Tous les personnages et l'univers X-Men appartiennent à Marvel.
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Bonsoir,
Merci pour vos reviews ! Merci !
J'espère que cette suite vous plaira, le prochain chapitre sera sûrement publié dimanche prochain.
N'hésitez pas à me donner votre avis.
Bonne soirée.
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Chapitre 2 :
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Charles sortit d'un pas mal assuré de l'infirmerie. Il en avait assez d'être enfermé et surtout, il devait trouver des réponses à ses questions dont la plus importante était comment rentrer à leur époque ? Tout ce qu'il espérait c'est qu'ils n'avaient pas causé trop de dégâts. Arrivé dans le hall, il resserra les pans de sa robe de chambre, n'ayant pas retrouvé ses vêtements et puis, de toute manière, il n'avait pas réellement envie de remettre cette tenue grotesque. Désireux de prendre l'air, il sortit discrètement du manoir, bien décidé à rejoindre le lac et plus précisément le pied du grand chêne où il aimait passer du temps. Cependant, il s'arrêta quelques secondes pour profiter de l'ambiance joyeuse qui régnait entre ces murs si vides et froids lorsqu'il était enfant. Le parc avait lui aussi bien changé, il pouvait apercevoir plusieurs terrains de sport ainsi qu'une grande piscine où les enfants étaient en train de se défouler, il espéra soudain que son petit jardin secret ait été épargné. Alors qu'il reprenait sa marche, son attention fut soudain attirée par la souffrance d'un esprit. Intrigué, il se rapprocha d'un buisson où il découvrit dissimulé un jeune garçon. Ce dernier voulut s'enfuir en l'apercevant, mais Charles lui sourit avant de le rejoindre dans sa cachette. Le Professeur grimaça quelques peu quand il s'assit dans l'herbe, sa blessure le faisant encore souffrir. Il resta ainsi, assis à côté de l'enfant d'une dizaine d'années, effleurant son esprit pour comprendre son problème, mais ne cherchant pas à le résoudre grâce à son don.
« -Tu me parles pas ? S'étonna l'enfant avec un fort accent au bout de plusieurs minutes de silence.
-Seulement si tu en as envie, répondit Charles, tu sais, ça ne me dérange pas de rester juste assis à côté de toi. Cependant, je tiens tout de même à me présenter, je m'appelle James.
-Moi, c'est Peter.
-Peter ? Répéta-t-il d'un ton doux. Moi, je préfère Piotr.
-Comment vous savez ? Demanda le jeune garçon un brin soupçonneux.
-Je suis allé en Russie, il n'y a pas très longtemps, confia Charles, et j'ai reconnu ton accent. Ton pays te manque ?
-J'étais petit quand je suis parti, je me souviens pas vraiment.
-Oh… C'est un très beau pays, tu sais, je regrette de ne pas avoir vraiment eu le temps de m'y promener, mais tu sais, Piotr, je suis sûr que tu pourras te faire ta propre opinion. Un jour, tu visiteras la terre de tes ancêtres.
-Vous croyez ?
-Oui, j'en suis sûr. Bien, et maintenant, que dirais-tu si nous jouions ensemble ? Je dois admettre que tu me rendrais un fier service en acceptant car je m'ennuie énormément !
-Vous voulez vraiment jouer avec moi ? Murmura Peter un peu craintif.
-Oui, bien sûr ! Pourquoi ne le voudrais-je pas ?
-Parce que je suis différent.
-Tout comme moi ainsi que toutes les personnes présentes à l'Institut.
-Oui, mais moi j'ai ma peau qui change et suis plus fort.
-Et bien, je ne vois pas où est le problème, avoua Charles en lui souriant, tu sais, ma sœur de cœur à la peau toute bleue et cela ne m'empêche pas de l'aimer, ni de jouer avec elle lorsque nous étions enfant.
-Je risque de vous faire mal.
-Et moi, je suis sûr que non ! Alors, jouons-nous ?
Un sourire rayonnant éclaira le visage de l'enfant qui s'empressa d'acquiescer avant de l'entraîner loin des buissons. Ils se retrouvèrent donc au milieu de la pelouse, Charles se demanda un instant comment il allait pouvoir lancer cette maudite balle avec la douleur qui irradiait de son dos. Le Professeur décida donc d'utiliser son esprit, la balle flotta dans les airs sous le regard ravi du jeune Peter.
-Prêt ? Demanda-t-il à son camarade de jeu.
-Oui ! S'écria ce dernier impatient.
Charles fut ravi de voir l'air réjoui de l'enfant, il se concentra et projeta la balle vers le jeune garçon qui s'accrochait fermement à sa batte de base-ball. Peter frappa la balle de toutes ses forces en poussant un cri de joie. Charles, quant à lui, fut surpris de voir la peau de l'enfant se couvrir d'un métal brillant alors que la balle disparaissait bien loin de leur vue.
-Pardon, s'excusa Peter en se rendant compte de son geste.
