Hello =D Voici le chapitre 6, tout frais :) Une grosse scène ne devait pas apparaître, puis au final je l'ai mise... Parce que je ne voyais pas comment introduire une magnifique du film autrement (oui, juste pour ça XD) Et puis au final, cette scène a permit un beau kliss :3
Merci pour les reviews =)
Disclaimer : Rien ne m'impartient, mais je devrais faire quelque chose pour avoir les droits de Glee et ainsi renommer le premier épisode de la saison 4 u.u (Vous l'aurez peut-être compris, je n'aime pas Rachel XD)
Bonne lecture :)
Chapitre 6
J'ai changé d'avis
Instinctivement, mes pas me menèrent à la proue du bateau. Je n'avais aucune idée d'où il pouvait être, mais j'avais le pressentiment de devoir venir ici. Encore une fois, mes intuitions ne me trompèrent pas.
Il était là, contemplant le crépuscule, accoudé à la balustrade, ses boucles volant au vent. Je ne pouvais pas voir son visage, mais je devinais ses yeux fermés, les larmes coulant sur ses joues, séchées par la brise. Un tableau mélodramatique, comme j'avais l'habitude de me les imaginer.
− Blaine ? l'interpelai-je.
Il se retourna, surpris, et un sourire apparut sur son visage quand il me reconnut. Il ne pleurait pas, mais je n'avais pas manqué le regard empli de tristesse qu'il avait eu avant de me voir. Je ne pus m'empêcher de sourire à mon tour.
− J'ai changé d'avis, dis-je simplement.
Cela suffisait amplement. Dans ces trois mots, j'avais mis mon âme et mon cœur. Son sourire doubla d'intensité et il s'approcha de moi, me prenant les mains. Le contact m'électrisa, comme si c'était la première fois que nous nous tenions les mains. C'était bien la première fois que nous nous tenions les mains ainsi, avec autant d'amour et de douceur. Il ne dit rien, ne me demanda pas pourquoi ce changement, et je lui en fus reconnaissant. Avoir ses mains dans les miennes me fit comprendre à quel point je n'aurai jamais pu m'éloigner de lui. J'avais besoin de Blaine. J'avais toujours su, au fond de moi-même, que ma place n'était pas avec eux, mais avec lui. Rien qu'avec lui.
Mon cœur battait la chamade. J'avais choisi mon destin, je ne pouvais plus faire machine arrière. Je ne voulais plus faire machine arrière. Mes doigts caressèrent les mains de Blaine, appréciant la douceur de sa peau et la chaleur qui en émanait.
− Venez.
Il me guida jusqu'au point le plus avancé du bateau, ses mains toujours serrées dans les miennes. Il en lâcha pourtant une pour passer doucement sa main droite dans mon dos.
− Approchez-vous de la balustrade, dit-il. Fermez les yeux. Vous avez confiance en moi ?
− J'ai confiance en vous, dis-je en m'exécutant.
Amusé, je me demandai ce qu'il comptait faire. Il quitta définitivement mes mains pour poser les siennes sur ma taille et me fit monter sur la balustrade, m'aidant à m'accrocher pour ne pas tomber. Les yeux fermés, je ne pouvais me fier qu'à mes quatre autres sens. Je sentais le vent claquer dans mes vêtements et je l'entendais siffler dans mes oreilles. Je sentis le corps de Blaine se presser doucement contre le mien. Il devait être monté à son tour sur la balustrade, gardant une main sur ma taille et l'autre la quittant pour attraper un cordage afin de se tenir droit, sûrement.
− Gardez les yeux fermés, m'intima-t-il. Ne regardez pas.
− Je ne regarde pas, assurai-je, me mettant à sourire.
Il reprit mes mains dans les siennes et commença à écarter mes bras, doucement pour ne pas me surprendre et me faire perdre l'équilibre. Je sentis encore plus le vent fouetter mon corps et siffler. Une dose d'adrénaline s'empara de moi, et je poussai une exclamation, surpris de ces sensations, des violentes caresses du vent.
