Tous les personnages et l'univers X-Men appartiennent à Marvel.

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Bonjour,

J'espère que vous allez tous bien et que vos vacances se passent bien pour ceux qui en ont.

Voici, un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

Merci à Calimero pour sa review ! Merci pour vos mises en alerte ! Merci de me lire.

Bonne fin de week-end !

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Chapitre 5 :

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Charles termina son sandwich avant de s'allonger dans l'herbe, un petit soupir de contentement franchit le seuil de ses lèvres lorsque ses pieds nus touchèrent le gazon qui caressait tendrement sa plante de pied. Sans prendre la peine d'ouvrir les yeux, ni sans se servir de son don, il pouvait sentir sur lui le regard moqueur de son meilleur ami qui semblait trouver amusant son intérêt pour de petits plaisirs aussi simples que marcher pieds nus dans l'herbe.

« -A la place de rire de moi, pourquoi n'essayerais-tu pas ? Offrit Charles.

-Je ne vois pas l'intérêt, avoua simplement Erik.

On aurait pu croire que les nombreuses épreuves par lesquelles était passé Erik lui auraient donné un goût pour les choses simples de la vie, mais ce n'était pas le cas. Parfois, Charles se demandait simplement si son ami savait encore ce que le mot vivre signifiait. Il espérait que le temps passer à leurs côtés ait aidé le Maître du métal, Charles se souviendrait toujours du premier véritable sourire d'Erik, mais il en doutait compte tenu de ce qui s'était passé sur la plage. Son meilleur ami avait été aveuglé par sa soif de vengeance, puis, par la colère. Charles comprenait la peur qui emplissait Erik, il ne pouvait qu'imaginer l'horreur qu'avait vécu le jeune juif dans les camps de concentration, pourtant, il avait cru parvenir à lui montrer qu'il existait une autre voie. Mais, il avait échoué.

-Pourquoi donc cet air grave ? On pourrait croire que quelqu'un est mort.

Charles rouvrit les yeux pour tourner la tête vers son meilleur ami qui lui souriait tranquillement. Magneto semblait être resté sur cette plage à Cuba, il avait l'impression d'avoir retrouvé son Erik, mais Charles savait parfaitement qu'une fois de retour à leur époque, il allait le perdre à nouveau. Le jeune Professeur se força à sourire ce qui lui valut un haussement de sourcils de la part d'Erik qui ne paraissait pas dupe. Aussi, Charles se redressa-t-il d'un coup, bien décidé à profiter de chaque instant, et se précipita vers son ami pour le délester de ses chaussures.

-Hey ! Protesta Erik en ramenant ses pieds vers lui alors qu'il allait réussir à faire main basse sur ses chaussettes.

-Allons, mon ami, je te promets que l'herbe ne va pas te manger ! Plaisanta Charles. Pourquoi ne pas essayer de te détendre ?

Pour toute réponse, Charles eut droit à un haussement de sourcils exaspéré. Le Professeur savait que des années de traque avaient conditionné son ami à toujours être sur le qui-vive, mais pour le moment, il n'avait rien à craindre, ils étaient en sécurité. Bien décidé à obtenir gain de cause, il se jeta sur Erik qui tomba à la renverse, surpris par son geste. Il en profita donc pour s'installer sur les cuisses de son ami et, tout en lui offrant son plus beau sourire, mit sa main en arrière pour atteindre l'une de ses chaussettes. Cependant, lors de son calcul, le Professeur avait omis un détail, Erik avait de longues jambes ! Aussi, il dut se contorsionner pour arriver à attraper son pied, oubliant la douleur qui irradiait de son dos. Un cri de victoire franchit le seuil de ses lèvres quand il réussit enfin à ôter une chaussette, néanmoins, il ravala ce dernier quand il fut violemment bousculé sur le côté. Une grimace passa furtivement sur son visage, sa blessure au dos n'ayant pas apprécié le mouvement rapide.

-Charles ? Tout va bien ?

-Oui, murmura-t-il, Erik, peux-tu me dire quel est le problème ? As-tu une difformité avec tes pieds que tu souhaites me cacher ?

-Hein ? Quoi ? Répondit très intelligemment son meilleur ami qui paraissait confus. Mes pieds ?

-Oui, tes pieds ! Répéta Charles en agitant la chaussette qu'il avait arraché sous le nez du Maître du métal.

-Oh ! Je… Non, je n'ai pas de problème avec mes pieds.

Comme pour lui prouver ses dires, Erik retira lui-même sa dernière chaussette. Charles contempla son ami d'un air pensif, ses dents mordillèrent sa lèvre inférieure alors qu'il se retenait d'effleurer l'esprit du mutant pour savoir ce qui le tracassait. Il pencha légèrement la tête sur le côté quand il remarqua la légère rougeur sur les joues d'Erik, ce qui ne lui ressemblait absolument pas.

-Es-tu souffrant ?

-Pardon ?