-Pourquoi t'excuses-tu Peter ? Moi, je me suis bien servi de mes pouvoirs, non ?
-Oui, mais, vous, vous ne vous êtes pas transformé !
-C'est exact, convint Charles, mais tu peux contrôler ta mutation. Tu es encore jeune, Peter, mais tu verras qu'avec un peu d'entraînement tu y parviendras. Regarde, nous allons essayer. Je vais relancer la balle et je veux que tu te concentres pour la frapper sans pour autant utiliser toute ta force. Tu veux bien essayer ?
-Oui, mais la balle, on sait pas où elle est !
-Tu parles de cette balle-là ? Répliqua aussitôt Charles en la faisant apparaître dans sa main. Prêt, Peter ?
L'enfant hocha la tête, un air concentré peint sur son visage. Charles renvoya la balle dans sa direction, le jeune garçon réussit cette fois-ci à contrôler sa force, sa peau ne se transforma donc pas et la balle atterrit à une distance raisonnable. Peter poussa un cri de joie avant de se jeter sur lui pour l'étreindre avec force.
-C'est très bien, dit-il en dissimulant une grimace de douleur, je suis très fier de toi !
-Merci, James !
-Je t'en prie. Tu vois, tu n'as qu'à t'entraîner et dans quelques temps, tu contrôleras parfaitement ton don extraordinaire.
Peter leva des yeux emplis de reconnaissance et d'une certaine admiration sur lui, Charles sourit avant de caresser tendrement ses cheveux sans pour autant oublier qu'ils avaient des spectateurs.
-Bien, qui veut jouer ? Lança-t-il à la cantonade en faisant voler la balle.
Des enfants s'approchèrent et se dépêchèrent de former des équipes, il s'éloigna discrètement en savourant le visage ravi de Peter qui était enfin heureux de jouer avec ses camarades.
-Vous êtes doué, très doué même.
Charles sentit ses joues rosir lorsqu'il croisa le regard d'Ororo avant de reporter son attention sur les enfants. Sans un mot, la jeune femme vint se poster à sa hauteur, il sentit son regard peser sur lui avant qu'elle ne se concentre sur les enfants.
-Peter a énormément de mal à s'intégrer aux autres et ceux-ci appréhendaient son apparence impressionnante une fois transformé. Nous avons essayé de lui parler, de leur parler, mais nous n'avions pas trouvé les mots justes, poursuivit Tornade avant que sa voix ne prenne un ton mélancolique, vous me rappelez quelqu'un, murmura-t-elle, quelqu'un qui comptait énormément pour nous tous.
Charles s'en voulut de la peine qu'il causait à tous ces jeunes gens, il aurait aimé pouvoir les rassurer, leur dire qu'en quelque sorte il serait toujours là, mais il ne pouvait rien dire, il n'avait pas le droit de modifier le présent.
-Vous êtes un véritable génie, souffla Ororo en regardant Peter rire avec les autres enfants, vous ne voudriez pas rester auprès de nous ? Proposa-t-elle dans un sourire.
-Croyez bien que j'aimerais rester, mais je ne le peux, je dois rejoindre mon époque.
-Je pense qu'en premier lieu, vous devriez rejoindre l'infirmerie, vous êtes encore convalescent, le gronda gentiment le Docteur Grey. Allez, venez, je vous raccompagne.
-Je vous remercie pour votre sollicitude, assura Charles, mais je me sens bien et j'ai vraiment besoin de prendre l'air.
-Si vous vous sentez aussi bien que ça, vous devriez peut-être partir à la recherche de votre ami ? Lança Logan qui venaient de les rejoindre.
-Je croyais que la discussion était close, rappela Scott en se joignant à eux, James restera parmi nous le temps qu'il soit rétabli.
-Il pourrait même rester s'il le souhaite, James a réussi à approcher Peter, leur annonça Ororo en désignant les enfants qui jouaient tous ensemble.
-Je suis très touchée par votre offre Ororo, mais je pense que Logan a raison, il est hors de question que je mette les enfants en danger et puis, il faut que je retrouve mon ami.
-Ecoutez, nous pouvons vous aider, proposa Scott, Magnéto est quelqu'un de dangereux, vous ne pouvez l'affronter seul.
-Merci, mais il est hors de question que je vous mette en danger et quant à Magnéto, je pense savoir à qui j'ai à faire.
-Vous êtes encore faible et il ne serait pas prudent que vous partiez maintenant, intervint Jean.
-Je vous remercie pour vos soins, Docteur Grey, mais comme je vous l'ai dit, je ne tiens pas à vous mettre en danger.
-Soit, concéda Scott, mais comment comptez-vous vous débrouiller dans un monde qui a tant changé ? Trente années se sont écoulées.
-Je suis assez débrouillard.
-Cyclope a raison, avoua Logan de mauvaise grâce, je vais vous accompagner.
-Non ! Non ! S'empressa de protester Charles qui n'avait pas vraiment envie de rester seul en tête à tête avec ce mutant au caractère si particulier.
