A Cello for a Piano.

Bonjour à tout le monde! Je suis ravie de vous retrouver en ce début d'air glacière ( Si, si, pour moi 4 degré c'est la pôle nord, je suis allergique au froid ! )

Nous sommes mi Novembre et je poste tout juste mon septième chapitre. Alors oui je pourrais tout à fait m'excuser à nouveau... Mais ce serait tout à fait cliché non? :D Et je ne peux pas vraiment m'excuser de perdre l'inspiration durant quelques temps, ça arrive :S

Passons, l'important c'est que le chapitre soit là !

Je voudrais vraiment vraiment ( Allez encore une fois) VRAIMENT, vous remerciez pour toutes ces reviews laissées! Je crois que vous vous êtes surpassés et ça me touche sincèrement. Je lis chacune d'entre elle avec la pus grande attention et en ressort avec la banane. Encore une fois merci de mon coeur d'amateur d'écriture. Après ces petites lignes sont la seule récompense qu'un auteur de FF peut récolter donc je ne peux que vous encourager sur cette voie! * grand sourire *

Au fait, vos hypothèses m'ont fait franchement rire! Contrairement à ce que je m'attendais vous avez été nombreuses à séléctionner l'hypothèse 3 savoir: Bella fait disparaitre Angéline et se garde les deux canons pour elle! Bande de perverses! Ça vous tenterait hein, un petit plan avec Edward et Nahuel ? *Haussement de sourcil suggestif* A part ça j'ai remarqué que vous vous êtes tous plus ou moins accordés sur le fait qu' Angéline doit mourir... Étrange hein? :p

Sinon, j'ai vu que Twilight 4 était sorti! Haha, moi qui avais moyennement apprécié le livre je me tâte pour aller le voir... Vos réactions par rapport au film? :/

Je réponds rapidement aux reviews anonymes ( que j'adoooore aussi) et je vous laisse à votre lecture ! )

4U: Tu m'étonnes ! Alalala vous et vos esprit trop imaginatifs pour votre propre bien!

elo: Une phrase d'Ayem ? Dans ma fic ? Non mais, non mais... N'importe qu.. Oui bon, ok xD Tu m'as eu!

La: Tant mieux, ça me fais plaisir! Merci à toi de prendre le temps de me laisser un si gentil commentaire !

Lo: Oui tu as raison, la jalousie d'Edward étant sans limite ça serait très intéressant à exploiter! :)

Roose: Eh bien que dire à part merci? Je suis ravie que l'histoire et mon écriture te plaise! Tant mieux si tu aime la musique parce qu'il va y en avoir! ^^

TalOch: Merci! Oui ne t'en fais pas, je vais jusqu'au bout!

vive la suite: Merci beaucoup, voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant :)

ENJOY !


CHAPITRE 7.

We searched Love in this Hopeful place.


_ "Au fait Swan ?" Demanda celle-ci d'un air suspicieux alors que j'ouvrais les yeux. Ce ton n'indiquait généralement rien de bon. "Pourquoi est-ce que le type du bar de la dernière fois est venu me trouver pour me dire que ton anniversaire était dans deux jours ?"

J'écarquillai les yeux.

_ "Quoi ?" Alice bondit de son lit.

Je vais le tuer !

… Tout un tas de tortures sadiques et lentes germèrent dans mon esprit avec pour principal acteur cet idiot de Nahuel ! Et puis, c'était quoi ce prénom pourri là ? Quand je relevai les yeux et croisai le regard impatient et progressivement furieux d'Alice, je déglutis. Pour l'instant Swan, c'est toi qui es menacée par la torture. Je déglutis. Je me concentrai, mes yeux regardant tous les objets de cette pièce pour trouver une échappatoire !

Réfléchis, réfléchis, réfléchis… Cerveau en éruption ! *

_ "Alice s'est battue avec une pimbêche !" Lançai-je sans me rendre compte. Je fus fière de moi quand je vis la brune perdre son sourire. Ce fut au tour de Rosalie de se tourner vers elle, les yeux plissés.

_ "Quoi ?" S'insurgea Rosalie alors que mon sourire grandissait et qu'Alice baissait les yeux.

_ "Et Jasper est celui qui l'a secourue !" Crus-je bon de rajouter, réjouie, alors que le lutin me foudroya du regard. Le regard de Rosalie vagabondait entre nous deux. Puis elle sembla comprendre quelque chose.

_ "Attends Swan, tu as cru que ça allait détourner le sujet ou je rêve ?" Je blêmis alors qu'Alice arbora un sourire vainqueur. "Mais ne te réjouis pas trop toi." Prévint-elle Alice, "toi aussi tu dois t'expliquer. Bon alors, Bella ?

_ Oui, Swan." Accentua Alice. "Raconte-nous un peu comment ça se fait que tu n'aies pas mentionné ce léger détail.

_ C'est vrai." Surenchérit Rosalie de mèche avec la brune. "Après tout ce n'est que ses dix huit ans…" Elle haussa les sourcils avec une mine nonchalante sur jouée à Alice qui accueillit la mimique avec le même air détaché.

_ "Pas de quoi en faire un drame, en somme." D'un même mouvement, leurs visages perdirent toute forme de gentillesse et se fermèrent en reportant leurs attentions sur moi alors que j'ouvrais la bouche pour répondre. Rosalie haussa un sourcil tandis que je bafouillai.

_ "Ok, ok !" Admis-je brusquement. "J'avoue que j'aurais préféré que vous ne soyez pas au courant !" Voyant qu'elles s'apprêtaient à protester, je les coupai. "Déjà, il y a trois heures à peine, j'avais complètement oublié, c'est ma mère qui me l'a rappelé !" Elles se calmèrent un peu. "Deuxièmement, mon anniversaire… Ca n'a jamais été synonyme de bon souvenir, voilà tout." Finis-je, la mine fermée.

