire.
_ "Il n'y a pas si longtemps, ma foi j'en étais un."
_ "Que je te présente. Voici Kate et Garrett." Ceux-ci lui lancèrent un signe qu'ils leur renvoyèrent." Bella et enfin Alice."
_ "Bonjour. "Souris-je. Il me lança un signe de tête et se tourna vers Alice. Voyant qu'elle ne réagissait pas, je réutilisais mon pied. Elle se reprit.
_ "Heu, bonjour. Je suis Alice !" Il eut beau sourire devant son empressement il n'empêche qu'elle lui lança un tel sourire que je doute qu'il se moque d'elle longtemps. Aussi gentiment que cela fut.
_ "Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre. Jasper." Elle fit la moue, charmée. Il rompit le contact, laissant Alice sur sa faim.
_ "Tu es tout seul Jazz ?" Il se retourna vers Rosalie.
_ "Non, non je suis là bas, avec les autres."
_ "Les autres ? Ne me dit pas qu'il y a … ?"
_" Si, Rose. Emmett est la. Avec Alec et Jane et Edward. Bon je vous laisse, Rosalie peut être qu'on pourrait tous se rejoindre la prochaine fois non ?"
_ "Et manger avec cet énergumène ? Non merci !"
_ "C'est ça. A tout à l'heure, Rose." Il caressa le haut de sa tête et repartit aussi vite qu'il était venu.
Je le suivis des yeux et le vit s'asseoir à une table opposé, avec quatre autres personnes. Je les distinguais mal pourtant il ne me fallu qu'un seul coup d'œil pour le distinguer. Celui aux yeux verts perçants. Il était la, avec ses cheveux cuivrés arborant un sourire en coin en regardant un autre gars à la carrure imposante en face de lui.
Je sentis une douce chaleur m'envahir. Il était réellement à se taper les fesses par terre. Certes, j'avais l'air fin moi maintenant à me foutre d'Alice.
_ "Qui est cet Emmett que tu ne veux pas voir Rosalie ?" Demandai-je en me retournant vers ma table. Son visage se ferma et elle éluda la question d'un geste de la main.
_ "Personne d'important… C'est juste un ami de Jasper…"
_" Ah Jasper… "Souffla Alice. Cela fit rire tout le monde à table. Rosalie retrouva le sourire.
_ "N'est-ce-pas ?"
_ "Dommage que je me sois ridiculisé, il doit me prendre pour une de ces groupies en chaleur."
_ "Pas trop loin de la vérité. "Chantonnai-je. Elle me fusilla du regard.
_ "Alice, mon frère est dur à séduire, il faut que tu le saches. Il n'est réellement sorti avec seulement deux filles."
_ "Réellement sorti ?"
_" Oui." Avoua telle avec une moue. "Disons qu'il n'est pas… il est plutôt partisan des relations courtes."
_ "Courtes comment ?"
_ "D'une nuit. "Lâcha telle. Au bout de quelques secondes, Alice rit.
_ "C'est ridicule. Tu me dis ça comme si j'avais prévu de me marier avec ! J'avoue qu'il est très beau et a l'air très gentil, mais je ne le connais pas, je disais ça comme ça." On échangea un regard avec Rosalie.
_ "Alors tant mieux." Conclut Rose d'une voix douce. Peu de temps après Kate et Garrett se retirèrent. On ne tarda pas à faire de même et flânai dehors le temps que les cours reprennent.
L'après midi fut intense mais très instructif. On pratiquait beaucoup et j'adorai ça. Le soir fut vite venu et après un repas copieux avec les filles, je décidai de m'exercer encore alors qu'elles montèrent en haut. Je les saluai et me dirigeai vers les salles de musique.
Elles restaient ouvertes jusqu'à 21h00 me semblait-il. Je m'assis sur un petit tabouret dans la pièce vide et insonorisée. Je posai les partitions devant moi et commençai à travailler le Chostakovitch. Sans m'en rendre compte j'y passais une heure. C'était toujours ainsi, je ne voyais pas le temps défiler quand je jouais. Je m'arrêtai pour me détendre les doigts et soufflai un coup avant de reprendre une dernière fois.
Transportée, je l'étais.
Je m'arrêtai cependant lorsque j'entendis un bruit venant de l'entrée. Prudemment je levai les yeux.
Inconsciemment je retins ma respiration. Il se tenait là, accoudé au mur me fixant de ses prunelles vertes déconcertantes.
_ "Continue, s'il te plaît." Il avait dit ça calmement d'une voix douce qui m'incendia. Je sentis mes joues devenir feu mais par je ne sais quelle force je saisis mon archet.
Je repris à partir du moment où je m'en étais arrêté. Alors que je jouai, j'essayai de passer outre son regard bloqué sur moi. Je terminai du mieux que je le pu.
_" C'est fini." Murmurai-je. Alors qu'il se décollait du mur et marchai vers moi, j'en profitai pour le détaillai.
Il était réellement l'homme le plus magnifique sur lequel j'avais eu la chance de poser les yeux. En dehors de ces yeux irréels, sa mâchoire carrée, ou sa fine musculature que l'on percevait sous sa chemise blanche, il avait un charme incroyable. Le genre de personne capable de vous imposer le respect d'un regard.
Il était troublant. Déroutant. Et tout un tas d'autre adjectif. Il s'arrêta à un bon mètre de moi.
_ "Tu es la première personne que je vois interpréter du Chostakovitch de cette façon."
_ "Hum, merci ? "Hésitai-je ne sachant si c'était un compliment. Il sourit.
_ "Désolé de t'avoir déranger, je viens m'entraîner le soir parfois aussi et quand j'ai vu que quelqu'un jouais déjà… Mais c'était indiscret."
_ "Oh, ça ne fait rien. Tu joues du violoncelle ? "Me risquai-je.
_ "Piano. "Je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil à ses doigts.
Pianiste, oui. Bella Swan, retires ces pensées de ton esprit tout de suite.
_ "Tu es en première année n'est-ce- pas ?" Reprit-il toujours de cette voix si sensuelle. J'acquiesçai. Je lui retournai la question. "Non, troisième."
Mes joues devinrent plus rouges encore, si cela était possible. Il dut le remarquer car il haussa les sourcils avant de lancer son fameux sourire en coin.
Je me levai maladroitement et commençai à ranger mon instrument et mon archet dans leur étui.
_" Je te laisse la place. "Informai-je. Il acquiesça. Je me retournai avant de l'entendre me héler.
_ "Avec tout ça j'ai oublié de me présenter et de te demander ton nom."
_ "Bella. Swan. En fait c'est Isabella, mais je n'aime pas particulièrement, c'est trop formel. Enfin bref, juste Bella. "Je m'empourprai. Débile.
_ "Enchantée, je suis Edward. Edward Cullen."
Et voila ! Impressions ? Réactions ?
J'attends tout ça dans vos Reviews qui me font si plaisir ! En espérant que le chapitre vous ait plu, votre Jasinette !
