Merci pour les reviews et les alertes encore une fois, j'en ai eu plus que pour le précédent chapitre, merci *w*
Voici le chapitre 3, tout frais ! J'ai galéré à trouver une chanson qui existait déjà en 1912 et qui allait bien avec les sentiments de Kurt... Bon, ce n'est pas vraiment exact, ça parle d'une foire, mais bon /o\ La musique populaire du début du XX° siècle n'est pas très répandue... XD Si vous écoutez cette musique, essayez de l'imaginer en version plus lente, plus "ballade"... Bref.
Enjoy =D
Disclaimer : Comme d'habitude, Titanic, Glee et Meet Me in St Louis, Louis ne m'appartiennent pas, malheureusement =(
Chapitre 3
Vous l'aimez ?
La nuit m'avait semblé être infinie, comme si le soleil ne voulait pas se lever pour m'empêcher de voir Blaine. Je n'avais presque pas dormi, mon esprit occupé par ce garçon. C'était donc ça, être attiré par quelqu'un ? L'obsession envers une personne ? C'était ce que je devais ressentir envers Rachel ? Rachel. Ce nom me semblait si absurde, désormais. Il tombait comme un cheveu sur la soupe dans ma vie. Je me demandai pourquoi jusqu'à présent, je m'étais résigné à accepter mon destin tel que l'on me l'avait choisi. C'était complètement stupide et absurde.
Je vis finalement le soleil se lever et sautai en dehors de mon lit, ouvrant en grand les portes de la garde-robe. Il me fallait une tenue simple mais un peu audacieuse. Quelqu'un toqua à ma porte et Finn entra.
− Oh, vous êtes déjà réveillé, Monsieur, dit-il en haussant les sourcils.
− Je n'ai pas dormi de la nuit, Finn, lui expliquai-je d'une voix surexcitée et par conséquent beaucoup plus aiguë qu'en temps normal. J'ai tellement hâte de le voir.
Je vis un voile d'inquiétude passer dans ses yeux.
− De quoi as-tu peur, Finn ? Il ne va rien m'arriver.
− Monsieur, je persiste à penser que ce n'est pas une bonne idée que vous voyez ce garçon. Vous devriez l'oublier, sinon vous allez avoir des ennuis avec votre père.
Je fronçai les sourcils, vexé et contrarié, mais surtout très triste. Finn m'avait toujours encouragé et soutenu dans tout ce que je faisais, et maintenant que je me sentais vraiment heureux, il ne me soutenait plus ?
− Je ne te comprends plus…, soufflai-je.
− Je veux juste qu'il ne vous arrive pas d'ennuis, Monsieur. Je sais que ce garçon vous intéresse.
Je me mis à rougir violemment et bredouillai quelque chose pour ma défense.
− Enfin, vous faites ce que vous voulez, Monsieur.
Il me désigna un complet vert pâle dans le dressing. Poussant un soupir désespéré, je secouai la tête, le mettant dehors pour m'habiller. Après quinze ans passé à mes côtés et à me voir choisir mes vêtements, je n'arrivais toujours pas à croire que son sens de la mode masculine ne soit pas meilleur que cela. Je restai plusieurs minutes en face de ma garde-robe à essayer de trouver le parfait habit, avant de choisir un veston beige, une chemise blanche, une cravate bleu marine et un pantalon noir. Parfait. J'enfilai une veste noire et demandai l'avis de Finn en faisant un tour sur moi-même. Il approuvait tout le temps mes tenues, son avis ne servait donc pas à grand-chose, mais j'aimais lui montrer ce que je portais.
Je laissais un message à Rachel pour qu'elle ne cherche pas à me trouver, espérant sans vraiment trop y croire qu'elle m'écoute pour une fois.
− Finn, si jamais Rachel ou mon père demande où je suis, ment, dis-je en arrangeant ma coiffure dans le miroir. Invente n'importe quelle excuse, ils ne doivent pas savoir que je vais voir Blaine.
Mon majordome hocha lentement la tête, l'air un peu inquiet. Je lui souris pour le rassurer, et sortis de la suite.
Je retrouvai Blaine au même endroit qu'hier. Il était assis sur un banc, ses cheveux bouclés volant au vent. Je me mis à sourire comme un idiot, admirant son air décontracté et sans soucis. Il ne semblait pas m'avoir vu.
− Monsieur Anderson ? dis-je en m'éclaircissant la gorge.
Blaine tourna la tête vers moi et se leva, son perpétuel sourire amusé sur le visage.
− Bonjour, Kurt.