La minute qui suivit fut silencieuse. Puis j'entendis Rosalie soupirer.

_ "J'imagine que tout le monde a ses secrets." Me dit-elle en posant une main sur mon épaule, un sourire compatissant. Je l'en remerciai intérieurement.

_"... Et c'est tout ?" S'offusqua Alice. "Je t'organiserais une soirée, que tu le veuilles ou non et avec ou sans l'aide de Rosalie." Fit-elle têtue. "Foi de Brandon !

_ Ah mais je vais t'aider, rassure-toi !" Garantit Rosalie, qui fronçait le nez devant le trop plein d'énergie d'Alice. Elle leva les yeux au ciel quand celle-ci entama en dansant sur place, à énumérer le lieu ou l'on pourrait faire ça, l'heure, le nom des gens qu'elle pourrait inviter… Je n'en connaissais pas dix ! En un mot ?

OMG.


L'enfance avait un goût d'insouciance. C'était l'aube de nos vies, le prélude d'une aventure où nous n'avions pas encore conscience de toutes ces merdes qu'étaient le chômage, la famine ou l'endettement. Nous évoluions dans une bulle protectrice des désagréments de la vie.

Pour ma part, le temps où j'avais été autorisée à être frivole et légère fut largement écourté. Etait-ce pour cela au final qu'on me qualifiait souvent d'introvertie ? Je l'ignorais.

La réalité m'avait frappée de plein fouet. Elle m'avait expulsée de ma bulle à grands coups de pieds à un moment qui selon moi était soit trop tôt ou trop tard. J'avais goûté à l'insouciance pour me la voir retirer aussi sec.

J'avais 10 ans quand pour la première fois j'ai entendu le mot cancer. Ni à la télé, ou à la radio. Mais de la bouche de mes parents qui tentaient de m'expliquer de quoi maman était malade. Cela avait été dur à admettre. Il était agréable de croire que si je faisais comme si elle n'était pas malade, elle ne le serait pas. Bien sûr, j'avais tort. Nier quelque chose ne la rendait pas moins existante pour autant.

Mais le plus difficile restait encore l'impuissance dans laquelle je me trouvais. Assister, impuissante, à la longue descente aux enfers de ma mère et de notre famille.

Pourtant et malgré toute la haine que je pouvais éprouver à l'égard du cancer, je ne pouvais m'empêcher de songer que sans lui, jamais je n'aurais débuté le violoncelle. Quand bien même j'aurais voulu apprendre, jamais je ne n'aurais atteint un tel niveau, ni joué avec un tel acharnement s'il n'y avait pas eu la maladie, je le savais.

J'étais en colère contre tout et tout le monde : contre ma mère, son médecin, l'homme pour qui elle avait quitté mon père Phil, la seule cigarette qu'elle prenait à Noël, les verres de vins qu'elle buvait occasionnellement, contre moi. J'aurais préféré mourir. A sa place.

Pourquoi avait-il fallu que ça tombe sur elle alors que tellement de gens horribles dehors le méritaient ? C'était mal et injuste de penser ainsi, je le savais. Mais puisque j'étais humaine autant profiter des nombreux défauts que ce cachet m'accordait automatiquement, non ?

J'avais accumulé tellement de colère en moi, tellement de frustration, de peine, que je doutais qu'il existe quelque chose capable d'extérioriser cela. Pourtant, ma mère avait su. Comme toujours, elle avait su ce dont j'avais besoin et c'est ainsi que j'avais trouvé pour la première fois sur mon lit, l'instrument alors que je rentrais de l'école.

Il m'avait fascinée. Littéralement. Il semblait puissant et antique. Majestueux. Et quand je faisais glisser l'archet sur les cordes, il dégageait un son fascinant, presque humain. Bien sûr, j'avais également pris des cours. Je pouvais y passer des heures et des heures. Il criait la peine que j'étais incapable de faire sortir. Parfois j'avais envie d'hurler à la mort et il le faisait pour moi, si bien qu'il était devenu un membre à part entière de mon corps.

Mon professeur, à l'instar de mes parents avait été surpris de voir la passion avec laquelle j'étais capable de jouer, et la vitesse à laquelle je progressais. Mary, mon professeur de l'époque disait souvent que c'était inné chez moi, comme un troisième bras.

A l'occasion de l'anniversaire de mes onze ans, toute la famille s'était réunie à Phoenix. Et à la demande de ma mère, j'avais joué devant tout le monde. Elle avait souri tout le temps que ça a duré. D'encouragement, de fierté et d'une nostalgie que je n'avais pas compris sur le coup. A la fin du morceau, celle-ci s'était écroulée sous mon air choqué. Et j'avais alors compris pourquoi j'avais vu tant de tristesse dans ses yeux. Elle avait lutté pendant toute la durée du morceau. Le reste était flou. Il y avait eu des cris, du mouvement, des ambulanciers, et moi je restai immobile alors que tout autour de moi bougeait.

Quand j'ai repris contenance, j'ai détesté deux choses que j'avais associées à la rechute de ma mère : le violoncelle, et le surplus de gens qu'avait engendré mon anniversaire.

Je ne mis pas longtemps avant de ne pas pouvoir me passer du violoncelle.

Mon anniversaire en revanche…

Je sentis un poids m'écraser violemment suivit d'un deuxième me faisant gémir de douleur.