Le Professeur s'approcha de son meilleur ami et déposa une main sur son front pour contrôler sa température, si Erik était malade, cela pourrait expliquer son comportement et son teint de plus en plus écarlate.

-Je vais bien ! Protesta ce dernier d'un ton bourru et en le repoussant avec un peu plus de douceur cette fois.

-Très bien, chuchota Charles pensif en s'asseyant à sa place.

Le jeune homme avait du mal à comprendre l'attitude d'Erik, qu'avait-il donc fait pour irriter de la sorte son ami ? Il ne voyait pas. Un coup contre son épaule le sortit de ses pensées.

-Tu as raison, c'est agréable, admit Erik qui s'était rapproché.

Charles ne put que se dérider en voyant le sourire de son meilleur ami, il donna à son tour un coup d'épaule dans celle d'Erik qui se détendit aussitôt. Ils restèrent ainsi, côte à côte, entourés par un silence réconfortant, chacun profitant de la proximité rassurante de l'autre.

-Erik, mon ami, que va-t-il se passer maintenant ?

-Et bien, nous allons trouver le mutant qui nous a emmené ici, puis, nous allons rentrer à la maison.

-C'est vrai ?

-Bien sûr, Charles, nous allons retrouver notre époque.

-Ce n'est pas ce que je voulais dire, Erik, contesta doucement le Professeur, rentreras-tu à la maison ?

A peine avait-il énoncé sa question qu'il posa son regard emplit d'espoir sur son meilleur ami, l'air sérieux de celui-ci lui fit craindre le pire, pourtant, un sourire ne tarda pas à se dessiner sur son visage.

-Je rentre à la maison, Charles, si je suis toujours le bienvenu ?

-Tu le seras toujours, mon ami, promit le jeune homme en lui offrant un visage radieux. Quel que soit notre avenir, ma porte te sera toujours ouverte.

-Merci, Charles.

Les deux hommes échangèrent un regard avant qu'Erik ne se détourne brusquement pour observer résolument le sol. Décidément, son ami avait toujours autant de mal à exprimer ses sentiments. En tout cas, Charles se sentait plus léger et heureux de savoir que le Maître du métal rentrerait avec lui, certes, les garçons risqueraient de faire la tête, en particulier Alex, mais il était sûr que la situation s'arrangerait. Le jeune homme se rallongea dans l'herbe tout en se demandant si le Professeur X accepterait de le laisser utiliser le Cerebro, il était curieux de savoir si Hank y avait apporté des changements, ce qui était sûrement le cas. A peine son dos eut-il touché le sol, qu'il ressentit une vive douleur, il étouffa difficilement un gémissement de souffrance qui malheureusement attira l'attention de son meilleur ami.

-Nous devrions rentrer pour que tu puisses voir le Docteur Grey ou Hank, décréta Erik.

-Je vais bien, répliqua-t-il peu désireux de bouger.

-Tu souffres.

-Uniquement parce que je me suis allongé sur un petit monticule de terre qui a appuyé sur la cicatrice !

-Vraiment ? S'enquit Erik en plongeant son regard gris dans le sien.

-Je te le promets.

-Montre-moi !

-Quoi ? Demanda-t-il autant perturbé par la requête de son ami que par son ordre.

Avant que Charles n'ait pu esquisser le moindre geste, Erik s'était installé dans son dos, ses longues jambes entourant son corps. Un frisson parcourut son échine alors qu'il sentait les doigts de son meilleur ami retrousser son tee-shirt pour dévoiler la peau de son dos. Charles retint son souffle quand il sentit des doigts frôler sa peau, traçant des arabesques autour du pansement avant qu'ils ne tirent légèrement sur ce dernier pour dévoiler la cicatrice.

-Je suis vraiment désolé.

Charles ferma les yeux, il pouvait sentir le souffle chaud de son ami contre la peau sensible de son cou, sans qu'il ne puisse contrôler son corps, ce dernier s'éveilla à ce simple contact.

-Je… Je t'ai déjà dit que tu n'avais pas à t'excuser, c'était un accident, Erik.

Son ami n'ajouta rien, il perçut que l'on repositionnait le pansement, il crut qu'Erik allait rabaisser son vêtement, mais il n'en fit rien, il pouvait toujours sentir ses doigts jouer sur sa peau.

-Tu as des tâches de rousseurs.

Charles ne put que sourire face à la remarque car il percevait celui qui éclairait la voix étonnement rauque du Maître du métal.

-Oui, confirma le Professeur, elles sont plus nombreuses quand je m'expose au soleil. Comme tu peux le constater, je suis un parfait petit anglais !