Il se rendit compte que sa réaction ne passait pas inaperçue quand il sentit un sourire se dessiner dans les esprits de trois des mutants alors que Wolverine l'observait d'un œil noir.
-Merci pour votre généreuse proposition, Logan, mais je pense qu'il vaut mieux que vous restiez à l'école, rajouta-t-il pour apaiser le mutant. »
Les jeunes gens tentèrent une fois de le dissuader, mais sa décision était prise, il était hors de question qu'il mette qui que ce soit en danger. Serrant les dents tout en leur assurant qu'il était parfaitement capable de s'en sortir, il remercia Jean qui lui apporta quelques vêtements ainsi que de l'argent. La jeune femme tenta une nouvelle fois de le convaincre de rester, Charles se contenta de lui offrir un sourire rassurant ne souhaitant pas revenir sur le sujet. Le docteur Grey lui donna plusieurs boîtes d'antalgiques ainsi qu'un petit objet qu'il observa d'un œil perplexe. Scott, qui venait de les rejoindre, lui expliqua le fonctionnement de ce téléphone portable en précisant qu'il avait enregistré tous leurs numéros à l'intérieur. Il remercia une dernière fois Jean pour ses soins avant de suivre Scott à l'extérieur, celui-ci ayant décidé de l'accompagner jusqu'aux grilles de l'Institut.
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Hank McCoy ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement lorsqu'il gara sa voiture aux vitres teintées dans le garage de l'Institut Xavier. Il avait dû s'absenter pour ses recherches, il avait hésité à partir, la disparition du Professeur X ayant créé un grand vide, mais Scott ainsi qu'Ororo lui avaient assuré que tout se passerait bien. Il devait admettre qu'ils avaient eu raison de le pousser à changer d'air. Le Professeur Xavier avait fait beaucoup pour lui, Charles lui avait non seulement donné un toit, une famille, de l'amour, mais il lui avait aussi donné confiance en lui. Le mutant entra dans le hall de l'Institut où il déposa ses bagages dans un coin pour se rendre au plus vite à l'infirmerie. En effet, il était sur le chemin du retour quand Jean avait laissé un message paniqué sur son portable. Il ouvrit la porte de l'infirmerie et trouva la jeune femme en train de ranger du matériel médical.
« -Bonjour, Jean.
-Hank ! S'écria-t-elle en se tournant vers lui pour l'enlacer. Comment vas-tu ? Tu as fait bonne route ?
-Oui, je te remercie, mais où est donc ton patient ?
-Il est parti, confia Jean d'une voix inquiète.
-C'était une blessure par balle, non ?
-Oui, enfin, je pense car la balle était déjà ôtée quand je l'ai examiné.
-Et tu l'as laissé filer ? S'étonna le Docteur McCoy.
-Je n'ai pas vraiment eu le choix. Il allait plutôt bien et il a souhaité partir pour nous mettre à l'abri de Magnéto.
-Magnéto ?
Jean s'empressa de lui expliquer ce qui s'était passé entre l'arrivée mystérieuse des deux mutants et l'attaque de Magnéto.
-Des années 60 ? S'étonna-t-il.
Décidément, les dons que possédaient les mutants ne cesseraient de le surprendre, l'un d'entre eux était donc capable de magner le temps, il n'osait imaginer les conséquences que pourraient avoir un tel don. Tout en écoutant d'une oreille distraite les propos de Jean, son attention fut attirée par quelque chose traînant sur le lit. Ses doigts effleurèrent avant de saisir le tissu en cuir d'un air incrédule.
-Tout va bien Hank ?
-Où… Où as-tu trouvé ça ?
A nouveau, il n'écouta pas la réponse de Jean, tant il était obnubilé par le trou qu'il venait de remarquer sur l'uniforme, juste au bas du dos... Les informations données par Jean vinrent se greffer à la combinaison qu'il tenait. Un grognement secoua son torse alors qu'il s'élançait en courant à la recherche du patient de son amie. Hank se moqua des regards surpris qui se posèrent sur lui tout comme des appels de Logan et d'Ororo qui se demandaient ce qui lui arrivait. Il entendit ces derniers se lancer à sa poursuite, tout comme Jean. Soudain, il les aperçut. Son cœur battit violemment dans sa poitrine alors qu'il reconnaissait la silhouette familière qui serrait la main de Scott. Il allait partir et cela il ne le souhaitait pas !
-Professeur ! Cria-t-il.
Hank sentait des regards empreins de surprise peser sur lui, Scott l'observait comme s'il venait de perdre la tête, mais il l'ignora car l'homme venait de se figer.
-Charles ! Ne partez pas, je vous en prie, Charles ! Professeur !
Enfin, il rejoignit Cyclope, le Professeur Xavier se tourna lentement vers lui. Hank se sentit revenir 30 ans en arrière quand il croisa le regard azur emplit d'espoir et de douceur.
-Professeur, murmura-t-il d'un ton ému.
-Hank, sourit le jeune homme, je suis ravi de te revoir.