_ "Bon Anniversaire !" Crièrent en cœur mes deux amies dont je voyais, à travers mes yeux endormis, le sourire large.

Elles avaient dû me casser quelque chose. Je grognai.

_ "Allez-vous en…" Marmonnai-je en essayant de mettre mon visage dans l'oreiller.

Alice sautilla sur moi.

_ "18 ans ma belle !" Hurla-t-elle en riant à mon oreille. Je me redressai légèrement en riant malgré moi.

_ "Tu te sens… Comment ?" Ricana Rosalie en s'appuyant sur ses mains. Alice cala son dos contre le mur et posa ses jambes sur les miennes encore recouvertes par la couverture. Rosalie s'allongea sur le ventre.

_ "Tellement différente d'hier, tu peux pas savoir." Je levai les yeux au ciel alors qu'elle me frappa le bras. Je me rappelai rapidement de la scène d'avant-hier encore tout fraîche dans ma mémoire. "Vous avez une idée de quoi faire ce soir ?" Interrogeai-je en me frottant les yeux. (pas d'espace là)

_ "On en parle au déjeuner ! Maintenant debout, on a une journée chargée devant nous !" S'exclama Alice en se levant.

Elle entraîna Rosalie par le bras, en lui lançant un regard significatif après lui avoir glissé un mot à l'oreille. Je plissai les yeux alors qu'elles me renvoyèrent de grands sourires.

_ "C'est quoi ces messes basses ?" Ajoutai-je, suspicieuse. Elles se regardèrent, faussement étonnées avant de se retourner vers moi.

_ "C'est ton anniversaire qui te rend paranoïaque ?" Plaisanta Rosalie, l'innocence incarnée.

_ "Quelle bonne actrice !" Ironisai-je en me levant. "Juste un conseil étant donné que vous connaissez ma susceptibilité concernant ce jour-là, maintenant, à moins de vouloir ajouter vos deux noms à celui de Nahuel sur la liste des personnes à tuer, pas de coups fourrés !" Les prévins-je en les pointant du doigt.

La brune prit un air choqué et vexé.

_ "Quelle image t'as de nous !" Aussitôt, elle me fit un grand sourire et à travers celui-ci je n'eus aucun mal à voir une Alice âgée de 5 ans jouant de ses charmes pour voir ses caprices se réaliser sans mal.

Je levai un sourcil et leur fit signe avec mon index et mon majeur que je les surveillais. Après avoir secoué la tête je partis m'enfermer dans la salle de bain alors que j'entendais leurs chuchotements et leurs rires. Je me déshabillai et entrai dans la cabine de douche.

L'eau me fit du bien. Elle détendait mes muscles et apaisait mon esprit.

Bien sûr, cela était vrai depuis toujours. Du moins avant que mon esprit pervers ne commence à imaginer à quoi une douche avec un certain pianiste pourrait ressembler. Là, la douche devenait plus une torture qu'un soulagement.

Ah ! C'était infernal ! Je ne faisais que ça ! Penser à lui ! Tout le temps. Le jour, la nuit, à la cafétéria, quand je lisais un livre…. Même quand je jouais ! Et ça c'était inadmissible.

Je ne me reconnaissais tellement pas. Personne jusqu'ici ne m'avait fait tourner la tête. Et ce petit prétentieux d'Edward, ce n'était pas la tête qu'il me retournait, c'était mon monde ! Mes habitudes, ma personnalité ! Ces yeux m'avaient retourné le ventre, complètement.

Et c'était mal dans le sens où j'étais parfaitement consciente qu'une fille comme moi ne pourrait jamais l'intéresser. Pas dans le monde réel en tout cas. Je ne pouvais même pas blâmer sa copine, puisque le fait qu'il ne soit pas célibataire ne changeait rien au fait qu'il ne pourrait jamais vouloir de moi.

Je soupirai et sortis de la cabine de douche avant de m'enrouler dans ma serviette chaude et moelleuse. Je l'enroulai sur moi puis rencontrai mon reflet dans le miroir.

Lentement, je fis glisser le bout de tissu. Je n'étais pas maigre. Ni grosse. Ni grande, ni petite. Mes cheveux n'étaient pas longs, ils n'étaient pas courts non plus. Mes seins pas gros ou petits, et ma taille ni trop imposante ni trop fine.

J'étais moyenne.

Ce mot résonnait dans ma tête comme une vague qui vient s'éclater contre les rochers.

Tout en moi criait désespérément la banalité. Le moyen. Jamais excessive, toujours au milieu. Il manquait ce grain de folie, cette touche inattendue qui m'empêchait de faire tourner quelques têtes quand je marchais dans la rue. Les gens, particulièrement les hommes, ne s'attardaient jamais sur moi parce que l'on voyait en ma personne ce que l'on s'attendait à trouver. Je n'avais rien de surprenant. Or, le banal est terriblement ennuyeux. Et prévisible.

Je n'avais pas la grâce d'Alice, ou cette témérité qui était incrustée dans ses traits et qui attirait indéniablement. Je ne disposais pas non plus de l'élégance et du charisme de Rosalie qui en imposait. Ni leurs beautés à toutes les deux. Je n'avais pas le naturel et la fraîcheur d'Angéline non plus.

Cela aurait pu être bien dans la mesure où de toutes les manières je détestais avoir l'attention sur moi. Mais…N'aimais-je pas le regard des autres de mon propre chef ou bien parce que j'avais été habituée à ne pas avoir d'attention et m'en étais accommodée ?

Dans un geste furieux, je refermais la serviette sur mon corps au moment où on frappa contre la porte, me faisant sursauter.