Blaine et moi passâmes la journée à déambuler sur la promenade de première classe, à discuter de tout et de rien, surtout de rien, mais aussi du passé de Blaine. J'appris entre-autre que Blaine était natif de l'Ohio, comme moi, et qu'il vivait seul depuis la mort de ses parents l'an dernier. Il avait alors vécu de petits travaux dans les champs, se frayant un chemin jusqu'à New York.
− La seule motivation qui m'a mené jusqu'à New York est Broadway. Malheureusement, je ne suis encore qu'un gamin et je ne peux pas me payer de quoi assister à une représentation.
− Vous aimez Broadway ? lui demandai-je, surpris. Moi aussi.
Il me lança un regard étonné, comme s'il s'attendait à tout sauf à ça.
− Vraiment ? Je croyais que tous les aristos n'écoutaient que du Mozart ou du Bach, dit-il en riant.
− Vous êtes bien mal informé, alors ! répondis-je avec un sourire goguenard
− Racontez-moi, dans ce cas, fit-il en arborant le même sourire, s'accoudant sur la rambarde.
Je m'arrêtai et le dévisageai. Comment ça, « racontez-moi » ?
− C'est vrai, Kurt. Nous avons fait un nombre incalculable de fois le tour de ce pont, nous avons parlé de la pluie et du beau temps, parlé essentiellement de moi… Mais je ne sais toujours rien de vous, alors racontez-moi.
J'esquissai un petit sourire amusé. Je ne voulais pas tellement parler de moi. En comparaison à la mienne, la vie de Blaine semblait parfaite et intéressante. Il était libre d'aller où il voulait, fréquenter qui il désirait, sans aucune contrainte. J'enviais sa liberté et son plaisir à vivre sa vie comme il le souhaitait. A côté, ma vie ne se résumait qu'à une succession interminable de dîners chics et de fêtes, animée par le règne de l'apparence et les discussions futiles.
− Monsieur Anderson, je…, commençai-je.
− Blaine.
− Blaine…, repris-je un peu intimidé. Je voulais vous remercier à nouveau de m'avoir sauvé et surtout pour m'avoir empêché de sauter. C'était un acte complètement stupide.
− Je ne vous le fait pas dire. Mais je vous en prie. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous avez voulu faire ça.
− Oui, je sais ce que vous devez penser. Je ne suis qu'un petit garçon pourri gâté, que puis-je savoir du malheur ?
− Non, pas du tout. Ce n'est pas du tout ce que j'ai pensé. Je me suis plutôt demandé, qu'est-ce qui a pu vous désespérez à ce point ?
− Oh, et bien, je… C'est tout mon monde, je ne sais plus, je n'aime plus… Je me sens oppressé par mon entourage. Mon père me rappelle sans cesse que je dois reprendre les rênes de son entreprise, mais ça ne m'intéresse pas… Mon mariage avec Rachel Berry me rend fou et je ne peux rien faire pour l'en empêcher…
− Ah, ces mariages arrangés qui tiennent tant aux aristos…, siffla-t-il en esquissant un sourire amusé. Elle est jolie pourtant, même si elle a l'air d'avoir fort caractère. Vous l'aimez ?
Je le dévisageai, offusqué par sa question. On ne demandait pas ça à quelqu'un qu'on ne connait pas ! J'aimai beaucoup Blaine, il était charmant, mais il était grossier sur ce point là.
− Vous êtes bien impoli ! Vous n'avez pas à me demander ça.
− Mais c'est une simple question, vous aimez cette fille, oui ou non ? dit-il en riant.
− Vous… Vous êtes absurde ! Je ne vous connais pas et vous ne me connaissez pas et nous n'avons pas à parler de ceci.
− Et pourquoi pas ? Nous ne sommes pas si différents et partageons les mêmes craintes je présume. Vous jouez dans l'autre équipe, n'est-ce pas ? Vous n'avez pas à vous cachez, vous savez, pas avec moi.
Je me figeai, n'osant pas le regarder. Jouer dans l'autre équipe ? J'avais très peur de ce qu'il insinuait.
− Je vous demande pardon ? dis-je d'une voix peu assurée.
− Vous m'avez très bien compris.
Je regardai rapidement autour de moi et attrapai Blaine par le col de sa chemise, l'entrainant dans un recoin sombre, là où personne ne pourrait nous voir. Je le plaquai contre le mur, ne lui laissant aucune échappatoire.
− Vous n'avez pas à vous inquiétez…, commença-t-il, se voulant rassurant.
