Chapitre 18 : Help...

Avec le peu de force qui lui restait, la guitariste essaya de repousser Metsu, mais il la neutralisa facilement vu qu'elle était sous l'effet de la drogue. Jade se mit à pleurer, elle murmura avec le peu de force qui lui restait.

Jade : S'il te plaît... arrête !

Metsu : sourit J'ai très envi de toi...

Jade : Je te considérais comme un ami...

Metsu : Mêmes les amis ont des envies et font des erreurs.

Jade : Par pitié... Tu n'as pas le droit de faire ça !

Metsu : La possession de drogues est aussi punie par la loi... pourtant, c'est grâce à moi si tu les as... alors ne me fait pas chier !

Il s'assura qu'elle ne pouvait plus bouger, puis alla fermer la porte à clef. Metsu revint et fini de déshabiller la jeune femme. Il défit son propre pantalon, embrassa Jade une dernière fois et entra en elle. La jeune guitariste pleurait en silence, elle ne pouvait plus riposter, ses membres ne lui répondaient plus. Un bon moment plus tard, Metsu se relava enfin, et reboutonna son pantalon. Il rhabilla Jade. Il l'embrassa, elle qui était toujours étendue dans le lit, puis alla prendre une douche.

Quand il fut partit, la jeune femme rassembla toutes ses forces et prit son portable. Elle composa le numéro presque automatiquement, le numéro de la personne qui lui vint tout de suite à l'esprit, le numéro de Kai. Elle priait pour qu'il réponde, le souffle saccadé, encore en larmes. Le batteur décrocha enfin.

Kai : Hai ?

Jade : C'est Jade ! Tu peux venir maintenant s'il te plaît ? Dépêche-toi j'ai besoin d'aide !

Kai : Oui... Ok, j'arrive tout de suite !

OoOoOoOoOoO

Kai était à la pause, il répétait depuis le matin avec le groupe. Il savait que quand Jade l'appelait aussi soudainement, même sans donner d'explications, et qu'il fallait qu'il la rejoigne vite, il se dépêchait.

Il trouva une vague excuse et sortit en courant sous les regards interrogatifs du groupe. Il prit la voiture de Aoi et démarra en vitesse. Il avait beau ne pas avoir de permis, il conduisait plutôt bien. Heureusement, il n'y avait pas de bouchons aujourd'hui !

En dix minutes, il était arrivé à l'appartement de Jade, il fonça dans l'ascenseur, parce qu'il n'allait quand même pas se taper huit étages à pieds ! Il défonça la porte de l'appartement (parce qu'elle était fermée à clef), quelqu'un prenait une douche. Pour aller dans la salle de bain, il fallait passer devant la chambre. Il passa donc devant la chambre et il s'arrêta car il vit Jade dedans, couché sur le lit, en larmes. Il entra précipitamment.

Kai : Qui est sous la douche ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu es dans cet état ???

Jade : C'est Metsu. Je t'expliquerais plus tard ce qu'il s'est passé. Pour le moment, s'il te plaît, protège-moi et chasse-le de chez moi...

Kai : Maintenant ?

Jade : Non, quand il sera habillé et qu'il viendra ici.

Kai : Ok.

Il ne posa aucune question à Jade. Il la prit dans ses bras et la berça, pour la calmer, elle avait l'air si apeurée, choquée. Metsu sortit de la salle de bain, il arriva dans la chambre. Quand il vit Kai, il perdit son grand sourire. Le batteur se leva et, peu importe ce que l'homme avait fait à Jade, il était en colère contre lui. Il lui hurla de s'en aller, et Metsu s'empressa de partir pour éviter la bagarre, sans prendre ses affaires, tant pis pour la drogue !

Kai ferma le verrou de la porte parce que la serrure était légèrement défoncée. Il revint dans la chambre et prit de nouveau Jade dans ses bras. Elle se calma, se sentant enfin en sécurité, et essuya ses larmes.

Kai : Bon, raconte-moi tout maintenant.

Jade : Il y a trois jours, en rentrant d'une réunion qui avait fini tard, j'ai appelé Reita pour lui dire que je dormais chez moi et... enfouit sa tête dans les bras de Kai, recherchant du réconfort.