− Bien… Maintenant, ouvrez-les.
Alors qu'il posait ses mains sur ma taille, j'ouvris les yeux et ce que je vis me coupa le souffle. L'océan s'étendait à perte de vue, prenant la couleur orange du soleil couchant. C'était magnifique. Je sentais que je survolais le monde, rien qu'avec lui. Nous deux, pour l'éternité. Une incroyable sensation de liberté m'emplit tout entier. J'avais l'impression de voler comme un oiseau au-dessus de l'océan.
− Je vole, Blaine ! m'extasiai-je, la voix vibrante d'émotion.
Ses bras enlacèrent ma taille et il posa sa tête sur mon épaule. Dans les bras de Blaine, forts et protecteurs, je me sentais invulnérable. Plus rien ne pouvait m'atteindre, désormais. Je n'étais plus Kurt Hummel. J'étais le garçon le plus heureux du monde, dans les bras de l'homme que j'aimais. Je me sentais complet. Nos doigts s'entrelacèrent, caressant la main de l'autre amoureusement. Aucune déclaration n'avait été faite, mais je savais que nous ressentions la même chose. Nous n'avions pas besoin de parler. Nos corps parlaient pour nous.
− « So why don't we go / Somewhere only we know? », chantonna Blaine en nichant son visage dans le creux de mon cou, son souffle chaud chatouillant ma peau.
Je tournai mon visage vers le sien. Nous étions si près… Je laissai mes émotions prendre le dessus sur ma raison et fis ce dont je rêvais depuis longtemps. Nos lèvres se rencontrèrent dans un baiser violent, désespéré. Tout autour de moi disparaissait : mon monde, ma vie, le Titanic. Je m'agrippai à Blaine, donnant l'impression de craindre de le voir partir loin de moi. Comme s'il lisait dans mes pensées, son étreinte se resserra autour de moi. Je posai une de mes mains sur les siennes, l'autre prenant son visage, le tirant plus près vers moi, me laissant aller face aux caresses de ses lèvres sur les miennes. J'avais l'impression qu'un feu d'artifice, non, une bombe explosait dans mes entrailles. Tout d'abord chaste, notre baiser s'intensifia lorsque je sentis la langue de Blaine caresser ma lèvre inférieure. Ma bouche s'ouvrit automatiquement, guidée par mon instinct, et mon amant en profita pour approfondir notre étreinte, m'arrachant un gémissement. A contrecœur, je me séparai de lui après plusieurs secondes, à bout de souffle. Je collai mon front au sien et lui donnai un baiser esquimau, avant de reprendre possession de ses lèvres plus doucement. Je sentis Blaine sourire tandis que nous nous découvrions l'un l'autre.
− Je t'aime, Kurt, souffla-t-il entre deux baisers. Tu m'as coupé le souffle…
− Chut, l'intimai-je en passant ma main dans ses cheveux, caressant ses boucles. Je t'aime aussi Blaine Anderson.
Il sourit à nouveau et recommença à taquiner mes lèvres de sa langue. Je souris à mon tour. Il m'aimait. Je l'aimais. Rien ne pouvait aller mieux.
Le Titanic était surnommé le paquebot de rêve… Il l'était vraiment. J'avais trouvé à son bord l'homme de mes rêves, j'y avais enfin trouvé ma place : je ne me sentais vivant que dans ses bras. Ce voyage était la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivé.