-Professeur, répéta le Fauve avant d'enlacer son mentor.
-Doucement, Hank, implora Charles en retenant un gémissement de douleur.
-Pardon, s'excusa aussitôt le Docteur McCoy, mais ne pensez-vous pas que vous seriez mieux dans un lit ?
Charles secoua doucement la tête avant de sourire à son protégé dont la mutation avait conservé la jeunesse qui contrastait avec la grande sagesse illuminant son regard.
-Hank, toujours en train de te soucier des autres, sourit tendrement Charles, mais, rassure-toi, je vais bien.
-Avec tout le respect que je vous dois, Professeur, vous seriez mieux dans un lit et puis, je pense que quelques explications s'imposent, non ? »
Il vit Charles hocher lentement la tête, le télépathe avait sûrement perçu toutes les questions qui devaient hanter les esprits de leurs amis. Hank sourit au Professeur avant de passer un bras dans son dos, mettant toutes les chances de son côté pour qu'il regagne le manoir, il ne tenait pas à le perdre à nouveau. Charles se mit en route et tous le suivirent. Machinalement, le Professeur prit la direction de son bureau, ses amis voulurent l'arrêter quand il poussa la porte, mais il les arrêta d'un regard, leur rappelant que c'était l'antre du Professeur X.
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Le cœur lourd, Erik sortit de sa couche, guère reposé car il n'avait cessé de penser à ce qui s'était passé que ce soit sur la plage de Cuba ou dans cette nouvelle époque. Lentement, il sortit de sa chambre. L'homme ne put s'empêcher de jeter un regard à l'imposante porte qui se tenait au bout du couloir, son cœur s'était déchiré quand il avait vu son Charles aussi mal en point. Une image s'imposa au même instant à lui : le visage emplit de souffrance du jeune Professeur, ses yeux bleus terrassés par la douleur. Ses poings se serrèrent et un léger tremblement parcourut les meubles qui contenaient un peu de métal. Il se haïssait d'avoir blessé le jeune homme, mais tout cela était arrivé par leur faute, par la faute de ces maudits humains qui avaient réussi à retourner son Charles contre lui ! Alors, sans réfléchir plus longtemps, il rejoignit la chambre de son lui futur, il avait à peine frappé à la porte que celle-ci s'ouvrit.
« -Que dois-je faire ? »
Un sourire s'étira sur le visage de son double qui s'écarta pour le laisser entrer. Erik s'installa dans le fauteuil du petit salon pour écouter le plan de son aîné. Ses traits se durcirent au fur et à mesure que l'autre parlait, il ne voulait pas, non, il ne pourrait pas faire de mal à Charles. Il ne voulait pas voir souffrir son doux, son naïf jeune Professeur, non, il ne le souhaitait pas. Pourtant, il devait le protéger, quitte à le blesser…
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Charles observa un instant la place vide derrière son bureau, où était donc son fauteuil ? Heureusement, le canapé où il avait pris l'habitude de lire des histoires à Raven était toujours là, il s'y installa et ferma les yeux quelques secondes profitant du sentiment de sécurité que lui procurait son antre. Le jeune homme se ressaisit quand il perçut la confusion ainsi que la colère des autres mutants, il se leva précipitamment pour tenter de les apaiser.
« -Restez assis, Charles, nous sommes ici chez vous, rappela doucement Hank aux autres mutants.
-Chez nous, corrigea mécaniquement le télépathe.
-Vous… Vous ne pouvez être le Professeur X, murmura Jean en l'observant avec attention avant de froncer les sourcils, quoi que… Vos yeux…
-La manière dont vous vous êtes comporté avec Peter, se souvint Ororo, vous m'avez tant fait penser au Professeur, admit-elle.
-Que s'est-il passé Charles ? S'enquit soudain Hank.
-Je l'ignore, nous étions sur la plage à Cuba. Je me souviens de la douleur de la balle entrant dans mon corps, des bras d'Erik qui me soutiennent et soudain plus rien… Je me suis réveillé ici, à l'infirmerie.
-Cela venait forcément de notre époque, réfléchit tout haut le Docteur McCoy, personne là-bas ne possédait ce don.
-Oui et nous savons parfaitement qui est derrière tout ça, grommela Logan.
-Enfin, peu importe, souffla doucement Charles, l'essentiel est que je retrouve rapidement Erik et que nous repartions à notre époque, nous…
-Attendez ! C'était Magnéto sur la pelouse ? Gronda Wolverine.
-Oui, c'était Erik.
-Pourquoi ne pas nous avoir dit qui vous étiez ? Lui reprocha soudain Scott.
-Je suis navré, Scott, mais j'ai fait ce que je pensais être le mieux. Je sais que vous avez vécu une douloureuse perte…
-Vous nous manquez tellement, le coupa Jean en s'approchant les yeux remplis de larmes, et je suis tellement désolée, Professeur, je vous en prie, pardonn…
-Chut, Jean, intervint-il en posant un doigt sur ses lèvres, tu n'y es pour rien et tu n'as pas à t'excuser. Je suis sûr que mon double serait d'accord avec moi lorsque je te dis qu'il n'aimerait pas que tu vives dans le regret. On ne peut qualifier de meurtre un accident. Tu n'es pas une meurtrière et si cela était à refaire, je le referais. D'ailleurs, demande à Hank combien de fois j'ai pris ce genre de risque en servant de cobaye ?