-C'est ce qui fait ton charme. »

Le jeune homme déglutit péniblement quand il sentit les mains d'Erik quitter son dos pour glisser le long de ses côtes pour terminer leur course sur son ventre. Son souffle se bloqua dans sa poitrine et il eut l'impression que ses joues prenaient feu, il n'osait pas bouger de peur de rompre la magie du moment. Doucement, Erik exerça une légère pression, le faisant basculer en arrière jusqu'à ce que son dos repose contre le torse musclé du Maître du métal. Charles se laissa bercer par la tendresse qui émanait de son ami, il ferma les yeux quand Erik posa sa joue dans ses cheveux. Une douce chaleur naquit au plus profond de son être et elle n'avait rien à voir avec les rayons du soleil. Le télépathe se retenait à grand peine de lire l'esprit de son ami, cette accolade lui paraissait être plus qu'une étreinte amicale ou fraternelle, mais peut-être se trompait-il ? Il serait si simple de lire les pensées d'Erik pour se rassurer… Mais, il ne le ferait pas. Alors, lentement, un peu hésitant, Charles glissa ses mains sous son tee-shirt pour vernir les poser sur celles de son ami. Lorsque leurs mains se retrouvèrent, Erik laissa échapper un petit soupir de contentement et son corps se détendit. Alors qu'il se laissait couler contre le corps accueillant, il fut surpris d'entendre le cœur d'Erik résonner violemment dans son torse. Le cœur de Charles ne tarda pas à battre au même rythme que celui d'Erik quand il sentit les lèvres de son meilleur ami effleurer la peau de son cou, le caressant de son souffle chaud, remontant lentement vers son menton, puis, le coin de ses lèvres et ...

« -Attention !

Erik laissa échapper quelques mots en Allemand et Charles n'avait pas besoin de comprendre la langue pour saisir qu'il s'agissait de jurons. En un geste souple, Erik les fit basculer sur le sol pour leur faire éviter un ballon qui arrivait tel un boulet de canon sur eux. Charles se figea, ses joues s'empourprèrent un peu plus quand il prit conscience de la proximité du corps d'Erik et surtout de leur position, ce dernier était allongé sur lui et il devait bien reconnaître qu'il appréciait son poids sur lui.

-Tout va bien Charles ? Lui demanda Erik dont les doigts effleurèrent sa joue.

-Euh, oui…

Leurs regards se croisèrent et ils se perdirent pendant un instant dans leurs pupilles assombries.

-Pardon ! Pardon ! S'écria un jeune garçon qui arrivait en courant vers eux. On vous avait pas vu !

A regret, les deux hommes se séparèrent. Erik lança un regard noir aux enfants qui arrivaient au pas de course alors que Charles leur offrit un sourire bienveillant.

-Ce n'est rien, assura le Professeur de sa voix douce, personne n'est blessé.

Les enfants parurent doutés de ses propos quand ils croisèrent le regard noir d'Erik, Charles donna à ce dernier un discret coup de coude dans les côtes en espérant qu'il remarque que sa colère n'avait pas lieu d'être.

-C'est vrai que vous êtes le Professeur ? Demanda soudain une petite fille avec des nattes brunes.

-Oui, Kitty, répondit Charles dans un sourire.

-Vous connaissez mon nom ? S'exclama la fillette.

-Oui, bien sûr qu'il le connaît, c'est le Professeur ! Soupira Piotr qui paraissait exaspéré.

-Oui, c'est vrai, confirma Charles.

-Vous voyez ! Je mentais pas ! Répliqua le jeune Russe.

-Bien sûr que non, Piotr, et je suis sûr que tes amis vont s'excuser.

-C'est bizarre, déclara Kitty en le dévisageant, vous êtes jeune.

Charles retint un léger rire face à la réflexion de l'enfant. Du coin de l'œil, il vit le jeune Roberto, s'il ne se trompait pas, récupérer le ballon avant qu'Erik ne se débarrasse du jouet qu'il fixait toujours d'un œil noir.

-Et en plus, vous avez des cheveux ! C'est trop bizarre ! S'exclama Roberto.

Le jeune Professeur fit son possible pour rester stoïque face à la remarque du jeune garçon, pourtant, il ne put s'empêcher de passer une main nerveuse dans ses cheveux. A ses côtés, Erik ricana légèrement, son ami connaissait son inquiétude quant à la perte de ses cheveux, surtout depuis que Hank insistait pour les lui raser ! Charles lança un regard noir à Erik ce qui ne fit que redoubler l'hilarité de son meilleur ami qui risquait de perdre ce titre, décida-t-il, s'il n'arrêtait pas de rire !

-Et vous, vous êtes Magneto ? Questionna un jeune indien, John. Vous faites pas peur !

-Ouais, le vrai, il fait beaucoup plus peur ! Acquiesça une petite Lisa.

Le rire d'Erik cessa dès qu'il entendit les commentaires des enfants. Charles mordit sa lèvre inférieure pour retenir sa propre hilarité quand il vit le visage soudain fermé de son ami.

-Le vrai ? Répéta Erik d'un ton glacial. Tu penses que je suis moins impressionnant que l'autre Magneto ? Demanda-t-il en faisant un pas menaçant en direction des enfants.

Charles inspira discrètement pour calmer son hilarité quand il remarqua qu'aucun des jeunes pensionnaires de l'Institut ne bougea malgré l'air sombre et vaguement agressif d'Erik.