− Ah oui ? répliquai-je avec colère. Personne ne doit le savoir que je suis… je suis…
Je n'arrivais pas à le dire, ou plutôt, je n'osais pas le dire. J'espérais sûrement que ce n'était qu'un quiproquo.
− Homosexuel ? finit pour moi Blaine.
Je relâchai ma poigne sur son col et m'écartai de lui. Baissant la tête, je fermai les yeux, ne voulant pas voir son regard de dégoût.
− Et alors ? reprit-il. Qu'est-ce que ça peut faire ?
Surpris par sa réaction, je rouvris les yeux. Il releva mon menton de sa main, me forçant à le regarder dans les yeux. Il souriait de toutes ses dents, c'était assez étrange. Il aurait du me rejeter, me traiter de monstre, me dire d'aller à l'asile… Mais non. Et il y avait quelque chose d'un peu plus inquiétant.
− Et bien… C'est mal vu… Mais, mais… Comment le savez-vous ?
− Je ne veux pas vous vexer, Kurt, mais ça se voit assez chez vous, dit-il d'une voix hésitante. Je ne serais pas surpris si un jour je vous voyais avec un boa en plumes sur les épaules.
Il désigna par la même occasion mon chapeau à rubans et à plume. Je me sentis rougir. Je ne m'habillais pourtant pas comme une femme… Mes accessoires étaient peut-être un peu féminins, mais je gardais une certaine masculinité… Non ?
− Si ce chapeau n'était pas un chapeau melon, j'aurai pu penser que c'est un chapeau de femme.
Je bredouillai des paroles incompréhensibles pour ma défense, rougissant encore plus.
− Ne vous inquiétez pas, Kurt, me rassura Blaine. Je ne dirai rien. Et puis… On est dans la même galère ! Moi aussi, je suis homosexuel.
Je regardai Blaine, le cœur battant si fort que je me demandai comment il faisait pour ne pas l'entendre. Je me sentais étrangement soulagé et même… Soutenu. Je connaissais quelqu'un comme moi, pour qui j'avais une pointe d'attirance. Je n'avais plus qu'à espérer que cette attirance était réciproque. Il m'adressa un sourire réconfortant et reprit la balade sur le pont.
− Au moins, j'en sais maintenant un peu plus sur vous, dit-il en riant, un sourire en coin sur les lèvres.
Je souris timidement et le suivis, remarquant une pochette qu'il tenait sous le bras.
− Qu'est-ce que c'est ? lui demandai-je en désignant la pochette.
Il me la tendit et je l'ouvris, découvrant des partitions. Essentiellement de la musique populaire, parfois des titres qui m'étaient complètement inconnu dont je soupçonnais Blaine en être l'auteur. Je feuilletai sans comprendre ce qui était griffonné, ne sachant pas lire la musique. Voilà qui expliquait la guitare hier.
− Vous êtes musicien ? lui demandai-je, admiratif.
− Je dirais plus chanteur, mais je sais jouer du piano et de la guitare.
− C'est vrai ? Vous… Vous pouvez me faire écouter ? lui demandai-je timidement.
− Bien sûr, venez.
Il m'attrapa la main et m'entraîna sur le pont C, à l'extérieur de la bibliothèque de deuxième classe, où trônait un piano. Blaine s'y assit et caressant les touches du piano du bout des doigts, avant de commencer à jouer une version douce de Meet Me in St. Louis, Louis, chantant en même temps.
« When Louis came home to the flat,
He hung up his coat and his hat,
He gazed all around, but no wifey he found,
So he said "where can Flossie be at?"
A note on the table he spied,
He read it just once, then he cried.
It ran, "Louis dear, it's too slow for for me hear,
So I think I will go for a ride." »
Il avait une voix magnifique, douce et mélodieuse, avec juste ce qu'il fallait d'émotion. A nouveau, je sentis mon cœur tambouriner dans ma poitrine. Je m'assis à côté de lui, nos cuisses se touchant à cause l'étroitesse du tabouret, ce qui me fit légèrement rougir, et commençai à chanter avec lui. J'adorai chanter, mais mon père ne me laissait jamais chanter à la maison, trouvant l'activité inappropriée à mon genre. Ma voix aiguë se mêlait parfaitement à celle plus grave de Blaine.
« "Meet me in St. Louis, Louis,
Meet me at the fair,
Don't tell me the lights are shining
any place but there,
We will dance the Hoochee Koochee,
I will be your tootsie wootsie,
If you will meet in St. Louis, Louis,
Meet me at the fair."