-Je n'oublierai jamais le jour où vous m'avez entraîné dans l'abri atomique pour que je serve de cible à vos côtés et aider Alex à contrôler son don.
-Alex ? Mon frère ? S'exclama Scott.
-Oui, il avait dû mal à canaliser son pouvoir, nous nous sommes mis de part et d'autre d'un mannequin qu'il devait toucher sans nous atteindre le Professeur et moi, et crois-moi, cela était périlleux.
-Bref, tout ceci pour dire que tu ne dois plus vivre avec cette ombre, Jean. Pardonne-toi, la haine ne fait pas bon ménage avec des dons tels que les nôtres.
Charles essuya une larme qui roulait le long de la joue de la jeune femme, puis, il la prit tendrement dans ses bras tout en laissant son don les étreindre dans un doux cocon.
-Maintenant, veuillez m'excuser, mais je dois partir.
-Où comptez-vous aller, Professeur ? Questionna Tornade. Vous êtes ici chez vous.
-Je dois d'abord récupérer Erik, puis, trouver le mutant qui nous a amené ici. A ce propos, le Cerebro est-il fonctionnel ?
-Oui, nous l'avons reconstruit ensemble, mais, Professeur, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, admit Hank.
-Il me semble pourtant primordial qu'Erik et moi nous retournions à notre époque. Je vais donc aller le chercher et je trouverai ensuite ce mutant grâce au Cerebro.
-Professeur, il y a déjà eu des modifications que ce soit dans le passé ou le futur, nous…, plaida Hank avant de se figer, vous comptez effacer ces moments de nos mémoires ?
-Malheureusement, je n'ai pas le choix Hank. Je suis sûr que tu comprends, rajouta-t-il en serrant brièvement l'épaule du mutant.
Le Docteur McCoy hocha la tête et Charles lui sourit en retour, il devait maintenant se lancer à la recherche d'Erik qu'il avait localisé a à peine quelques kilomètres de l'Institut. Parfait, son ami semblait venir à lui !
-Attendez ! Vous ne pouvez pas y aller seul, c'est de la folie !
-Et pourquoi donc ? Demanda Charles d'un ton tranquille qui contrastait avec le grognement de Wolverine.
-Magnéto, vous ne pouvez pas lui faire confiance, je suis sûr que c'est un piège !
-Logan a raison, appuya Scott, il est à l'origine de tout ceci, c'est lui qui vous a attiré à cette époque. Je ne sais ce qu'il vous veut, mais je n'ai pas confiance en lui.
-Et bien, contrairement à vous, jeunes gens, j'ai confiance en mon meilleur ami.
-Professeur, il a changé, plaida Hank, il n'est plus l'homme que vous avez connu. Si vous y allez, il vous fera du mal.
Charles sourit doucement à ses futurs élèves avant de faire un pas de plus vers la porte. Bien sûr, il n'était pas idiot, il savait que la colère et la haine aveuglaient Erik, il l'avait bien vu sur cette plage. Il avait été confronté à la face obscure de son ami, il en avait souffert, mais il avait aussi lu la douleur dans son regard quand Erik s'était rendu compte qu'il l'avait blessé. Et pour une raison qui lui demeurait obscure, il souhaitait s'accrocher à cette lueur, à cet espoir.
-Jean a raison, vous ne pouvez pas y aller, poursuivit Tornade, Magnéto ne vous fera pas de cadeau.
-Nous verrons bien.
Il leur offrit un dernier sourire apaisant avant de poser sa main sur la poignée de la porte.
-C'est n'importe quoi ! Gronda Wolverine.
D'un geste rapide et surhumain, la main de Logan se posa sur son épaule pour l'éloigner brutalement de la porte.
-Logan ! Feula Hank furieux du geste du mutant.
-Tout va bien, tempéra Charles alors que les deux mutants se fusillaient du regard en grondant. Calmez-vous ! Je vous remercie tous deux pour votre sollicitude, mais je suis assez grand pour prendre soin de moi.
-Professeur !
Tous ses protégés parlèrent en même temps, Charles laissa échapper un léger soupir avant de sourire. Apparemment, ils ne le croyaient pas capable de se défendre ! Le jeune homme s'avança à nouveau vers la porte, tous les mutants firent un mouvement pour le stopper, mais d'un simple ordre mental, il les figea, Jean se débattit, cependant, son don n'était rien comparé au sien.
-Bien, je vois que vous venez de comprendre que je peux me débrouiller seul, lança le Professeur en relâchant les jeunes gens.
Alors qu'il allait franchir le seuil de la porte, Hank fit tout de même un pas dans sa direction.