Kai : Tu sais bien que tu peux tout me dire et tu sais aussi que je ne te jugerais jamais, alors, lance-toi !

Jade : Quand... je suis rentrée, Kyo m'attendait devant chez moi.

Kai : Kyo ?!? O.O ?!?

Jade : Oui, j'étais aussi surprise que toi !!!

Kai : Il y avait de quoi !

Jade : En fait, il était venu me dire qu'il m'aimait encore et qu'il regrettait tout ce qu'il m'avait fait subir... il s'en vouait et... Tu sais, moi aussi je l'aime encore, malgré le fait que je sois avec Reita et que je l'aime aussi. Il... il a passé la nuit chez moi et on a dormit ensemble, mais sans rien faire ! Le lendemain je... j'ai été prendre une douche et il m'a rejoint dedans et... je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que tous mes sentiments pour lui refaisaient surface mais... j'ai pas pu le repousser et on a fait l'amour. Quand il est partit, je me suis effondrée, en larme, parce que je me suis rendue compte que j'avais trompée Reita.

Kai : Tu lui as dit ?

Jade : Non, et je lui ai même menti.

Kai : Comment ça ?

Jade : J'ai appelé Metsu parce que c'était un ami et que j'avais besoin de me confier et de tout oublier.

Kai : Et... qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu sois dans cet état-là ?

Jade : Va voir dans le sac, là-bas désigne le fameux sac.

L'homme se leva et rapporta le sac sur le lit, retournant s'asseoir près de Jade. Il l'ouvrit et vit les seringues, pleines et vides. Kai lança un regard inquiet à Jade, et, lentement, il lui prit les bras. Elle se laissa faire. Il remonta les manches de la guitariste. Quand il vit les marques, il lança un regard interrogatif à la guitariste.

Jade : Quand j'étais plus jeune, je me droguais et c'est Metsu qui me fournissait mes drogues au Japon. On est sortit plusieurs fois ensemble mais c'était avant tout un ami à qui je confiais toutes mes peines, tous mes problèmes.

Kai : Tu... tu as recommencé à cause de Kyo ?

Jade : Pas à cause de lui ! Enfin... Metsu m'a apporté ça et... la tentation était trop forme pour que je refuse. Alors pendant trois jours je me suis droguée pour oublier mes problèmes et comme ça je n'étais plus triste.

Kai : Mais je ne comprend toujours pas pourquoi tu lui en voulais !

Jade : J'y viens ! Ce matin, quand je me suis réveillée, on était plutôt net et au petit déjeuné, il m'a proposé de... coucher ensemble et j'ai refusé mais je ne pensais pas qu'il insisterait ! Et je voulais reprendre une petite dose alors il m'a conseillé la seringue rose, comme je ne me doutais vraiment de rien et que je lui faisait confiance, je l'ai pris et... j'ai commencé à me sentir mal et il à commencé à me déshabiller et... Quand je ne pouvais plus vraiment contrôler mon corps, il m'a violé. C'était une drogue du viol.

Kai : Je... la prend dans ses bras Oh, excuse moi j'aurais dû venir plus tôt !

Jade : Non, tu ne pouvais pas savoir ! Et personne d'autre non plus d'ailleurs. J'ai menti à Reita, quand il m'a appelé, je lui ai dit que j'allais sortir avec une amie mais en vérité c'était pour pouvoir continuer de me droguer sans qu'il ne se doute de rien.

Kai : Donc là... il ne se doute de rien ???

Jade : Non. Mais il faut que je te dise quelque chose... Tu vois, quand j'avais 14 ans, bientôt 15, un soir, quand je sortait avec des amies, en rentrant, j'étais seule et j'ai essayé de rentrer chez moi mais mes parents avaient fermé la porte à clef et je n'avais pas les miennes. Ce qu'il faut savoir, c'est que mes parents me haïssaient sans aucune raison valable à mes yeux et c'est à cette époque, un peu avant, que j'ai commencé à me droguer.

Kai : Ils te haïssaient sans aucune raison ?