Je suivis Blaine en entrant dans ma cabine. Pour la première fois, je remarquai à quel point cette pièce vomissait le luxe. En comparaison, Blaine débordait de simplicité. Alors qu'il s'extasiait sur le luxe de la pièce et les œuvres d'art qui s'étalaient un peu partout, une idée germa dans mon esprit. Il était tellement mignon comme ça, ressemblant à un petit garçon à qui on venait d'offrir un magnifique jouet, les yeux étincelants. La lumière des chandeliers faisait miroiter la lueur dans ses yeux. Au fur et à mesure que je l'observais faire des remarques, sans gêne, sur la décoration de la suite, je me perdais dans ses prunelles noisettes. Sans bruit, je m'approchai de lui, dans son dos, et le pris dans mes bras, le faisant sursauter. Ses mains se posèrent sur les miennes, tendrement, et j'enfouis mon visage dans le creux de son cou, inspirant son odeur. Il sentait bon, un mélange de fraicheur et de savon de Marseille. Nous restâmes plusieurs minutes comme ça, seul le son de notre respiration brisant le silence. De temps en temps, je déposai un ou deux baisers dans son cou, le faisant rire.
− Blaine, dis-je finalement, j'aimerais faire quelque chose.
Il se tourna vers moi et m'interrogea du regard. Un sourire malicieux naquit sur mes lèvres et je le poussai sans ménagement dans ma chambre, fermant la porte à double tour derrière moi.
− Qu'est-ce que tu prépares, Kurt ? demanda Blaine, les sourcils levés.
Je m'approchai lentement de lui et attrapa son col, glissant un doigt dans sa chemise, l'attirant à moi, et l'embrassant chastement.
− Tu sais, Blaine… Quand j'étais petit, j'adorais jouer à la poupée. Je passais des heures à les habiller, leur créer des vêtements, les marier… Je crois que cette passion ne m'a jamais vraiment quitté.
− Viens-en aux faits, dit-il, amusé.
− Alors je me demandais… Blaine Anderson, puis-je jouer à la poupée avec toi ? repris-je en rougissant.
Il éclata de rire et s'assit sur mon lit.
− Tu es trop mignon, Kurt, gloussa-t-il. On ne risque pas d'être dérangés ?
− Père prend son brandy jusqu'à pas d'heures et Rachel doit sûrement encore raconter à qui veut bien l'écouter que c'est elle qui s'occupe d'un mariage qui ne me concerne plus − Blaine sourit −, alors on a bien deux à trois heures pour nous seuls. Alors, tu deviens ma poupée ?
Je grimpai en même temps sur le lit, m'asseyant sur mes genoux. Blaine prit mon visage en coupe dans ses mains et m'embrassa passionnément, me faisant gémir.
− Je prends ça pour un oui, alors…, réussis-je à souffler.
Blaine ne protesta pas et je commençai à lui détacher les bretelles de son pantalon, un peu gêné de mon audace. Mais j'en avais envie. Je voulais m'amuser, et ça n'avait pas l'air de déranger Blaine. Comme une poupée, il se laissa faire tandis que je déboutonnais sa chemise, dévoilant un torse fin, musclé et imberbe. Je me sentis rougir violemment en le dévorant des yeux, ce qui ne rata pas à Blaine.
− Je ne savais pas qu'on pouvait rougir en jouant à la poupée, me taquina-t-il avec un petit sourire narquois.
− Quand la poupée est vivante et qu'elle s'appelle Blaine Anderson, tout peut arriver, rétorquai-je, évitant son regard.
Je continuai de le déshabiller, rougissant de plus en plus, et le laissai en sous-vêtement pendant que j'allais chercher une tenue dans ma garde-robe. Il se mit à fredonner ma chanson, et je devinai les regards libertins qu'il me lançait dans le dos, me déshabillant du regard. Ignorant ses œillades, je tirai hors de la garde-robe une chemise rouge et une cravate noire, et optait pour un pantalon de la même couleur. Tenue simple, mais très élégante. Revenant vers Blaine, je ne pus m'empêcher d'admirer son corps, mon esprit s'égarant dans des pensées indécentes. Je devais ressembler à une écrevisse. Blaine rigola devant ma gêne et me lança une nouvelle série de regards aguicheurs, se mordant la lèvre inférieure de façon suggestive. Je voulais lui hurler d'arrêter, commençant à sentir une chaleur étrange s'emparer de moi, mais j'aimais, non, j'adorais son côté provocateur. Je l'habillai lentement, profitant du contact de mes mains sur sa peau douce et imberbe. J'avais l'impression de le découvrir vraiment. Même à peine frôlée du bout des doigts, sa peau m'électrisait et m'envoyait des frissons le long de l'échine. J'évitai de croiser les yeux de Blaine, essayant de dissimuler sans grand succès le rouge sur mes joues et mon regard à moitié gêné, à moitié brillant d'excitation.
