Chapitre 2 : Dure matinée

Le lendemain matin, à huit heures, Kai se réveilla, intrigué par le poids d'une autre jambe entre les siennes. Il tourna la tête vers le fautif et ouvrit les yeux. C'était bien Yasuno, et il dormait. Kai sourit, il ressemblait vraiment à un bébé quand il dormait !

Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés à de nombreuses reprises. Dès le premier regard, Kai savait qu'il aimait Yasuno. Or, cette nuit, c'était le première fois : la première fois qu'ils se sont embrassés, la première fois qu'ils se sont vus nus, la première fois qu'ils ont couché ensemble. Ca faisait un petit moment qu'ils se tournaient autour, il faut dire. Yasuno envoyait souvent des messages à Kai et celui-ci lui répondait tout le temps. Avec le temps, ils avaient appris à mieux se connaître. La veille, ils s'étaient enfin tout dit.

Kai se rapprocha lentement de l'homme qu'il aimait, pour ne pas le réveiller. Quelques minutes plus tard, il se décida enfin à le réveiller. Il l'embrassa, lui disant quelques paroles douces. Le batteur ouvrit un œil, puis enfouit sa tête sous la couette…

Yasuno : Non… veux pas m'lever !

Kai enfouit sa tête sous la couette à son tour.

Kai : (le regard malicieux) Coucou !

Yasuno : (sourit, embrasse Kai) Au moins, là, y a pas de lumière ! . !

Kai : On se lève ?

Yasuno : (enfouit sa tête dans le cou de son amour) Non !

Kai : Roooh ! T'es trop mignon quand tu t'y mets !

Yasuno : Tant mieux, je n'aurai pas à me lever !

Kai : (tire la couette d'un coup et la jette par terre) Et ben si !

Yasuno : Noooooooooooon ! (cache sa tête sous l'oreiller) J'ai froid…

Kai : (mdr, lui fait un gros câlin) Et là, ça va mieux ?

Yasuno : (se retourne, boude, la tête toujours sous l'oreiller) Non ! J't'aime pu ! Na !

Kai : 0.0… Tu peux pas me faire ça ! Moi je t'aime, moi !

Yasuno : Bah qu'est-ce que je suis en train de faire, là ?

Kai : (se lève, commence à se rhabiller sous l'œil coquin de Yasuno qui s'est retourné) Bon bah tant pis…

Yasuno : (se mord les lèvres sous la vision d'un si bel homme) Ne te rhabille pas steplait !

Kai : (reboutonne son pantalon) Trop tard…

Yasuno : Reviens iciiiieuh !

Kai : Non, c'est à toi de bouger ton cul !

Yasuno : T'es missant !

Kai : Et oui, la vie est cruelle et moi aussi !

Yasuno : steplaaaiiiiieuh !

Kai : (se dirige vers la cuisine) Nan !

Yasuno : (n'a vraiment pas envi de se lever, rampe comme une larve jusqu'à la couette et la ramène sur lui) (crie pour que Kai l'entende) Tu fais chier !

Kai : (de le cuisine) JEE SAIIIIS !

Yasuno : Pff… (marmonne) M'énerve celui là !

Kai : (juste derrière Yasuno, alors qu'il ne l'avait pas vu) Je prends ça pour un « au revoir », alors ?

Yasuno : (se retourne soudain) Nan ! (sourit) Viens par ici s'il te plaît !

Kai : Je sais paaaas…

Yasuno : (fait la moue :3) steplaiiiiis !

Kai : (commence à craquer… et puis finalement nan !) Nan, j'vais prendre un bain (clin d'œil vers Yasuno) Je ne sais pas me laver tout seul… tu viens ?

Yasuno : Tu m'énerves ! (se lève quand même, enfin ; et suit Kai dans la salle de bain).