_ "Bella, on t'attend dehors avec Rosalie et Kate." Informa-t-elle distinctement avant que je n'entende ses pas s'éloigner.

Je défis le nœud de mes cheveux et ils tombèrent sur mes épaules partiellement bouclés ci et là.

Je glissai mes doigts dedans pour les brosser un peu.

Je croisai mon regard dans le miroir et fronçai les sourcils n'aimant pas ce que j'y voyais. J'haussai les épaules finalement. Heureusement que je n'étais pas une personne pour qui le physique était primordial.


Après de longues heures avec Mme Huffman à travailler ma technique, je me plongeai dans un livre dans la salle commune de mon étage où certains étudiants discutaient et plaisantaient tranquillement entre eux.

Au bout d'un moment, et je soupçonnais la fin de journée d'être responsable de ça, les étudiants se multiplièrent provoquant un fond sonore où il était impossible de se concentrer. Je me levai et sortis de là pour tomber sur les couloirs tout aussi animés. Je me pressai, bousculant quelques corps involontairement dans ma course.

Je me dépêchai de rejoindre la salle de musique vide dans laquelle je me réfugiais souvent. Je me collai dos à la porte en soupirant de soulagement, une fois celle-ci close. L'agitation, ce n'était pas pour moi.

Je montai les quelques marches et m'installai sur une chaise au fond de la salle. Je repris ma lecture calmement en enroulant des mèches de cheveux autour de mon index, dans un geste instinctif.

J'étais tellement prise dans ma lecture que je ne relevai les yeux qu'à l'entente du piano qui se mit subitement à jouer.

Je retins ma respiration.

Il n'était pas dur de deviner de qui il s'agissait vu les cheveux du pianiste. Il entamait à mon plus grand plaisir la valse de Chopin. Opus 69, numéro 2. J'adorais ce morceau. Je posai mes coudes sur mes genoux et mon menton sur mes mains après avoir fermé les yeux pour ressentir mieux encore la musique.

J'aurais presque pu danser, emportée par le rythme du morceau. Je visualisais ses doigts défilants sur les touches et la musique qui en découlait, et les notes qui s'enchainaient à la manière d'une cascade. Edward alternait tellement bien entre puissance et douceur, lenteur et rapidité que s'en était déconcertant. Mais c'est ce qui donnait toute son émotion à la composition.

Quand il eut terminé, je repris vie. Je le vis soupirer et passer une main dans ses cheveux. Ne me dîtes pas qu'il n'était pas content du résultat ?

Il jeta un coup d'œil sur la droite.

Je suivis son regard.

Tous les instruments étaient réunis vers le devant. Seuls sur l'estrade, trônaient un violon et un violoncelle. Instantanément, je rougis. Allez savoir pourquoi ! C'était ridicule d'oser même penser qu'il puisse penser à moi… Je me serais volontiers mis des gifles s'il n'avait pas été susceptible de m'entendre.

Il se reprit et commença un nouveau morceau que je ne pris pas la peine d'identifier. Je me levai, mon livre sous le bras, avec la ferme intention de sortir, sans qu'il me voie. S'il existait une entité divine, faites qu'elle me vienne en aide maintenant à la place de ces dix-huit années d'absence ! Je blêmis à l'idée qu'il me découvre ici ! Ca faisait vraiment… Voyeuse !

Sur la pointe des pieds, je descendis une première marche, me félicitant de ne pas être tombée. Plus que quatre autres, je pouvais le faire ! J'en descendis une à nouveau. Mais bien trop heureuse d'approcher de mon but, je ne fis malheureusement attention à la chaise qui empiétait sur une des marches, que lorsque je me pris les pieds dedans.

Je basculai en poussant un cri, ne pensant plus à Edward, mais seulement à mon futur séjour à l'hôpital. Heureusement, et si on pouvait appeler ça de la chance, la chaise qui m'avait fait tomber et que j'avais emportée, ralentit ma chute et je me retrouvai sur les fesses, en bas des minis escaliers, l'air ahurie. Je clignai des yeux.

Je relevai la tête instinctivement comme pour m'assurer que oui, je venais de me casser royalement la gueule devant Edward Cullen à l'instant même ! Et devinez ? C'était le cas !

Merde. Merde. Merde. Merde. Merde !

Je le regardai. Il me regardait. Ses yeux me parcourait comme si lui aussi voulait s'assurer qu'il ne rêvait pas. Il secoua la tête et se leva du banc, le faisant grincer.

_ "Bella ?" Murmura-t-il d'une voix suave qui m'aurait fait chavirer si la situation n'était pas si critique ! Question rhétorique évidemment à laquelle je ne répondis pas. Il s'approcha en de grandes enjambées. "Est-ce que ça va ?" Demanda-il, inquiet visiblement, en me tendant une main.

Je l'acceptai après avoir rougi furieusement. Comme la dernière fois, je m'électrisai complètement à son contact. Une fois ma main dans la sienne, il me tira en avant, puis saisit mon coude avec son autre bras quand je fus à demi relevée.

Dire que mes joues brûlaient littéralement serait un doux, doux euphémisme.

Il sembla examiner mon visage minutieusement, les sourcils froncés, comme pour vérifier ses dires par lui-même.

_ "Oui… Rien de cassé je crois." Rétorquai-je, tendue.

_ "Tu es sûre ? Tu aurais pu mal tomber. Viens t'asseoir." Il m'entraîna par la main.

_ "Non je vais bien !" Protestai-je, ne souhaitant pas me ridiculiser d'autant plus. Il ne m'écouta pas et me fit asseoir sur le banc. Il lâcha ma main.

"Je te jure que je vais bien, Edward !" Assurai-je. "Je suis habituée à ce genre de… Problèmes !"