-Oui, franchement, même Wolverine il fait plus peur que vous ! Ricana un jeune inconscient.

Avant que Charles n'ait pu intervenir pour calmer la situation, les enfants éclatèrent de rire. En l'espace d'une seconde, les rires s'estompèrent. Chaque enfant ayant du métal sur lui, ces derniers ne tardèrent pas se retrouver suspendus dans les airs la tête en bas. Erik semblait se délecter de les voir gigoter dans tous les sens pour essayer de toucher le sol ou de se mettre à l'endroit.

-Lâchez-les immédiatement !

La voix emplie de colère de Jean ne sembla pas impressionner Erik qui se contenta d'hausser un sourcil dans sa direction. Charles sentit aussitôt le pouvoir de la jeune femme entrer en action, elle était une télépathe puissante, mais il s'interposa facilement, protégeant l'esprit de son ami.

-Pourquoi m'empêchez-vous d'agir ? Gronda Jean.

-Parce qu'Erik ne fait rien de mal, les enfants l'ont taquiné et il répond à sa manière. Par ailleurs, Jean, n'entendez-vous pas leurs rires ?

-Descendez-les doucement dans l'herbe ! Ordonna à nouveau la télépathe qui ne semblait pas vouloir l'écouter.

-Faites ce que Jean demande, conseilla Ororo dont le regard se voila.

Le vent se leva autour d'eux. Charles soupira légèrement avant d'effleurer l'esprit d'Erik pour lui demander de déposer les enfants dans l'herbe avant de se tourner vers les deux mutantes pour les apaiser.

-Calmez-vous, intervint Scott, il n'a rien fait de mal. Ce n'est qu'un jeu.

Les deux mutantes parurent aussi surprises que choquées par l'intervention de Cyclope, celui-ci les observait avec une posture nonchalante qui contrastait avec celles de Jean et d'Ororo.

-Ils s'amusaient, poursuivit Scott, nous nous sommes tous amusés un jour ou l'autre avec nos pouvoirs, non ? Et puis, les enfants savaient à quoi ils s'exposaient en taquinant Monsieur Lehnsherr?

-Oui, reconnurent ces derniers en chœur alors qu'Erik les reposait en douceur.

Une fois qu'ils eurent présentés des excuses au Maître du métal, les enfants se regroupèrent pour jeter des coups d'œil plus ou moins discrets à leurs professeurs qui semblaient intriguées par la prise de position de Scott dans la défense d'Erik. Charles soupira. Il ne tenait pas à ce que les enfants voient les adultes se disputer, d'autant qu'il ne comprenait pas pourquoi Jean et Ororo paraissaient si inquiètes par le comportement de leur leader.

-Enfin, tu as toujours dit que nous devions nous méfier de lui, rappela Ororo.

-Bien ! Coupa Charles d'une voix forte. Il me semble qu'il n'y ait qu'une solution pour régler tout ceci.

Alors que tous lui lancèrent un regard surpris, Erik, lui, croisa ses bras sur son torse tout en lui jetant un coup d'œil méfiant.

-Et si nous terminions la partie de football ? Poursuivit Charles. Erik, je te laisse le choix de ton premier partenaire.

-Je n'ai aucune envie de jouer au ballon, Charles ! Grinça son ami. Par ailleurs, dois-je te rappeler que tu es blessé ?

-Je vais parfaitement bien. Cesse donc d'être une mère poule et…

-Une quoi ? Gronda Erik dont la mâchoire tressaillit.

-Une mère poule, se fit un plaisir de répéter Charles d'un ton empli de défi.

-Très bien, tu l'auras voulu ! Scott ?

Charles ne dit rien, il était trop occupé à dissimuler son sourire victorieux pour tenter de contester le choix de son ami. Les équipes ne tardèrent pas à être formées, Ororo avait rejoint la sienne pendant que Jean se proposait d'arbitrer la partie. Avec joie, le jeune Professeur put remarquer que les enfants semblaient enjoués d'être dans l'équipe d'Erik, ces derniers écoutaient ses conseils avec attention. Cependant, la présence de Scott devait y jouer, Erik avait été avisé de le choisir.

-Il te manque un joueur, mon cher Charles, lui fit remarquer son meilleur ami alors qu'ils se positionnaient.

-Oh, non, Piotr ? Appela-t-il.

Le jeune garçon lui lança un sourire reconnaissant avec de le rejoindre, il s'approcha d'un pas timide.

-Je vous demande pardon pour avoir dit aux autres qui vous étiez.

-C'est plutôt moi qui devrais te présenter des excuses, Piotr, je suis navré de ne pas t'avoir donné mon véritable nom, mais tu as fini par deviner, n'est-ce pas ?

-Vous avez le même regard et vous êtes aussi gentil que le Professeur Xavier.

Charles donna une tape amicale sur l'épaule du jeune garçon avant de l'envoyer rejoindre sa place. Alors qu'il observait certains pensionnaires de l'Institut s'asseoir dans l'herbe pour les regarder jouer, Erik s'approcha.