OoOoOoOoOoO

Cela faisait maintenant 4 mois qu'ils étaient ensemble. Shou sortait d'une histoire d'amour en larmes et… qui était là pour le réconforter ? Saga ! En vérité, Saga était amoureux de Shou depuis le début mais, timide comme il est, n'avait jamais osé lui parler. De plus, Shou sortait déjà avec quelqu'un d'autre. A chaque fois qu'il se faisait larguer, c'était Saga qui venait le réconforter. Puis, il y a quatre mois et demi, Shou se fit larguer par l'homme avec qui il était depuis 3 mois déjà. Il était complètement détruit. Saga vint, comme toujours, le réconforter et lui dire qu'il trouvera mieux ailleurs, mais Shou n'arrivait toujours pas à s'en remettre. Il tenta même de se suicider mais Saga arriva au bon moment et il l'en empêcha. Shou se rendit compte, 3 semaines plus tard, que Saga tenait vraiment très fort à lui. C'est à ce moment qu'il prit compte des sentiments que le bassiste avait envers lui. Une semaine plus tard, il alla voir Saga chez lui, et, sans un mot, sans une explication, il le prit dans ses bras et l'embrassa. Ce n'était pas un baiser désespéré, pas un baiser amical, mais un baiser réellement amoureux : le baiser qui marqua le début de leur histoire d'amour.

Saga se réveilla et se leva, laissant Shou seul dans le lit. Avant de disparaître derrière la porte de la cuisine, il adressa un sourire au chanteur qui le lui rendit. Shou se leva à son tour, et alla le rejoindre, la tête dans le brouillard. Il se cogna contre le torse de Saga.

Shou : (-.-) Désolé…

Saga : (rigole) C'est rien. (voit que Shou ne s'est pas rhabillé complètement : il était torse nu) Tu vas attraper froid comme ça, ce ne serait pas bien pour les fêtes de Noël !

Shou : (gros câlin à Saga) Je comptais sur toi pour me réchauffer !

Saga : (le prend dans ses bras) T'es trop mimi !

Shou : (sourit) J'ai faim.

Saga : Effectivement, ça veut tout dire !

Shou : (rigole) Désolé d'être si expressif dès le matin !

Saga : C'est rien, je suis habitué !

Il l'embrassa et prépara le petit déjeuner pendant que Shou se laissait tomber lamentablement sur une des chaises autour de la table.

Shou : N'empêche que j'ai toujours froid !

Saga explosa de rire et alla chercher un pull au chanteur. Le reste de la matinée fut tout aussi intéressante.

OoOoOoOoOoO

Tora était devant la télé, un plateau de nourriture sur les genoux. A côté de lui était assis un Nao pas très bien réveillé.

Nao : (regard complètement embrouillé) Comment tu peux regarder les infos dès la sortie du lit ?

Tora : (fronce les sourcils, n'a pas vraiment écouté ce que disait Nao) Chut… Ils parlent de nous !

Nao : (baille, s'en fout complètement) Cool…

Nao s'en alla dans la cuisine, chercher un peu de calme parce que la télé était encore trop forte pour lui, dès le réveil. Il regarda par la fenêtre et observa un pigeon frigorifié. En temps normal, si Tora était là, le guitariste se serait foutu du pigeon en lui criant un truc du genre « T'a qu'à t'acheter une cabane avec chauffage si t'es pas content sale roucouleur ! ». Nao ria intérieurement. Il repensa à la fois où ils se baladaient dans le parc ensemble et un pigeon avait attaqué Tora (enfin… en quelques sortes) ; et depuis ce jour, Tora ne pouvait plus supporter les pigeons.

Ca faisait maintenant 6 mois qu'ils étaient amoureux. Ils avaient vécu tellement de choses ensemble ! Leur histoire d'amour était assez banale au fond. Ils étaient tombés amoureux tout simplement : ils ont pris un café et Tora avait commencé à le draguer, lui faisant du pied. Nao avait laissé faire, il commençait déjà à tomber amoureux. Finalement, en fin de journée, ils avaient échangé leur premier baiser et Nao n'avait pas dormi chez lui ce jour-là. Il avait dormi chez Tora. Et oui, j'ai bien dit « dormi », parce qu'ils n'ont rien fait d'autre. Nao n'était pas du genre à coucher le premier soir. Alors ils avaient dormi l'un contre l'autre, en sous-vêtements, et n'avaient rien fait d'autre. Leur première relation, ils l'avaient eu une semaine après.

Depuis, ils n'ont jamais cessé de s'aimer. C'est une assez belle histoire, finalement. Mais depuis quelques jours, depuis le début des répétitions du PSC Tour 2005, Nao sentait Tora plus distant. En fait, il était à présent terrorisé à l'idée de le perdre. Il fallait qu'il lui parle. Et pourtant il avait peur. Peur que ça finisse en dispute, peur que ça finisse mal. Il ne le supporterait pas. A la pensée d'une rupture possible, une larme coula sur la joue de Nao.