Il tira un sourire moqueur.

_ "Quoi, ça t'arrive si souvent de tomber ?

_ Mon manque d'équilibre fait en effet partie de mes passe-temps." Confiai-je hésitante. Il hocha la tête.

_ "Et espionner les gens aussi, ça fait partie de tes passe-temps ?" Lança-t-il avec un air de défi. Je m'offusquai.

_ "Quoi ! Je ne t'espionnais pas !" Me défendis-je en fronçant les sourcils.

_ "Bien sûr que non !" Ironisa-t-il, en se mordant la joue.

_ "Qu'insinues-tu exactement ? Je te signale que j'étais là avant toi !" Dis-je en désignant mon livre. "Donc si on prend les faits chronologiquement…

_ Oui, c'est vrai pourquoi lire dans une chambre ou à la bibliothèque quand il y a une salle de musique ! Tu as raison, c'est à moi de m'excuser, j'aurais dû aller ailleurs." Sa voix était remplie de sarcasmes. Et son visage, moqueur.

Je plissai les yeux. Malgré toute la mauvaise foi du monde… Il avait raison. Je finis par soupirer et baisser les yeux.

_ "J'aime bien être ici." Avouai-je en relevant le regard. "C'est reposant, calme et inspirant. "Il avait perdu son sourire et il me toisait intensément.

_" Inspirant, oui… "Articula-t-il lentement, ses yeux m'observant toujours.

Mon cœur tapa plus fort contre ma poitrine. Je me reculai à contrecœur et me relevai sur mes jambes.

_" Je… Je dois rejoindre…"Annonçai-je maladroitement en désignant la porte. Je n'attendais pas sa réponse puisqu'il semblait toujours dans ses pensés et me dirigeait vers la sortie.

_ "Attends !" Je tournai la tête. "Puisque que t'étais là… Dis-moi au moins ce que t'as pensé de ce que j'ai joué." Il me sourit à l'instar d'un petit garçon demandant une friandise supplémentaire.

_ "Edward, je ne suis qu'en première année, mes conseils n'ont pas de valeur." Il haussa un sourcil.

_ "Je les veux quand même. Insista-t-il en plongeant son regard hypnotisant dans le mien." Je soupirai.

_ "Attention, je vais commencer à croire que tu es vaniteux Edward Cullen." Prévins-je dans un sourire. Il parut interloqué.

_ "Comment ça ?

_ Demander un compliment, c'est jamais preuve de modestie.

_ Je n'ai pas demandé un compliment, je t'ai demandé un avis objectif." Se défendit-il en croisant ses bras sur son torse recouvert d'un gilet, en mailles, bleu marine. Je tirai un sourire.

_ "Dans ton cas, les deux se rejoignent. Et tu le sais parfaitement." Il parut étonné un instant puis arbora un air satisfait, créant deux fossettes sur ses joues.

_" Je jure que non." Il leva les mains en l'air. Je ris. "Bon puisqu'on est là, et comme tu dois te faire pardonner pour m'avoir espionné…" J'allais rétorquer mais il me coupa, "tu te dois de m'accompagner au violoncelle." Je fus surprise qu'il me demande ça, étant donné la manière dont cela semblait l'avoir contrarié la dernière fois.

_ "Je n'ai pas mon violoncelle, Edward." Souris-je, contente de trouver un argument en ma faveur. Et non des moindres. Il sourit à son tour et désigna de la main la salle derrière lui.

_ "Heureusement que l'école en a, à disposition alors. Je sais que tu aurais été terriblement déçue de ne pas pouvoir jouer !" Ironisa-t-il. Je grinçai des dents.

_ "Alice et Rosalie m'attendent.

_ Quelques minutes de plus ne les tueront pas, non ? Accepte, ou je vais finir par croire que tes compliments n'étaient que de l'hypocrisie !" Je lui lançai mon meilleur regard « Tu es gonflé » et m'avançai après avoir secoué la tête.

Il se saisit du violoncelle et me le tendit dans un sourire.

"C'est si horrible que ça de jouer avec moi ?" Je levai les yeux au ciel et allai chercher une chaise. "Fais attention de ne pas tomber cette fois, tu pourrais abîmer l'instrument." Je lui lançai un regard noir alors qu'il s'esclaffa.

Je déposai la chaise à côté du piano devant lequel il s'était installé.

_ "Alors qu'est-ce que le grand virtuose va me proposer de jouer ?" Taquinai-je.

_ "Je n'aime pas trop le sarcasme, miss Swan." Prévint-il en fronçant le nez, concentré à examiner ses partitions.

_ "Tu en uses beaucoup alors, pour quelqu'un qui n'aime pas ça, je trouve." Ses yeux restèrent concentrés mais il arbora un léger sourire. Il posa son index sur ses lèvres pour m'intimer le silence.

Je ris. Mes yeux s'arrêtèrent sur un morceau que j'avais adoré jouer auparavant.

_ "Celle-ci !" M'exclamai-je. Il suivit mon regard puis sourit.

_ "Tu aimes Debussy ?

_ Beaucoup.

_ Très bien." Dit-il en français, en prenant un air intellectuel. "Prologue. Sonate pour Violoncelle et Piano." Récita-t-il.

_ "Bravo." Félicitai-je dans le même langage, avec un air entendu. Il se mit à rire et me tendit une partition. Un détail me frappa alors. "Comment ça se fait que tu aies des partitions pour violoncelle ?" Demandai-je, perdue. Il croisa mon regard.

Ses yeux firent quelques allers-retours puis il haussa les épaules.