-Professeur, je vous en prie, Magnéto est hors de votre portée lorsqu'il a son casque.
-Son casque ? Quel casque ?
-Professeur, certaines choses ont déjà changé, lui apprit le Fauve, il vaut mieux que vous restiez ici, c'est plus prudent.
-Je crains qu'il ne soit trop tard, lui apprit-il, Erik approche.
Charles descendit d'un pas tranquille les marches menant au rez-de-chaussée entouré par ses X-Men, son regard se posa alors sur les enfants, les adolescents qui préparaient avec l'aide des plus âgés le repas du soir. Il s'arrêta quelques secondes pour s'imprégner de l'ambiance chaleureuse et familiale qui régnait en ce lieu.
-Restez auprès d'eux, ordonna-t-il doucement aux mutants qui l'entouraient.
-Hors de question ! Gronda Scott. Malicia, Bobby, vous pouvez surveiller tout ce petit monde ?
-Oui, bien sûr, Monsieur Summers, accepta un adolescent blond.
-Ecoutez-moi, s'il-vous-plaît, demanda Ororo en haussant la voix pour être entendue de tous, nous nous absentons, soyez sages et écoutez Bobby et Malicia, compris ?
-Oui ! Répondirent en chœur les pensionnaires de l'Institut.
-Et au cas où l'un d'entre vous trouverait amusant de désobéir, il aura à faire à moi, menaça Wolverine en laissant apparaître ses lames.
Charles allait protester, mais il n'en eut pas le temps, il venait d'entendre l'appel télépathique d'Erik dans sa tête. Le jeune homme sortit du Manoir pour s'avancer sur la pelouse, il avait presque atteint le mur d'enceinte quand il aperçut un groupe de mutants. Il sourit à Erik, heureux de le voir entier et bien portant, avant de poser un regard curieux sur le visage vieilli de son meilleur ami. Charles n'aimait pas effleurer l'esprit des gens sans y être invité, il ne le faisait qu'en cas de nécessité, pourtant, lorsque ses yeux se posèrent sur le casque recouvrant la tête du vieil Erik, il tenta de lire son esprit, mais comme l'avait prévenu Hank, le casque bloquait son pouvoir. Le jeune Professeur reconnut alors le couvre-chef, il s'agissait d'un casque identique à celui de Shaw. Son Erik l'avait porté avant de rapidement le retirer quand il avait vu les conséquences de son geste.
-Bonsoir, mon ami, lança doucement Charles lorsqu'il croisa le regard gris acier.
-Charles, je suis heureux de voir que tu vas bien, confia Erik en s'approchant pour l'enlacer. Pardonne-moi, mon ami, je ne sais pas ce que j'aurais fait si cette balle avait fait plus de dégâts, chuchota l'Européen à son oreille.
-Rassure-toi, je vais bien, juste une légère douleur, mais rien d'insupportable, assura Charles avant qu'ils ne se séparent.
-Charles.
Le jeune homme se tourna vers la version plus âgée d'Erik à qui il sourit tout en lui offrant un regard bienveillant lorsqu'il vit les prunelles acier troublées par des larmes.
-Erik, je ne sais comment formuler cela, mais je suis heureux de vous rencontrer.
-Il en va de même pour moi, Charles, reconnut Magnéto d'une voix chargée en émotion.
-Comme c'est étonnant, cingla Wolverine en le fusillant du regard, que voulez-vous ?
-L'une de mes nouvelles recrues a le formidable don d'agir sur le temps, c'est d'ailleurs à cause de sa maladresse que vous vous retrouvez tous les deux à cette époque, expliqua l'Erik âgé, je souhaiterais, si tu es d'accord Charles, que tu m'accompagnes. Tu es le seul à mes yeux capable de l'aider à maîtriser son don.
-Hors de question que le Professeur vous suive ! Déclara aussitôt Cyclope.
Un mutant à la carrure impressionnante poussa un grognement menaçant en leur direction, aussitôt, ses X-Men se tinrent sur leurs gardes.
-Vas-y, Dents de Sabre ! Donne-moi une bonne raison de te limer les crocs ! Lança Wolverine en laissant apparaître les lames ornant ses poings.
-Calmez-vous, cela ne sert à rien de s'énerver de la sorte, tempéra Charles d'une voix apaisante.
-Ceci n'est pas un piège, assura Magnéto.
-Très bien, alors, prouvez-le nous en enlevant votre casque, proposa Tornade.
Un lourd silence s'abattit sur les deux groupes, tout le monde savait que Charles ne lirait pas l'esprit sans défense du mutant, mais Jean en était capable.
-Tout ceci est stupide, pesta soudain son Erik, seriez-vous apaisés si je restais avec vous le temps que Charles aide ce jeune mutant ?
-Cela me semble être un bon compromis, appuya Charles. Je suis d'accord pour vous suivre Erik, mais en contrepartie, je compte sur vous pour ne plus attaquer l'Institut.