-Quel est l'enjeu ? Questionna le Maître du métal.

-Ce n'est qu'un jeu, mon ami, lui rappela-t-il en roulant des yeux.

-Le perdant accorde une soirée à l'autre et il se pliera à ses volontés.

Charles ne fut guère rassuré par l'air de prédateur avec lequel l'observait son meilleur ami, il lui fit penser à un requin qui s'apprêtait à mordre sa proie et il était cette proie ! Pourtant, oubliant toute prudence, Charles acquiesça de la tête avant de serrer la main d'Erik pour sceller leur accord. La partie débuta et, alors qu'il pensait que le Maître du métal allait prendre le match à cœur, il fut heureux de constater qu'Erik s'attendait parfaitement avec les enfants et qu'il ne prenait pas la partie trop au sérieux, il était ravi de le voir s'amuser. Le télépathe regardait les enfants courir et rigoler, Ororo et Scott s'amusaient autant qu'eux et Jean riait plus qu'elle n'arbitrait. Tout à coup, la jeune Kitty s'avança vers lui, poussant maladroitement le ballon. Il pouvait sentir son esprit qui réfléchissait à la meilleure manière de le dépasser pour atteindre le goal et donc les buts. Alors qu'il allait gentiment essayer de l'arrêter avant de la laisser passer, deux bras puissants entourèrent sa taille avant de le soulever.

-Erik ! S'écria-t-il. Erik, ce n'est pas du jeu ! Protesta-t-il sous les rires des enfants alors qu'il tentait de se libérer.

-Vas-y, Kitty ! Fonce ! L'encouragea Erik.

La fillette sourit avant de courir vers les buts alors que Charles soupirait de dépit, il avait cessé de s'agiter et attendait patiemment que son ami le repose ce qu'Erik ne fit pas.

-Euh, tu peux me poser, elle est passée.

Charles fut surpris de sentir un élan de frustration émaner de son meilleur ami quand il le relâcha. Cependant, il n'eut pas le temps de le questionner, des cris de joie résonnèrent quand Kitty réussit à marquer. Erik lui fit un clin d'œil avant d'aller récupérer la fillette qu'il porta sur ses épaules pendant que ses coéquipiers la félicitaient. Charles retourna auprès des siens qui semblaient un peu dépité de se faire battre. Le jeune Professeur les rassura d'un clin d'œil et quelques tapes amicales avant que la partie ne reprenne, l'équipe d'Erik menait de deux points, mais ils avaient encore le temps de revenir au score. Jean siffla et la partie reprit. Scott réussit à se débarrasser d'Ororo à qui il avait pris le ballon, puis, il le passa à Erik. Charles se précipita vers son ami à qui il déroba le ballon sans aucune difficulté, celui-ci étant tout simplement figé au milieu de la pelouse. Le jeune Professeur tira dans la balle pour l'envoyer à Piotr qui fila vers les buts. A cet instant seulement, il libéra Erik de son pouvoir. Son équipe cria de joie quand le jeune Russe marqua un but, réduisant ainsi l'écart.

-Charles !

Tous se tournèrent en entendant le ton menaçant d'Erik, les enfants observèrent le Maître du métal avec un air incertain. Ce dernier fit un pas vers lui alors qu'il affichait son plus beau sourire et un air innocent.

-Oui, Erik ?

-Tu m'as figé !

-Vraiment Erik ?

-Ce n'est pas beau de tricher, Charles ! Gronda son meilleur ami qui lui faisait maintenant face.

-Je ne me souviens pas avoir lu qu'il était autorisé d'emprisonner les autres joueurs avec ses bras ? Lui fit-il doucement remarquer.

-Je vois, marmonna Erik avant de lui lancer un regard amusé, puis-je te donner un conseil, mon ami ?

-Bien sûr, répondit Charles un brin hésitant.

-Cours !

Le jeune Professeur éclata de rire sous les regards quelque peu perplexes de ses futurs protégés, cependant, son rire se fana quand il croisa le visage fermé d'Erik. Celui-ci ne plaisantait pas ! Aussitôt, Charles se mit à courir. Le Maître du métal ne tarda pas à lui emboîter le pas. Malheureusement, le jeune homme sentit soudain un bras s'enrouler autour de sa taille, stoppant sa course. La seconde suivante ses pieds quittaient le sol alors qu'il était soulevé avant d'être jeté comme un vulgaire sac de pommes de terre en travers de l'épaule de son meilleur ami.

-Erik ! Erik, lâche-moi ! Ordonna-t-il.

Charles se tortilla pour tenter de lui échapper, mais Erik le tenait bien. Il hésita à se servir de son pouvoir, mais il n'en eut pas le temps.

-Erik, non !

Son cri de protestation n'émut pas son bourreau qui le jeta sans autre forme de procès dans le lac. Charles atterrit dans l'eau tiédie par le soleil d'été. Son dos effleura le sol sableux avant qu'il ne se redresse pour prendre appui sur ses pieds et se propulser à la surface. Erik se tenait sur la berge, un sourire ravi éclairait son visage. Au vue de la distance, il comprit rapidement qu'en plus de sa force, son ami s'était servi du métal présent sur lui pour le jeter au loin.