_ "Au cas où une jeune violoncelliste tomberait de nulle part dans la salle de musique." J'hésitai entre la honte ou le bonheur là tout de suite. Il avait fait faire des partitions pour… Qu'on joue ? Il se racla la gorge.

Il commença à jouer. Quelques notes.

Je le rejoignis, nous plongeant dans notre bulle de musique. Je m'étonnai encore de la facilité que l'on avait à jouer ensemble sans s'être entrainés. Bien sûr, il y avait quelques fausses notes parfois mais on n'y prêtait à peine attention, avides de jouer et de jouer encore.

On termina quelques minutes plus tard.

_ "Le Prologue est bien mais…

_ Le Final est magnifique, oui." Souris-je alors qu'il acquiesçait.

Gênée, je m'avançai et pris les partitions dans mes mains. Mes yeux s'allumèrent.

_ "Tu veux bien la jouer avec moi ? J'adore ce morceau !" Il m'examina un instant le sourire aux lèvres et prit la partition pour voir de quoi il s'agissait, puis hocha la tête.

Sonate numéro 2 pour Violoncelle et Piano de Miaskovsky. Une merveille pour les oreilles. (Note : Je mets le lien sur mon profil, allez voir à l'occasion c'est un véritable Eargasm ! )

A la fin du morceau, je fermai les yeux, pouvant encore entendre les notes jouer. Ce morceau c'était l'espoir incarné.

_" Humm, c'est tellement beau." Souris-je béatement. Je rouvris les yeux et constatai qu'Edward me toisait. Encore. C'était gênant. Est-ce qu'il se moquait ? "Quoi ?" Murmurai-je.

_ "Rien. J'ai juste rarement vu une personne aussi passionnée que toi."

Mon cœur cette fois-ci loupa un battement. Lentement mes joues se colorèrent. Je déglutis alors que je voyais ses deux émeraudes m'analyser sans gêne durant de longues secondes.

_ "Je devrais y aller." Murmurai-je en réponse. Il sourit tristement et acquiesça.

_ "Ferme derrière toi, je vais rester ici encore un peu." Annonça-t-il en se tournant vers son instrument. Je posai le violoncelle à sa place et tournai les talons.

_ "A bientôt." Lançai-je. Sans un regard, il hocha la tête vaguement. J'ouvris la porte, pénétrant dans le brouhaha des étudiants qui allaient et venaient.


Je regardai mon portable qui vibra dans ma poche.

Destinataire : Emmerdeuse en chef.

Bella, où tu es ? Ramène-toi ! A.

Je souris à la vue du surnom que j'avais attribué à Alice. Mieux valait qu'elle ne le voit pas !

Je ne pris pas la peine de répondre et replongeai dans mon bouquin, en souriant. La salle était nettement moins utilisée que tout à l'heure et je pouvais désormais m'y relaxer tranquillement.

Je ne fis pas attention à l'affaissement du canapé sur ma gauche, puis sur ma droite, pensant à des jeunes qui venaient chercher un peu de tranquillité aussi. Mon portable vibra de nouveau et je l'extirpai en soupirant.

Destinataire : Emmerdeuse sous chef.

Swan, je te préviens que tes jolies fesses ont intérêt à se trouver posées sur ton lit quand je reviendrais de ma douche ! R.

Enervée, je tapai sur les touches furieusement.

A : Emmerdeuse en chef Emmerdeuse sous chef.

Vous pensez que vous allez arriver à ne pas faire une syncope d'ici à deux minutes le temps que j'arrive ?

J'envoyai et fermai rageusement mon livre.

Je prêtai une attention alors aux deux personnes qui m'entouraient. A ma gauche, était assise à moitié, une fille à la chevelure de feu au volume impressionnant. Elle avait des grands yeux bleus qui me scrutaient avec un air amusé, et des lèvres pulpeuses dont le sourire s'étirait de manière mesquine. Je remarquai sa robe bustier noire qui faisait ressortir sa peau blanche. De manière générale, elle paraissait vulgaire.

Les joues rouges, je tournai lentement la tête vers mon côté droit. J'avais un mauvais pressentiment. Qui fut confirmé quand je rencontrai ses deux pupilles grises froides et d'autant plus malsaines que celle de la rouquine. L'homme avait des cheveux blonds ternes et arborait un sourire qui laissait apercevoir ses dents qui ne laissait présager rien de bon.

Leur présence et leurs regards insistants me mirent mal à l'aise. Ils me toisaient comme si j'étais le plus délicieux met existant et qu'ils n'attendaient que de pouvoir croquer dedans.

Je me raclai la gorge.

Mon cœur s'accéléra quand la main froide de l'homme agrippa mon avant bras alors que je me relevais.

_ "Bonjour." Salua la voix posée de celui-ci derrière laquelle on pouvait clairement entendre une excitation que je ne saisis pas. "Je m'appelle James. Elle c'est Victoria." Il mit une petite pression sur mon bras, pour m'intimer de me rasseoir. Je m'exécutai, médusée.

Je sentis la présence de la fille se rapprocher de mon dos.

_ "Et quel est ton nom ?" Rajouta-t-elle d'une voix légèrement grave tout aussi maîtrisée que son camarade.

_ "Isabella." Je ne sais pas pourquoi mais je ne voulais pas que « Bella » sorte de sa bouche à lui ou à elle.

Je vis James sourire de toutes ses dents. Il pencha la tête sur le côté et envoya une œillade complice à la rousse.

_ "Isabella, hein ?" Souffla-t-il. "Délicieux." Susurra-t-il alors que la dénommée Victoria appuyait sa tête sur sa main, rapprochant son visage du mien.