Tora entra dans la cuisine. Il trouva Nao, pencher sur le rebord de la fenêtre ouverte, avec juste un-t-shirt pour le couvrir.

Tora : Fais attention, tu vas attraper froid.

Nao : (se relève, ferme la fenêtre et se retourne, la tête basse) Oui.

Tora : (voit que Nao pleure) Hey, ça va pas ?

Nao : (se rapproche et prend Tora dans ses bras, le serre très fort) Dis-moi que tu m'aimes…

Tora : Je t'aime mais…

Nao : (le coupe) Dis-moi que tu m'aimes et jure-le moi sur ma vie…

Tora : (déconcerté) Pourquoi… ? Tu doutes de mon amour ? Qu'est-ce qu'il ne va pas ? Dis-le moi !!!

Nao : (recule) Tu ne m'aime plus, tu en aimes un autre ? Pourquoi j'ai l'impression que tu me délaisses ? Répond-moi ! Pourquoi tu ne veux plus de moi ? Pourquoi tu mens en me disant que tu m'aimes ? Pourquoi ?

Tora : Non… écoute, tu te trompes (veut prendre Nao dans ses bras mais ce dernier recule encore). Je t'aime comme un fou, je ne te mens pas ! Comment peux-tu croire une chose pareille ! Je ne te mens pas !!!

Nao : (s'obstine, en larmes) Je le vois bien, dans tes yeux, dans tes gestes… Je te dégoûte, tu ne veux plus de moi, tu me hais, tu ne sais pas comment me le dire mais tu ne veux plus de moi, tu en aimes un autre… Je te vois déjà dans les bras de l'autre homme, qui es-ce ?

Tora : Arrête ! (en larmes, lui aussi) Tu délires complètement ! Par pitié, redeviens toi-même ! Tu me fais peur ! Moi je t'aime tellement fort, tu ne peux pas me faire ça !

Nao : Prouve-le moi !

Tora : Comment ? Si tu savais comme je t'aime, je ne veux pas te perdre, arrête par pitié, je ne sais pas quoi faire… dis-moi quoi faire par pitié ! Dis-moi ce qui te fait croire des choses pareilles !

Nao : Pourquoi tu ne me prends plus dans tes bras autant qu'avant ?

Tora : C'est faux, tu hallucines ! Tu…

Nao : La ferme ! Je ne peux plus supporter tes mensonges. Moi qui t'aimais… tu me trompes, je le sais, je le sens.

Tora : Non… ce n'est pas vrai, tu t'imagines des choses, comment peux-tu douter de moi alors que je mourrais pour toi !

Nao écarquilla les yeux. Il chercha à riposter mais aucun son ne sortit de sa bouche. « …comment peux-tu douter de moi alors que je mourrais pour toi ! » cette phrase retentit dans son esprit. Et si c'était vrai ? Et s'il s'était réellement fait des idées. Des idées fausses. Nao releva la tête et regarda Tora dans les yeux, cherchant la vérité. Tora se rapprocha de l'homme qu'il aimait et le prit dans ses bras. Le regard vide, Nao se laissa étreindre.

Nao : Tu… tu m'aimes vraiment ?

Tora : Bien sûr ! Et je veux rester avec toi pour toujours.

Nao : (enfouis sa tête dans le cou de Tora) J'ai eu peur… Pardonne-moi, j'ai douté de toi… tu m'en veux ?

Tora : La seule chose qui m'importe, c'est que tu m'aimes et que tu saches que je t'aime aussi. Je t'aime plus que tout.

Tora embrassa amoureusement Nao. Lui aussi il avait eu peur. Peur que Nao croit toujours qu'il ne l'aime pas. Peur que Nao ne le comprenne pas. Peur que Nao parte. Jamais il ne voudra quitter le batteur. Il le savait au plus profond de lui. Et si jamais Nao partait, il n'aurait plus le goût de vivre, il se laisserait certainement mourir.