-On va voir si tu ris toujours, mon ami, marmonna-t-il.

-Charles, non ! Protesta à son tour Erik qui avait perçu son changement d'humeur.

Le Professeur X porta deux doigts à sa tempe et se concentra. Avec douceur, il abaissa les barrières mentales de son meilleur ami, le forçant à entrer dans l'eau. Erik tenta de lui résister et Charles le laissa faire. Son ami lui lança un regard suffisant quand il se rendit compte qu'il n'avait de l'eau que jusqu'aux mollets. Cependant, il se fit un plaisir de lui faire ravaler son sourire. Il leva sa main et Erik paniqua lorsque son corps s'éleva dans les airs. Charles rabattit sa main vers lui et le Maître du métal ne tarda pas à atterrir dans l'eau à quelques mètres de lui. Erik remonta à la surface et nagea dans sa direction, un air surpris peint sur son visage.

-Télékinésie ?

-Oui, admit Charles, mais je ne la maîtrise pas très bien.

Des rires et des cris attirèrent soudain leur attention, la partie de football venait de se transformer en bataille d'eau en bonne et due forme. Scott venait de jeter Jean à l'eau avant de se faire attaquer par plusieurs enfants.

-Ils sont heureux, murmura pensivement Erik.

-Oui.

-Ton rêve est encore plus merveilleux que je ne le pensais, confia Erik pour son plus grand plaisir.

-Il ne tient qu'à toi pour en faire partie, confessa Charles.

Doucement, il sentit les mains d'Erik se poser sur ses hanche alors qu'il l'attirait à lui, leurs torses ne tardèrent pas à se toucher et l'espace entre leurs visages était vraiment très mince, ils pouvaient sentir le souffle de l'autre caresser leurs lèvres. Nerveusement, Charles passa un bout de sa langue sur ses lèvres pour les humidifier. Un grognement rauque émana d'Erik alors qu'il sentait ses doigts se crisper douloureusement sur ses hanches.

-Mais c'est quoi ce putain de bordel ?

Ils se tournèrent en même temps vers la berge du lac où Wolverine se tenait, les poings sur les hanches, et les observait comme s'ils étaient tous devenus fous. Jean et Ororo s'approchèrent du mutant pour l'apaiser pendant que Scott faisait sortir les enfants de l'eau pour qu'ils aillent se sécher et se changer. Côte à côte, ils nagèrent jusqu'à la berge et sortirent de l'eau.

-Le dîner va être servi, déclara Logan d'un ton bourru avant de reprendre le chemin de l'Institut.

Du coin de l'œil, le jeune Professeur vit son ami lever lentement la main, Charles se jeta aussitôt sur lui, s'interposant entre Erik et sa proie.

-Il semble suffisamment de méchante humeur sans que tu ne le jettes à l'eau, lui fit remarquer Charles.

-Ca le dériderait peut-être ? Proposa Erik en lui offrant une moue qu'il jugea adorable.

-Je n'en suis vraiment pas sûr, mon ami. Allez, viens, montrons l'exemple et allons nous changer. »

Charles ramassa le panier à pique-nique vide et prit la direction du manoir en compagnie d'Erik. Tout en marchant, il se rappela de ses propos, adorable, il avait qualifié la moue d'Erik d'adorable ! Il remercia le ciel d'être le télépathe, il n'osait imaginer ce qu'Erik ferait s'il entendait qu'il le trouvait adorable ! Le jeune homme repensa à la journée qui s'était écoulée, elle avait été agréable, très agréable même. Charles ne put s'empêcher de rougir en repensant aux mains de son ami sur sa peau, ses bras enserrant fermement son corps contre le sien, il ne pouvait nier qu'il aimait ça, qu'il se sentait en sécurité. Alors qu'ils atteignaient l'étage où se trouvaient leurs chambres, Charles regretta d'être déjà arrivé devant sa porte. Pourtant, il entra dans sa chambre, un sourire sûrement idiot peint sur ses lèvres, en effet, avant qu'ils ne se séparent, il avait pu sentir la main d'Erik caresser tendrement son dos alors qu'il entrait dans la pièce. Une fois la porte refermée, il s'appuya contre le panneau en bois, il ferma les yeux et tenta de mettre de l'ordre dans son esprit. La présence d'Erik l'avait toujours troublé, il savait que ses sentiments pour le Maître du métal étaient plus qu'ambiguës, mais maintenant qu'il entrevoyait la possibilité que ceux-ci soient réciproques, il se sentait un peu plus perdu.