− Oh, j'ai oublié le veston, m'écriai-je, une fois la cravate serrée autour de son cou.
Je me levai pour aller chercher un veston, mais la main de Blaine me retint. Il attrapa ma cravate et tira dessus, me faisant tomber sur lui dans un cri suraigu.
− On n'a pas besoin de ça, Kurt, souffla Blaine en m'attirant à lui.
Il m'embrassa, sa main passant dans mes cheveux, me décoiffant. Je ne me souciais pas une seconde de la possibilité d'avoir une coiffure ruinée, trop occupée à me noyer dans le regard mordorée du magnifique garçon qui me faisait tourner la tête.
− Besoin pour quoi ? demandai-je innocemment.
Blaine me fit un sourire provocateur, puis je me rendis soudainement compte de la position dans laquelle nous étions. J'étais presque allongé sur lui, mes bras de part et d'autre de sa tête, nos hanches se frôlant. Je me redressai, m'asseyant à califourchon sur lui, les joues plus rouges que jamais.
− Tu es magnifique, Kurt, me susurra-t-il. Trop mignon, avec tes joues toutes rouges.
− Arrête, ou ma tête va finir par exploser à force d'être si rouge. J'ai chaud, fis-je en m'éventant de la main.
Blaine attrapa à nouveau ma cravate et se redressa, m'attirant à lui et m'embrassant furieusement. Naturellement, mes mains s'agrippèrent à sa nuque, approfondissant le baiser. A bout de souffle, je me séparai de lui et collai mon front au sien. J'avais trop chaud. Mon petit jeu m'avait échappé et avait dérapé un peu trop vite. Beaucoup trop vite. Blaine m'enleva ma veste et mon veston, comme s'il voulait m'aider à avoir moins chaud. Inconsciemment, je savais que ce n'était pas son premier but. Je ne voulais juste pas l'admettre. Par peur, peut-être ?
− Blaine, je…, m'entendis-je murmurer.
− Monsieur Kurt ?
Mes yeux s'ouvrirent en grand à l'entente de la voix de Finn, dans le couloir. Je jetai un regard alarmé à Blaine et bondis hors du lit, remettant mes habits et jetant un veston et une veste à mon amoureux pour qu'il se couvre. Il me regarda sans comprendre.
− C'est Finn, ne restons pas là ! soufflai-je en le forçant à mettre les vêtements. J'arrive, Finn ! criai-je d'une voix que j'espérais calme, ne voulant pas trahir ma soudaine panique.
Blaine acquiesça rapidement de la tête et enfila prestement son manteau. Je lui attrapai la main et l'emmenai à courant sur la pointe des pieds à l'autre bout de la suite, passant par la chambre de Rachel qui ouvrait sur le couloir, contrairement à la mienne. Fermant doucement la porte, j'entendis cependant Finn ouvrir la porte principale, dans le salon. Je me penchai et regardai par le trou de la serrure pour le voir ouvrir ma chambre à la volée et sans doute découvrir les vêtements de Blaine éparpillés un peu partout. Même si mon majordome n'était pas la personne la plus futé, je constatai qu'il avait compris que je venais de m'enfuir avec Blaine, et le vis se mettre à marcher vite vers nous, les sourcils froncés. Je me redressai et attrapai Blaine par le bras, l'emmenant avec moi pour nous éloigner de la porte aussi naturellement que possible. Entendant une porte derrière nous s'ouvrir à la volée, je jetai un œil derrière moi et trouvai Finn, les yeux hagards, qui posa le regard sur nous avant de froncer les sourcils à nouveau.
− Viens, Blaine ! criai-je en entrainant mon amoureux avec moi.