The dresses that hung in the hall,
Were gone, she had taken them all,
She took all his rings and the rest of his things,
The picture he missed from the wall.
"What! moving!" the janitor said,
"Your rent is paid three months ahead."
"What good is the flat?" said poor Louis, "Read that."
And the janitor smiled as he read.
"Meet me in St. Louis, Louis,
Meet me at the fair,
Don't tell me the lights are shining
any place but there,
We will dance the Hoochee Koochee,
I will be your tootsie wootsie,
If you will meet in St. Louis, Louis,
Meet me at the fair." »
A la fin de la chanson, je devais me retenir à grand peine pour ne pas éclater en sanglots. Même si la chanson n'était pas triste en elle-même, le simple fait qu'elle parle de rencontrer quelqu'un dans une foire me fit penser à mon désir d'évasion, me touchant profondément. J'étais beaucoup trop émotif, il fallait que je corrige cette partie de moi.
− Pourquoi ne puis-je pas être comme vous, Blaine ? fis-je d'un ton envieux. Aller, droit devant vers l'horizon, sans savoir ce qui va m'arriver, qui je vais rencontrer ? Dîtes-moi qu'un jour nous irons à Broadway pour y voir des représentations jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus, même si nous ne faisons qu'en parler.
− Non, nous irons, dit-il en esquissant un sourire. Une fois arrivé à New York, nous nous introduirons illégalement dans une des salles de spectacles.
J'éclatai de rire, amusé de le voir proposer quelque chose d'aussi absurde.
− On passera nos journées à faire le tour de Central Park et on patinera sur le lac jusqu'à ce qu'à être transi de froid, continua-t-il, souriant jusqu'aux oreilles.
Mon rire redoubla d'intensité. Je repris vite mon sérieux et le fixai pendant quelques secondes, un léger sourire sur les lèvres. C'était fou comme ce garçon arrivait à me faire rire et sourire aussi facilement.
− Vous avez une voix d'ange ! Devenez chanteur à Broadway ! m'exclamai-je au bout d'un moment.
− J'aimerais bien, dit-il, flatté. Nous serons tous deux chanteurs dans les plus grandes comédies musicales de Broadway !
Je ris à nouveau. Blaine se leva et repartit déambuler sur le pont promenade de première classe, continuant de me débiter ses grands projets à Broadway.
− J'écrirai une comédie musicale mettant en scène des couples homosexuels ! Les gens crieront au scandale, mais au moins elle sera populaire, et je vous donnerai le rôle principal Kurt, et je…
Je l'interrompis brusquement, posant mon bras sur son ventre pour l'arrêter dans sa marche. Rachel, la Comtesse de Rothes et Molly Brown venaient de surgir face à nous.
− Rachel ! m'écriai-je d'une voix suraiguë et tout sauf naturelle. Vous vous souvenez de Monsieur Anderson, n'est-ce pas ?
− Ah oui… Ravie de vous revoir, Monsieur Anderson, dit-elle d'une voix froide.
Avant qu'elle n'ait pu dire autre chose, je présentai Blaine à Molly et à la Comtesse.
− Monsieur Anderson est l'homme qui m'a sauvé la vie hier soir, Rachel a du vous en faire part.
− Oui, bien sûr. Enchantée, Monsieur Anderson, dit la Comtesse, qui arborait un étrange air pincé et mal à l'aise.
Derrière nous, j'entendis le steward sonner l'heure du dîner à l'aide de son clairon. Surpris, je regardai ma montre. Cinq heures. Je n'avais pas vu l'après-midi passer en compagnie de Blaine.
− Pourquoi se sentent-ils obligés de sonner le repas comme s'il s'agissait d'une marche impériale ? remarqua Molly en éclatant de rire.
Je ris à mon tour et pris Rachel par le bras, voulant éviter le plus possible un entretien prolongé entre elle et Blaine.
− Allons nous habiller, ma chère, voulez-vous ? dis-je en l'entrainant avec moi, suivis de la Comtesse. On se voit au dîner, Blaine.
J'entendis Molly faire une remarque à Blaine, et j'espérai qu'elle allait l'aider à se dénicher un habit pour ce soir. Je savais pertinemment que Blaine n'avait pas de quoi se présenter à un dîner de première classe, et je soupçonnai Rachel de le savoir aussi, lui donnant une raison de l'inviter à dîner pour l'humilier, et je ne pouvais malheureusement pas lui prêter un de mes costumes, avec Rachel et Père qui me surveillaient constamment.