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Alors que l'eau de la douche coulait le long de son corps, Erik ne put empêcher ses pensées de prendre un tournant qu'il redoutait. Son corps s'enflamma lentement alors qu'il repensait au poids de Charles lorsqu'il s'était installé sur ses cuisses pour le maintenir au sol, à a peau pâle de son ventre qui était apparue alors qu'il tentait d'attraper l'une de ses chaussettes. Il s'était difficilement retenu de poser ses mains sur ses hanches pour les glisser ensuite le long de ses fesses, au lieu de cela, il avait violemment bousculé Charles sur le côté. Il s'était maudit de blesser à nouveau son ami et puis… Et puis, il avait fallu qu'il pousse la torture à regarder la blessure du télépathe. Il pouvait encore sentir sous ses doigts la douceur de la peau de Charles, sa blancheur laiteuse parsemée de petits grains de beauté… Erik serra les dents, son bas ventre réagissant au souvenir de la douceur de la peau du Professeur, à la chaleur de son corps blottit contre le sien, au doux parfum de ses cheveux… Sa main s'enroula autour de son membre douloureusement tendu. Il hésita un instant avant de se caresser en imaginant ses yeux d'un bleu céruléen l'observer avec désir, cette peau si blanche rougir sous ses caresses, ces lèvres d'un rouge indécent entourer son sexe… Son corps se mit à tressaillir, son souffle devint erratique alors que sa main était toujours plus rapide, plus dure sur son membre. Il pouvait voir ses lèvres autour de son érection, sa langue douce jouer avec sa peau si sensible. Une bulle de plaisir explosa dans son être alors qu'il imaginait les yeux bleus de Charles levés vers lui, voilés par le plaisir, alors qu'il était à genoux devant lui en train de lécher sa longueur. Son pouce caressa son gland avant de s'attarder sur sa fente alors qu'il imaginait à la place de son doigt la langue de Charles. Son corps se tendit brusquement et il jouit. Erik dissimula à grand peine son cri de jouissance en mordant son avant-bras. Son orgasme fut aussi violent que rapide tant il désirait le jeune homme.

Le souffle court, le corps encore tremblant, il s'appuya contre le carrelage. Que venait-il de faire ? Se demanda-t-il en regardant les traces de sa jouissance disparaître à travers la bonde. Que venait-il de faire ? Répéta-t-il en offrant son visage aux gouttes d'eau. Comment avait-il pu se caresser en pensant ainsi à son meilleur ami ? Quel genre de monstre était-il pour avoir fait cela ? Jamais plus il ne pourrait se présenter devant Charles, il avait trop honte, comment pourrait-il oser regarder son meilleur ami dans les yeux après cela ?

Lentement, le pas lourd, il coupa l'eau et sortit de la douche. Il s'enroula dans une serviette avant de se sécher et de s'habiller. Son regard se posa sur le bandage qu'il avait ôté pour prendre sa douche, Charles avait montré tant de douceur, de prévenance pour le soigner alors que lui ne faisait qu'imaginer ce qu'il ressentirait d'avoir le jeune Professeur dans son lit, non, décidément, il ne méritait pas l'amitié de Charles. Il venait à peine d'enfiler un tee-shirt que l'on frappa à sa porte. Erik inspira profondément, il ne pouvait s'agir que d'une seule personne, une personne qu'il désirait autant voir qu'éviter. Pourtant, il s'avança et ouvrit la porte pour laisser entrer son meilleur ami.

« -Charles ? S'étonna Erik en apercevant le vieux Professeur.

-Puis-je ? Demanda ce dernier en désignant d'un geste vague l'intérieur de la chambre.

-Bien sûr.

Erik s'effaça pour le laisser entrer, tout en refermant la porte, il se demanda ce que le mutant pouvait bien lui vouloir. Une vague de panique l'étreignit quand il réalisa que le Professeur X était peut-être au courant de ce qui venait juste de se passer dans la salle de bain et si lui le savait, il y avait de fortes chances que son Charles l'ait aussi perçu !

-Alors, as-tu passé une bonne journée ?

La question du Professeur Xavier le prit au dépourvu et il ne put qu'hocher distraitement la tête.

-Les enfants t'apprécient énormément, je crois que j'ai déjà entendu 5 ou 6 récits de la partie de foot ainsi que de la bataille d'eau.

-Je suis navré, marmonna Erik, les enfants ne doivent pas être punis pour cela, j'ai été à l'origine de celle-ci.

-Tu n'as pas à t'inquiéter, j'ai moi-même était, et en dépit de ce fauteuil, à l'origine de bien de leurs bêtises. Enfin, je suis ravi que tu te sois amusé. La vie à l'Institut peut être des plus agréable, non ?

-Oui, admit Erik dont le sourire s'agrandit quand il comprit pourquoi Charles était ici. Je ne peux qu'être d'accord, la vie ici est très agréable.

-Et ce qui se trouve ici ne pourrait pas être plus précieux que la lutte contre les humains ?

Erik posa la serviette qu'il avait utilisée pour sécher ses cheveux sur une chaise, il savait que la question du Professeur X ne concernait pas que les pensionnaires de l'Institut.