Finn se lança à notre poursuite. Je me mis à rire, amusé de la soudaine bizarrerie de la situation. Mon propre majordome me courrait après comme si j'étais un petit garçon qui venait de faire une grosse bêtise et qui s'enfuyait pour ne pas confronter ses parents. Oh, en y réfléchissant, j'avais effectivement fait une grosse bêtise aux yeux de Finn, mais je l'assumais totalement et pour rien au monde je ne la regrettais. Ma main se resserra dans celle de Blaine, et je le guidai distraitement dans les couloirs, riant aux éclats, sans direction précise, criant quelques « Pardon, excusez-nous » aux personnes sur notre chemin et que nous écartions sans ménagement, tournant à chaque intersection qui nous semblait chanceuse.
− Là, les ascenseurs ! dit Blaine en riant.
Il se rua dessus, guidant la course poursuite. Je jetai un coup d'œil amusé à Finn qui peinait à nous rattraper malgré ses longues jambes.
− Vite, vite, fermez les grilles ! intimai-je au steward en agitant mes mains pour le presser.
Finn arriva au dernier moment. Il nous regarda amorcer la descente jusqu'au pont E, les mains sur les grilles, le souffle coupé et les yeux plissés. Je lui adressai un signe de la main comme pour lui dire au revoir, accompagné d'un sourire goguenard, tandis qu'il se précipitait sur les escaliers. Arrivé au pont E, je poussai Blaine doucement pour sortir de la cage d'ascenseur.
− Il nous course toujours, viens, dis-je en reprenant sa main.
Je l'entrainai vers un couloir, descendis un escalier, bifurquai à droite, avant de m'arrêter pour reprendre mon souffle. Blaine ferma la porte derrière nous et m'amena près de lui, nos corps se pressant contre le mur, face au hublot sur la porte.
− Il a vraiment fallu qu'il nous interrompe tout à l'heure ? dit-il en soufflant précipitamment.
Je laissai échapper un petit rire et me collai plus à lui, posant mes mains sur sa nuque pour l'attirer dans un baiser. Il resserra ses bras autour de ma taille et approfondit le contact, caressant mes lèvres de sa langue. Je le sentis s'écarter légèrement de moi, brisant le baiser.
− Oh, merde !
Je me retournai et regardai par le hublot. Finn déboulait dans le couloir, de l'autre côté de la porte, pantelant.
− Vite ! criai-je en laissant échapper un éclat de rire.
Blaine m'entraina à l'autre bout du couloir, ouvrant une porte au hasard, cherchant à tout prix à échapper à mon majordome. Il nous enferma dans une toute petite pièce extrêmement bruyante qui menait à la chaufferie. J'entendis un bruit sourd contre la porte, signe que Finn essayait d'y entrer.
− Et maintenant ? demandai-je en couvrant mes oreilles.
Blaine me jeta un regard inquisiteur puis, haussant les épaules, il descendit le long de l'échelle menant à la chaufferie, moi à sa suite. Il régnait une chaleur tropicale dans l'immense pièce, mélangée à l'odeur suffocante du charbon brûlé, de la chaleur humaine et de la sueur. Aussi désagréable que cela pouvait être, je n'y prêtais aucune attention et n'avait d'yeux que pour mon amant. Blaine parcouru la pièce du regard et m'entraina plus loin, voulant s'éloigner de la source de chaleur, criant « Ne vous arrêtez pas, on ne fait que passer ! » aux ouvriers qui nous dévisageaient. Alors que nous traversions un endroit plus désert, bien que toujours atrocement brûlant et empli de fumée, Blaine m'arrêta dans ma course en attrapant le pan de ma veste et m'attira à lui. Je lui souris doucement avant qu'il s'empare de mes lèvres dans un baiser chaud et humide. Je fermai les yeux automatiquement, appréciant ses caresses. C'était comme si la chaleur qui nous entourait avait échauffé ses sens. C'était un nouveau type de baiser, plus chaud, plus sensuel, plus… érotique. Je passai mes bras derrière son cou tandis qu'il prenait mon visage en coupe dans ses mains, m'attirant encore plus à lui. Je sentis sa bouche quitter la mienne et descendre le long de ma mâchoire, avant de se nicher dans mon cou. Ce n'était pas les mêmes baisers dans le cou que je lui avais donné, tout à l'heure, simples et innocents. Non, ceux-ci étaient emplis d'une certaine ivresse, une certaine bestialité, comme si Blaine voulait me dévorer en m'embrassant. C'était tout bonnement… excitant. Je laissai échapper un gémissement alors que sa bouche s'attardait sur un point particulièrement sensible derrière mon oreille, et j'agrippai ses vêtements instinctivement. Il me fit reculer, me plaquant doucement contre le mur.