OoOoOoOoOoO

Jade se réveilla. La lumière du soleil frôlait son visage endormi. Son bras passa sur les draps… vides. Kyo n'était déjà plus dans le lit. Elle soupira. Elle qui était une vraie marmotte, se demandait comment il pouvait se lever aussi tôt. Elle se retourna et recouvra ses épaules de la couette, frissonnant de froid. La porte s'ouvrit.

Kyo : Tu es enfin réveillée !

Jade : (grogne, la flemme d'ouvrir la bouche) Hmmm…

Kyo : Toujours aussi agréable, le matin, toi ! . !

Jade : (ose enfin ouvrir sa bouche… pâteuse) Tefoupadmoi… cépadrole… paenvidmelevé… vienveuxuncalin…

Kyo : (qui comprend son langage matinale) Nan, tu te lèves !

Jade : féchiéputin…

Kyo : Quel beau langage, t'es de bonne humeur on dirait !

Jade : (la bouche un peux moins pâteuse) Ta gueule.

Kyo : Ca t'arrivera de me parler gentiment un matin ?

Jade : Sûrement dans tes rêves.

Kyo : T'es pas très gentille quand même ! En plus, je t'ai préparé un petit déjeuner au lit pour éviter que tu te lèves !

Jade : C'est vrai ? (se retourne vers l'homme) T'es un amour ! Viens là que jte fasse un bisou !

Kyo : J'ai le droit à un câlin aussi ?

Jade : (sourit) Si tu veux…

Kyo alla se remettre sous la couette. Jade le prit dans ses bras et entreprit de l'embrasser langoureusement. Elle lui enleva son t-shirt et entreprit de lui caresser le torse. Ses baisers atteignirent le cou de l'homme et celui-ci passa sa main sur les jambes de la jeune femme. Il les prit autour de ses hanches et passa au dessus de Jade.

Jade : Oh non… t'avais juste dit un câlin…

Kyo : J'entendais par là un GROS câlin…

Jade : ( repasse au dessus de lui) Nan, j'ai faim… il est midi de toute façon !

Kyo : (déçu) T'auras pas ton petit déjeuner au lit alors ! Na !

Jade : Même pas pour un bisous ?

Kyo : (boude comme un gamin) Nan !

Jade : Même pas pour… (caresse le torse de Kyo qui pense qu'elle a enfin changé d'avis) deux bisous ? (perdu !)

Kyo : (soupire) Toujours pas…

Jade : Tant pis, j'me lève alors !

Kyo : T'es pas sympa !

Jade : Jamais quand j'ai faim !

Kyo : T'a qu'à te lever plus tôt !

Jade : T'a qu'à me faire le petit déj' au lit plus souvent !

Kyo : (se lève à son tour) J'aurai le droit à mon câlin quand alors ?

Jade : (réfléchis, une tartine dans la bouche) Hum… (enlève la tartine) Ce soir, sûrement.

Kyo : (la prend dans ses bras) Nan c'est trop long…

Jade : Eh ben faudra t'y faire, j'ai pas mal de chose à faire aujourd'hui : Faut que j'aille voir Tohru et Satsuki pour la nouvelle chanson… Faut que j'aille voir si mon vol de demain n'a pas été annulé… Et faut que j'achète encore deux trois trucs pour Noël…

Kyo : Eh ben ça en fait des choses… Et tu seras là ce soir ? Moi j'ai pas envie que tu partes avant un dernier câlin !

Jade : J'ai pas envie de partir sans un dernier câlin non plus ! Ne t'inquiète pas (clin d'œil) !

Jade engloutit en vitesse la fin de son repas, alla se préparer rapidement et sortit, déposant un baiser sur les lèvres de son amant. Puis elle s'enfuit, attrapant son sac à main au passage, dans lequel Kyo avait discrètement posé un petit mot, qu'il espère qu'elle verrait.

Petit mot de l'auteur : Le prochain chapitre est assez importante et plutôt comique (ça vire parfois façon manga !). On y voit déjà quelques indices pour la suite ! Attention : Pour les fans d'Alice Nine, je suis désolée mais je ne parlerais pas d'eux dans ce chapitre. Je ne parlerais pas non plus de Kagrra, comme dans le chapitre précédent et je ne parlerais pas de Kra aussi (sauf de Yasuno) (GOMEN !!!!!!!). Bonne lecture !