Jade : Aucune ! Alors, j'ai frappé à la fenêtre, fait du bruit quand je les ai vu qui me regardaient par la fenêtre. Je leur criais de m'ouvrir la porte mais ils restaient à me regarder par la fenêtre, comme des cons. C'est alors qu'une bande de jeunes hommes, qui avaient environs ton âge, peut-être un peu plus jeunes, vinrent vers moi et, sous le regard de mes parents, ils m'enlevèrent. Ils m'ont emmené dans une sorte de grand garage et... il m'ont tabassé, puis violé. C'est à cause de cela que j'ai à présent une cicatrice en bas du dos.

Kai : Pourquoi tes parents ne sont pas venus à ton secours ?!?

Jade : les larmes aux yeux Parce que... J'ai appris un peu plus tard que c'était mes parents qui avaient payés ces hommes pour qu'ils me tabassent.

Kai : Et... ils en ont profité pour te violer.

Jade : Comme s'ils se seraient gênés !

Kai : Les chiens !

Jade : Oui. Et cette nuit-là, j'ai fait du stop jusqu'à Paris, quand ils m'ont relâchés. Là-bas, j'ai été vivre chez ma cousine parisienne pendant une année, sans prendre de nouvelles de mes parents et sans qu'ils m'en donne. Après, je suis partie au Japon. Ici, j'ai continué à me droguer. Et puis, comme j'étais dans la famille de Oyazumi, j'ai rencontré les filles et on a formé le groupe. Elles m'ont aidées à arrêter et après tu connais la suite.

Kai : C'est triste.

Jade : Je n'ai pas dit que ma vie était joyeuse !

Kai : Comment tu vas faire pour Kyo et Reita ?

Jade : baisse la tête J'en sais rien... J'ai peur de dire à Reita ce que j'ai fait avec Kyo, parce qu'il voudra peut-être casser.

Kai : Moi je te conseille de lui dire, parce que lui mentir ce serai pire !

Jade : prend sa tête dans ses mains J'en sais rien !!! J'ai peur de faire un choix !!!

Le portable de Kai sonna. Il fit un bisou sur la joue de la guitariste, s'éloigna un peu et décrocha. C'était Aoi.

Aoi : Coucou mon amour ! Tu fais quoi ???

Kai : ton grave Tu me promets de ne rien dire à personne, et encore moins à Reita !

Aoi : Ou... oui je te le promets... Mais qu'est-ce qu'il se passe ?

Kai : Je suis chez Jade. Quand je suis parti précipitamment tout à l'heure, c'est parce qu'elle m'avait appelé.

Aoi : Et pourquoi elle n'a pas appelé plutôt Reita ?

Kai : Parce que... enfin... je ne peux pas te le dire. Mais tu me fais confiance, n'est-ce pas ?

Aoi : Bien sûr !

Kai : Ne t'inquiète pas ! Il n'y a rien entre moi et Jade mais elle ne va pas bien et tu sais bien que je suis son meilleur ami et elle à besoin de parler... mais elle ne peut pas avec Reita.

Aoi : Bon... ok. Sinon, tu fais quoi ce soir ?

Kai : J'ai un rendez-vous ce soir. Je rentrerais tard... tu m'en veux ?

Aoi : Non... ce n'est pas grave, je t'attendrais !

Kai : Ok.

Aoi : Je t'aime plus que tout.

Kai : Moi aussi... je t'aime très fort.

Kai raccrocha et revint dans la chambre, mais Jade n'était plus là. Il s'inquiéta. Il courut dans l'appartement, cherchant la jeune guitariste. Il arriva enfin au placard à balai. Là, il la vit, étendue au sol, inconsciente. Par terre, le sac avec éparpillé tout autour, toutes les doses... vides. La guitariste s'était tout injectée. Elle allait mourir si on ne s'occupait pas d'elle très vite.

Petit mot de l'auteur : 80 pages sur Word !!! Ca commence vraiment à être trop long TT...Bon je me concentre sur l'écriture du 20e chapitre (le 19 à fini d'être écrit ce matin) et je vous laisse continuer quand ce sera publier !!! (Encore désolé pour tout ce que je fait subir à ces petits personnages !!!! Chu chu chu !