− Blaine…, laissai-je échapper alors qu'une de ses mains se logeait dans mes cheveux et l'autre enserrait ma taille, nous rapprochant encore plus.
J'avais juste senti le besoin de dire son nom, il me faisait me sentir tellement bien en cet instant. Je sentis sa bouche vibrer dans mon cou quand il produisit un son entre le gémissement et le grognement, me donnant des frissons le long de l'échine. Nous restâmes plusieurs minutes dans cette position, Blaine me dévorant de ses lèvres. J'étais frissonnant, malgré la chaleur qui s'emparait de moi. Mon amant finit par briser notre étreinte et entrelaça ses doigts dans les miens. Je lui souris doucement, encore tout retourné de ce qui venait de se passer, et plongeai mes yeux dans les siens. Il me semblait qu'ils n'avaient plus la même couleur qu'avant. Ses yeux s'étaient assombris, brûlant d'une flamme que je n'avais jamais vue auparavant. Brûlant de désir ? Blaine me retourna mon sourire et m'emmena plus loin encore dans la chaufferie, jusqu'à entrer dans une nouvelle pièce qui contrastait en tout point avec la précédente. Nos corps brûlants frissonnèrent en passant si rapidement de la chaleur tropicale de la chaufferie à la fraicheur de la grande cale postale, plongée dans l'obscurité.
− Regardez ce qu'on a là ! s'exclama Blaine.
Il s'approcha d'une magnifique voiture qui trônait au milieu de la pièce tel un trophée. Il ouvrit la portière et me tendit la main pour que j'y monte. Avec un sourire amusé, je grimpai sur la banquette tandis qu'il s'installait à l'avant, posant ses mains sur le volant. J'abaissai la vitre qui nous séparait et m'accoudai dessus, posant mon menton au creux de mes mains.
− Direction New York et Broadway ! s'écria Blaine en klaxonnant. Ou alors souhaitez-vous que je vous emmène autre part, Monsieur Hummel ?
Je me redressai, perdant mon sourire. J'avais compris le sous-entendu dans sa question. Etre interrompu comme ça dans un moment si intime tout à l'heure, notre course poursuite sur le bateau, et ce baiser dans la chaufferie, tout ça avait échauffé nos sens. Je sentis Blaine tendu, attendant ma réponse avec une certaine anxiété. Je me penchai vers lui, passant mes bras autour de son cou et approchai ma bouche de son oreille, un sourire malicieux étirant mes lèvres.
− Je veux aller loin d'ici, murmurai-je.
Il tourna la tête vers moi, me souriant d'un air rassurant et amusé.
− Une destination en particulier ? continua-t-il, ne lâchant pas mes yeux des siens.
− Dans les étoiles, soufflai-je, réduisant l'espace entre nos visages en déposant un baiser chaste sur ses lèvres.