Je réprimai un frisson. Encore un peu et j'aurais pu penser qu'ils allaient se lécher les babines avant le festin.

_ "Je ne t'ai jamais vue auparavant… Et toi James ?" Sourit la rousse de sa voix qui n'aspirait pas au réconfort.

_ "Absolument pas. A mon plus grand regret… N'est-ce-pas ?

_ Tout à fait." Acquiesça celle-ci en enroulant une mèche de cheveux distraitement autour de ses doigts. Je déglutis, me disant qu'il fallait que je sorte de là !

_ "Excusez-moi, mais je dois y aller." Informai-je en me relevant si vite qu'ils n'eurent pas le temps de m'en empêcher. Du moins je le pensais avant que James ne prenne ma main de force dans la sienne.

_ "Quel dommage… Mais nous allons nous revoir, belle Isabella". Susurra-t-il avant de me baiser la main. Je me retins pour ne pas retirer celle-ci violemment et vomir.

Cet être me révulsait, je ne saurais l'expliquer. Je récupérai ma main, et sortis le plus rapidement possible encore troublée. Alors que je passai la porte, j'entendis leurs rires résonner.

Je frissonnai et me précipitai dans ma chambre.

Quand j'entrai dans celle-ci, Alice me foudroya du regard.

_ "Pas trop tôt, j'ai cru que t'allais nous planter, en plus tu…" Elle dut voir l'anxiété sur mon visage puisqu'elle arrêta de parler une seconde et les traits de colère se détendirent. "Ca va, Bella ?"

J'hochai la tête, frénétiquement.

_ "Oui… Oui t'en fais pas. "Elle sourcilla, l'air pas du tout convaincu.

_ "Hum, ok !" Reprit-elle plus lentement.

_ "Bon." Dis-je en me forçant à sourire. Je plaçai mes mains sur mes hanches. "Vous transformez le crapaud en princesse ?" Elle grogna en regardant d'un mauvais œil, mon jean.


On marchait toutes les trois le long des rues pour rejoindre le bar à ambiance qu'elles avaient proposé d'un commun accord. N'y connaissant rien, je n'y opposai aucune résistance.

Je jetai un coup d'œil rapide à ma robe. Bleu marine tirant vers le vert. Simple à première vue, même si elle arrivait à mi-cuisse. Elle n'était pas trop moulante mais bien resserrée à la taille. Deux ornements en argent siégeaient sur mes côtes de manières symétriques. La robe n'avait pas de décolleté puisqu'elle arrivait à mon cou, et je m'en étais réjouie, jusqu'à ce que je découvre que mon dos était totalement découvert jusqu'à ma chute de rein. Chute de rein couverte pour l'heure par un tout petit gilet, qui ne m'apportait qu'un centième de chaleur par rapport au froid ambiant. Je tremblais littéralement sur mes talons noirs de dix centimètres.

Mes cheveux étaient coiffés en un haut chignon d'où quelques mèches bouclées s'échappaient. Enfin, un léger trait d'eye-liner recouvrait mes paupières, ainsi qu'un joli gloss rose pâle donnant à mes lèvres un côté « pulpeux » comme se plaisait à dire Alice. Elle avait répété ce mot au moins cent fois si bien que je ne pouvais plus l'entendre sous peine de commettre un meurtre.

Je levai la tête vers l'enseigne, le bar vers lequel on approchait. On pouvait distinctement y lire « Opéra. ». Pourtant la musique qui semblait s'y dégager rappelait tout sauf celle d'un opéra. Ca semblait très animé à l'intérieur, si bien que si j'avais été toute seule, j'aurais tourné les talons. Alice sembla lire dans mes pensées puisque qu'elle enroula son bras autour du mien en nous dirigeant vers le videur.

Il sembla reconnaître la brune et il nous laissa entrer. Comment était-ce possible ? Ne contrôlait-il pas ?

« Ami de mon frère. » Marmonna Rosalie devant mon air. Je soufflai. On entra à l'intérieur et mes oreilles furent de suite agressées par l'air rock qui passait à fond. Le bar était assez rempli dans l'ensemble, d'étudiants pour la plupart ou de jeunes adultes.

L'endroit en lui-même était sympathique, tout de marron et blanc. Il y avait d'abord le premier étage. Une longue pièce traversée au milieu par un escalier en colimaçon qui menait au deuxième étage. L'espace juste devant nous était aménagé avec des chaises et des tables. Juste derrière l'escalier à gauche, une petite scène était installée où un groupe jouait en ce moment même du Pop-Rock. Pile en face de nous, au fond également se trouvait le bar lumineux et coloré. Dans cet espace, devant la scène, les gens y dansaient énergiquement, rigolaient et semblaient ne pas se soucier de leur gueule de bois du lendemain. La lumière était tamisée pour le plus grand bonheur des yeux.

Avant d'avoir pu dire quoi que se soit, les filles m'entrainèrent vers l'escalier.

_ "On va en haut d'abord." Expliqua la blonde d'une voix plus forte pour couvrir le bruit ambiant. On monta rapidement en haut, bousculant les gens arrêtés en plein milieu de l'escalier. Alice les écartait d'un bras sans se soucier de qui elle poussait. Nous arrivâmes à l'étage vivantes et je découvris la même pièce qu'en bas en plus petit sans la scène cependant, remplacée par des basses communiquant avec celle-ci. Un bar plus petit trônait au fond. La salle du haut était remplie de tables, de chaises et de banquettes.

Rosalie à ma droite fit un petit signe énergique devant elle en souriant. Je suivis son regard.

Jasper ?