-Pas si c'est pour le protéger, confia-t-il d'une voix à peine audible, je ne pourrais pas vivre tranquillement à l'Institut en sachant que peut-être des humains risquent de le blesser ou pire…

-Et pourquoi ne pas essayer ? Proposa Charles. A deux, vous serez plus forts.

-Je ne pense pas.

-Pourquoi dis-tu cela ?

-Parce qu'il a le don de faire ressortir le meilleur de moi-même.

-Es-ce vraiment si grave ?

-Je sais ce que vous essayez de faire et je vous en suis reconnaissant, mais je dois devenir Magneto pour pouvoir le protéger, il est tellement confiant, naïf même, qu'il a besoin d'un garde-fou.

-Tu devrais lui apporter un peu plus de crédit et discuter avec lui au lieu de tout garder pour toi, conseilla le Professeur.

Erik soupira avant de passer une main nerveuse dans ses cheveux, puis, il s'approcha du fauteuil et s'assit sur le rebord du lit.

-Nous en avons déjà discuté, admit-il, et nous tournons en rond comme vous et moi.

-Je ne parle pas que de votre point de vue divergeant concernant les êtres humains, Erik, je parle de ce qui se passe là, précisa le Professeur en désignant son cœur.

-Il ne se passe rien ! Se défendit-il aussitôt.

-Allons, Erik, ne me mens pas, n'oublie pas qui je suis. Par ailleurs, je sais ce que…

-Vous avez lu mon esprit ? S'offusqua Erik en repensant à ce qui s'était passé sous la douche.

Il pria pour que le télépathe ait utilisé son don pour lire son esprit, il espérait de tout cœur que ce soit cela et non qu'il ait projeté si fort que tous les télépathes l'aient entendu, y compris son Charles.

-Non, rassure-toi, je n'ai pas lu tes pensées et tu n'as pas projeté.

-Alors comment…, chuchota Erik qui n'osa pas terminer sa phrase.

-Je sais reconnaître cette étincelle dans tes yeux, avoua le Professeur X d'une voix emplie de regrets.

-Qu'est-ce…

-Erik ? Es-tu prêt ? »

Un coup porté contre la porte poussa cette dernière qui n'était pas totalement fermée, Charles parut surpris de les trouver tous les deux-là. Il s'excusa de les avoir dérangé et allait repartir quand le Professeur X l'en empêcha. Alors qu'il aurait bien aimé questionner le vieux télépathe, celui-ci le mis presque à la porte de sa propre chambre pour qu'il rejoigne le jeune Charles. Erik ne put que suivre son meilleur ami et il oublia ses interrogations quand il vit le visage souriant et enjoué du jeune télépathe.

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Un sourire fleurit sur ses les lèvres de Charles quand il vit sa jeune version descendre les escaliers en compagnie d'Erik. Ce dernier marchait d'un pas tranquille, les mains dans les poches de son pantalon alors qu'il écoutait d'une oreille distraite son vis-à-vis qui exposait son point de vue avec de grands gestes et un sourire éblouissant. Le Professeur X était certain que Charles aurait pu parler d'atomes, de nébuleuses ou de chinchillas qu'Erik l'aurait toujours observé avec cet air d'adoration. Il ferma les yeux, réprimant un frisson de tristesse, alors qu'il se rappelait la dernière fois où son Erik l'avait observé de cette manière.

Soudain, une légère vibration dans la poche de sa veste lui fit lever les yeux au ciel, il attrapa son téléphone portable, ses sourcils se froncèrent quand il vit le nom de l'appelant, ne pouvait-il donc pas comprendre qu'il n'avait pas envie de lui parler ? D'un geste agacé, il refusa l'appel. Son téléphone vibra à nouveau pour lui signaler qu'il avait maintenant 8 appels en absence et autant de messages sur son répondeur. Alors qu'il allait les effacer sans prendre la peine d'écouter ses excuses, son téléphone vibra. Cette fois, il n'avait pas tenté de l'appeler, il lui avait envoyé un message. Charles hésita. Il passa une main nerveuse sur son crâne chauve avant d'ouvrir le message.

« Humana arrive. »

Deux simples mots, il avait noté deux simples mots qui le firent pourtant tressaillir. Ce n'était pas des excuses, encore moins un mot tendre, mais plutôt le présage d'un nouvel affrontement. Le Professeur X était fatigué, las de toujours s'interposer entre la folie des hommes et celle des mutants. Pourtant, une nouvelle fois, ses X-men et lui allaient être mis à rude épreuve et il espérait qu'ils pourraient encore s'en sortir. Son attention fut soudain attirée par les rires des jeunes Erik et Charles, cela ne pouvait être une coïncidence, l'organisation Humana refaisait surface au moment où les deux leaders du monde mutant étaient vulnérables en leurs jeunes versions, non, il ne croyait pas aux coïncidences. Ses doigts effleurèrent sa tempe, il se concentra sur les membres les plus expérimentés de son équipe, il aurait besoin d'eux pour assurer la protection de Charles et d'Erik ainsi que celles de leurs pensionnaires. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, les prochains jours risquaient d'être mouvementés, surtout pour Erik…