Je profitai de la soudaine distraction pour passer mes bras sous les siens et pour le tirer sans ménagement sur la banquette arrière, à côté de moi, lui arrachant quelques éclats de rire, sûrement surpris de ma soudaine audace. Blaine s'installa plus confortablement sur la banquette, entrelaçant ses doigts avec les miens. Je commençai à sentir mon cœur se remettre à battre frénétiquement. Je savais qu'en prononçant ses mots, je m'offrais entièrement à lui, mais je ne pouvais m'empêcher de conserver un peu de peur. Mon amoureux me regarda, et un simple plongeon dans ses yeux de miel, assombris par le désir, suffit à dissiper mes craintes. Comment lui, entre tous, pourrait-il me faire du mal ? Je me sentis stupide d'avoir pensé ça.
Mon cœur battait si vite que je me demandais comment ma cage thoracique résistait encore. Blaine approcha son visage du mien, sans pour autant m'embrasser. Je pouvais sentir son souffle chaud contre ma peau et, instinctivement, je posai ma main sur son visage, caressant sa joue du pouce. Sa main se baladant sur mon bras me fit frémir. Je n'arrivais plus à penser. J'étais dans ses bras. C'était tout ce qui comptait.
− Je… Je ne l'ai jamais fait, admis-je d'une voix tremblante.
− Moi non plus, dit Blaine d'une voix douce.
J'étais son premier et il était mon premier. Cette seule pensée me remplit de bonheur : je ne voulais que lui et lui seul. Personne d'autre n'avait le droit de le toucher comme je pouvais le faire.
Comme pour me rassurer, il me caressa les cheveux et frotta son nez contre le mien. Sa main parcourut chaque courbe de mon visage et de mon cou, s'attardant sur mes lèvres.
− Tu as peur ?
Je me laissai me noyer dans ses yeux magnifiques, oubliant tout.
− Non…, soufflai-je après quelques instants, sans hésitation.
Comment aurais-je pu avoir peur ? Aucun lieu n'était plus sûr pour moi que ses bras. Mais alors, pourquoi n'arrêtais-je pas de trembler ? Je perdais tous mes moyens. Blaine me tenait à sa merci. Je n'étais qu'un petit oiseau frêle et fragile à ce moment. Je pris ses mains dans les miennes et embrassai chacun de ses doigts, plongeant mon regard dans le sien.
− Je t'adore, Kurt, murmura-t-il amoureusement.
Pour toute réponse, je continuai d'embrasser ses doigts et guidai ses mains sur mon corps, m'abandonnant complètement à lui. Je le désirais, trop fortement. Blaine posa ses lèvres sur les miennes à nouveau, entrelaçant ses doigts avec les miens, suçotant ma lèvre inférieure. Il déposa une série de baisers le long de ma mâchoire, découvrant quelques endroits sensibles et descendant jusqu'à la jonction de mon cou et de mon épaule où il s'y attarda. La pression de ses lèvres s'intensifia, me faisant fermer les yeux et gémir doucement, donnant une sorte de vigueur à Blaine. Il se mit à lécher et à sucer un morceau de ma peau entre ses dents, me donnant une étrange sensation érotique entre le plaisir et la douleur, et je réalisai alors que Blaine était en train de me donner un suçon. Je gémis plus intensément alors qu'il glissait ses mains sous ma chemise et je perdis toute conscience par la suite.
C'était parfait. De toute ma vie, je n'aurai pu rêver d'un moment aussi parfait. C'était comme si nos corps avait été faits l'un pour l'autre, une parfaite osmose. Je me souvenais de chaque détail, aussi infime soit-il. Chacun de ses soupirs, de ses tremblements, la sensation de sa peau sur la mienne. La douceur dont il avait fait preuve à mon égard, malgré la douleur, l'amour qu'il m'avait témoigné. Je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi fort. Moi qui avais tant craint cette expérience, je m'étais offert sans complexe, sans peur, découvrant une nouvelle facette de moi-même. Et Blaine… Merveilleux. Tantôt provoquant, tantôt fébrile, sans aucun faux pas. Il m'avait montré plus de douceur que je n'aurai pu espérer. Mon amour pour lui était incommensurable. Dieu que je l'aimais.
J'espère que mon idée pour remplacer la scène du dessin est convaincante... ._.
N'oubliez pas de reviewer =D Plea~se :3
Mizugachi.