D'un certain côté, j'étais vraiment heureux que Blaine dîne avec nous ce soir. De l'autre, j'étais fou d'inquiétude. Le fait que Rachel l'ait invité dans le but de l'humilier n'arrangeait pas l'affaire, et je me demandai comment les autres personnes allaient réagir face à ce nouveau venu.
− Monsieur, il faudrait vous dépêcher, entendis-je Finn dire à travers la porte de ma chambre.
Je ne répondis pas, perdu dans mes pensées. Cela faisait un bon quart d'heure que j'étais debout, devant ma garde-robe, à me demander ce que je pouvais bien mettre ce soir qui puisse plaire à Blaine. Chaque fois que je pensais avoir trouvé, quelque chose n'allait pas : ce veston était trop tape-à-l'œil, ce nœud-papillon était trop fade. J'étais en proie à un vrai dilemme, et c'était absolument déconcertant. Je trouvais généralement assez rapidement les bons accords à faire en matière de vêtements, mais là, rien. J'avais envie de mettre quelque chose qui plaise à Blaine, mais je me rendais compte que je ne connaissais pas vraiment ses goûts en matière d'habits. Je repensai à ce qu'il avait porté. Un pull à rayures rouges hier, et un pantalon rouge aujourd'hui... Il devait aimer cette couleur. Fouillant dans mon tiroir à nœud-papillon, j'en sortis un de la même couleur et, prenant en compte sa remarque sur mes habits un peu extravagants, je décidai de rester sobre en optant pour une chemise et un veston blanc, ainsi qu'un pantalon et une veste noire. J'aimais généralement faire dans l'original, mais peut-être fallait-il que je reste sobre ce soir.
− Monsieur ? Il est six heures moins le quart ! appela Finn en toquant à la porte.
− J'arrive, j'arrive ! criai-je en fermant ma chemise.
J'ouvris à Finn qui me dévisagea, un air incrédule sur le visage.
− Vous n'êtes toujours pas prêt ? Cela fait une demi-heure que vous êtes là-dedans, me reprocha-t-il.
− Je sais, j'ai eu quelques… difficultés à me décider.
Il soupira et prit mon nœud-papillon, le nouant autour de mon cou. Finn me força à m'asseoir devant la coiffeuse et s'empara du pot d'huile de macassar tandis que je passais un coup de peigne dans mes cheveux. Il s'imbiba les mains d'huile et commença à coiffer mes cheveux rapidement, leur donnant un peu de volume. Je refusais à chaque fois catégoriquement de les plaquer en arrière, ça ne m'allait absolument pas. J'arrangeai vaguement ma coiffure, n'étant pas trop satisfait de ce qu'il avait fait, comme à mon habitude. Nous n'avions pas vraiment le même sens du mot « stylisé », mon valet et moi.
− Vous êtes… incorrigible, soupira Finn en se rinçant les mains.
J'émis un petit rire et me levai.
− Vous ne mettez pas de chapeau, ce soir ? demanda-t-il, surpris de me voir sans couvre-chef pour une fois.
− Non… Je n'ai pas très envie, dis-je avec un sourire en sortant de ma chambre, retrouvant Père et Rachel.
Celle-ci commença à m'assaillir de questions sur la raison pour laquelle j'avais mis autant de temps, avant d'être interrompue par mon père.
− Ça suffit, Rachel. Nous avons perdu assez de temps comme cela, descendons dîner.
Pour ceux ou celles qui ne le savent pas, l'huile de macassar est l'ancêtre du gel (enfin je crois XD Mes recherches ont démontré ça...) Je ne pense pas que la laque existait à l'époque, donc on va dire que Kurt arrivait à fixer ses coiffures avec ça ^^' Ayant été profondément traumatisée par sa coiffure dans Le Jazz Hot, pour moi, les cheveux plaqués en arrière ne lui vont pas du tout ._. Bref XD
Le prochain épisode sera... intéressant :3 Comment Blaine va-t-il survivre en première classe ? Est-ce que Rachel et Burt feront de leur possible pour l'humilier ? Et... Comment réagira Kurt en voyant son prince charmant en garçon de bonne famille ? J'ai beaucoup aimé écrire le prochain chapitre, même s'il est un peu rébarbatif, avec le discours de Blaine sur "comment il voit la vie", mais j'ai essayé de rendre la fête en troisième classe plus originale du coup =)
Bon, j'arrête de parler, sinon je vais finir par raconter la suite en avance... N'oubliez pas de reviewer dans le petit cadre juste en dessous, là :3 C'est gratuit, ça fait plaisir, et j'aime bien lire vos pronostics :3
Mizugachi.