-Je te prie d'excuser mon intrusion de cet après-midi, Charles, je ne souhaitais blesser personne, simplement réparer mon erreur en vous récupérant tous deux pour vous renvoyer à votre époque avant que des dommages ne soient commis.
-Très bien, mais la prochaine fois, essayez de discuter avant de vous battre, demanda le jeune Professeur avant de se tourner vers Hank et les autres, je compte sur vous pour accueillir convenablement Erik, il est notre invité, est-ce clair ?
Malgré leurs réticences plus qu'évidentes, ses protégés acquiescèrent. Charles leur sourit avant de débuter une conversation silencieuse entre eux.
-N'oubliez pas qu'Erik n'a rien à voir avec le Magnéto d'aujourd'hui. Hank, te souviens-tu de l'homme qu'il était à l'époque ?
-Je me souviens de la manière dont il vous a trahi et abandonné blessé sur cette plage, Professeur, gronda le Fauve.
-Tout ceci ne s'est pas encore passé, Hank, reprocha doucement Charles, alors, traitez-le pour ce qu'il est, un invité et un ami.
-Charles ? Appela doucement son Erik. Ne te fais pas de souci, mon ami, tout se passera bien.
-J'en suis sûr, dit-il en plongeant son regard céruléen dans les prunelles de ses futurs élèves. Je reviens vite.
-Professeur…
-Tout va bien se passer, Scott »
Sur ces mots, Charles s'approcha du double d'Erik. Ce dernier lui tendit une main qu'il saisit et la seconde suivante, Azazel les transportait bien loin de l'Institut.
Charles cligna des paupières pour s'adapter à la vive lueur qui baignait le couloir où ils avaient atterri. Sur un signe de tête du vieil Erik, Azazel et le dénommé Dents de Sabre s'éloignèrent. L'homme lui sourit avant de l'entraîner à l'autre bout du couloir. Alors qu'il le suivait, Charles se figea soudain, il se tourna vers l'imposante porte se trouvant à son opposé, les sourcils froncés, intrigué par ce qu'il percevait. Une main posée sur l'épaule détourna son attention du panneau en bois.
« -Viens, suis-moi, ordonna doucement Erik.
Charles hocha la tête avant de lui emboîter le pas et d'entrer dans une immense chambre. Il observa cette dernière tout en se disant qu'elle était parfaitement à son goût.
-Où est donc le jeune mutant dont vous nous avez parlé ?
-Azazel est allé le chercher, il semblerait que Bennett ai eu besoin de prendre l'air. Il est tard, as-tu mangé ?
-Non, avoua Charles.
-Accepterais-tu de partager mon dîner ? Nous pourrions ensuite faire une partie d'échecs ?
Le jeune Professeur Xavier ne put retenir un sourire en repensant à leurs nombreuses parties. Il sortit de ses pensées lorsqu'il entendit les portes d'un placard, il vit alors Erik déposer un costume sur le lit.
-Je te laisse prendre une douche et te changer, annonça la version âgée de son meilleur ami, je t'attends dans la salle à manger. Tu n'auras qu'à descendre les escaliers, c'est la première salle à droite au rez-de-chaussée. »
A nouveau Charles se contenta d'acquiescer en silence alors que Magnéto quittait la chambre. Son regard se posa sur les vêtements déposés sur le lit et il ne put que sourire tout en s'interrogeant sur ceux-ci. Le costume coupé dans un tissu anthracite accompagné d'une chemise bleue pâle, la coupe, les tissus étaient ceux utilisés dans les années 60 et contrastaient avec le jean et le polo que lui avaient donné Scott. Charles fit un détour par la salle de bain pour se rafraîchir, il en profita pour prendre un antalgique avant de revenir dans la chambre pour rester figer devant les vêtements. Le jeune homme craignait de comprendre pourquoi les habits qu'il portait avaient déplu à Erik, Charles secoua la tête, non, Erik voulait simplement le mettre à l'aise. Dès qu'il fut changé, il gagna le rez-de-chaussée sans croiser qui que ce soit, ce qu'il trouva étrange, tout comme la sensation qu'il ressentit en passant devant l'immense porte en bois. Il n'eut pas le loisir de s'interroger davantage car il venait d'arriver au rez-de-chaussée où Erik l'attendait. Celui-ci lui tendit un verre et il reconnut sans peine le parfum d'un whisky vieux de plusieurs années.
« -Viens, allons nous installer près de la cheminée le temps que le dîner soit prêt.
Charles suivit son ami et s'assit dans le fauteuil qu'on lui désigna, il prit une gorgée du liquide ambrée qui brûla sa gorge avant de répandre une douce chaleur dans tout son être. Ils discutèrent agréablement, n'abordant aucun sujet sensible avant de passer à table. Charles remercia la jeune femme pour le repas qu'elle leur servit, une mutante à l'élasticité étonnante, alors qu'Erik se contenta d'un geste agacé de la main pour la congédier.
-Un cognac ? Offrit Erik une fois leur repas terminé.