Celui était attablé, un verre à la main. Il souriait et nous fit signe de le rejoindre. Je m'animais et promenais mon regard activement autour de lui. Emmett m'apparut rapidement avec sa carrure de footballeur debout à côté de la table en train de parler à une fille, suivi d'Alec et Jane qui riaient ensemble.

Ma respiration s'accéléra… Ca voulait dire qu'il… ?

_ "Bon anniversaire, Bella !" Cria une voix qui semblait pas tout à fait nette, à mon oreille. Je me retournais, surprise.

_ "Leah ?" M'exclamais-je. Elle rit et m'embrassa rapidement.

_" Oui tes amies m'ont invitée… En fait elles ont invité un paquet de monde !" Continua-t-elle de rire, un cocktail bleu à la main. Je lui souris, tendue.

Rosalie et Alice assistaient à la scène tout aussi amusées que je l'étais par le comportement de l'italienne, puis elles me tirèrent vers la table.

Jasper et Alec me souhaitèrent un joyeux anniversaire et je fus surprise de leur présence puisque ce n'était qu'à peine des connaissances. Ce qui m'étonna moins cependant fut la réaction de Jane : un rapide hochement de tête. Ma foi ! Au moins elle gardait ses réflexions désobligeantes pour elle. Je la remerciai d'un sourire froid.

_ "Hey, Belli !" Cria la lourde voix d'Emmett qui me tapa dans le dos manquant de me faire tomber. "Qui qu'a dix huit ans ?" Poursuivit-t-il en buvant dans sa boisson, les yeux rieurs. Fêtard. Il ressemblait à un fêtard de première !

_ "Emmett." Soupira la voix de Jasper. "Je te rappelle que oui elle a dix huit ans et que par conséquent elle n'est pas censée se trouver ici, donc si tu pouvais jouer la discrétion… Ce serait cool !" Suggéra-t-il.

Celui-ci se tourna autour de lui et regarda les quelques personnes qui avaient tourné la tête vers nous, alertées par le cri d'Emmett, et leva un sourcil à leur encontre.

_ "Un problème peut-être ?" Demanda-t-il d'une voix polie, mais qui ne laissait pas place à la protestation de quiconque. Ils détournèrent rapidement la tête et Emmett en fit de même, satisfait alors que Jasper levait les yeux ciel.

_ "Bon je vais me chercher un truc à boire !" S'anima Alice en posant sa veste sur une chaise. Je fis de même. "Bella, un Cosmo ?" Demanda-t-elle et j'acquiesçai.

_" Et moi alors ?" Se vexa Rose alors que le lutin s'éloignait vers le bar.

_" J'ai que deux mains, et c'est l'anniversaire de Bella !" Cria-t-elle. Après un grognement Rosalie la rejoignit.

Je regardais autour de moi, le cœur battant. Je n'aurais pas aimé qu'il vienne, parce que j'aurais été stressée et je n'aurais pas pu profiter de ma soirée mais… Je ne pouvais m'empêcher d'être totalement déçue quand je constatai qu'il n'était pas venu.

Lui avait-on proposé et il avait dit non ? Je soupirai et voulus sauter du haut de l'escalier. Bon sang ! Il avait une copine ! Je n'étais pas ce genre de fille, je valais mieux que ça !

On m'agrippa à nouveau et quelques secondes après je reconnus Emilie, puis Afton, et Verra, des gens de mes cours. Ils me saluèrent chaleureusement et me souhaitèrent un joyeux anniversaire. Je fus très heureuse et les serrai dans mes bras en riant.

Comment diable Alice et Rosalie avaient pu les contacter ?

Différentes personnes vinrent me souhaiter mon anniversaire dont beaucoup que je ne connaissais pas et que je présumais être les connaissances des filles elles-mêmes.

Je me sentis rapidement à l'étroit et eus besoin de faire une pause. Je m'excusai auprès d'eux et descendis en bas pour aller aux toilettes. J'y passai bien dix minutes à passer mes mains humides sur mon front, ma nuque ou mes joues. Je ressortis enfin retrouvant l'air chaud du bar.

A peine j'eus marché un mètre, qu'une main étrangère vint se poser sur mes reins. La décharge qui m'électrisa m'indiqua de qui il s'agissait.

_ "Pourquoi ne m'as-tu pas dit que c'était ton anniversaire ?" Murmura-t-on à mon oreille un sourire dans la voix.

Oh mon dieu !


* Big Up à tous les anciens fans de Jimmy Neutron ! xD

NE ME TUEZ PAS ! ... Sinon vous pourrez jamais savoir qui c'est ! héhé ! :p

Bon dîtes moi tout... Cela vous a-t-il plu? :D J'espère parce que ce chapitre m'a donné du fil à retordre ... Comme un peu tous les chapitres en fait mais bon!

... Ca fait du bien non quand on a pas l'image insupportable d'Angéline durant un chapitre ? Ouais? Bah profitez-en ça va pas durer! Mouhahahaha

D'après vous La personne derrière elle c'est... Nahuel ? Edward? James? ... Angéline ? :p

Lancez les paris ^^

Je vous dis à très bientôt j'espère, bien qu'en ces temps de révisions ce n'est pas simple de trouver le temps d'écrire un peu, mais j'essayerai !

Voilà, il ne me reste plus qu'à vous dire : Couvrez vous bien, il fait froid, et mangez vos 5 fruits et légumes par jour surtout !

Bisoux à tous!

PS: N'oubliez pas de me donner votre avis sur le chapitre ! :D

PPS: Je me permets de me faire un peu de PUB mais je participe en ce moment au concours organisé par Starbucks-Twilight... Mon OS est sur mon profil, vous seriez des amours d'aller le lire :)