-Essayeriez-vous de me soûler ? Questionna Charles d'un ton amusé en se rappelant le nombre de verres qu'ils avaient déjà bu.
-Enfin, Charles, tu me connais ! S'offusqua Erik avec un sourire.
-Justement, s'amusa le jeune Professeur, j'aimerais avoir l'esprit clair pour discuter avec Bennett.
-Il se fait tard, fit doucement remarquer Magnéto en lui donnant un verre de cognac, tu pourras commencer l'entraînement demain. Par ailleurs, un peu de repos te fera du bien.
-Je vous remercie pour votre sollicitude, mais…
-Et puis, il est temps de débuter notre partie, continua son vieil ami en l'ignorant.
D'un simple geste de la main, Erik fit voler la table soutenant l'échiquier qui atterrit entre les deux fauteuils faisant face à l'âtre. Ma gnéto vint s'asseoir et prit une gorgée de cognac alors que lui-même posait son verre sur le rebord de la table. Charles s'installa confortablement dans son fauteuil avant de croiser les jambes et de plonger son regard acéré dans les prunelles d'un gris acier.
-Es-tu toujours d'accord pour que je joue avec les blancs ? Questionna Erik.
-Avant de débuter la partie, j'aimerais savoir à quel jeu nous jouons ? Interrogea Charles.
-Aux échecs, bien sûr, répondit Magnéto.
Le jeune homme laissa échapper un léger rire avant de secouer la tête d'amusement.
-Allons, Erik, cessons ce petit jeu. D'abord les vêtements, puis, le dîner, l'alcool et maintenant une partie d'échec ? Résuma Charles en haussant un sourcil. Je ne suis pas aussi naïf que cela.
-Quel mal y-a-t-il à prendre un peu de bon temps ?
-Rien, si ce n'est que ce n'est pas mon époque et surtout je ne suis pas votre Charles.
-Pardonne-moi, Charles, mais je ne vois guère de différence.
-Vraiment ?
-Est-ce pour cela que tu me vouvoies ? Demanda Magnéto, un fin sourire éclairant son visage dénotant la tristesse qu'il lisait dans ses prunelles.
-Je crois que je vais rentrer à l'Institut, déclara soudain Charles en se levant, car il est clair que vous n'avez jamais eu l'intention de me présenter Bennett pour que je l'aide à contrôler ses pouvoirs. Avez-vous-même eu l'intention de nous renvoyer à notre époque ?
-Charles…
-Tout comme je crois que notre arrivée ici n'était pas une erreur, conclut le jeune Professeur.
-Là, tu te trompes, le contredit Magnéto en se levant à son tour.
Charles haussa un sourcil étonné à l'intention d'Erik, il eut cependant un geste de recul quand l'homme s'approcha de lui.
-Il n'était pas prévu que ma version jeune soit présente, confia Erik en le coinçant contre la cheminée. »
Charles déglutit péniblement, inquiet de ne pouvoir lire ce que l'homme pensait à cause du casque. Il chercha un moyen de se soustraire à son emprise, mais Magnéto posa ses mains de part et d'autre de son visage, agrippant fermement le manteau de la cheminée. Avant qu'il n'ait pu formuler une quelconque parole, les lèvres de son vis-à-vis fondirent durement sur les siennes. Les yeux du jeune homme s'écarquillèrent de stupeur alors qu'il sentait une langue caresser ses lèvres. Ses mains se posèrent sur le torse d'Erik pour le repousser, il sentit sa bouche quitter la sienne, il en profita aussitôt pour protester, mais dès que ses lèvres s'entrouvrirent, Magnéto revint à la charge et il sentit sa langue envahir sa bouche. Des larmes embuèrent son regard, sans réellement se l'avouer, il avait espéré ce baiser, mais pas comme ça, pas dans ces conditions…
Charles sentit son pouvoir bouillonner en lui et avant qu'il n'ait pu contrôler quoi que ce soit, une vague d'énergie quitta son corps pour heurter brutalement celui de Magnéto qui se retrouva violemment projeté contre un mur. Ebahi par ce qu'il venait de faire, Charles fit un pas en direction d'Erik, inquiet de l'avoir blessé, quand il se rendit compte que le casque ne protégeait plus les pensées du vieil homme. Il effleura l'esprit de ce dernier et prit aussitôt la décision de fuir. Une fois dans le hall, il se précipita vers la porte avant de se figer, quelque chose l'appelait à l'étage, il pouvait voir se dessiner dans son esprit la porte qui l'avait tant attiré. Il fit un pas vers les escaliers quand il ressentit une violente douleur dans son bras. Le jeune Professeur baissa les yeux et aperçut avec horreur une seringue plantée dans sa chair, c'était une vieille seringue contenant du métal et il put voir le poussoir s'enfoncer, propageant le produit dans son être sans que personne ne soit à l'autre bout. Tout se mit à tourner autour de lui, ses jambes ne le portaient plus, il allait chuter sur le sol dur quand les bras du vieil Erik le retinrent avant qu'il ne sombre dans l'inconscience.
